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 On va parler d'homme à homme (ft. Eliott)

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Karol Tomasz
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MessageSujet: On va parler d'homme à homme (ft. Eliott) Lun 16 Oct - 1:03



Vingt-et-une heure sur Londres. Cela faisait un bon moment que le soleil d'hiver s'était couché, franchissant la ligne d'horizon à l'ouest pour laisser place à la pénombre puis à l'obscurité. La lune avait décidé de snober le ciel, laissant apparaitre dans celui-ci, une myriade d'étoiles. Parfois, elle pouvait vraiment avoir un comportement de diva. Les rues de Londres dégageaient, sans le vouloir, un sentiment de morosité, que la situation du moment, particulièrement tendue, expliquait. Seules les voies principales étaient éclairées par les réverbères. Quelques uns avaient les vitres explosées à cause des déflagrations et des secousses. Officiellement, cela restait ainsi pour faire des économies. Cependant, tout le monde savait que c'était surtout pour des raisons de sécurité. L'objectif était d'attirer les bombardiers sur des zones précises, loin des habitations. Autant ne pas faciliter le travail des nazis en faisant briller les zones résidentielles comme des soleils ! Karol marchait dans des ruelles en périphérie du Centre, plongées dans l'obscurité. De temps en temps, une lumière passait à travers une fenêtre pour éclairer légèrement le trottoir. Cela lui évitait de tomber ou de trébucher et le guidait à travers cette ville qu'il commençait à connaitre. Comme chaque vendredi soir, quelques londoniens bravaient le couvre-feu et sortaient. Il faut dire que la guerre était loin, hormis les avions qui lâchaient leurs obus sur les braves gens, il n'y avait guère de combats dans les parages. Et puis le Gouvernement ne pouvait pas assigner tout le monde à résidence comme ça, sans raison ! Il y avait d'ailleurs une sorte d'habitude pour les habitants à braver l'interdit. La police se montrait intraitable mais ne pouvait pas être partout. Et puis rares étaient les arrestations pour non-respect du couvre-feu. Par conséquent, il n'y avait pas d'énormes risques à se rendre dans un bar.

Bien que Karol ne soit pas un adepte des soirées à l'anglaise, il aimait bien boire, même s'il préférait, de loin la vodka. Il n'y avait pas beaucoup d'alcool, de toute façon. La guerre avait apporté le rationnement et ceux qui possédaient de précieuses bouteilles d'alcool fort, les avaient soigneusement enfermées dans leurs caves pour les préserver. Et sur le marché noir, la marchandise étant raréfiée, elle coutait une blinde ! Le polonais devait donc se contenter, vu sa solde, d'alcool classique, un peu de vin, mais surtout beaucoup de bières. Il avait une certaine attirance pour celles venant d'Irlande, bien qu'il les trouve peu fortes. Elles avaient une saveur particulière qui les rendait très agréable à déguster. Et celles que l'on servait au Lamb and Flag, l'un des plus vieux bars de Londres étaient les meilleures. Le polonais pouvait en témoigner, lui qui avait fait de nombreuses sorties ailleurs. D'ailleurs, venir dans ce secteur n'était pas dans son habitude. Il préférait d'ordinaire aller dans des lieux moins légaux, là où il pouvait participer à des combats clandestins et faire quelques paris, histoire d'arrondir ses fins de mois. Il n'avait pas vraiment de charges mais il dépensait surtout pour Vicky, afin de la séduire. Il achetait des cadeaux, qui coûtaient cher, forcément, en raison de l'état de guerre. Si Karol se rendait dans ce bar mythique du centre de la ville, c'était pour une question de fierté. Depuis quelque jours, dans son escouade, les racontars allaient bon train. Comme toujours avec les rumeurs, on se rendait vite compte que les protagonistes n'étaient pas au courant. En l'occurrence, il s'agissait ici de Victoria Irvin et d'Eliott Armstrong. Sans que cela ne soit réellement fondé, il se murmurait que l'américain essayait de mettre la belle anglaise dans son lit. Le feeling avait l'air de bien passer entre eux.

D'ordinaire, le Capitaine Tomasz n'accordait que peu de crédit aux ragots. Il était du genre à en rire en faisant une blague bien graveleuse, avec la finesse qui le caractérisait tant. Seulement, là, on parlait de Vicky. Et il fallait bien le dire, Karol ne se posait pas de question. Les plaisanteries de ses camarades d'arme ne faisaient qu'attiser sa jalousie et son agressivité. Il en devenait irascible, ce qui forcément multipliait la motivation de ses hommes à le titiller. A force, il s'était un peu monté le bourrichon ! Trouver les lieux de fréquentations d'Eliott ne fut pas dur. L'avantage de ce genre de personnage, c'est qu'il n'était guère compliqué de les suivre à la trace. Karol poussa la porte du bar pour y entrer. Un beau petit monde festoyait gaiement. Ce ne fut pas simple de trouver Eliott, mais Karol, qui l'avait déjà aperçu le distingua, au bar. Il s'avança, la mine peu aimable et se plaça à côté de lui. Il commanda une bière et alluma une cigarette.

- Eliott Arrrrmstrrrrong, c'est ça ?

Il roula le "r", avec son accent polonais. Il n'avait pas dit bonjour. En réalité, ça lui coutait déjà beaucoup de lui parler sans lui sauter dessus pour lui coller son poing dans la figure. Mais Vicky lui avait demandé d'être discret, de pas faire d'esclandre. Homme de parole, Tomasz devait donc se canaliser. Un peu provocateur, il lança tout de même :

- Pas de belle anglaise gradée à vos côtés ? Etonnant !

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MessageSujet: Re: On va parler d'homme à homme (ft. Eliott) Jeu 1 Mar - 21:26

ELIOTT & KAROL


La guerre ne l’était pas forcément pour tout le monde. Dans le bâtiment servant à l’ambassade des Etats Unis, on menait une vie tout à fait classique, comme si le Capitole ou la Maison Blanche se trouvait dans une rue adjacente et qu’on pourrait aller boire un verre de bourbon dans un bar sans aucune menace. Bon d’accord, le bâtiment possédait son abri souterrain en cas d’attaque aérienne, mais il ne servait pas beaucoup. Depuis son arrivée, Eliott Armstrong n’y était descendu qu’une fois ou deux, les quelques fois où il travaillait tard le soir, rien de bien grave. Et chez lui, à quelques rues d’ici, sa logeuse du rez de chaussée poussait des hauts cris quand son locataire refusait de descendre. Il voulait dormir, et pas rester terrer dans une cave durant la nuit. Cela avait un côté inconscient, ou casse-cou. Sa logeuse l’appelait « l’américain », avec le ton signifiant bien qu’il n’était pas comme les autres, comme ces anglais disciplinés. Oui, il sortait le soir, avait sa propre voiture, et on disait qu’il possédait une réserve d’alcool personnelle. Un garçon bien étrange pour cette vieille dame que ce monsieur Armstrong. Heureusement, il ne vivait pas chez elle, elle lui louait l’appartement du premier étage, n’ayant plus de place à l’ambassade, trop de bureaux, pas assez de chambres. Cela lui allait parfaitement, Eliott avait aussi besoin de sa liberté et ne voulait pas vivre à son travail.

Eliott aimait bien sûr son emploi, tout autant que de se retrouver à des milliers de kilomètres d’un père trop ambitieux pour son aîné. Mais il aimait aussi s’amuser, peu importe la guerre ambiante. Quand il était arrivé, on lui avait répété qu’il n’y avait plus de vie nocturne à cause du couvre-feu. Il avait répondu qu’il n’y avait plus de vie nocturne à Washington avec la prohibition . Ce qui était bien sûr faux, si les gens ne pouvaient pas s’amuser légalement, ils le faisaient illégalement. Et très vite, il avait compris qu’il en était de même à Londres, grâce à son ami Warren Deacon, son copilote de nombreuses soirées, avec qui il avait vu pas mal de pubs et dancing clandestins. Mais c’est au Lamb and Flag qu’ils se retrouvaient le plus souvent. Eliott avait sympathisé avec le gérant, lui avait filé quelques bouteilles de bourbon pour servir à l’américain et ses amis. Cela changeait du vin moyen et de la bière souvent fade. D’ailleurs, c’était là où il se rendait ce soir, toujours avec son vieil ami. Ils se connaissaient depuis l’enfance, et leur amitié avait traversé les années et l’océan. Quand Eliott avait mis un pied sur le sol britannique, Warren se trouvait là et les deux hommes, trop heureux de se retrouver, ne se quittaient plus. Warren menait une vie de divorcé épanoui et entraînait Eliott dans ses sorties.

Il y avait foule comme toujours au pub, et l’américain retrouva son ami au comptoir, où son verre était déjà servi, il était vraiment attendu. Il y avait là d’autres types du ministère de la marine qu’il salua avant de se saisir de son verre. La soirée s’annonçait bien et elle se passa à merveille jusqu’à l’arrivée d’un inconnu venu l’interpeller sans raison apparente.

« Eliott Arrrrmstrrrrong, c'est ça ? »

Il se tourna pour jeter un œil au type à l’accent slave. Il le détailla des pieds à la tête, mais ne connaissait pas ce type, il le laissa continuer.

« Pas de belle anglaise gradée à vos côtés ? Étonnant !

C’est vrai que ça manque. Warren, tu aurais pu amener des filles du ministère !
Et puis quoi encore ?
Ecoutez mon gars, je ne sais pas qui vous êtes et pourquoi vous me parlez. Bonne soirée. »

Eliott n’aimait pas les grandes esclandres ni se battre. Bien sûr, il savait frapper, et même bien fort s’il le fallait, mais n’était pas un violent ni un sanguin. Peut-être un peu provocateur parfois, ou flambeur de sa manière d’être et de se comporter, mais rien qui lui fasse monter les sangs rapidement. Cet homme semblait chercher la bagarre à première vue, la meilleure manière était de ne pas y répondre. Mais ce slave semblait vouloir en découdre avec lui. Eliott se retourna une seconde fois vers l’individu, plus sérieux cette fois, mais toujours calme.

« Au lieu de jouer au gros dur, si vous me disiez ce que vous voulez, ça ira plus vite. Alors ? »


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MessageSujet: Re: On va parler d'homme à homme (ft. Eliott) Jeu 22 Mar - 22:26



En Pologne, il y avait souvent des bagarres dans les bars. Certains essayaient de se mousser en ingurgitant des quantités folles d'alcool et résultat, ils finissaient par devenir agressif. Et en général, ça ne manquait pas. Un pet de travers et c'était la baston. En même temps, comme le pensa Karol à l'instant où il vit Eliott, dans son pays, ils avaient un honneur. Les américains, eux, ne pouvaient pas en dire autant. Il ne digérait pas l'attitude attentiste des Etats-Unis. Ils ne voulaient pas se mouiller, ils avaient décidé de faire leur petit business de leur côté. Le Caporal Tomasz n'espérait qu'une chose, qu'un pignouf nazi leur envoi un escadron pour bombarder la maison blanche et buter de gros lâche de Roosevelt. En même temps, avoir un président en fauteuil roulant... il n'y avait qu'outre atlantique que ça se voyait ! Il ne manquerait plus qu'une femme pour diriger le Royaume-Uni ou l'Allemagne ! En soi, il n'avait rien contre les femmes, entendons-nous bien. Il considérait juste, comme beaucoup d'hommes de son époque, que la politique, c'était une histoire d'hommes. Sauf dans le cas de Victoria, évidemment. Le jour où elle dirigerait son pays, elle obtiendrait son soutien absolu. Elle était intelligente, en plus d'être belle. Certes, ça ne faisait pas tout, clairement, mais demander à un homme amoureux de faire la part des choses, voilà une affaire bien complexe !

L'amour, c'était ce qui l'avait conduit à mettre Vicky en première position dans la liste de ses préoccupations. Et ce qui l'amenait à faire attention à elle, que sa sécurité soit garantie, qu'il ne lui arrive aucun mal... et surtout qu'aucun individu de sexe masculin ne lui tourne autour. Le Caporal Tomasz était jaloux. Depuis toujours. Même enfant, quand il avait son amoureuse, il cassait la figure aux gars trop zélés qui l'approchaient trop près. Pouvait-on lui en vouloir ? Quand il aimait, c'était passionnel. Là, avec la magnifique anglaise, il était en plus aux anges. Elle avait du caractère, il aimait ça. Et en plus elle lui résistait, ce qui la rendait encore plus irrésistible. Il jalousait Teddy d'être son fiancé. D'ailleurs, il ne l'aimait pas. Dandy, pédant, il l'avait aperçu rapidement une ou deux fois. Typiquement le genre d'homme à ne pas avoir connu la vraie guerre, le front, comme si dans son esprit, la virilité d'un homme se jouait au fait qu'il avait déjà tiré une arme et tué un ennemi. Réaction purement machiste, à n'en point douter. Il faisait quand même des efforts pour ne pas blesser Victoria. Il avait bien compris qu'elle l'aimait. Il le tolérait, sans pour autant lâcher prise. Il gagnerait ce jeu de séduction, il épouserait Victoria, lui ferait de beaux enfants, voyagerait avec elle à travers l'Europe, une fois qu'elle aurait été libérée de tous ces putains de boches. Il lui ferait découvrir la Pologne. Ils y chercheraient sa soeur, disparue. Puis ils s'y installeraient peut-être ? Ils mèneraient une belle vie, il achèterait un avion de guerre en mauvais état, qu'il réparerait pour emmener sa chère et tendre dans les airs. Il passerait son temps libre à alterner mécanique, supervision des enfants, au moins trois, et à lui faire l'amour.

Et au crépuscule de sa vie, vers la cinquantaine, plus peut-être avec un peu de chance, il se loverait contre elle, lui tenant la main pour vivre ses derniers instants. Il se plongerait dans son regard, dans ses yeux si captivants, il l'embrasserait, puis il s'envolerait, cette fois définitivement, avec pour cap, les millions d'étoiles qu'elle avait toujours provoqué dans son esprit et dans son coeur. Voilà le destin qu'il envisageait. Il n'en serait pas autrement. Il la désirait, elle l'obsédait. Un jour, elle serait SA femme. Bye-bye Teddy ! Seulement, la proximité entre Eliott et Victoria ne lui plaisait pas du tout. Quoi, il allait se faire coiffer au poteau par un bouffeur de tomates ? Et puis quoi encore ! Non, il ne laisserait pas ça se produire ! Autant le dire, il n'aima pas du tout l'attitude de l'américain. Il avait l'outrecuidance en prime de le provoquer en se foutant ouvertement de sa tronche. Le visage de Karol s'assombrit. Ses traits se durcirent. Ce n'était pas l'envie de lui manquait de lui en coller une, juste pour avoir la satisfaction de péter ce sourire diabolique, tombeur de femmes. Sanguin mais néanmoins observateur, Karol avait remarqué que les amis d'Eliott l'observaient prêts à intervenir si ça tournait pas. Il n'avait aucun doute quant au fait qu'il pouvait maîtriser Armstrong. Il n'avait pas l'air d'un guerrier. Par contre, à 3 contre un, ce serait très difficile de lutter s'il ouvrait les hostilités. Il ne s'attendait pas non plus à ce qu'Eliott se tourne pour l'affronter et lui demander directement ce qu'il voulait. Peut-être l'avait-il sous-estimé. Il s'approcha, pour n'être qu'à quelques centimètres de lui. Karol avait le regard menaçant. Il sentit que les autres avaient bougé et se tenaient prêts à intervenir. Il n'attaqua qu'avec des mots :

- Je veux que vous arrêtiez de tourner autour de Victoria Irvin. Que vous la laissiez tranquille. Elle n'est pas du genre à se satisfaire d'un ricain planqué dans son ambassade. Tchórzliwy (HRP : lâche) !

Il fit craquer ses cervicales. La situation s'était tendue en quelques secondes. Il ajouta :

- C'est bien clair, Eliott Arrrrmstrrrrong ?

En réalité, il ignorait que la relation entre lui et Vicky était platonique. Il n'avait aucun moyen de le savoir, d'ailleurs ! Restait à savoir si Eliott aurait la patience et la diplomatie suffisante pour ne pas surenchérir dans la provocation. Parce que de son côté, Karol serrait les poings, prêt à lui en coller une dont il allait se souvenir longtemps. C'était son problème, trop passionné, trop sanguin. Une jour ça finirait par le mettre dans une position très délicate.

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MessageSujet: Re: On va parler d'homme à homme (ft. Eliott) Sam 12 Mai - 13:18

Aux Etats Unis, il n’y avait pas de bagarres dans les bars. Parce qu’officiellement, il n’y avait plus d’alcool dans le pays. La Prohibition qu’on appelait ça, décision du gouvernement américain. Mais ce n’est pas parce qu’on interdit que cela n’existe plus. Ce sont ce genre de moments où le plus honnête des hommes transgresse la bienséance, car la soif de s’amuser était plus forte que celle de bien agir. La liberté était restreinte, alors personne n’allait se battre, au risque de rameuter les policiers et faire fermer le bar clandestin. Et Eliott Armstrong, fils de sénateur et garçon de bonne famille, n’allait pas sacrifier sa jeunesse en buvant des citronnades bien sagement. Il faisait souvent ces sorties clandestines et tout s’était toujours bien passé, fort heureusement. A Londres, il tenait sa même ligne de conduite. Le couvre-feu londonien rendait les soirées nocturnes assez compliquées, pas la peine de s’embêter à se battre, surtout quand il n’y avait aucune raison.

Par contre, ses camarades britanniques aimeraient bien en découdre. Il paraît qu’avant la guerre, les bagarres dans les pubs étaient monnaie courante, par tradition ou pour l’honneur, qu’importe, cela mettait l’ambiance. Et dire qu’on dit les américains peu civilisés … certains doivent encore les imaginer au Far West avec les bastons de saloon comme certains films. Et encore, l’âge d’or des western n’était pas encore parlé, Eliott verrait les clichés s’étaler dans le monde entier. Tout ça pour dire que les autres, Warren en premier, avaient fait un pas vers l’étranger, le fixaient, prêts à se battre s’il le fallait. Mais Eliott ne serrera les points qu’en cas de dernier recours, avant il jouait la diplomatie. Après tout, il fallait montrer le beau jour de l’ambassade !

Pourtant, cet étranger à l’accent slave ne voulais pas décamper et cherchait les problèmes. Etait-il ivre ? Après tout, on dit que ces gens-là tiennent bien l’alcool, même qu’on mettrait de la vodka dans les biberons des bébés pour qu’ils deviennent de solides gaillards. Ou des alcoolos de première jeunesse. Impossible à déceler son état d’ébriété à l’œil nu. Tiens il s’approche, peut être que l’haleine pourra aider. Par contre cet homme ne connaissait pas l’espace personnel, il se tenait presque un peu trop près, mais pas vraiment d’alcool à l’odeur.

« Je veux que vous arrêtiez de tourner autour de Victoria Irvin. Que vous la laissiez tranquille. Elle n'est pas du genre à se satisfaire d'un ricain planqué dans son ambassade. Tchórzliwy ! C'est bien clair, Eliott Arrrrmstrrrrong ? »

Eliott le regarda avec des yeux ronds. Le caporal Irvin ? Cette jeune femme de la WAAF qui avait été désigné arbitrairement pour lui servir de guide dans Londres ? Les gens voyaient vraiment le mal partout, dans quel monde vivait-on ? Et qui était-il pour elle ?

Contre toute attente, dans cette situation tellement tendue où même le barman avait suspendu son geste de nettoyage de verre, Eliott eut la réaction la plus incongrue qui soit : il rit. Et pas un discret derrière la main, mais un fou rire sonore au point de décontenancer l’assistance, à commencer par ses amis. Un peu nerveux mais surtout sincère et spontané, ce rire sortait du cœur et désamorça la situation, du moins un peu.

« Vous pensez que le caporal Irvin et moi … ? Oh soyons sérieux un instant, qu’aurait-elle fait avec moi, une jeune fille de si bonne famille ? Elle est bien trop bien pour moi, belle-fille du ministre, il aurait cru que je le ferais tourner en bourrique. Oh c’mon, soyez réaliste un instant ! »

Il rit encore quelques instants, et se calma, gardant un sourire moqueur, mais aussi jovial. Il ne s’attendait pas à une telle histoire, puis il reprit :

« Quand une demoiselle monte dans une voiture d’un homme, elle doit forcément tomber dans ses bras ? Ce n’est pas bien correct pour les dames de votre entourage. Miss Irvin n’apprécierait certainement pas l’allusion … Bon techniquement, c’est moi qui monte dans son véhicule, mais je n’en reste pas moins un gentleman, il faut arrêter de vous faire des films mon vieux ! »

Victoria Irvin était chargée de lui faire découvrir la ville, apparemment la WAAF doit avoir assez de main d’œuvre pour détacher une jeune femme au nouvel attaché militaire de l’ambassade américaine. La guerre, les soldats, tout ça semble annexe. Non, mieux valait de lécher les bottes de l’américain pour qu’il change d’avis sur la question de la guerre !

« Et d’ailleurs, pourquoi vous souciez vous de Miss Irvin ? Vous n’êtes pas son fiancé à ce que je sache. »

Bon d’accord, là il avait provoqué, surtout avec ce sourire en coin. Mais il se montrait curieux. Sans doute un admirateur …

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