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 Oliver Ryan - Ingenious Guy (Done)

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Oliver Ryan
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MessageSujet: Oliver Ryan - Ingenious Guy (Done) Sam 23 Avr - 19:55

Oliver Ryan
Si vous additionnez la somme des bêtises, que vous la mettez au carré, que vous soustrayez l'humanité et l'intelligence, alors ça vous donne la guerre, laquelle vous pouvez diviser par la responsabilité pour trouver qui juger. Enfin, ce n'est qu'une théorie... Mon Capitaine...


Je suis né à Leeds le 20 juillet 1922. Mon arrivée à Londres a eu lieu en 1928, alors que mes parents ont obtenu une mutation professionnelle. Cette ville me plait car j'y ai grandi et que je la connais comme ma poche. C'est d'ailleurs un terrain qui m'est familier, je ne m'y perds jamais. Elle a un côté rassurant. Depuis le début de la guerre, ma vie a changé, je suis désormais dans l'armée de l'air, car dans la vie je suis Signaller, en poste dans le London District. Côté amour, je suis célibataire, sans enfant. Enfin... du moins je l'espère, mes parents me tueraient sinon, que voulez-vous, c'est ainsi. Ma tête ? Il s'agit de Logan Lerman par crédit

Depuis son début, la guerre a-t-elle affecté ta vie directement ?

Je me suis engagé dans l'armée en mentant sur mon âge. Je sais, ce n'était pas glorieux ! Mais je voulais enfin avoir le sentiment de servir à quelque chose. Suivre des études d'ingénierie à Cambridge, c'était intéressant, seulement voilà, je me suis vite ennuyé. Comme toujours avec l'école en fait. C'est frustrant de tout comprendre et de tout savoir alors que d'autres peinent. Je passais mon quotidien à réfléchir à des idées de machines, plutôt qu'à vraiment étudier. Finalement, quand la guerre a commencé, je me suis dit que c'était le moment de faire quelque chose de ma vie. Alors je me suis engagé. Faire de faux papiers pour corriger ma date de naissance, ça a été très simple. A ce moment là, je crois que je ne vivais qu'avec les images idéalistes de la propagande que mon grand-père m'avait donné et qu'il avait conservé comme un trésor de guerre pour ce conflit de 14/18. Je me souviens, quand il parlait de la guerre, mon père désapprouvait et ma mère, je ne vous raconte même pas. Au fond, il m'a donné envie de servir mon pays et de faire mes preuves. Pourtant, la réalité du terrain a été toute autre. J'ai participé à la bataille de Dunkerque, la fleur au fusil, pensant que nous sortirions de là en héros, que l'ennemi ne tarderait pas à se rendre... J'ai vu des gens mourir sous mes yeux, des amis... des camarades. Le bruit des explosions se mélangeait à celui des balles qui sifflaient l'air. Je ne sais pas combien de fois je les ai entendu frôler mes oreilles. Ce n'est pas une guerre... c'est une horreur... j'ai tout fait pour me faire muter. Je ne peux pas déserter, plus maintenant, ce serait un grand déshonneur pour ma famille. Mais je peux me tenir éloigné au maximum des combats... je ne veux pas y retourner... plus jamais.

Es-tu pour la victoire de la Grande Bretagne, ou préfèrerais-tu voir ce conflit s'arrêter au plus vite, avant qu'il ne s'aggrave, quitte à voir la Grande Bretagne y perdre beaucoup ?

Parfois, je rêve que la guerre est finie et que j'ai la possibilité de retourner à Cambridge. Je sais que ce n'est pas possible. Nous sommes le dernier rempart d'Europe face aux nazis. Nous rendre ? Mais à quoi auraient servi toutes ces morts ? C'est tragique, c'est effrayant, pourtant nous n'avons guère le choix. Nous devons rester debout et nous battre, coûte que coûte pour sauver nos libertés, pour sauver nos vies. Je sais ce que j'ai vu. Ils sont impitoyables, ils tirent sur les blessés, ils les tuent pour ne pas s'embarrasser de prisonniers. Pourquoi nous réserveraient-ils un sort différent ? Le Royaume Uni doit gagner, nous n'avons pas le choix. Et cela prendra le temps qu'il faut. Je préfère y retourner et y mourir, que de me soumettre. Évidemment, si je peux m'épargner d'assister de nouveau à cette boucherie, je ne m'en plaindrais pas. Je tâche d'être utile au maximum et de bien faire mon travail. Si je suis indispensable ici, on me préservera du front. J'espère... parce que sinon, je ne donne pas cher de ma peau...

Quel est ton but dans la vie? Pourquoi es-tu à Londres ?

J'avais 6 ans quand mes parents ont été mutés sur Londres. Je connais cette ville comme ma poche, je l'ai arpentée sans relâche quand j'étais gamin. J'ai toujours été passionné par Big Ben. Comment ce mécanisme de plusieurs tonnes pouvait-il tourner aussi bien ? Je me suis posé la question et j'ai depuis trouvé la réponse. Merci l'ingénierie ! Londres a un charme indescriptible, que peu de gens parviennent à voir. J'aurais du faire ingénieur et qui sait, peut-être, un jour, construire un pont moderne, au dessus de la Tamise... tout était écrit. Mes parents s'étaient privés pour me payer Cambridge et j'aurais pu avoir mon diplôme les yeux bandés ! Seulement, je me suis engagé dans l'armée... j'ai fait une erreur, j'aurais du y réfléchir à deux fois. J'ai quand même été content de revenir sur Londres, à la maison. Ici, je sais que je suis chez moi, je connais tous les quartiers, tous les raccourcis. Quand la guerre sera finie et si j'y survis, je retournerais à Cambridge pour décrocher mon diplôme. Et puis je reviendrais ici, à Londres... J'aimerais bien me marier et avoir des enfants... Et puis pourquoi pas, inventer une machine pour aller sur la lune et explorer l'inconnu. Oui, je sais... je rêve un peu éveillé...




Derrière l'écran


Je m'appelle Alex et j'ai 28 ans. Je suis en train de cotiser pour ma retraite, même si je ne l'aurais jamais et je serais là entre 3 à 5 jours par semaine. J'ai trouvé le forum via des confidences sur l'oreiller. D'ailleurs je le trouve super génial mais ce serait encore mieux si vous me validiez. A bientôt en RP!

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INGENIOUS GUY ★ We can be Heroes. Just for one day. We can be Heroes. We're nothing and nothing will help us. Maybe we're lying. Then you better not stay... But we could be safer. Just for one day... (c) P!A
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MessageSujet: Re: Oliver Ryan - Ingenious Guy (Done) Sam 23 Avr - 19:55

Ta Biographie


20 juillet 1933


Cher journal,

Je m'appelle Oliver Ryan et je suis enchanté de t'avoir entre mes mains. Tu es le plus beau cadeau d'anniversaire que l'on ait pu me faire ! Toi et moi, nous allons vivre de belles aventures ensemble. J'adore écrire, alors quand maman et papa m'ont offert ce beau carnet relié, je ne pouvais qu'être heureux. Promis, je vais éviter de te faire des tâches d'encre et des bavures, ce n'est pas pratique avec une plume et je n'ai jamais été très doué avec.

Alors... par où commencer ? Ah oui, il ne faut pas t'inquiéter si parfois j'écris ce que je pense. Les mots viennent et je ne les filtre pas, il faut qu'ils sortent. Je risque de réfléchir à voix haute, comme je le fais souvent et d'écrire... Bon, c'est quelque chose de très déboussolant au début mais tu verras, on s'y fait vite. Tiens, tu sais quoi ? On va commencer par parler de moi ! J'ai 11 ans aujourd'hui ! Tu ne pourras jamais me voir et c'est dommage, je suis mignon. C'est maman qui me le dit tout le temps. Je suis brun, les yeux bleus, petit pour mon âge. Quoi d'autre ? Oh ! Oui, j'ai tendance à beaucoup sourire et à froncer des sourcils quand je réfléchis à quelque chose.

Bon allez ! Assez parlé de moi, laisse moi te présenter ma famille. Le Monsieur qui t'a acheté, c'est mon père, William Ryan. Il est instituteur et il me demande souvent d'être sage, de ne pas lui faire "faire des cheveux blancs", comme il dit... Je n'ai jamais trop compris le sens de cette phrase, tu sais... Il est pratiquement chauve ! Il a épousé ma mère, Elisabeth Weston, le 6 mai 1921 à Leeds. Oui parce que j'ai oublié de te le préciser, mais mes parents sont nés et ont grandi à Leeds. C'est là-bas qu'habitent mes grands parents d'ailleurs. Ma mère travaille comme employée d'usine. Ils se sont rencontrés à la gare et sont tombés amoureux.

De l'aveu même de ma mère, c'était tout bête... Elle a raté le train, ils se sont assis sur le même banc et ont discuté de tout et de rien. Puis ils ont continué dans le wagon, tellement bien qu'un homme pas très gentil a fini par leur demander de se taire, surtout à ma mère, parce qu'il trouvait sa voix horripilante. T'as vu ? Pas très aimable, ce bonhomme ! Mais papa n'est pas du genre à se laisser faire, il a dit au monsieur d'aller se chercher un autre wagon s'il n'était pas content. Le ton est monté, ils ont dit des gros mots puis papa a mis un coup de poing au méchant monsieur et ils se sont bagarrés. Finalement, le contrôleur les a séparés et c'est maman qui a réparé les dégâts sur mon père... avec son mouchoir blanc. Elle a un peu râlé parce que les tâches de sang ne sont jamais parties et qu'elle y tenait. Le lendemain, papa lui en a offert un tout neuf ! Si ça c'est pas chic !

Moi, j'ai toujours un peu de mal à comprendre comment ils ont fait pour se marier et pour s'aimer. Quand je pose la question, ils me disent que ce sont des affaires d'adulte. Je préfère ne pas trop insister, parce que de toute façon, quand on met le mot adulte dans une phrase, c'est toujours pour des choses dégoutantes ou tristes... J'espère ne jamais grandir ! Tiens et puisqu'on parle de choses d'adultes, pépé m'a raconté qu'il avait surpris mes parents dans son établi, en train de "faire des choses pas très catholiques". Quand j'ai dit, tout content qu'ils étaient protestants, il a fait une drôle de tête et m'a dit d'un ton un peu sec que je ne pouvais pas comprendre pour le moment et que neuf mois après j'étais né. Je ne suis pas d'accord... j'ai bien compris qu'il n'y avait aucun rapport ! Je ne suis pas né de la dernière pluie ! Mais bon, pépé aime bien montrer qu'il sait tout, alors...

Tu sais, moi aussi, je sais des choses. A l'école, je suis une "flèche", comme dit la maîtresse. Mais pour papa, il y a toujours quelque chose qui ne va pas. En ce moment, c'est mon écriture, il la trouve laide et brouillonne. Pourtant, regarde, j'écris bien, c'est de la faute à la plume ! Ca ne plait pas à mes parents que je proteste... je sais qu'ils me soutiennent mais c'est rare quand ils me félicitent. Et pourtant, je t'assure, je suis premier de la classe. Les autres sont un peu jaloux d'ailleurs. Il y a le gros Bart qui veut me tabasser, parce que lui, il est tous les mois sur le banc des cancres... Je ne veux pas d'ennuis, je lui ai déjà dit. Je suis le plus petit de la classe. On dit que je suis surdoué, du coup ils m'ont fait sauter deux années déjà... Je n'ai pas eu le choix... pourtant j'aurais bien aimé rester avec mes copains. Eux au moins ne cherchaient pas à me tabasser !

Ah ! Je dois te laisser ! Maman m'appelle pour le repas. Si je tarde trop, je vais avoir droit au jeûne. Oui, tu sais, ici l'heure, c'est l'heure...

Je ne serais pas long promis... Zut, faut que j'aille me laver les mains, saleté d'encre !
A très vite !

***

25 juillet 1933


Cher journal,

Je me rends compte que je n'ai pas parlé de Londres. C'est dommage que tu ne saches pas marcher ! C'est un endroit magnifique ! Je t'aurais bien amené au bord de la Tamise, mais maman dit que c'est un coup à te faire tomber dedans et à bramer à la lune après. Je ne brame pas, moi ! Je suis presque un homme ! Les hommes ça ne pleure pas ! C'est papa qui le dit !

J'avais 6 ans quand mon père a été muté sur Londres. Alors ma mère et moi l'avons suivi. Forcément, nous n'avions pas le choix ! Je ne me souviens pas trop de Leeds. Je sais juste qu'il y avait un salon de thé au coin de notre rue, où ma grand-mère m'emmenait lorsqu'elle sortait avec ses amies. Ca sentait bon la lavande et le pain d'épices ! J'aime bien traîner dans des salons, j'espère toujours sentir à nouveau cette odeur. C'est très agréable ! Dans notre ancienne maison, nous avions un petit jardin dans lequel j'aimais beaucoup enterrer des trésors. Maman s'arrachait les cheveux souvent, parce que je lui piquais ses bijoux ! Ca me valait une correction d'ailleurs, les grands ne sont pas drôles, tu verras !

Oups, j'ai tâché la page... désolé... fichue plume !

Je vais te dire, au début, j'ai regretté ce jardin. A Londres, nous avions un appartement dans un petit immeuble assez chic. Maman et papa ne sont pas riches, mais ils se débrouillent. Le travail ne leur fait pas peur. De temps en temps, quand ils ont quelques ennuis pour payer le loyer, qui coute la peau des fesses d'après pépé, mon père donne des cours à domicile pendant le week-end. Et maman va travailler en dépannage à l'usine le dimanche. C'est comme ça... moi pendant ce temps, ils me demandent d'être sage et j'accompagne soit l'un, soit l'autre, de préférence avec mes devoirs. Ou alors je traine avec Edmund.

Ah oui, c'est vrai ! Je ne t'ai pas encore parlé d'Edmund ! Oh si tu le connaissais ! Tu l'aimerais, j'en suis sûr ! C'est mon meilleur ami. Il est à peine plus grand que moi, en taille alors je te raconte pas, ça me fait tout bizarre ! En fait, c'est dû au fait qu'il soit souvent malade. Le pauvre, il a pas de chance ! Une mauvaise grippe et paf, c'est pour lui ! Il a 15 ans et il est dans la même classe que moi. Heureusement qu'il est là... Il est souvent pris pour cible par les autres, comme moi, alors à deux, tu comprends, c'est moins dur, on se motive l'un l'autre, on s'évite la solitude. Edmund n'a pas une vie facile. Ses parents ne sont pas très riches et en plus ils ont eu neufs enfants. Je l'envie parfois, parce qu'il a des frères et des soeurs avec qui s'amuser. Moi, tu vois, je suis fils unique... j'ai toute l'attention et c'est très pénible. J'ai l'impression qu'Edmund est libre comme l'air, même si son père n'est pas commode...

Edmund est attachant, vraiment. Il essaie de s'en sortir avec les moyens du bord. Des fois, il invente des combines qui marchent bien, pour ramasser un peu d'argent. C'est lui qui m'a montré un petit tour de magie, truqué bien sûr, pour récolter quelques pièces. Avec cet argent, on s'achète des bonbons, des billes. Il a toujours un mot pour relativiser. Sa présence est rassurante, même si lui comme moi, nous nous faisons copieusement tabasser ! Enfin bon, tu vois le genre... on est copains ! Et ça compte beaucoup pour nous. Et puis bon, Edmund, il a une petite soeur, mignonne. Ca l'amuse beaucoup de voir qu'elle me plait. Je ne sais pas trop pourquoi, il a l'air d'en savoir plus que moi. Je crois qu'il traîne un peu trop avec des adultes en dehors de nos sorties !

Il n'empêche, avec Edmund, nous avons parcouru Londres de long en large, en explorateurs que nous sommes ! Un jour, lui et moi, on partira sur un bateau et on découvrira un nouveau continent ! Il y en a forcément un qui nous attend, quelque part sur le globe ! En tout cas, nous sommes londoniens et incollables ! Je ne suis pas certain qu'on se soit perdus un jour d'ailleurs. De temps en temps, on aide quelques personnes qui se sont égarées. Ca nous fait rire après, parce que les gens n'ont pas l'air très confiants et qu'ils s'empressent de demander confirmation à d'autres passants ! Edmund m'a montré Big Ben. Ici, c'est LE monument. Je ne sais pas pour les autres, mais il me passionne et m'impressionne. Je veux savoir comme l'horloge fonctionne à l'intérieur ! Comment quelque chose d'aussi énorme peut indiquer l'heure avec une telle justesse ?

C'est ce que nous allons tenter de découvrir demain ! Il faut que je me couche, sinon, maman et papa vont me punir.
Bonne nuit !

***

14 août 1935


Cher journal,

Je suis un peu triste aujourd'hui. Je n'ai pas le moral. Nous venons de rentrer de Leeds. Grand-père est mort. Oui, je sais qu'à toi aussi, ça te fait de la peine. Pépé, c'était un peu mon idole.

La fois où il m'avait montré son fusil, tu te rappelles ? Je crois que je n'avais jamais autant rigolé ! J'avais cassé en appuyant sur la gachette ! Il avait eu la peur de sa vie et m'avait dit que jamais plus je ne toucherais une arme. Mémé l'avait grondé et je me rappelle qu'elle m'avait privé de dessert, son délicieux flan au caramel.

J'adorais nos balades à vélo. Il me racontait toujours des histoires drôle, d'avant la grande guerre, quand il jetait des cailloux sur les chevaux de la police pour essayer de les faire tomber. Tu te rappelles de son rire ? Il était tellement gras que je me demande comment il faisait pour ne pas s'étouffer à chaque fois.

Il a toujours été très dur avec papa. Je sais qu'une fois, ils se sont disputés et qu'ils ont mis beaucoup de temps à se reparler. Personnellement, je trouve que c'est du gâchis. On a que deux parents, à quoi ça sert de se faire la tête des années durant ? Tu vois, aujourd'hui, j'ai bien senti que papa regrettait...

Je n'ai pas trop le coeur à écrire mais je n'arrive pas à m'en empêcher. Je vais faire un peu de vélo, il fait encore jour, j'ai besoin de décompresser, de me changer les idées.

A demain.

***

5 février 1936


Cher journal,

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de papa et je lui ai réparé son vieux transistor. Ca n'a pas été simple. C'est même très technique comme appareil. J'ai du jouer d'ingéniosité pour trouver la résistance qui avait grillé et la remplacer ! Mais le travail est fait ! Il ne s'attendait pas à ça et il était très content.

Edmund était dans le coin, alors nous sommes allés faire un tour en vélo, pour acheter les composants chez le vieux Fritz. Ce type me file la chair de poule chaque fois que je le vois. Il est grand, mince, il ressemble un peu à un épouvantail à moineaux. A la différence c'est qu'il n'est pas en paille.

Il a un accent allemand et il regarde les autres de travers. Edmund m'a raconté qu'il était très froid parce que c'était un nazi. Il faut dire que les nazis, ici, c'est un peu l'insulte du moment. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, à l'école, ils en parlent peu, j'ai surtout des informations par la radio justement, quand papa l'écoute.

Et lui, tu vois, il est très inquiet, il s'en fait beaucoup... un peu trop à mon avis. C'est vrai, franchement, l'Allemagne, pépé disait que c'était un pays de "ploucs" où les soldats avaient à peine de quoi manger leur lacets pour caler leurs estomacs. Je ne vois pas pourquoi ça préoccupe papa. On les a battu une fois, je pense qu'ils ont retenu la leçon.

J'ai dépensé toutes mes économies pour réparer la radio mais je ne regrette pas. Tant pis pour les frondes qu'on voulait acheter avec Edmund, ça attendra. De toute façon, j'ai gardé ma sarbacane ! J'ai appris un nouveau tour de magie d'ailleurs. Je suis capable de faire disparaitre une pièce de monnaie et de la faire apparaitre derrière l'oreille de quelqu'un. Bon en fait, c'est une illusion d'optique, mais ça fait son petit effet. Je ferais peut-être ce tour à la soeur d'Edmund !

Bon c'est un peu embêtant, parce que maintenant il travaille et on se voit peu. Je n'ose pas lui demander des conseils. J'essaie d'en obtenir auprès de Russel, James et Gabriel, mais ils sont occupés par leur bulletin de notes.

Tu sais, des fois, je m'ennuie... je n'apprends rien à l'école. Tout ce que les professeurs me disent, je le sais déjà, parce que je l'ai lu, ou appris. Je me demande souvent si je suis à ma place. Je passe pour l'intello en permanence, celui qui sait tout sur tout. J'ai envie d'autre chose.

Je me dis que la fac, ça sera bien ! Il parait que c'est difficile et qu'il faut travailler dur ! Enfin quelque chose de stimulant. Papa veut que je fasse ingénieur, ça me parait être une bonne idée. J'ai toujours eu un esprit créatif et j'aime bien mettre les mains dans le cambouis !

J'ai fait un rêve l'autre jour. Dedans, je construisais un pont sans pilier au dessus de la tamise, capable de se lever et de se baisser en moins de deux minutes. Tu te rends compte ? Ce serait génial si je pouvais faire ça en vrai !

Bon, allez, je vais me coucher et tâcher de m'imaginer un projet moins faramineux !
Bonne nuit !

***

2 septembre 1938


Ca y est !!! Je suis officiellement pris à Cambridge !

Tu te rends compte ! Je vais à l'université et pas n'importe laquelle ! Cambridge ! Tu ne connais pas alors je vais t'expliquer en quelques mots, rapidement, parce que du coup, papa et maman veulent que nous allions au restaurant pour fêter cela.

Elle a été construite et fondée en 1209. Il y a plus de sept siècles ! 700 ans d'histoire ! Et crois-moi, je suis allé y passer un entretien, l'endroit est magnifique ! Il y a des champs, avec du bétail, oui, comme ça, sur le campus ! C'est magnifique ! Je crois que je suis le plus jeune étudiant jamais accueilli.

Le doyen m'a auditionné pour se prononcer. Je crois que je l'ai impressionné par mes connaissances. Papa était présent, car je suis mineur et légalement il fallait son accord. Avec ma bourse et mes bons résultats, l'admission n'a été qu'une formalité !

Je sens que je vais me plaire ici ! Et me faire de nouveaux amis, j'ai discuté quelques instants avec d'autres nouveaux arrivants. Ils sont sympathiques, motivés. Franchement, je suis bien content d'attaquer enfin les choses sérieuses !

Tu sais, Cambridge a une bibliothèque gigantesque ! Je l'ai entraperçu et je te le confirme ! Je sais déjà à quoi je vais passer mes après-midis !

Je dois te laisser, maman et papa sont prêts !
Nous allons fêter ça ! Papa m'a dit que j'aurais le droit à une petite gorgée de champagne ! Je me demande quel goût ça a !

***

3 septembre 1939


Cher journal,

J'ai appris cet après-midi que nous étions entrés en guerre contre l'Allemagne nazie. C'est une bonne chose. Cela fait depuis plusieurs mois que les boches cherchent une réaction à grand coup de provocations. Je pense qu'il est temps de les remettre à leur place.

Si tu veux mon avis, Chamberlain a un peu trop tardé à réagir. Nous aurions du les calmer beaucoup plus tôt. Mais bon, la politique, je sais que c'est compliqué. Maman et papa se sont souvent disputés là-dessus. Personnellement, je n'ai pas d'opinion, pour le moment. Papa est plutôt conservateur tandis que maman soutient les travaillistes. Je te laisse imaginer les polémiques à la maison !

Bon, j'ai tendance à être de l'avis de maman. Je crois que la société a besoin que l'on aide ceux qui sont dans le besoin. Je ne suis pas sûr de m'intéresser à ça un jour. A l'université, les autres ont beaucoup parlé de l'entrée en guerre. Certains pour contester, d'autres pour soutenir. Ce n'est pas évident la démocratie. Beaucoup de cacophonie pour finalement quelque chose qui nous dépasse.

J'ai réfléchi, je me suis dit que peut-être que je pourrais être utile à l'armée ? Ils vont avoir besoin de gens, non ? Maman et papa ne seront jamais d'accord, je sais qu'ils me l'interdiront. Pourtant, toi tu le sais, l'université est encore pire que le lycée... Je m'y ennuie à mourir ! Et le pire, c'est que je n'arrive pas à m'y faire... non je me demande si j'ai vraiment ma place ici...

Je dois y réfléchir. Ce week-end j'irais sur la tombe de grand-père, il a toujours été de bon conseil quand il était là...


***

14 janvier 1940


Je réfléchis à la lettre que je vais écrire à maman et à papa. J'ai peur de leur réaction... quand ils vont apprendre ma décision... Mais je ne peux m'empêcher de me dire qu'ils devront la respecter.

Je crois que ces dernières semaines ont surpassé toute l'excitation que j'ai pu connaître avant. Avec le recul, faire de faux papiers, modifier ma date de naissance, ça n'a pas été simple et ça m'a coûté cher. Mais le résultat est grandiose. Je suis officiellement majeur, en âge de m'engager et c'est chose faite. J'ai reçu la réponse aujourd'hui, je pars pour la caserne.

Je suis tellement impatient, si tu savais ! Adieu l'université ! De toute façon, je m'ennuyais à mourir. Ca ne me donnait plus envie d'aller en cours. Les gens sont gentils, les professeurs sont brillants, ce n'est pas le problème. Mais je sais déjà ce qu'on veut m'apprendre ! Je n'ai aucune surprise... l'école ne m'en a jamais donné.

Je déteste être différent... les autres, je les vois travailler dur, suer des gouttes pour s'en sortir, pour moi tout est facile. Et ça l'a toujours été. Tu te rappelles quand je me faisais frapper à l'époque ? Parce que j'étais le premier de la classe ? Je les comprends maintenant... des fois, j'ai aussi envie de me frapper, parce que je sais que je débloque.

La guerre m'ouvre une nouvelle opportunité. Là-bas, avec les autres soldats, je serais moi-même, j'apprendrais. Chaque jour sera différent et je serais utile au moins. Qui sait, peut-être même que ça me facilitera les choses avec filles. Depuis que j'ai abandonné mes avances à la soeur d'Edmund, je me sens idiot quand j'essaie d'approcher une femme. Et elles me regardent souvent de haut. Elles sont plus âgées que moi, elles me prennent pour un gringalet.

Tu sais ce qu'on raconte sur les soldats ? Qu'ils les rendent folles. Ne va pas croire que j'y vais pour ça ! C'est juste que si ça peut me faciliter les choses... ne me juge pas, si tu étais à ma place, tu te poserais aussi tout un tas de questions.

Bon, je dois écrire la lettre... Chère maman, cher papa... et après ? Qu'est-ce que je devrais leur dire selon toi ? J'ai décidé de plonger dans l'illégalité. J'ai acheté des faux papiers pour faire croire que j'étais majeur, dans le but de m'engager dans l'armée sans votre accord tout en sachant que vous êtes contre la guerre... C'est un peu violent, non ? Je me sens étrange tout à coup... Je vois papa lire à maman, parce qu'elle toujours eu du mal à lire... Je la voix pleurer et ça me fait monter les larmes. Je devrais peut-être y aller pour le leur dire en face. Mais je sais que si je le fais, jamais ils ne me laisseront partir.

Leur écrire sera mieux que de ne rien leur dire. Et puis, ce n'est pas comme si je n'allais jamais revenir ni les revoir. Il me faut trouver les mots. Je vais relire la guerre de mondes. Wells m'a toujours inspiré pour dire ce que je voulais, sans fioriture.


***

23 février 1940


Je crois que j'ai fâché mon instructeur, le Sergent Barnes. Il n'est vraiment pas commode. Il m'a transféré à la logistique. Je crois que la dernière fois, quand je lui ai fait tomber l'arme sur le pied, il n'a pas du tout aimé. Mais je suis sûr qu'il n'a rien senti avec sa botte !

L'entraînement a encore été intense. De pompes... courir... des parcours du combattant, je me sens tout courbaturé et épuisé. Avec Carter et Brian, on a quand même trouvé le temps de jouer aux cartes. Elle est quand même bizarre cette guerre. Pépé m'avait raconté qu'en France, les soldats se regardaient en chien de faïence et qu'ils passaient plus de temps à "s'amuser" qu'à se battre.

J'ai mal à la tête, parce que hier, nous avons parlé longtemps et ils ont mis quelque chose dans ma gourde... ça m'a brûlé toute la gorge. Je crois que c'était de l'alcool, mais du genre... soviétique, tu sais, ce qu'ils prennent pour ne pas avoir froid en Sibérie... J'ai traîné la jambe toute la journée. Et finalement, je suis fait plumer toutes mes cigarettes aux cartes... tout mon argent aussi. Je suis ruiné !

Tu dois te demander pourquoi je ris, vu que ça n'a rien de drôle. Mais pour une fois, tu vois, je suis heureux. J'apprends, tous les jours, je m'occupe l'esprit. Il n'y a pas de repos pour les guerriers ! Ca me permet d'oublier que maman et papa n'ont pas voulu m'ouvrir leur porte la dernière fois que je suis allé les voir... encore. Ca me permet de m'évader, de me dire qu'enfin je sers à quelque chose !

Demain, j'ai une radio à réparer ! Ca, je sais faire, plus que tenir une arme. Entre nous, leurs fusils ne sont pas pratiques. Il faut faire attention au cran de sûreté et à l'état du canon, sinon tu finis avec un membre explosé... voire défiguré. Et leurs grenades n'en parlons pas ! Pourquoi avoir fait quelque chose d'aussi... métallique ! Ca glisse sur les gants quand tu arraches la goupille ! Il faudrait peut-être que je liste tout ce qui ne va pas dans leur matériel. Je verrais si j'ai plus de temps maintenant.

***

6 avril 1940


J'adore Liam ! Tu sais, je t'en avais déjà parlé ! C'est le cryptographe canadien ! Ils ont souvent des machines sophistiquées en panne dans son service. Alors l'autre jour, le Sergent Curt m'a demandé d'aller donner un coup de main aux réparations.

Liam était seul dans son bureau, avec des schémas et des tableaux étranges partout devant lui ! Ca m'a rappelé la fois que l'on s'est connus. J'avais fini de réparer leur "calculateur" et Liam était parti pour remettre un pli à quelqu'un. J'avais vu sur le tableau noir une formule passionnante. J'ai toujours aimé les mathématiques !

Sans elles, nous n'aurions jamais pu inventer la physique, ni même l'écriture ! Tout a commencé avec la logique, avec du 1 + 1 = 2. C'est même inscrit dans nos gênes, la nature est faite comme ça, en binaire, comme dirait Liam. Bref ! Je n'ai pas pu résister à l'envie de résoudre l'équation et j'ai écrit sur le tableau... Liam est revenu, il m'a surpris. Je me souviendrais toujours de son regard extrêmement sévère et de son ton sec. J'avais fait une bêtise... pourtant, après quelques instants passés à regarder ce que j'avais écrit, il a changé. Son visage s'est illuminé, et il a commencé à écrire lui aussi et à me parler.

Depuis, chaque fois qu'on se croise, on se lance des problèmes ou des énigmes. J'aime beaucoup, c'est devenu un jeu entre nous. Les autres nous regardent comme si nous étions des extra-terrestres, ils ne peuvent pas comprendre nos blagues sur les cosinus ! J'en reviens à ce que je t'écrivais, du coup ! Liam était plongé dans ses pensées. Il a fini par me voir et il m'a demandé de l'aider sur une transmission complexe et codée.

Au bout d'un certain moment, nous avons fini par trouver et nous avons discuté. Il m'a demandé pourquoi j'avais arrêté l'université. Je lui ai expliqué et il n'a pas vraiment apprécié. Il dit que j'ai du talent, que je suis un génie et que ma place n'est pas ici. Je crois qu'il sait que j'ai menti sur mon âge... Il a su trouver des arguments... cela me pousse à réfléchir. Après la guerre, je pense que je retournerais à mes études, parce que je ne pensais pas pouvoir apprendre de cette façon, en intéragissant avec mes professeurs. Je n'ai jamais essayé, parce que je jugeais que ça serait soporifique. J'avais tort.

Liam m'a aussi rappelé que je ne devais surtout pas craindre d'oser des choses, de m'imposer. C'est un peu difficile ici. Je préfère ne pas trop faire de vagues, parce qu'après je vais me retrouver de corvée. Je sais ce que je veux faire en tout cas, plus tard. Je veux être comme Liam Clark : un héros de la science !

***

15 avril 1940


Je crois qu'Ava m'a remarqué... Elle m'a regardé, plus longuement que d'habitude. Et maintenant je suis terrorisé...

Je sais ce que tu vas me dire. Ca fait longtemps que j'attends ce moment. C'est vrai. La première fois que je l'ai vu, elle sortait d'un hangar où elle répétait un peu. Je me rappelle de ce que j'ai ressenti. J'étais comme hypnotisé, foudroyé. Elle est belle, je me répète mais c'est tellement le mot. Elle a une façon de sourire qui me laisse admiratif. Je ne sais pas comment l'expliquer.

En fait, si je sais, cela fait partie des choses irrationnelles. Celles qui te frappent quand tu marche dans la rue ou que tu ne t'y attends pas. Je n'ai jamais été très doué avec ça, moi. J'ai besoin de toucher, de maitriser pour comprendre. Je me sens tellement idiot. Elle a braqué son regard sur moi, j'ai rougi comme un gamin !

Qu'est-ce qu'elle a pensé de moi ? Mon Dieu et si elle me prenait pour un obsédé ? Je devrais peut-être arrêter les chocolats et les fleurs... Je vais lui faire un petit vaporisateur la prochaine fois. J'ai remarqué qu'elle se repoudrait à l'entracte et qu'on la parfumait assez souvent. Elle sent bon... je me place toujours au premier rang et je peux te le dire. On dirait une forêt, avec l'odeur du jasmin qui vient se mêler à celle du câdre, le bourdonnement de abeilles... ah non... ça c'est moi... mon coeur qui bat fort dans ma poitrine et mes oreilles qui tintent comme du verre chaque fois que je ferme les paupières et que je l'imagine là, tout près.

Je crois qu'elle me fait perdre la tête. Elle doit être une déesse ou quelque chose dans ce style là. Ce qui me fascine le plus, c'est sa voix. Elle parle avec une légèreté, une grâce. Et elle chante avec tellement de talent ! J'ai la tête qui tourne... c'est meilleur que l'alcool. Bien meilleur, en fait, non ça n'est pas comparable. Elle m'a remarqué... moi, Oliver, simple soldat parmi la foule ! Elle m'a souri...

Quand j'étais petit, je rêvais de marcher un jour sur le soleil pour ne plus avoir d'ombre autour de moi. Ce soir, le soleil m'a caressé d'un de ses rayons... et je sais que je ne vais pas pouvoir dormir.

Je crois que je l'aime, c'est tout. Je devrais lui dire ? Certainement pas... je ne suis rien à côté d'elle, je n'ai pas de talent... Je répare des choses, c'est vrai... oui je suis intelligent aussi mais... c'est sûr, oui, je ne suis pas quelqu'un de méchant je te l'accorde ! Mais c'est une star, elle a beau être proche des gens, qu'est-ce que tu veux qu'elle me trouve ? Non, elle et moi, c'est une tragédie shakespearienne... le drame d'Apollon avec Daphné... non c'est une métaphore, je sais bien que j'ai rien d'un Apollon, t'as pas besoin de le dire !

De toute façon, tu ne peux pas comprendre, tu n'es qu'un bouquin... Le bouquin d'un rêveur amoureux...


***

21 mai 1940


Je pars sur le front ! Ca y est ! Enfin ! Je vais me battre et casser du boche ! J'aimerais tant que pépé soit là pour le lui dire !

J'ai été mobilisé pour une opération sur Dunkerque. Je ne sais pas encore quelle sera ma mission mais autour de moi les autres s'affollent. Brian dit que ça va être sportif, parce que nous devrons débarquer et que les nazis nous attendent. Tant mieux ! Ca nous donnera un prétexte pour faire quelques prisonniers !

J'ai préparé mon sac à la hâte, je dois être dans une heure au fourgon. Nous allons traverser la Manche en bateau pour regagner le nord de la France. Tout le monde a été surpris. Je ne sais pas ce qu'il se passe mais c'est de l'action. Les officiers sont tous mobilisés, ils ont fait revenir ceux qui étaient en repos.

J'ai écrit une lettre pour maman et papa mais je n'aurais pas le temps de la leur envoyer. Il faudra que je charge quelqu'un de le faire, difficile de savoir qui reste et qui sera disponible.

J'ai peur d'avoir le mal de mer alors croise tes pages pour moi, pour que je ne sois pas malade !


***

5 juin 1940


Je n'arrive toujours pas à dormir...

Les images et les sons me reviennent en permanence. Quand j'arrive à m'assoupir, c'est le bruit d'une explosion ou un cri qui me réveille.

Ici tout est silencieux, en paix. Mais cela m'opresse. Je me sens livré à moi-même, avec ce que j'ai vu là-bas, l'horreur...

Je me suis encore lavé les mains. J'ai l'impression qu'elles sont souillées de sang... encore... Les autres sont souvent là, morts pour beaucoup. Il y a es cadavres, de la boue... de corbeaux qui volent au dessus de ce terrain désolé.

La guerre... ce n'est pas comme le disait pépé... pas celle-ci... Là, c'est l'horreur... je sens encore l'odeur de la mort qui rôde autour.

J'ai eu de la chance... beaucoup de chance. Je ne sais pas comment j'ai fait pour survivre à cette mission. Je fais partie des survivants de ceux qu'on a ramené pour les laisser à l'hôpital militaire le plus proche...

On me force à manger, mais j'ai l'impression que chaque bouchée est une rafale de balles. Je ne veux pas y retourner... plus jamais...


***

13 juin 1940


Je n'ai pas beaucoup envie d'écrire en ce moment. Je pense que tu t'en es aperçu... Alors je dessine... j'essaie de m'occuper l'esprit, pour ne pas revivre le chaos une nouvelle fois.

Mais j'ai pourtant été bien obligé de le faire. On m'a jugé apte à reprendre du service. Le caporal Themmeth m'a donné une grande claque sur l'épaule en me disant que la guerre forgeait le caractère. Ca doit être la première fois de ma vie que j'ai envie de frapper quelqu'un.

Je suis retourné voir Margaret Bradford et j'en ai encore mal au coeur. Ni elle ni moi ne pourrons oublier la douleur. Moi, j'ai perdu des compagnons d'arme, elle, elle a perdu son mari...

Tu as de la chance, car tu ne verras jamais ce qu'il se passe sur le visage d'une personne lorsque tu lui annonces de but en blanc qu'un être cher a été tué au combat. J'en ai encore les larmes aux yeux. Cette douleur qui a déformé son visage, cette pâleur qui a recouvert sa peau... Et puis ce malaise qui a suivi... J'ai tâché de l'allonger, de l'aider, mais j'ai bien senti que je ne pouvais rien faire de plus que rester, la consoler.

Aujourd'hui, elle m'a demandé. Je suis allé la voir et nous avons parlé. Je crois que ça m'a fait du bien. Les médecins se sont contentés de question factuelles, est-ce que j'allais bien, est-ce que je me sentais mieux avec ce traitement ?

Nous avons échangé, sur la guerre, sur son mari, que je n'ai que peu connu mais que j'ai apprécié dès les premières minutes pour son charisme. Elle m'a parlé de ce qu'elle faisait, de sa mision, elle m'a demandé pourquoi je m'étais engagé, si jeune, pourquoi j'avais menti sur mon âge. J'ai été un imbécile... je n'aurais jamais du m'enrôler. Ce n'était pas là que se trouvait ma place.

Magaret a tenu à me dire qu'elle m'ouvrait sa porte si j'en avais besoin. Elle m'a montré une chambre que je pouvais utiliser. Je me sens gêné par cette attention mais je crois que ça me permettra d'aller mieux, d'oublier...

Il y a un calme certain qui règne chez elle, c'est agréable. Je t'y amènerais bientôt, tu verras par toi-même.


***

8 juillet 1940


Me voilà Signaller dans le London District. Ma demande de mutation a été validée.

Je ne vais pas le cacher, je suis soulagé pour l'instant, mais je sais qu'un jour, je risque d'être mobilisé à nouveau et je ne pourrais pas déserter, sinon... je n'ose même pas imaginer quelle sera la sentence...

J'ai reçu une lettre de maman, dans laquelle elle prend des nouvelles. Papa ne l'a pas signée. Je sais que je ne devrais pas être surpris mais je regrette tellement... si je les avais écoutés, si je m'étais contenté de ce que j'avais, je serais encore à l'université, à étudier... qui sait peut-être que je chercherais actuellement un moyen de mettre un terme à la guerre.

Nous sommes désormais seuls... ou presque, face aux allemands. La France et la Belgique sont tombées, les Etats-Unis ne bougent pas. Qui peut dire de quoi demain sera fait ? Personne... j'espère juste que je ne serais pas renvoyé au front. Et je veux bien croire en Dieu pour l'occasion. S'il entendu, dis lui que je suis désolé pour ce que j'ai fait... et que s'il veut bien me laisser une chance, je peux me rattraper...

Par hasard tout à l'heure, j'ai croisé Edmund... et je connais son secret. Alors que moi, j'ai tout fait pour aller me battre, avec les résultats que tu connais, lui, il a tout mis en oeuvre pour fuir l'armée. Il a tellement raison... je pense que s'il y a bien quelque chose que je peux faire, pour me racheter une conduite, c'est le protéger. Avant, c'était lui qui me couvrait et qui jouait le rôle du grand frère. Aujourd'hui, c'est à moi de l'aider. Du moins je vais essayer...

***

14 août 1940


Il vient de m'arriver une drôle d'aventure ! J'étais tranquillement installé, je surveillais les communications radios lorsque j'ai entendu un grésillement infernal. Mon premier réflexe a été de me mettre les mains sur la tête et de me cacher sous une table.

Ne te moque pas de moi... j'ai vraiment cru que c'était une attaque. Ca ressemblait à des coups de feu, il y a eu de la fumée, des étincelles et là, j'ai compris qu'en fait, ça n'était que ma radio. Je ne sais pas si tu te rends compte du désastre, mais j'aurais préféré que ça soit une attaque... sur le moment ne tout cas. Au moins, ils m'auraient tué et puis basta...

Je suis sorti de ma cachette pour regarder de plus près les dégâts. La radio avait totalement grillé... d'habitude, je ne suis pas impressionné mais là, vu l'odeur et vu la complexité de la machine, j'ai paniqué. Imagine que je répare que ça ne fonctionne pas comme prévu... pire, que je casse encore plus le matériel ?

J'ai sorti la caisse à outils, tournevis et pinces en main mais je ne savais pas lequel des deux utiliser en premier. Tout s'est embrouillé dans ma tête. Je savais que trop tarder risquait de provoquer une catastrophe... admettons qu'une communication importante passe là... ben je me retrouve comme un imbécile sans pouvoir rien faire !

J'ai tout envoyé par terre et je me suis précipité à l'extérieur de la pièce. Je sais, j'ai un protocole très strict à suivre mais il y avait urgence. Seulement, tu vois, va trouver quelqu'un de disponible à 20 heures passées !!! Les couloirs étaient vides mais je suis tombé sur une jolie rousse. Quand j'y repense, elle m'a vu arriver en sueur, l'air paniqué... elle a peut-être eu peur.

Je lui ai expliqué mon problème et bien figure toi que j'ai de la chance ! Elle est la mécanicienne de l'ATS et elle a accepté de m'aider. Bon, elle a un peu râlé, ce que je peux comprendre, je l'ai abordé comme un malotru, sans compter qu'elle allait rentrer chez elle.

Je t'en ai parlé longuement déjà, mais il y a souvent des mystères inexpliqués. Je n'ai absolument pas compris comme elle avait fait, elle non plus pour réparer l'appareil ! Ca a été fait en moins de deux... tellement bien que je me suis senti extrêmement bête. C'est la première fois que j'ai ce sentiment. Tu sais que je n'aime pas beaucoup me vanter mais en général je suis intelligent.

Elle s'appelle Georgiana. Je ne sais pas quelle âge elle a, mais elle m'a épaté ! Elle fait jeune et elle n'a pas l'air de trop se prendre la tête. On a un peu discuté, je lui suis redevable, parce que oui, clairement, elle m'a sauvé la mise !

Et puis de toi à moi, ça me fait plaisir d'avoir quelqu'un de sympathique à qui parler. Les autres sont gentils, mais jusqu'à maintenant, j'ai toujours été un peu tout seul. C'est mon poste qui veut ça, alors de la compagnie de temps en temps, ça ne me fait pas de mal.

***

7 septembre 1940


Nous sommes aux portes de l'Enfer. Cette fois, le pays tout entier sait que nous sommes en guerre.

Ils sont arrivés par le sud... des avions équipés de bombes. Je n'y croyais pas lorsque l'on m'a dit que cette fois, ce n'était pas un exercice, qu'il fallait donner l'alerte au plus vite. J'ai transmi la communication aussi vite que j'ai pu mais j'ai l'impression de ne pas avoir été aussi rapide.

J'ai appris que des gens étaient morts... encore... que certains n'avait pas réussi à se mettre à l'abri. J'ai envie de quitter mon poste pour les aider, mais on me l'a interdit. Ils craignent une réplique... il y en aura une, de toute façon, ça n'est qu'une question de temps.

Je crois que la guerre revient à moi, comme les tenèbres envahissent la nuit. Je suis effrayé, pire qu'un gosse dans le noir de sa chambre. Qu'allons-nous devenir ? Et si la guerre arrive à Londres, combien vont mourir à nouveau ?

Je dois me reprendre, ne pas m'endormir... j'ai peur de manquer une communication... et de me réveiller devant une ville en flammes, dévastée, comme dans mon rêve de l'autre jour.




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Dernière édition par Oliver Ryan le Dim 24 Avr - 16:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Oliver Ryan - Ingenious Guy (Done) Dim 24 Avr - 12:44

Bravo, tu es validé
Bienvenue à Londres



Depuis le temps que tu attendais pour la poster cette fiche ! Et elle n'est absolument pas décevante, je l'ai lu d'une traite et j'ai beaucoup aimé. Si je devais pinailler, je t'aurais dit que tu pourrais rajouter ton lien avec le scénario mais après tout, ce n'est pas non plus essentiel.
Oliver peut aller faire un tour chez les grandes personnes green Mais tu connais les lieux, tu as l'habitude. J'espère que tu te plairas avec ce nouveau personnage !


Te voilà officiellement parmi nous! Tu peux donc commencer par aller réserver ton avatar. Une fois cela fait, rends-toi dans la section mon passeport où tu pourras ouvrir tes liens ainsi que tes RPs. Tu y trouveras des codages (liens, fiche de RP, gestion de RP) déjà tout fait si tu ne sais pas trop où chercher, et ensuite, commencer à écrire. Dans cette partie, à partir de 100 messages, tu pourras aussi demander un logement, elle est pas chouette la vie?

Mais attend, ce n'est pas tout! Tu peux également pointer le bout de ton nez dans le flood et venir partager tes connaissances sur la Grande-Bretagne, le Royaume Uni et Londres pendant le conflit, on aime toujours apprendre des nouveautés c'est cool!

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter un bon jeu, bienvenue à Londres!

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MessageSujet: Re: Oliver Ryan - Ingenious Guy (Done) Dim 24 Avr - 14:25

OUAIIIIIIS OLIVEEEEER *_*


J'aime tellement ce perso, et ta fiche est top! On se trouve un lien super vite *-*

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


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"Was it a marriage made in heaven ? Was it a gift from god above ? Do you belive the things you told me or was it simply careless love ? You told me once when we were dreaming through life together we would walk. Those words of love seemed said in star light but now it seems like careless talk."


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MessageSujet: Re: Oliver Ryan - Ingenious Guy (Done) Dim 24 Avr - 16:37

Merci.

Je viens de comprendre quel était le lien du scénario. ^^
Je croyais qu'on parlait d'un lien = URL du coup je comprenais pas !

J'ai ajouté la partie concernée, je l'avais enregistrée sur un autre fichier que celui de l'histoire générale et j'avais zappé de la récupérer !

Citation :
Il vient de m'arriver une drôle d'aventure ! J'étais tranquillement installé, je surveillais les communications radios lorsque j'ai entendu un grésillement infernal. Mon premier réflexe a été de me mettre les mains sur la tête et de me cacher sous une table.

Ne te moque pas de moi... j'ai vraiment cru que c'était une attaque. Ca ressemblait à des coups de feu, il y a eu de la fumée, des étincelles et là, j'ai compris qu'en fait, ça n'était que ma radio. Je ne sais pas si tu te rends compte du désastre, mais j'aurais préféré que ça soit une attaque... sur le moment ne tout cas. Au moins, ils m'auraient tué et puis basta...

Je suis sorti de ma cachette pour regarder de plus près les dégâts. La radio avait totalement grillé... d'habitude, je ne suis pas impressionné mais là, vu l'odeur et vu la complexité de la machine, j'ai paniqué. Imagine que je répare que ça ne fonctionne pas comme prévu... pire, que je casse encore plus le matériel ?

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MessageSujet: Re: Oliver Ryan - Ingenious Guy (Done) Mar 26 Avr - 15:19

squee Rebienvenue avec ce perso qui roxe du poney ! squee

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MessageSujet: Re: Oliver Ryan - Ingenious Guy (Done) Lun 2 Mai - 23:06

Merci ! :D

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MessageSujet: Re: Oliver Ryan - Ingenious Guy (Done)

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