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 one must be cunning and wicked in this world } Beatrix

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MessageSujet: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Dim 7 Aoû - 23:54


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Beatrix Magdalena Kessler


'le feu qui te brûlera, c'est celui auquel tu te chauffes'



Je suis née à Dresde en mars 1909. Mon arrivée à Londres a eu lieu en 1940, alors que les Tommies se pensaient vraiment trop forts pour pouvoir être sapés de l'intérieur. Cette ville me plait, assez étonnamment car j'y suis entièrement, parfaitement libre, loin des contraintes que le gouvernement allemand impose aux femmes. Depuis le début de la guerre, ma vie a changé, je suis désormais politicienne et dangeureuse, car dans la vie je suis secrétaire de George Wallace, ministre de la Marine. Côté amours, je suis séparée de mon mari, officiellement célibataire, que voulez-vous, c'est ainsi. Ma tête ? Il s'agit de Michelle Dockery par tumblr & gentle heart

Depuis son début, la guerre a-t-elle affecté ta vie directement ?

Oui, bien sûr - la guerre a affecté la vie de tous les européens, peu importent leur pays et leur religion. Ma vie fut peut-être l'une des premières affectées, un aspect des choses que je partage avec tous mes concitoyens, mais c'est un mal pour un bien. Cette guerre est nécessaire : pour le Führer, le peuple et la patrie, pour le Reich et ses mille ans de règne, il fallait une guerre. Nos dirigeants la voulaient, ils l'ont eue, et voilà où nous en sommes.
L'Autriche est annexée, la Pologne, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas, la Belgique et la France sont déjà tombés comme un château de cartes - à quoi pouvaient-ils prétendre d'autre, la Wehrmacht est invincible ! Et aujourd'hui, quand Staline reste sur les positions dictées par le pacte germano-soviétique, un seul bastion demeure, la Grande-Bretagne. Une île à mettre au pas, une forteresse protégée par ses murs d'eau salée, qu'il nous faut abattre.
Voilà en quoi la guerre a affecté ma vie, d'un point de vue strictement personnel : c'était un autre avenir qui m'attendait, sans NSDAP, sans Führer et sans croix gammée, mais puisque ils sont là, autant composer avec. Ils ne voulaient pas de femmes dans leurs rangs, tant pis pour eux, je les ai intégrés à ma manière. La guerre a affecté ma vie parce-que lorsque les femmes allemandes restaient au foyer, je partais en Pologne, et une fois la France placée sous notre botte, je m'envolais vers la perfide Albion, bien déterminée à abattre mes cartes. Le régime a besoin de gens comme moi pour faire tomber ce dernier obstacle à la toute-puissance du Reich.
Mes frères et mon mari sont au combat, moi aussi à ma manière. C'est une autre guerre, qui n'est pas l'affaire d'une poignée d'hommes mais d'une nation dans son ensemble.

Es-tu pour la victoire de la Grande Bretagne, ou préfèrerais-tu voir ce conflit s'arrêter au plus vite, avant qu'il ne s'aggrave, quitte à voir la Grande Bretagne y perdre beaucoup ?

Je suis naturellement favorable à une défaite de la Grande Bretagne, c'est d'ailleurs dans le but de provoquer cette défaite que je suis ici ! Je suis allemande et même si je ne partage pas l'ensemble des convictions de notre gouvernement, je reste patriote. L'Allemagne a une revanche à prendre sur la défaite de 1918, revanche que j'espère bien voir arriver d'ici peu. Et c'est certainement très puéril de ma part, mais je conserve un certain ressentiment à l'égard des anglais, dont les artilleries ont tué mon père voilà vingt-quatre ans, dans les Ardennes. L'idée de contribuer à la chute de leur Empire a quelque chose d'extrêmement satisfaisant, à la fois pour l'avenir de l'Allemagne et d'un point de vue strictement personnel. Ce sera là, et seulement là, que l'humiliation du diktat de Versailles sera définitivement effacée, et que mon père pourra reposer en paix.
Cela dit, plus le temps passe et plus mes doutes se font entendre, et moins l'Allemagne me manque réellement. Loin des lois imposées par Berlin aux femmes allemandes, je revis : ici à Londres, je fume, je bois, je sors et je me maquille sans craindre les retombées de quiconque. Le swing, interdit chez nous par ordre de Goebbels, est ici omniprésent. La capitale anglaise est belle, il faut le dire, belle et vivante malgré les bombardements, les restrictions et l'angoisse de voir pointer, d'un jour à l'autre, les troupes allemandes au large. Nos Messerschmitt pilonnent la ville de part en part, et pourtant elle se relève toujours. Je dois rendre ça aux Tommies : ils sont courageux et tenaces. Admirables, d'une certaine manière. Il suffit de les entendre vociférer des 'There'll always be an England' ou - plus drôle encore, bien que complètement hors de propos, des 'On ira pendre notre linge sur la ligne Siegfried' à répétition, alors que nos bombardiers canardent, que les sirènes hurlent et que chaque jour le nombre de blessés et de morts augmente.
Je veux une victoire de l'Allemagne, mais je ne veux pas que cette victoire arrive trop vite, je ne veux pas rentrer chez moi et subir encore les idées de nos dirigeants persuadés que les femmes ne sont bonnes qu'à procréer et se taire. Ma mère n'est pas de ces femmes-là, je n'en suis pas non plus. Ici en Angleterre, je suis libre... Et chaque heure me laisse entrevoir ce que je gagne en y restant. Serais-je prête à sacrifier mon bonheur personnel au nom du Reich de mille ans ? Il paraît que tout à des limites, même le patriotisme le plus accru...

Quel est ton but dans la vie? Pourquoi es-tu à Londres ?

Une part de moi, celle que je garde silencieuse aux yeux du monde qui m'entoure, a pour but d'oeuvrer pour l'expansion de la toute-puissance allemande et la gloire du IIIème Reich. C'est en tout cas ce but-là que mes supérieurs à Berlin m'ont chaleureusement recommandé d'adopter si j'escomptais faire partie de cette délicate mission qu'est l'opération Seelöwe : pour faire tomber l'Angleterre, il fallait croire en l'Allemagne. Ce que je fais, derrière le sourire factice de Betty Lloyd, mon alter-ego londonien. Voilà donc pourquoi je suis à Londres : pour faire tomber cette même Londres. Pour ne voir briller aucune ville sinon Berlin, et pour que rien ni personne ne puisse plus se dresser entre le rouleau-compresseur allemand et le pouvoir hégémonique qu'il mérite. Voilà quel est mon but dans la vie. Du moins, voilà quel semble être mon but dans la vie.
Une autre part de mon être, égale en taille mais à la voix plus forte, est nettement plus opportuniste et égocentrique que cela. Je ne me considère pas comme un pur produit de la nazification qui s'est emparée de mon pays comme une gangrène, et je suis très loin d'applaudir à deux mains les discours d'Hilter et ses sbires en noir. Déjà, on ne peut pas dire qu'avec mes cheveux bruns et mes yeux noirs, je sois la meilleure représentante de ce que d'aucuns surnomment la 'race des seigneurs.' Ensuite, je suis une femme, et une femme ambitieuse. Ma mère n'était pas de celles qui baissent les bras où se laissent mener à la baguette, et je n'en suis pas non plus. Le NSDAP aurait pu être un obstacle à mon ambition, j'ai personnellement choisi d'en faire un tremplin. Mais à Berlin, Raeder et consort ont tout intérêt à récompenser mes bons et loyaux services comme il se doit, autrement qui sait si je ne retournerais pas ma veste ? Car le voilà, mon but ultime : grimper les échelons de la société à la force de mon seul mérite. Et gare à celui qui irait se placer en travers de ma route, fut-il anglais ou allemand...




DERRIERE L'ECRAN

coucou c'est moi!!

Veea'

Bonjour à tous!! Je suis Veasna, et j'ai 21 ans. Je suis étudiante. J'ai trouvé le forum via PRD. Et puis J'VOUS AIME DÉJÀ !! :3




Dernière édition par Beatrix Kessler le Lun 8 Aoû - 17:06, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Dim 7 Aoû - 23:55





HISTOIRE



Londres, Angleterre
25 décembre 1940.

Ma chère maman,

Je ne sais pas très bien pourquoi je t'écris lorsque je sais pertinemment que tu ne me liras jamais. Je perds mon temps à agir ainsi, puisque dès que ma prétendue lettre sera terminée, ce n'est pas au bureau de poste que j'irais la déposer, mais dans le poêle à bois. Je déteste perdre mon temps, pourtant. Je dois tenir de toi, tu détestais cela aussi. Et tu détestais nous voir perdre notre temps. Mais pourtant je suis là, seule à mon bureau, mon stylo à la main, et je t'écris. C'est grotesque, c'est ridicule et c'est vain, mais c'est ainsi. Je projetterais la faute sur les fêtes de Noël qui illuminent la capitale anglaise : il paraît que c'est le moment où on peut se laisser aller au plus stupide des sentimentalismes. Demain, je serais à nouveau moi-même, je te le promets. Mais ce soir, je ferais une brève exception. J'ai tellement envie de te revoir, de te parler, d'entendre à nouveau le son de ta voix et de recevoir tes conseils. J'ai besoin de conseils, Maman, plus que jamais, car pour la première fois de toute mon existence, je suis perdue. Je passe mes journées à tenter de tuer ce doute qui s’immisce dans mes pensées, mais je n'y parviens pas. Plus je le fais taire et plus il revient, ce doute, lancinant au point d'en devenir presque douloureux, il me rendra folle. J'ai l'impression d'être de ces créatures imbéciles qui prétendre entendre des voix : Dieu sait que je ne suis pas sujette au doute, d'ordinaire ! Que je ne suis pas des femmes qui aiment à écouter leur prétendue conscience plus que de raison ! Et tu le sais, cela, mieux que personne ! Et pourtant, je doute. Je n'ai pas peur, mais je doute. J'aimerais ne pas me poser de question et pouvoir affirmer avec certitude de quoi mon avenir sera fait, mais si je le pouvais encore lorsque j'ai quitté Berlin pour Londres, je ne le puis plus. C'est peut-être pour cela que je voudrais que tu sois là, Maman, parce-que nul ne pourrait me comprendre mieux que toi. Malgré tout, tu le pourrais.

Je te connais assez pour savoir qu'à ma place, tu aurais les mêmes doutes que moi.

J'ai quitté l'Allemagne avec une envie de rire telle que j'en ai rarement ressenties, une envie d'éclater de rire, un rire triomphal et puissant. Je me sentais gagnante, forte et déterminée. Je suis partie armée de mes dents longues, de mes faux papiers et de ma haine des anglais. Et aujourd'hui, je ne sais pas où je suis, je ne sais pas où j'en suis. Mon rôle m'aide à donner le change, mais d'ici à ce que je me fonde entièrement dans mon rôle, il n'y a qu'un petit pas... Un petit pas terriblement tentant. Betty Lloyd, voilà qui je suis aux yeux de Londres : la sympathique et zélée secrétaire de George Wallace, le ministre de la marine. Douée dans son travail, discrète, souriante et ponctuelle, voilà qui je dois être. Cacher mon nom, ma famille, mon mariage, mes origines, et devenir plus londonienne que Londres. J'ai quitté l'Allemagne en berlinoise prête à conquérir la capitale anglaise, désormais je suis presque tentée de dire que c'est la capitale anglaise qui m'a conquise. Quelque part, j'en ai honte : tu le sais, je déteste les anglais. Tu ne les aimes pas beaucoup non plus, d'ailleurs, même si tu savais que c'était puéril. Même si je savais que c'était puéril, je leur en veux. Je leur en voudrait toujours, quelque part, lorsque Papa est mort c'est eux que j'ai accusé. Lorsque le traité de Versailles a été ratifié, c'est eux encore que j'ai accusé, même si je sais que les premiers responsables de ce diktat sont finalement les français. L'avion de mon père est tombé sur les tirs des avions britanniques, son nom est couché parmi celui des trop nombreux morts de la Somme, voilà tout ce que j'ai bien voulu retenir de l'Histoire. Et aujourd'hui, je doute : j'ai honte d'aimer ainsi la vie à Londres, j'ai honte de ce que l'Allemagne est en train de faire et j'ai justement honte d'en avoir honte. Une allemande ne devrait pas douter de son propre pays. J’œuvre pour le futur, pour le Reich et ses mille ans de règne ! C'est ce que je me martèle chaque jour. Mais cela commence à devenir insuffisant.

Elle était plus simple, la vie, lorsque nous vivions tous à Dresde. Elle était plus simple même après la mort de Papa, même lorsque il a fallu que nous quittions la Saxe pour Berlin et que tu trouves du travail. Il faut dire que nous étions de ces rares chanceux épargnés par l'écrasement de la bourse américaine - l'argent de Papa nous a suffi amplement, même quand tu nous a quittés, en janvier 1930. Même quand, par souci d'économie, Moritz, Friedhelm et moi avons déménagé dans un appartement plus petit, juste en face de la grande synagogue de Scheunenviertel. A l'époque, je me posais moins de questions. Et les quelques que j'avais eu, tu avais été là pour y répondre. Toi partie, je me contentais d'imaginer quelle aurait été ta réponse pour me rassurer et continuer à avancer. Tout me semblait simple : il me suffisait de croire en moi et de travailler plus que de raison. Croire en soi, c'est déjà presque réussir, n'est-ce pas toi qui nous disait toujours cela ? Quant à la réussite pleine et entière, c'était par le travail que nous l'obtenions, cela aussi c'était toi qui le disais. Et tu avais raison - sans le NSDAP, tu aurais eu raison de bout en bout. Mais apparemment, eux n'étaient d'accord avec cela que lorsque des hommes étaient concernés : point de femmes dans leurs rangs. Lorsque j'ai compris ça, ma première pensée est allée vers toi. Tu aurais été folle de rage : toujours je me souviendrais de tes yeux brillants de joie lorsque finalement, les femmes allemandes ont obtenu le droit de vote ! C'était près d'un mois après l'armistice de 1918, et momentanément, le chagrin que nous ressentions tous, que tu ressentais, toi, s'est envolé. Il est revenu, ensuite, mais il semblait moins lourd à porter. Ce droit de vote, c'était une lumière après les ténèbres de la Grande Guerre, un espoir après la mort de Papa. Si tu voyais à présent la place que le gouvernement accorde aux femmes, ou plutôt devrais-je dire l'absence de place, tu comprendrais pourquoi la situation à laquelle je suis confrontée relève du dilemme impossible.

Je rêvais d'une carrière politique. Tu me soutenais plus que mes frères, qui se destinaient à une carrière militaire. Tu disais que ce n'était pas par désamour pour eux, mais parce-que personne ne chercherait à leur mettre des bâtons dans les roues tandis que moi, une femme, l'on tenterait forcément de me nuire. Et puis, j'avais de meilleurs résultats qu'eux deux. De l'audace, toujours de l'audace, voilà ce que tu me disais. De ne pas avoir froid aux yeux, de ne jamais reculer, de ne jamais baisser les bras et de toujours croire en moi. Appliquer tes conseils n'était finalement pas si compliqué, j'avais un bel exemple en ta personne. As-tu un jour cessé de croire en toi ? En nous tous ? Non, jamais. Et moi, je t'adorais, je voulais être comme toi. Aussi forte, aussi entêtée, aussi franche et pareillement admirable. Quand tu es partie, ce fut un vide immense pour moi, que même mes frères ne purent combler. Je me suis réfugiée dans ce que tu m'avais offert de plus beau, l'ambition. J'ai fait taire ma conscience sans difficultés pour m'intéresser au prometteur NSDAP, qui me semblait l'unique parti capable de restaurer l'honneur perdu de l'Allemagne, d'entériner le diktat qui nous ruinait sans vergogne et de rendre à notre pays sa gloire passée. Et lorsque Hitler a fermé les portes des hauts rangs de son parti aux femmes, j'ai eu l'impression que tu mourrais une seconde fois. Mais ne m'avais-tu pas enseigné qu'il ne fallait jamais baisser les bras ?
Je me demande souvent ce que tu aurais pensé de mon mariage. De l'homme que j'ai épousé à l'été 1935. Un bel homme selon les critères du parti au pouvoir, un aryen véritable. J'ai toujours considéré que cette histoire de race aryenne était des plus ridicules, soi-dit en passant : nul n'a pu mettre en doute le fait que je sois aussi allemande que l'Allemagne elle-même, pourtant j'ai les yeux noirs, les traits durs, les cheveux sombres et épais. Comme Moritz, Friedhelm, Papa. Voilà peut-être le seul point sur lequel je ne te ressemblais pas. Te souviens-tu d'Ingrid, notre voisine à Berlin ? Qui avait mon âge et avec qui je jouais à grimper aux arbres - ce qui avait une nette tendance à te mettre en colère ? Ingrid était blonde, elle avait les cheveux très fins, très lisses, les yeux bleu pervenche et les traits délicats. Ingrid était juive. Je n'ai jamais cherché à savoir ce qu'elle était devenue : après la Nuit de Cristal, j'ai eu peur de la réponse. Mon apparence bien peu germanique a disparu derrière la perfection des yeux verts, de la taille haute et des épaules carrées d'Hermann. Lorsque je l'ai épousé, nous nous connaissions à peine, mais je l'observais depuis longtemps déjà. Membre du parti, gradé de la Kriegsmarine, un homme plutôt prometteur et qui plus est, pas d'une intelligence remarquable. Jamais il ne comprit que mes petites manœuvres pour me retrouver assise à son côté aux dîners ou fréquentant les mêmes soirées que lui n'étaient en rien dues au hasard. Même Friedhelm avait compris mon manège - et pourtant tu sais qu'en général, ce n'est pas lui qui remarque ces choses-là en premier. Me marier était le seul moyen de combler cette ambition qui me dévorait encore plus depuis ton départ. Toi à mes côtés, j'aurais peut-être agi autrement - mais tu n'étais plus là et je ne voyais pas d'autre issue. Ce mariage aura eu un effet bénéfique : il m'offrait un statut, qu'Hermann se hâta de glorifier encore en appuyant ma demande d'intégrer les auxiliaires féminines de la Wehrmacht. Forte des contacts de mon mari, j’obtins sans trop de difficultés un poste de secrétaire.

Je n'aimais pas mon mari. Même après qu'il m'eut permis d'intégrer ce poste, pas un instant je ne parvins à déceler une once d'amour en moi. Une fugace reconnaissance, peut-être, un soupçon d'amitié balbutiante, mais de l'amour, jamais. Rien à voir avec ce sentiment qui t'unissait à mon père, dans le temps. Je crois que je n'ai jamais aimé personne d'autre que vous, toi en premier, Papa, mes deux frères. Je crois que jamais je n'aimerais comme je vous ai aimés, vous tous. Et comme à chaque fois, je ne le comprends que lorsque je vous ai tous perdus.

Je me souviens bien de la mort de Papa : notre bonheur n'a plus jamais été le même ensuite. Il était là, tu avais fini par le reconstruire pour nous, mais il était différent. Quelque chose s'est brisé à se moment là, que nul ne pouvait plus réparer. Cela explique peut-être pourquoi tu ne t'es ensuite jamais remariée. Quand tu es partie, ce fut pour moi le pire. Je n'ai jamais été sentimentale, les pleurs ne sont pas pour moi, et d'ailleurs j'ai a peine pleuré. J'avais pleuré pour Papa. Un peu moins pour toi. Lorsque deux individus en noir sont venus m'annoncer la mort de Moritz et Friedhelm lors du siège de Varsovie, je n'ai pas versé la moindre larme. Peut-être parce-que ma dernière part d'humanité était morte avec eux deux.

C'est à ce moment-là cependant que j'ai eu mes premiers doutes. Je les ai fait taire - depuis 1933 c'était ce que je savais faire de mieux - et j'ai continuer à avancer. Mais aujourd'hui, l'image de mes frères me hante : la propagande allemande nous dépeignait les polonais comme des sous-hommes, des slaves imbéciles, des êtres inférieurs à peine plus tolérables que les juifs, et à peine mieux traités. Je les ai méprisés, ces polonais, lorsque après la capitulation de leur capitale je m'y suis rendue en tant qu'agente de l'Abwehr. Je me suis efforcée de voir en eux les indésirables que nous présentait le régime. Et pourtant, ils ne devaient pas être de tels sous-hommes, si ils avaient pu tuer mes deux frères. Certes, les pertes allemandes étaient minimes comparées aux leurs. Mais sur les mille cinq-cent cadavres qui portaient l'aigle allemand, deux étaient la seule famille qui me restait. Hermann les disait morts en martyr, tombés pour le Führer, le peuple et la Patrie, moi je comprenais surtout qu'une fois de plus, je perdais des êtres chers. Les seuls êtres qui m'étaient encore chers. Pauvre Hermann, j'ai vraiment été affreuse avec lui - tu aurais souri de mes caprices et de mes crises de nerfs, j'en suis sûre. De leur vivant, Moritz et Friedhelm riaient aux éclats dès qu'il avait le dos tourné. Combien de fois a-t-il du regretter notre mariage, je l'ignore, mais je n'aurais pas assez de mes dix doigts pour compter ! Et pourtant, j'ai beau me dire que j'ai été la plus infernale de toutes, plus infernale encore du fait de ne pas lui avoir donné le fils qu'il espérait tant, je ne regrette rien. Ni notre mariage ni mon comportement. Le premier m'a ouvert la voie et me permets d'être libre aujourd'hui, le second n'était finalement que pure logique. Mon caractère et le sien placés sous le même toit ne pouvaient qu'en venir là.

C'est à Hermann que je dois mon entrée dans l'Abwehr. La Pologne, je te l'ai dit, fut ma première mission. Mais une nouvelle s'y substitua bientôt, autrement plus intéressante qu'un pays déjà conquis : l'Angleterre, un pays à conquérir. Mon cher et tendre mari a été mis dans les confidences de l'opération Seelöwe ordonnée par le Reich via son ami Raeder, responsable officieux de la manœuvre et fraichement nommé Großadmiral par le Führer en personne. A cela coïncidait fort opportunément une période particulièrement tendue dans notre couple à la cohésion déjà brinquebalante. Hermann a au moins un mérite, celui de reconnaître le mien : relations aidant, mon nom s'est vu couché parmi les potentiels agents et bientôt, je quittais la capitale allemande par avion. Je suis loin de l'Allemagne aujourd'hui, loin de Berlin, d'Hermann et des pontes du parti nazi. Jamais je n'aurais cru que cela puisse être une telle libération.

Je fais de mon mieux pour m'acquitter de ma tâche, tu connais mon perfectionnisme : dans le temps, tu avais le même. Je dois travailler plus, juste et bien, n'est-ce pas ? Apprendre l'anglais a été plus simple qu'apprendre le polonais, effacer toute trace d'accent fut quelque peu ardu, mais j'y parvins finalement. Mes consonnes sont un tantinet trop dures, mais c'est assez ténu pour que cela passe inaperçu. J'ai fait comme tu me l'aurais conseillé, je me suis présentée au bâtiment de l'Amirauté et j'y suis allée au culot, comme certains diraient. Betty Lloyd est une charmante et agréable célibataire venue tout droit du Northumberland et de la frontière écossaise pour mettre ses bons et loyaux services à profit et ainsi contribuer à l'effort de guerre. J'ai grimpé les échelons, lentement mais sûrement. Le Reich prévoit une invasion des îles britanniques par la mer, ma présence au cœur même du siège de la Marine britannique ne peut être que bénéfique. Surtout depuis le début de l'année 1940, où c'est le ministre Wallace en personne qui m'a choisie pour être sa secrétaire personnelle. Bon, je dois avouer ne lui avoir guerre laissé le choix : ma concurrente a mystérieusement reçu une offre d'emploi en Amérique et a pris le premier bateau pour l'autre côté de l'Atlantique. Une fâcheuse coïncidence, n'est-il pas ? Surtout lorsqu'on sait que l'offre en question a été envoyée par mes soins, avec force faux tampons, adresse imaginaire et signatures imitées. La pauvre a dû arriver bredouille à New-York, mais point ne me chaut, ma place était assurée. Je crois que Wallace n'a pas à se plaindre de mes services : j'arrive en avance, fraîche comme un bouton de rose, je fais des heures supplémentaires et ne demande jamais un sou de plus, je ne rechigne jamais à la tâche - l'employée modèle en somme. Ne reste qu'à continuer de dépasser mon temps de travail et fouiller à satiété dans le bureau de mon employeur. Pour l'instant, je crois être plutôt sur le chemin de la réussite. A cela s'ajoute une autre victoire, incarnée par un charmant anglo-allemand refusé dans l'armée de son pays à cause, justement, de ses origines germaniques. Qui ferait un meilleur agent qu'un britannique rendu amer et dépité par son propre gouvernement ? Lukas Laurence est une proie facile, d'ici peu j'en ferais ce que je voudrais. Mais au fond, je crois que je peux comprendre ce malheureux : comment agirais-je, moi, si en fin de compte l'Allemagne ne me reconnait pas à ma juste valeur pour les risques que j'ai pris depuis mon arrivée ici ? Voilà la question qui résume mes doutes, Maman, la question à laquelle j'ai peur de répondre.

La vie à Londres est bien différente de celle de Berlin, et c'est avec une pointe de regret que je dois me rendre à l'évidence : la première me sied mieux. Elle n'est pas sans danger, toutefois. Le MI-5 tente tant bien que mal de mettre la main sur les taupes que l'Allemagne a dissimulé dans Londres et a déjà ciblé le Ministère de la Marine. S'ils mettent la main sur moi, je suis perdue, et sans doute ne pourrais-je pas compter sur quiconque pour me tirer d'affaire. Les anglais auront tôt fait de m'éliminer et de mettre mon plan à sac. J'ai une fois encore mis la morale de côté, une chose dont je suis devenue experte - rien n'est plus simple que de jouer les délatrices, n'est-ce pas ? Aviser une policière de la Special Branch, une brunette dont j'oublie systématiquement le nom irlandais, n'a pas été difficile. En temps voulu, je n'hésiterais pas à dénoncer les autres taupes, de préférence avance qu'elles ne me dénoncent. Et en attendant, je travaille, je m'amuse comme on s'amuse à Londres seulement, nul ne peut plus s'amuser à Berlin. Tu verrais cela, Maman, je revois les temps de l'après-guerre, en plus modernes évidemment, en plus provocants, aussi : le swing est joué à tue-tête, les femmes fument, boivent, se maquillent, on peut chanter et danser sans craindre quoi que ce soit, on nargue les bombes, on rebâtit ce qui a été détruit, et on recommence à danser. C'est une vie à laquelle je prends goût de plus en plus vite, de plus en plus fort, si loin de cette chape de plomb qui s'est abattue sur mon pays.

Dresde me manque parfois encore plus que Berlin, Maman, il est des jours où je donnerais cher pour revoir le Blaues Wunder, les sommets de la Frauenkirche et la vallée de l'Elbe. Et puis je me souviens des règles imposées par le gouvernement et soudain, Westminster Palace se reflétant sur les eaux sombres de la Tamise me semble la plus belle vue qui soit. Alors que dois-je faire, Maman ? Qui dois-je placer en tête de mes priorités, l'Allemagne ou ma vie ? Je suis une opportuniste, pas une nazie convaincue - c'est là que se dessine la limite de l'opportunisme. Et si l'Angleterre représentait une échappatoire, au cas où le Führer et son entourage oubliaient le rôle que j'y ai tenu ? Et si, et si...
Je ne comprends pas vraiment pourquoi je me fatigue à écrire quelque chose que tu ne liras jamais. Je vais aller tout brûler maintenant, ce sera le mieux, et nous verrons de quoi l'avenir sera fait. La grande question est : maintenant que je n'ai plus ni parents ni frères, l'Allemagne compte-t-elle assez pour que je me batte pour elle si elle se refuse à me payer rubis sur l'ongle pour mon travail ici ? Personne ne peut répondre à cela, sinon moi, et pas dans l'immédiat. Attendons de voir demain, n'est-ce pas l'unique chose à faire ? Assurer mes arrières côté britannique, côté allemand, faire mon travail, faire en sorte que rien ne filtre ni d'un côté ni de l'autre. Et me tenir prête à toutes les éventualités.

La neige tombe et bientôt ce sont des bombes qui tomberont. Les anglais continueront de danser, les anglaises de se maquiller, et moi de jouer d'un côté et de l'autre en attendant de voir quel camp se montrera le plus favorable à ma cause personnelle. Joyeux Noël, Maman. Même si tu n'es plus là pour l'entendre, je t'aime.

Beatrix.




Dernière édition par Beatrix Kessler le Ven 2 Sep - 15:26, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Dim 7 Aoû - 23:59

Officiellement bienvenue vilaine espionne allemande green

Michelle Dockery est un excellent choix, j'ai hâte de lire ta fiche *.* Si tu as des questions n'hésite pas, on sera là !

A très vite Yeah !

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I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.
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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Lun 8 Aoû - 0:10

j'me disais que ça manquait de boches dans le paysage green //SBAAAAF//

merci beaucoup ! Yeah ! je m'efforce de finir le plus vite possible :3
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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Mar 9 Aoû - 17:57

Bienvenue à toi de manière plus officielle ** j'ai hâte de voir ce que ça va donner avec Béa What a Face What a Face si tu as des questions n'hésite pas ^^

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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Mar 9 Aoû - 21:30

Oooh, j'avais tellemene envie de voir ce personnage joué !! Bienvenue à toi, et courage pour la suite de ta fiche, que j'ai hâte de lire!!

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Those who stand for nothing fall for anything
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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Jeu 11 Aoû - 18:04

merci beaucoup à vous deux ! squee bon, j'espère que ma fiche sera à la hauteur alors :3

c'est vrai que le perso... *.*
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James Alistair
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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Mar 23 Aoû - 17:49

Coucou Béa ! Je viens aux nouvelles, où en es-tu de ta fiche? As-tu besoin d'un peu de temps supplémentaire? :)

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.
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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Jeu 25 Aoû - 15:47

coucou ! squee
désolée de ma brutale absence, j'ai eu un gros plantage de technologie ces derniers temps : pas de connexion, ordi en cavale et téléphone en rade, tout ce qui va bien quoi What a Face
du coup, maintenant que ça m'a l'air résolu, j'ai pris pas mal de retard dead est-ce que je pourrais avoir un délai ? angel je ne pense pas mettre trop longtemps cela dit, mais bon...
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James Alistair
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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Jeu 25 Aoû - 17:16

Foutu PC ... bou
Une rallonge d'une semaine ça te va ? Disons jusqu'au 1e septembre.
Après les admins partent en vacs de toute façon PTDR

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Olivia Deacon
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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Jeu 25 Aoû - 18:15

J'adore ce personnage, j'avais hésité à la prendre, quel bon choix *.*


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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Jeu 25 Aoû - 21:13

Bienvenue !
Idem j'adore ce personnage ! *.* J'ai hâte de voir ce que tu vas en faire Supermaaaan

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Cravate d'Italie et un méchant complet vermoulu...


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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Jeu 25 Aoû - 22:45

James Alistair a écrit:
Foutu PC ... bou
Une rallonge d'une semaine ça te va ? Disons jusqu'au 1e septembre.
Après les admins partent en vacs de toute façon PTDR

à qui le dis-tu... facepalm
au 1er septembre, ça me semble bon ! *.* j'essayerais de finir avant, mais au cas-où... :D
(et bonnes vacances en avance, au passage ! love )

merci beaucoup, Olivia et Isidore ! *.*
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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Ven 2 Sep - 18:17

Bravo, tu es validé-e
Bienvenue à Londres



J'ai adoré ta fiche! Elle se lit vite et bien, et la faire sous forme de lettres à sa mère le soir de noël, un peu nostalgique, donne une profondeur au personnage, ça nous ouvre une fenêtre sur son caractère qu'on aurait pas forcément vue ailleurs. Bref, c'était top! Bienvenue à notre espionne de haut vol What a Face j'ai hâte de voir comment tu vas la faire évoluer (et avec la secrétaire de beau-papa, il nous faudra absolument un lien What a Face ). Bienvenue parmi nous!!! welcome cheer


Te voilà officiellement parmi nous! Tu peux donc commencer par aller réserver ton avatar. Une fois cela fait, rends-toi dans la section mon passeport où tu pourras ouvrir tes liens ainsi que tes RPs. Tu y trouveras des codages (liens, fiche de RP, gestion de RP) déjà tout fait si tu ne sais pas trop où chercher, et ensuite, commencer à écrire. Dans cette partie, à partir de 100 messages, tu pourras aussi demander un logement, elle est pas chouette la vie?

Mais attend, ce n'est pas tout! Tu peux également pointer le bout de ton nez dans le flood et venir partager tes connaissances sur la Grande-Bretagne, le Royaume Uni et Londres pendant le conflit, on aime toujours apprendre des nouveautés c'est cool!

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter un bon jeu, bienvenue à Londres!

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


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"Was it a marriage made in heaven ? Was it a gift from god above ? Do you belive the things you told me or was it simply careless love ? You told me once when we were dreaming through life together we would walk. Those words of love seemed said in star light but now it seems like careless talk."


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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Ven 2 Sep - 18:36

nyyaaaaaah merci ! squee je suis ra-vie que tu aies aimé, moi qui avait peur d'être passée à côté de quelque chose green merci pour la validation, je vais aller faire tout ça :)
ce sera avec très grand plaisir pour le lien ! *.*
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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Dim 11 Sep - 15:38

Je viens de lire ta fiche ! J'adore la tournure de ton histoire sous la forme d'une lettre : très efficace pour cerner Beatrix ! Félicitations pour ta validation squee
Je vais réfléchir à lien... :3

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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix Dim 11 Sep - 22:28

Bienvenue

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MessageSujet: Re: one must be cunning and wicked in this world } Beatrix

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