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 Let's play tennis !

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MessageSujet: Let's play tennis ! Mer 18 Nov - 22:46

Juin 1937, chez les Irvin, Pays de Galles

Quelle belle journée qui s'annonce ! Le soleil est au rendez-vous.” Sybil Malow s'étira longuement avant de se lever et enfila une robe de chambre. Andrew, lui, resta au lit. Encore fatigué du voyage de la veille, il n'avait aucune envie de se lever. Ils étaient arrivés la veille au soir chez les Irvin, après une journée et demi de voyage, dont une nuit passée dans un hôtel. Ils devaient passer la semaine avec Victoria et se reposer après de longues semaines de campagne électorale. Andrew venait en effet d'être élu député à la Chambre des Communes, et cette élection n'avait pas été de tout repos. L'invitation de Victoria avait été la bienvenue. Sybil et Andrew avaient à peine vu leur amie lors de leur arrivée et la jeune femme était impatiente de la voir. Andrew aussi, mais il était fatigué.

Allez, debout ! Victoria nous a fait apporter notre petit-déjeuner, n'est-elle pas adorable ?” Sybil se dirigea vers une petite table disposée à l'autre bout de la chambre. Le jeune homme voulut en profiter pour dormir encore quelques minutes mais Sybil l'appela à nouveau. “Andy, dépêche-toi, on va être en retard ! On ne va pas rester ici toute la journée, on va sortir !” Andrew ronchonna avant de répondre : “Ma chère épouse, les plantes de mes pieds me font mal du désir de sortir avec vous”. Sybil éclata de rire. “C'est de qui ? Théophile Gautier ?
-Non, Lamartine.
-Très romantique. Je suis touchée.”

Andrew consentit enfin à se lever et les deux époux prirent leur petit déjeuner avant de se préparer pour retrouver Victoria. Ils avaient décidé, la veille, qu'ils profiteraient du beau temps pour jouer au  tennis. Mais Malow, qui ressentait encore de la fatigue, ne se sentait pas très motivé pour une telle activité. Bien malgré lui il enfila sa tenue tout en bougonnant. Face au miroir, il admira tout de même la belle allure qu'il avait. Pantalon blanc en flanelle avec ceinture noire, et chemise blanche à manches courtes composaient sa tenue de tennisman.
Mais oui tu es beau, Andy. Cesse donc de t'admirer, maintenant.” Andrew quitta son reflet du regard pour observer son épouse. Sybil était adorable dans sa jupe blanche plissée lui arrivant aux genoux et sa chemise blanche surmontée d'un cardigan beige. Un fin bandeau, blanc lui aussi, retenait ses cheveux blonds.
Sybil, tu es sublime. Je vais adorer te regarder courir d'un bout à l'autre du court de tennis.” La jeune femme le regarda d'un air surpris.
Moi ? Courir ? Quelle idée. Je ne vais pas jouer.
-Mais je croyais qu'on jouait tous les trois, avec Victoria.
-Non. Victoria et toi allez jouer. Moi, je vais compter les points.
-Oh non Sybil ce n'est pas ce que vous avions prévu...” La jeune femme ne l'écoutait déjà plus. Elle sortit de leurs appartements et courut dans les couloirs jusque dans le hall d'entrée où les attendait Victoria. Andrew soupira mais suivit son épouse. Il était incapable de lui en vouloir. N'était-elle pas adorable ? Elle était très heureuse de retrouver son amie. Lorsqu'il arriva à son tour dans le hall, les deux jeunes femmes se murmuraient déjà des confidences. Andrew crut comprendre que Sybil embêtait déjà Victoria en lui parlant de Teddy, son prétendant d'après ce qu'on disait. Victoria semblait gênée, aussi Andrew crut bon de venir à la rescousse.
Sybil, nous sommes là pour une semaine, tu auras tout ton temps pour embêter Victoria. Au fait, bonjour Victoria. Merci pour ton accueil. Je n'étais pas très bavard hier soir, j'étais exténué. Mais j'ai une semaine pour te parler, comme ça j'empêcherai Sybil de te poser plein de questions sur ce Teddy, ajouta-t-il alors que sa femme lui donnait une petite tape sur le bras. Goujat, lança-t-elle, amusée.” Elle prit le bras de Victoria et toutes deux marchèrent devant. Andrew les suivait, laissant une distance de quelques pas entre eux. Il était heureux de les voir si proches, ces deux amies que rien ne semblait pouvoir séparer. Victoria avait été la première amie de Sybil à accepter Andrew dans leur cercle et celui-ci lui en serait éternellement reconnaissant.

Suivant les deux jeunes femmes, il en profitait pour observer les lieux, ce qu'il n'avait pas eu la curiosité de faire la veille tant la fatigue avait pris le dessus.  La tête en l'air, il admirait le plafond  quand un obstacle le surprit dans sa contemplation.

Aîe !!!” Les deux jeunes femmes se retournèrent sur lui. “Oh, papa ! S'écria Victoria.” Andrew réalisa alors qu'il venait de foncer dans lord Irvin. On avait vu mieux comme salutations.  Le couple Malow étant arrivé assez tard la veille, ils n'avaient été accueillis que par Victoria, le maître d'hôtel et quelques domestiques attachés à leur service. “Monsieur, je suis désolé. Veuillez m'excuser. J'avais la tête en l'air, j'admirais les moulures de votre plafond, qui sont très belles. Je suis ravi de vous voir”. Lord Irvin lui lança un regard étonné. Il fit néanmoins bonne figure et souhaita un bon séjour aux deux invités avant de s'excuser et de filer pour cause de documents urgents à envoyer (non sans féliciter le nouveau député). Lord Irvin parti, les trois amis sortirent dans le jardin et traversèrent une grande pelouse avant d'apercevoir le court de tennis.

Andrew avait déjà joué au tennis, surtout à l'université qui mettait à disposition des étudiants des terrains de sport. Mais il n'était pas très motivé, là. Il admirait plutôt les proportions des jardins. Il avait, certes, déjà séjourné dans la propriété de campagne de son beau-père mais il n'était pas encore habitué à vivre dans de telles demeures. Un sentiment de surprise et de nouveauté s'emparait de lui à chaque fois qu'il voyait de si beaux et grands domaines. Il lui arrivait même encore quelques fois de se demander s'il n'était pas en train de rêver.

Alors, qui joue ?” lança Victoria. Andrew se tourna vers Sybil mais celle-ci se dirigeait déjà vers la place attribuée à la personne qui arbitrait le match et comptait les points.
Je crois que nous n'avons pas le choix”. Un valet arriva avec l'équipement et donna les deux raquettes à Victoria et Andrew. Ce-dernier s'empara d'une balle et la donna à Victoria. “Honneur aux dames”, lança-t-il, le sourire aux lèvres. Si celle-ci jouait souvent, Andrew aurait bien du mal à suivre son jeu, d'autant qu'il n'était pas encore complètement remis de son long voyage. Il se dirigea vers la place où il allait jouer tandis que sa concurrente faisait de même de son côté. Une fois qu'ils furent placés, Sybil cria “Que le meilleur gagne !
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Victoria Irvin
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MessageSujet: Re: Let's play tennis ! Mar 24 Nov - 23:01

-Lady Victoria, il est l’heure, annonça la femme de chambre qui venait d’ouvrir les rideaux.

Victoria eut un gémissement récalcitrant, et tira les couvertures par dessus sa tête, dans un réflexe d’enfant. Elle avait vingt et un ans, l’éducation parfaite d’une lady et pourtant, parfois, des petits reflexes d’enfant. Sa femme de chambre leva les yeux au ciel, et s’approcha d’elle, tirant les couvertures.

-J’ai préparé votre tenu de tennis, il fait un temps magnifique, vous allez passer un bon moment.

Victoria ouvrit soudain les yeux. Mais oui ! Sybil, sa meilleure amie, et son époux Andrew, étaient arrivés à une heure indue la veille. Tellement tard que les deux jeunes femmes avaient à peine eut le temps de s’embrasser. D’un bon, Victoria fut debout. Ses longs cheveux roux en bataille, elle ne ressemblait pas à grand-chose. Sa femme de chambre ouvrit le lit pour l’aérer pendant que la jeune femme saisissait sa tenue de sport et ses tennis pour s’habiller. Petite jupe blanche, chemisier et pull blanc à chevrons noirs au col. Le blanc était la couleur des tenues de sport de l’époque. Victoria avait tendance à le regretter, elle qui avait déjà la peau si pâle, cela lui donnait un air presque maladif. Heureusement, elle n’était pas blonde, ses cheveux roux rehaussaient un peu l’ensemble. Elle en profita pour les brosser rapidement face au miroir et les retenir avec un ruban dans une queue de cheval haute. La parfaite petite fille modèle, adorée par son père, chérie par sa mère – bien qu’ils soient divorcés. Rôle qu’elle jouait depuis l’enfance et dans lequel elle excellait, puisqu’il était proche de son naturel.

Une fois prête, la jeune fille dévala les escaliers à pas vif. N’étant pas encore mariée, elle ne pouvait avoir le luxe, selon l’étiquette et les usages, de prendre son petit déjeuner au lit, mais elle croisa deux femmes de chambres, l’une montant celui de lady Irvin, seconde épouse de son père, et la seconde montant celui de Sybil. Sautillant presque d’excitation à l’idée d’avoir enfin Sybil – depuis la fin de l’école, elles avaient du mal à se voir, et encore plus depuis le mariage de celle-ci – pour elle quelques jours. Elle avait mille choses à lui raconter, à commencer par sa nouvelle passion : l’aviation. Dans sa chambre, une dizaine de livres abordant le sujet, autant en théorie qu’en pratique. Elle n’avait pas encore vraiment osé en parler à son père, mais cela viendrait vite. Elle savait que la bataille serait rude, mais était bien décidée à l’emporter. En attendant, elle arriva dans la salle à manger où son père, le journal à la main, finissait son petit déjeuner. Son petit frère, Arthur, jouait avec sa cuillère telle une catapulte. Il visa Victoria une seconde, qui lui fit les gros yeux. Hors de question que son cadet s’avise de lui tacher sa tenue toute blanche avec des morceaux de toast beurré. Le jeune garçon dissimula immédiatement l’objet du délit sous la table. Victoria sourit. Elle était beaucoup plus proche d’Arthur que de Winnifred, sa demi-sœur du côté de sa mère. Les deux filles n’avaient pas vraiment été élevées ensemble.

-Ah, Victoria.

La jeune fille alla embrasser son père avant de s’asseoir à sa place pour le petit déjeuner.

-Un peu de tennis de prévu, à ce que je vois.

-Je peux en faire aussi !!!?? S’écria Arthur.

Victoria glissa un coup d’œil à son père qui la regardait. Elle aimait beaucoup Arthur, qu’elle ne voyait que trop peu à l’année maintenant qu’il était à son tour entré à l’internat, mais il y avait des moments où elle avait vraiment besoin de ne pas avoir son actif petit frère dans les jambes, ce que Lord Irvin comprenait. Son successeur pouvait être bien impétueux, parfois.

-Votre précepteur arrivera dans une demi-heure, Arthur, vos notes ne vous permettent pas de vous relâcher.

Immédiatement, l’adolescent se renfrogna, boudeur. Une fois que Lord Irvin eut de nouveau le nez dans son journal, il tira la langue à sa sœur, qui répondit en levant les yeux au ciel, alors qu’elle avalait une tartine de pain grillé accompagnée d’une tasse de thé. Trop manger avant de faire du sport n’était pas bon. Alors qu’elle finissait son thé, Victoria entendit des bruits de pas dans les escaliers. Comme un ressort, elle bondit sur ses jambes et passa dans le hall d’entrée, Sybil déjà en bas des escaliers. Les deux amies tombèrent dans les bras l’une de l’autre. Sybil avait été une planche de salut pour Victoria dans ses années d’internat, la première ayant été particulièrement difficile.

-Alors, vous avez fait bon voyage ?

-Très bon !


En quelques mots, Sybil lui relata le trajet, long mais éprouvant, malgré l’augmentation des lignes de trains. Le Pays de Galles était bien loin de Londres, Victoria le savait mieux que personne. Elle songeait que bientôt, en pilotant, il ne lui faudrait que quelques heures, il n’y aurait rien de mieux. La conversation s’enchaîna sur Londres, la vie mondaine, ceux qu’elles avaient laissés là-bas…

-Des nouvelles de Teddy ? demanda alors Sybil, un rien perfide.

Victoria devint immédiatement aussi rouge que ses cheveux. Elle allait tenter de bafouiller une réponse, quand Andrew, le mari de Sybil, qui descendait les escaliers, vola à son secours.

-Sybil, nous sommes là pour une semaine, tu auras tout ton temps pour embêter Victoria. Au fait, bonjour Victoria. Merci pour ton accueil. Je n'étais pas très bavard hier soir, j'étais exténué. Mais j'ai une semaine pour te parler, comme ça j'empêcherai Sybil de te poser plein de questions sur ce Teddy.

-Goujat, rétorqua Sybil.

Victoria alla embrasser Andrew pour lui dire bonjour, hochant la tête en signe de remerciement, mais Sybil n’était pas du genre à se laisser faire.

-Ne crois pas que tu l’emporteras au paradis, jeune fille, je compte bien tout savoir !

Victoria se défendait comme elle pouvait, alors qu’Andrew admirait l’architecture intérieure.

-Mais puisque je te dis qu’il n’y a rien entre Teddy et moi.

-C’est cela, oui, tes pommettes carmins me disent le contraire et je…


-Aïe !

Les deux jeunes femmes furent interrompues par le cri de Lord Irvin dans lequel Andrew venait de rentrer.

-Oh, Papa ! s’exclama Victoria, inquiète soudain.

Mais il semblait y avoir plus de peur que de mal. Andrew s’excusa très rapidement.

-Monsieur, je suis désolé. Veuillez m'excuser. J'avais la tête en l'air, j'admirais les moulures de votre plafond, qui sont très belles. Je suis ravi de vous voir.

Heureusement, Lord Irvin sembla plus amusé qu’autre chose par l’incident, et le trio put rapidement s’éclipser pour aller commencer la partie de tennis dans le petit terrain aménagé sur la propriété, dans le jardin. Le terrain donnait d’ailleurs sur la terrasse de la salle à manger, dont on pouvait ouvrir les portes vitrées pour que les amis puissent prendre une tasse de thé sur la terrasse et rentrer et sortir jouer à leur guise, l’été.

-Alors, qui joue ?


-Je crois que nous n'avons pas le choix.


D’autorité, Sybil s’installa sur la chaise haute pour compter les points, alors que Victoria et Andrew prenaient place chacun d’un côté du filet. Un des valets apporta les raquettes et les balles. Victoria s’assura que le cordage de la sienne était bien tendu, avant de se mettre en position, une balle à la main, l’autre dans la poche de sa jupe.

-Honneur aux dames.

-Très bien !


Il y avait une éternité que la jeune femme n’avait pas joué, mais elle avait toujours eut un service correct et ne manquait pas de réflexe.

-Que le meilleur gagne ! cria Sybil.

Victoria lui tira la langue.

-Ca te va bien de dire ça, tu ne prends pas de risques !

Sybil répondit par un haussement d’épaules désinvolte, comme si de rien n’était. Victoria soupira, avant de se concentrer sur son service. L’échange fut assez long et intense. Victoria courait dans tous les sens, mais faisait aussi courir Andrew. Les deux jeunes gens étaient en nage quand Victoria manqua la balle de quelques centimètres. Rageusement, elle poussa un petit cri de dépit.

-Et premier set pour Andrew ! Tu ramollis, Vicky.

La jeune fille était trop essoufflée pour répondre, mais son regard en disait long. William, le valet, avait servit de l’orangeade sur la table de la terrasse et les deux joueurs prirent un verre.

-Eh bien, si tu joues aussi intensément au tennis qu’en politique, aucun doute que tu aies gagné. Comment ça se profile là bas ? Demanda Victoria, une fois son souffle revenu.

Elle tentait de s’intéresser à la politique. On lui disait souvent qu’elle était trop jeune, ou trop jolie pour comprendre ou trouver un quelconque intérêt à tout ça, réflexions qu’elle n’osait contrer. Pourtant, Andrew était là, c’était le moment. Il n’oserait surement pas lui faire ce genre de remarques, et encore moins devant Sybil.

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"Was it a marriage made in heaven ? Was it a gift from god above ? Do you belive the things you told me or was it simply careless love ? You told me once when we were dreaming through life together we would walk. Those words of love seemed said in star light but now it seems like careless talk."


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