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 Là où tout a commencé (ft. Rose)

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MessageSujet: Là où tout a commencé (ft. Rose)   Mer 14 Mar - 22:59

Oliver n’en revenait pas d’être encore vivant. A Dunkerque, il avait vécu les pires moments de sa vie. Il ne pensait pas en réchapper. Pour tout dire, il ne savait pas par quel miracle il respirait encore. Il entendait encore le bruit des bombardiers dans le ciel... terribles corbeaux mécaniques dont il faisait encore des cauchemars. En s’engageant dans l’armée, il ne pensait pas que cela aurait tant d’impact sur sa vie. Il s’y était rendu avec la fleur au canon, blindé d’intentions héroïques, bercé par les descriptions passionnées de son grand-père. Il y avait connu la souffrance physique : la faim, la soif, le manque de sommeil ou encore les courbatures liées aux mauvaises postures et aux missions éreintantes. Ça, c’était commun à beaucoup de gens, et il pouvait s’en accommoder. La douleur passait avec le temps et le corps trouvait toujours un moyen de s’adapter. En revanche, la souffrance mentale, elle, ça restait une autre paire de manches ! Il avait vu ses compagnons d’armes tomber à côté de lui. Certains parlaient encore, avant qu’une balle ne les atteigne et ne les condamne au silence, définitivement. La veille, ils riaient, essayant de se donner du courage mutuellement, des moments privilégiés pour surpasser les épreuves. L’isolement, la sensation d’être livré à l’ennemi, la paranoïa ambiante, tout jouait pour miner le moral des troupes. Or, il était facile de guérir un corps. Pas l’esprit.

Pour ces raisons et parce qu’au retour de Dunkerque, il se trouvait dans un état d’épuisement important, il fit un séjour dans une infirmerie où on le mit en chambre de repos. Il gardait conscience que personne ne pouvait le guérir. Le traumatisme, il le garderait à vie. La seule chose que l’on pouvait faire, c’était le préserver. Ou à défaut, il le faisait lui. Il avait fait en sorte d’occuper son poste de Signaller et de ne pas décevoir ses supérieurs. Il effectuait des rapports complets et réguliers, il restait lorsqu’il le fallait, même si cela impliquait qu’il renonce à des heures de sommeil ou de vie sociale. Sa crainte majeure : retourner au front ! Il ne l’imaginait même pas ! Il agissait pour se rendre indispensable. Et aujourd’hui, il nourrissait une grande inquiétude. Il était blessé. Rien de grave, selon le médecin mais il lui fallait un peu de repos. Quand il repensait à tout ça, il savait à qui il devait la vie. À son héros, un grand gaillard, taillé comme dans un comics américain, dont il avait vu traîner un exemplaire quelque part : Denys Hammond. Il était venu pour le sauver alors que son poste était attaqué. Oliver avait reçu un projectile sur le bras. Résultat : 12 points de suture. Et l’obligation de se reposer. Il espérait que personne ne le remplacerait pour pouvoir récupérer son poste rapidement ! Sans ça il était bon pour y retourner... au front...

Il n’y avait cependant pas que des points négatifs dans cette histoire. Il pouvait reprendre l’écriture de son journal et de sa correspondance. Cela faisait quelques semaines qu’il n’avait pas donné de nouvelles à Rose. Il s’en sentait mal, évidemment. Il entreprit donc de lui écrire, en soignant ses phrases et ses mots. Mais le résultat ne le satisfaisait pas vraiment. Il enchaina les brouillons froissés en boules de papier. A un moment il se résigna. Il se mit à dessiner. Tout naturellement, il esquissa les traits de la jeune femme, dont il sentait bien qu’il s’était épris. Il n’y passa pas beaucoup de temps car le portrait fut vite fini. Et puis, il sentait qu’une envie naturelle pointait le bout de son nez. Il se leva, et se dirigea vers les toilettes en prenant soin de ne pas déranger le personnel. Quelquefois, Oliver se disait que la vie comportait des aspects bien étranges. Il n’attendait rien de cette guerre, désormais. Mais depuis sa rencontre avec Rose, lorsqu’elle s’occupa de lui à son retour de Dunkerque, il se sentait différent. Il n’y avait pas que pour sa vie qu’il voulait rester ici. Elle jouait un rôle primordial dans sa tête. Il voulait la revoir, un jour. Il ne s’attendait sûrement pas à ce que ce soit aujourd’hui ! Vessie vidée et mine satisfaite, il regagna sa chambre. Quelle ne fut pas sa surprise d’y voir Rose, assise sur le lit à côté du dessin. Le soldat Ryan en devint pivoine. Il ne pouvait s’empêcher de rougir. Son regard se posa sur la ravissante demoiselle. Il eut un sourire un peu idiot, celui qu’ont parfois les hommes lorsqu’ils sont amoureux.

- Rose !!! Je ne savais pas que tu étais ici ! Ça par exemple ! Quelle bonne surprise !!!

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Dernière édition par Oliver Ryan le Sam 5 Mai - 14:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Là où tout a commencé (ft. Rose)   Dim 18 Mar - 18:48

Devoir ce battre en permanence avec la famille pour imposer son choix. Je devais faire moi aussi une guerre avec ma grand-mère qui voulait me voir changer d'orientation professionnelle. Elle voulait surtout que, je laisse tomber l'idée d'être infirmière et que, j'épouse l'homme qu'elle m'avait choisit. Mais, la réalité était que, je ne voulais pas de cet homme et je ne voulais surtout pas changer d'orientation. J'aimais le métier que, je faisais et j'avais l'impression de me rendre utile surtout pendant cette période de guerre. J'adorais les patients et j'essayais au maximum de leur faire trouver le sourire. Pour la plus part, ils étaient meurtrie par les horreurs du front et les blessures étaient bien plus psychologique que, physique. Alors chaque jours, je tentais d'apporter un peu de lumière dans leur cauchemars. J'avais l'impression de bien m'en sortir et la plus part, semblaient très heureux de me voir venir délivrer les soins. Je plaisantais avec certains et je parlais toujours de façon légère de sujet qui, n'avait aucun lien avec la guerre ou la politique.

Ce métier était le plus beau à mes yeux et j'avais noué des liens particuliers. J'avais d'ailleurs gardé contact avec un jeune homme. Il était militaire et était venu à l'hôpital, jusque là, rien de bien particulier. Mais, rapidement, un lien s'était établit entre nous et j'étais très rapidement tombé sous son charme. Il avait quelque chose de particulier et il me plaisait énormément. Hélas, une fois soigné, il avait du repartir et nous avions gardé contact. Nous nous écrivions très régulière bien que, ça faisait maintenant plusieurs semaines que, je n'avais aucune nouvelle de sa part. Certains patient toujours présent dans l'hôpital avaient remarqués le lien que, j'avais avec lui et il tentait de me réconforter comme il pouvait lorsqu'ils voyaient mon inquiétude face au silence radio de Oliver. Je me refusais de penser au pire mais, certains jours s'étaient compliqués et je voyais le noir partout. Je sortais de mes pensées alors que, le médecin me donna un plateau contenant une seringue ainsi qu'un liquide orangé dans un tube en verre. Il m'indiqua d'apporter ça dans une des chambres. Je levais légèrement un sourcil surprise d'entendre qu'elle était une nouvelle fois occupé.

Il fallait que, je sois concentré sur mon travail et non dans mes petits soucis alors, je marchais en direction de la dite chambre. Je m'arrêtais un instant sur le pas de la porte en voyant un papier sur le lit. Je m'avançais avant de remarquer qu'il s'agissait de mon portrait. Un peu surprise je m'approchais un peu plus et je posais le plateau sur une des tablettes avant de glisser mes doigts sur le papier fraîchement griffonné. Une incompréhension m'envahit, est-ce que, je connaissais la personne présente dans cette chambre ? Je m'assis sur le matelas glissant mes doigts sur le gris du crayon avant de relever la tête et de tomber face à face à Oliver. Il semblait aussi surpris que, moi de me voir dans sa chambre. Un sourire se dessina sur mon visage après la surprise. "Je ne savais pas que tu étais revenu ?!" Je me relevais réalisant que, j'étais toujours assise sur son lit et je reposais le papier à sa place. "C'est un jolie dessin." Je continuais de sourire avant de réaliser que, j'avais un travail à faire. "Comment tu te sens ? Le médecin m'a demandé de venir pour te faire une injection..." Avant de la faire, je voulais m'assurer de l'état du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Là où tout a commencé (ft. Rose)   Ven 30 Mar - 0:17

Pour une fois dans sa vie, Oliver ne détestait pas être dans un hôpital. En général, quand il s'y trouvait, ce n'était jamais pour de belles choses. Comme beaucoup, il subissait parfois les aléas de la vie. Bien que ce lieu soit destiné à ce que les gens aillent mieux, il y avait souvent bien trop de décès pour que cela soit positif. Sans compter la souffrance, la tristesse et la solitude. Il le voyait bien autour de lui, certains soldats n'avaient personne pour les veiller, soit parce qu'ils venaient de trop loin, soit parce qu'ils n'avaient plus de famille, décimée par les guerres, première et seconde, donc dernière, du moins l'espérait-il. Au sortir de novembre 1918, tout le monde clamait "plus jamais ça". 15 ans plus tard, même pas de quoi changer de génération, voilà que ce beau monde remettait ça sur la table. Une folie... un drame même. Jeunes et moins jeunes, se retrouvaient à servir leur pays, ce dernier lopin de terre en Europe, résistant encore et toujours, à l'envahisseur nazi. Cette jeunesse sacrifiée, Oliver en faisait partie. Commettrait-elle la même erreur qu'avec le traité de Versailles si jamais ils venaient à l'emporter un jour ? La question méritait d'être posée, même si ce ne serait pas eux qui construiraient un armistice. Ce devoir là appartenait aux vieux croûlants en place... à Churchill. Finalement, le soldat Ryan relativisait, en se disant qu'il préférait appartenir à une génération innocente, plutôt que de porter la responsabilité de la paix. Au moins, il s'évitait de porter tout ce poids sur ses modestes épaules. Et puis, les politiques n'avaient pas la chance de voir dans leur chambre d'hôpital, une femme aussi belle et aussi attirante que Rose.

L'image de la jeune femme assise sur son lit le secouait. Il ne s'y attendait pas. Pour ainsi dire, cette rencontre lui semblait inespéré, alors qu'il ne cessait de rougir à l'idée qu'il ne lui donnait plus vraiment de nouvelles ces derniers temps. Il n'avait pas d'excuse, d'ailleurs, il n'en cherchait pas. Il avait failli mourir, encore une fois. Mais Denys l'avait sauvé et lui avait rappelé, par ce geste, combien il était important, sinon crucial, qu'il soit vivant et qu'il le montre aux autres. Il avait pensé envoyer une lettre, en se confondant en regrets et en demandant le pardon de la jeune femme. Et puis, il s'était ravisé. Il fallait quelque chose de plus original. Un dessin, une esquisse. Avec quelques mots, simples, qu'il aurait écrits, en guise de légende : "Je pense à toi". Il aurait envoyé cela par coursier, avec sa solde, imaginant le visage de celle pour qui son coeur battait, s'illuminer un peu dans la morosité de cette guerre qui les séparait. Il rejoignit son lit et s'assit dessus. Devait-il l'embrasser ? Il en crevait d'envie, tant elle lui manquait. Oliver restait un garçon bien élevé, il se contenta d'une bise, affectueuse. Il avait les joues légèrement rosies. Qu'elle découvre le dessin là, voilà quelque chose qui n'était pas prévu !

- Je n'ai pas bien réussi à faire la courbure de tes joues. Et je me rends compte que j'ai un peu écorché ton regard. Je pensais te l'envoyer, pour te dire que je pense à toi. Et tu es là...

Il lui saisit le main, avec douceur. Ce contact lui donna des sueurs. Il se rendait subitement compte que son coeur battait la chamade. Qu'est-ce qu'il y connaissait en amour ? Rien du tout... Les petites relations d'un soir, celles de la jeunesse, ne comptaient pas comme quelque chose de bien sérieux. Il ne les regrettait pas. Les sentiments qui étaient nés à l'égard de Rose, n'avaient pas d'égal. Il aimait. Il l'aimait, elle. Frappé par ce coup de foudre, il n'était plus le même. Il ne voyait plus la vie de la même façon. Elle symbolisait toute la beauté de la vie, tout le sens de son existence. Certes, il s'enflammait sans doute. Alors qu'elle lui parlait de le soigner, il but ses paroles. Il détestait les piqûres, pourtant, il se montra docile. Il retira sa chemise pour qu'elle puisse atteindre son épaule. Depuis qu'elle était là, ça allait beaucoup mieux, paradoxalement. Elle lui mettait du baume au coeur, même ses pensées les plus sombres disparaissaient. En réalité, il n'estimait pas que l'injection soit nécessaire. Au contraire, il n'en avait pas fondamentalement besoin. Peut-être serait-elle plus utile à des blessés plus graves, des gens dans un besoin réel. Il n'osa pas contester, parce qu'il ne voulait pas empêcher Rose de faire son travail. Il détourna les yeux, le temps qu'elle termine son affaire, incapable de regarder l'aiguille en acier, stérile, lui perforer la peau. Il meubla le silence avec quelques mots rassurants :

- Je vais bien, je récupère bien. J'ai hâte de sortir, pour regagner mon poste. Ils ont besoin d'un Signaller, je ne peux pas les laisser tomber. Et toi, comment vas-tu ? Tu as l'air en forme, j'imagine que ça ne doit pourtant pas être simple, ce ne sont pas les éclopés et les malades qui manquent...

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MessageSujet: Re: Là où tout a commencé (ft. Rose)   Mer 4 Avr - 15:12

Mon travail d'infirmière était plutôt prenant et j'avais rarement des moments à moi mais, j'appréciais cette vie loin de celle que, ma grand-mère avait prévu pour moi. J'avais fais des rencontres formidable dont une qui m'emplissait le coeur d'amour et de bien-être. Hélas, il était militaire et je devais en permanence m'inquiéter pour lui et sa vie. Je priais chaque soir ne pas recevoir un télégramme m'informant de sa mort. Le silence était aussi quelque chose de difficile à vivre mais, je savais qu'il avait du mal à trouver du temps pour me faire parvenir une lettre et je ne lui en voulais pas tant qu'il prenait soin de lui. J'étais entrain de discuter avec un soldat arrivé depuis plusieurs mois maintenant lorsque, le médecin me donna l'ordre d'aller faire l'injection d'un nouveau patient. J'attrapais le plateau métallique avant de me diriger vers le nouveau de la chambre. C'était celle que, Oliver avait occupé lors de notre rencontre et je devais bien reconnaître que, c'était très étrange pour moi d'y revenir alors que, je n'avais pas de nouvelles de sa part. Je m'avançais dans la pièce et j'entendais que, le militaire était dans la petite salle d'eau. Je posais le plateau sur la tablette avant de remarquer un dessin à mon effigie sur le lit. Je glissais mes doigts sur le papier pour ramener le dessin un peu plus proche de mon regard. Il était très beau mais, je me demandais bien qui avait bien pu me dessiner ainsi. Je n'avais jamais rencontré le résident de cette chambre. Et alors que, je relevais les yeux vers le militaire les questions disparurent de mon esprit. Un sourire se dessina sur mes lèvres alors que, mes yeux étaient posé sur Oliver. Il m'expliqua qu'il n'avait pas réussi à faire la courbure de mes joues et qu'il avait un peu écorché mon regard. Je reposais le dessin avant de me remettre debout tandis qu'il m'expliquait vouloir me l'envoyer pour me dire qu'il pensait à moi. Le rose me monta aux joues et je conservais mon sourire. J'étais heureuse de le revoir et de savoir qu'il allait bien surtout qu'il n'avait pas l'air de souffrir d'une blessure physique. D'ailleurs, je me demandais bien pourquoi il était revenu dans l'hôpital. Mon regard glissa sur sa main qui venait de prendre la mienne et je gardais surement ce sourire niait et enfantin. Je n'avais jamais connu un sentiment semblable à celui avec Oliver. Pouvions-nous appeler ça de l'amour ? J'avais la certitude que, c'était réellement le cas mais, un peu trop timide et discrète et surtout n'ayant pas reçu ce genre d'éducation, je gardais secrètement mes sentiments pour lui. Un peu mal à l'aise, je lui faisais part de la raison de ma venu dans sa chambre. Je ne devais pas oublier mon métier et mon rôle d'infirmière et les ordres venant du médecin, je ne pouvais faire autrement que, d'administrer le liquide doré de la seringue. Je restais un moment stupide devant son torse dévoilé et je mordais l'intérieurs de ma joue pour éviter de rougir une nouvelle fois. J'en avais vu des corps d'homme avec mon rôle d'infirmière et j'avais déjà eu l'occasion de voir celui d'Oliver mais, avec les nouveaux sentiments que, j’éprouvais pour lui c'était totalement différent. Je tournais la tête vers la plateau pour attraper la seringue avant d'enfoncer l'aiguille dans son épiderme. J'en profitais pour lui demander comment il allait et savoir un peu les raisons de cette nouvelle visite dans l'hôpital. J'écoutais Oliver me dire qu'il récupérait bien tandis que, j'appuyais sur le piston délicatement pour laisser au corps le temps d'absorber convenablement le liquide. Le jeune homme avait hâte de retourner au combat et alors que, j'entendais ses mots mon cœur se serra. La réalité difficile refaisait surface après la joie de l'avoir retrouver. Je tentais de dissimuler ma tristesse de savoir qu'il allait risquer encore sa vie et tant que, cette guerre ne sera pas fini, nous devrons vivre ainsi. Je terminais d'appuyer sur le piston alors qu'Oliver voulu savoir comment j'allais et que, je semblais être en forme. Je laissais de côté mes craintes et je repris un jolie sourire tout en retirant l'aiguille de son bras et d'appuyer sur sa peau avec un petit bout de coton. "Je vais bien et effectivement, il y a pas mal de travail à faire ici...Je suis contente de te revoir..." Je marquais une pause avant de retirer le coton et de reposer la seringue sur le plateau métallique. "Est-ce que, tu crois qu'on arrivera à se voir en dehors de cet hôpital un jour ?" Je ris légèrement avant de reprendre un peu mon sérieux. "Ne soit pas trop pressé de retourner au combat, il faut que, tu te repose un peu pour être pleinement en forme et pouvoir les aider convenablement." Et ça m'arrange, pensais-je. Je n'avais pas vraiment envie de le revoir partir là-bas. Je voulais le garder un peu jalousement avec moi même-ci c'était dans cet hôpital.
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MessageSujet: Re: Là où tout a commencé (ft. Rose)   Mar 1 Mai - 10:56

Oliver serra les dents et se crispa lorsque l'aiguille entra dans sa peau. Il détestait les piqûres... c'était définitif. Pourtant, Rose ne lui faisait pas mal, elle avait des gestes très précautionneux, très doux. Le contact de sa main sur sa peau le fit frisonner. Il se sentait étrangement bien lorsqu'elle se trouvait si près de lui. Elle lui avait manqué, c'était indéniable. La joie de se retrouver fut donc pleinement partagée. La piqûre terminée, il ne pensa même pas à couvrir son torse, il l'écouta et rougit un peu. Elle lui demandait si un jour, ils se verraient en dehors de l'hôpital. Oliver avait pensé à lui proposer un rendez-vous, mais entre le couvre-feu, le danger des bombardements et puis son côté timide, il n'osait pas. Pourtant, il aurait bien aimé la revoir, quitte à ce que cela soit dans un restaurant, ou un pub... sans forcément que les plats soient très fins, puisque de toute façon, avec le rationnement, il n'y avait pas beaucoup d'espoir de manger un bon rosbif ! Il fallait se faire à l'idée que pour le moment, les distractions n'étaient pas fameuses. Peut-être qu'un spectacle pourrait l'intéresser. Il y avait des ballets qui se jouaient, des opéras. Evidemment, ça n'intéressait pas tout le monde, c'était même hors de prix, mais Oliver se sentait prêt à sacrifier sa solde pour passer un moment agréable en compagnie de Rose. Elle parut inquiète à l'idée qu'il puisse repartir au combat. C'était aussi son cas, mais son angoisse portait surtout sur le fait qu'on lui trouve un remplaçant. Son quotidien de Signaller lui allait parfaitement. Il voulait garder ce poste, et pour cela, mieux valait éviter d'être absent trop longtemps. Enfin, c'est ce qu'il pensait. Comme la jeune femme avait ramené sa préoccupation sur le devant de la scène, il se confia, pour la première fois. Cela lui fit du bien, il sentit un énorme poids s'envoler, même si ça n'apaisait pas ses craintes.

- Si je ne guéris pas assez vite, ils vont trouver quelqu'un pour me remplacer... et je ne sais pas ce que je vais devenir... ils vont sans doute me renvoyer au front... mais je ne veux pas y retourner... A Dunkerque... c'était... l'enfer...

Sa voix se brisa. Il ne pleurait pas, mais on sentait que le souvenir de cette bataille l'avait profondément marqué. Il restait présent, ancré dans ses yeux. Chaque fois qu'il en parlait, il voyait ses compagnons tombés au sol, criblés de balle. Parfois, lors des bombardements, il recevait des bouts de chair ou du sang sur le visage. Il n'oubliait rien, hélas. Il secoua la tête, pour mieux se ressaisir. Il avait envie de profiter de ce moment, car il ne savait pas s'il y en aurait d'autres. Rose était à côté de lui. Lentement, doucement, il prit sa main dans la sienne. Sa peau était lisse. Il la couvrit de son autre main et il reprit la parole :

- Il reste des entrées pour l'Opéra Carmen... je me demandais si tu accepterais d'y aller avec moi. Ca me... ça me ferait plaisir que tu m'accompagnes.

On avait connu Oliver plus confiant. Ses amis le connaissaient, il savait qu'il était du genre déterminé, entreprenant, forte tête. A tel point qu'il s'était engagé dans l'armée à l'insu de ses parents, plaquant ses études pour aller se battre. Acte qu'il regrettait amèrement aujourd'hui. Avec les filles, c'était différent. Il y avait eu la soeur d'Edmund, qu'il avait essayé de séduire, plus jeune. Evidemment, à cet âge-là, il n'avait pas beaucoup de chance de l'attirer, surtout qu'elle était plus mâture ! Jusqu'à maintenant, toutes les filles qu'il avait rencontré le prenait pour un gringalet. C'est vrai qu'il n'avait pas non plus le corps d'un soldat bâti dans le roc. Encore que, les militaires n'étaient pas tout carrés et taillés pour le combat. On comptait nombre de civils réquisitionnés, des gens pas forcément entrainés à la guerre. Pour la première fois de sa vie, Oliver sentait son coeur battre plus fort. Il n'en était pas moins mal à l'aise, parce que les filles, bon sang, c'était compliqué ! Il n'avait rien du play-boy qui n'a qu'à faire un sourire pour mettre la demoiselle sous son charme. Il détestait ce comportement d'ailleurs. Il avait la fibre romantique, d'où l'opéra. Il aurait pu proposer un cinéma, également, après tout, les salles obscures fonctionnaient encore, certes avec des films déjà vus, mais bon... c'était mieux que rien. Rose était une fille issue d'une très grande famille. L'opéra serait peut-être bien plus adapté à ce qu'elle avait l'habitude de faire dans son milieu. Il attendit sa réponse, les yeux posés sur ses lèvres auxquelles il semblait accroché. Allez savoir pourquoi, mais elles l'attiraient comme un aimant. Heureusement qu'il savait se tenir et qu'il resta immobile.

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MessageSujet: Re: Là où tout a commencé (ft. Rose)   Jeu 3 Mai - 14:32

Ma formation d'infirmière avait plutôt était faites sur le tas mais, je faisais en sortes d'être douce avec les patients et de prendre en compte leur peur et angoisses. Ils avaient beaux être des hommes de combat, ils n'étaient pas tous obligés d'aimer les piqûres. Certains ne disaient rien mais, c'était rapidement visible lorsque, leur corps se contracté sous l'effet de mes mains. D'ailleurs, je pouvais sentir qu'Oliver venait de se crisper en sentant mes doigts sur sa peau. Je ne savais pas très bien si, c'était le fait que, je le touche ou l'idée de recevoir l'aiguille dans sa peau. Dans tout les cas, je faisais en sorte d'être douce et j'enfonçais délicatement la seringue dans sa chair avant d'injecter le produit sous sa peau. J'expliquais au jeune homme que, j'allais bien avant de lui avouer que, j'étais contente de le revoir. Certes, j'aurais préféré le voir dans d'autre circonstances mais, c'était déjà bien de pouvoir passer un moment avec lui. J'en profitais pour lui demander si, il pensait qu'un jour on pourrait se voir en dehors de l'hôpital tout en reposant les ustensiles sur le petit plateau en métal. Je ris un peu bien qu'il est une part de vérité dans ma question mais, je ne voulais pas lui mettre la pression et je préférais qu'il prenne le temps de se reposer. C'était surement pour cette raison que, je lui avais dis de ne pas être trop pressé de retourner au combat et de profiter de son séjour pour effacer la fatigue accumulé. J'attrapais un tabouret pour m'asseoir à ses côtés, j'avais encore un peu de temps pour bavarder avec lui et je n'allais certainement pas me faire prier pour le faire. Je l'entendais me dire qu'il ne devait pas être absent trop longtemps si, il voulait garder sa place de Signaller et ne pas retourner au front. Il m'avoua que, Dunkerque avait été pour lui un véritable enfer. Je fis une légère moue en hochant la tête. Je ne savais pas exactement à quoi était confronté les soldats mais, j'avais vu les blessures autant physique que psychique et je me doutais bien qu'il n'y avait que l'enfer pour provoquer de telle choses. Je n'avais pas envie de le voir retourner là-bas. Je l'avais d'ailleurs rencontré dans cette hôpital après des blessures grave provoqué au front alors, hors de question que, je le retrouve dans cet état. Je sortais de mes pensées en entendant sa voix me dire qu'il restait des places pour l'opéra Carmen. Je sentais une certaine timidité ou un certain malaise dans sa vie lorsqu'il me demanda si, je voulais venir avec lui et qu'il serait très heureux que, je l'accompagne. Les places devaient surement être chère et je ne voulais pas qu'il dépense tout son argent pour m'offrir la possibilité de le voir en dehors de l'hôpital. "Tu es sur ? Ce n'est pas trop cher ?" Je souris un peu, les femmes ne devaient pas se préoccupées de l'argent mais, depuis qu'on était entrée en guerre plus rien n'était comme avant. "Je serais très heureuse de venir avec toi pour voir cet opéra...Et puis, se serait l'occasion de se voir en dehors du milieu médical et de pouvoir faire encore d'avantage connaissance." Je tentais de ne pas trop montrer mon excitation mais, j'étais vraiment très heureuse de cette invitation et j'avais hâte de pouvoir me rendre avec lui à cet opéra et peut-être me rapprocher encore d'avantage de lui.
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MessageSujet: Re: Là où tout a commencé (ft. Rose)   Dim 6 Mai - 17:17

Rares étaient les opéras depuis le début de la guerre. Cela faisait bien deux ans qu'il n'y en avait pas eu à Londres. La fin du blitz avait permis une sorte de relâchement très tenu dans l'ambiance londonienne. Il y avait toujours le couvre-feu et personne ne pouvait être certain que les bombardements n'auraient plus lieu. D'ailleurs, quelques instants plus tôt, Oliver avait subi de plein fouet une attaque ennemie. Heureusement que Denys Hammond avait été sur sa route, il lui avait sauvé la vie. Le moment venu, il le retrouverait pour le remercier et qui sait, peut-être qu'il pourrait lui rendre la pareille ? Payer ses dettes, son père le lui avait toujours seriné. Cela étant, il n'était pas dit qu'il approuve le principe lorsqu'il s'agissait d'une dette de vie. Mais le jeune soldat ne pouvait pas se départir de son honneur, alors il avait bien l'intention de s'en acquitter. Il savait que les occasions ne manqueraient pas. Il fallait bien l'admettre, personne ici, à Londres, ne voyait l'issue de ce conflit. A vrai dire, il régnait toujours une ambiance étrange, mélange de crainte et d'angoisse. L'atmosphère lourde ne détrompait personne. A n'importe quel moment, ils pouvaient connaitre l'enfer, même ici à l'hôpital. On avait beau calfeutrer les portes, les fenêtres, éteindre les lumières, il s'agissait d'une cible potentielle. Ce qui amenait donc à considérer que Rose était tout autant en danger qu'Oliver.

Celui-ci avait l'impression d'être devant une sucrerie délicieuse et de ne pas pouvoir s'en approcher plus. Il y avait quelque chose d'étrange, de surnaturel, presque, entre eux deux. Comme un magnétisme, une attraction qui ne voulait pas se dévoiler et qui restait sur une forme de réserve. Il ne pouvait pas vraiment comprendre ce qu'il vivait car c'était la première fois que son coeur battait aussi fort pour une femme. Bien sûr, il y avait Ava, mais c'était différent, plus une admiration sans borne et sans limite pour l'artiste. Bon d'accord, elle le mettait dans de drôles d'état, mais elle restait une sirène, coup de coeur éphémère. Des années plus tard, sauf s'il périssait au combat, il revivrait cette scène avec un air amusé et moqueur. Il se demanderait sans doute, pourquoi il avait été aussi perdu et aussi aveugle sur la réalité des choses. Il était évident qu'il ressentait de l'amour pour elle et que c'était réciproque. Leur façon de se regarder, de se parler ne laissait aucun doute. Comme souvent, l'amour était aveugle et ils ne pouvaient donc pas vraiment capter les signes envoyés par l'autre. Quand Rose se posa la question de savoir si ça ne serait pas trop cher, Oliver lui répondit :

- Ne t'inquiètes pas pour l'argent, je ne te le proposerais pas, si cela dépassait mes moyens.

En réalité, ça allait lui coûter une blinde, mais il ne le regrettait pas. La guerre les séparait un peu trop. Et il avait vraiment cru y passer l'autre jour. Alors mieux valait revoir un peu ses priorités et ne pas se priver des beaux moments que la vie apportait. Oliver afficha un sourire lorsqu'elle accepta de l'accompagner. Il ne manquait plus qu'à aller acheter les places. Sa solde y passerait mais il avait quelques économies. La vie de soldats, même quand on est au plus bas de l'échelle, permettait d'avoir des avantages, comme celui de vivre en caserne et de ne pas payer de loyer ou de nourriture. Il se mit à rire et ça faisait un peu de bien en ces temps troubles, car il était communicatif.

- C'est vrai que finalement, tu ne me connais qu'à travers mon dossier médical ! Et les quelques échanges que nous avons pu avoir. Et puis j'ai vu en plus, hier, sur le dossier, ce n'est même pas mon prénom qui est inscrit, mais mon groupe sanguin. Vive l'intimité !

Il éclata de rire. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas laissé aller ainsi. Rose avait une bonne influence sur son moral et sur lui-même.

- Si tu n'as pas trop de travail, on peut peut-être déjà commencer ! Tu me demandes quelque chose sur moi, je te réponds et je te demande quelque chose en retour ! Honneur aux dames !

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

   
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MessageSujet: Re: Là où tout a commencé (ft. Rose)   Lun 7 Mai - 15:31

L'opéra, il avait un long moment que, je n'avais pas mis les pieds dedans. En faites, depuis la guerre je n'avais pas pu me rendre là-bas. Il fallait dire que, le risque de bombardement était grand et peu de personne voulait prendre le risque de se rendre à l'opéra. Mais, nous pouvions nous autoriser un petit instant de répit et j'étais heureuse de pouvoir m'y rendre avec Oliver. A ses côtés, j'avais l'impression qu'il ne pourrait rien arriver de grave et puis, je prenais déjà un grand risque à être à l'hôpital. C'était un endroit stratégique que, les ennemis voudraient certainement toucher. Heureusement, jusqu'à maintenant ils n'ont pas réussi et je pouvais avoir l'esprit un peu plus tranquille. Je demandais néanmoins à Oliver si, ça n'allait pas lui faire trop cher. Les places d'opéra étaient hors de prix et je ne voulais pas qu'il se ruine pour moi. L'argent était déjà suffisamment compliqué à avoir et lorsqu'on en avait, il valait mieux les garder pour acheter des denrées. Le jeune soldat ne semblait pas inquiet pour ça et il me demandait de ne pas me soucier de tout ceci. J'étais vraiment heureuse de pouvoir participer à l'opéra avec lui et puis, se serait un moyen d'apprendre à se connaître un peu plus et en dehors de l'hôpital. Je regardais Oliver qui commençait à rire et je souris un peu plus, curieuse de savoir pourquoi il riait ainsi. La réponse ne tarda pas et le jeune homme m'expliqua qu'en effet on ne se connaissait pas en dehors de l'hôpital et que, d'ailleurs sur son dossier médical seul son groupe sanguin apparaissait. Je ris un peu en regardant le dossier médical posé un peu plus loin sur une table. "Au moins, je sais quoi t'administrer si besoin." Je souris un peu tout en l'écoutant me dire qu'on pourrait commencer à faire connaissance maintenant. Je devais lui poser une question et en échange, il m'en poserait une. Je laissais mon sourire s'effacer un instant, j'avais peur de lui avouer qui était ma famille. Peur de lui dire que, ma grand-mère voulait me voir rentrer. Peur de lui dire aussi que, ma grand-mère avait déjà trouvé un futur époux pour moi alors que, je ne voulais pas épouser quelqu'un sans le connaître et sans l'aimer. En lui avouant tout ceci, j'avais peur de le voir partir et s'éloigner. Je réfléchis un instant avant de me dire que, se serait surement un bon moyen pour savoir si, il m'acceptait avec tout ceci. Je connaissais déjà quelque détails mais, c'était surtout par rapport au médical. "D'accord !" Je souris avant de me redresser et de venir m'allonger sur le lit à ses côtés. Je posais ma tête sur l'oreiller, j'avais gardé cette manie de l'internat lorsqu'on discutait de nos secrets entre filles. "Parle moi de ton enfance...J'aimerais beaucoup savoir comment été le jeune Oliver !"  Je gardais mon sourire tout en attendant qu'il prenne la parole pour me raconter tout ça.
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MessageSujet: Re: Là où tout a commencé (ft. Rose)   Dim 8 Juil - 22:48

Oliver ne s'attendait pas à ce qu'elle s'allonge aussi près de lui, et à ce qu'elle cale la tête sur son oreiller. Il recula un peu, pour lui faire de la place et lui permettre de ne pas être trop mal à l'aise. Au fond, cette proximité ne le dérangeait pas, au contraire. Il trouvait cela rassurant, ça le mettait en confiance pour parler un peu de lui. Rose avait choisi de commencer sa découverte par son enfance. Bon choix... il préférait ça à son adolescence, parce que là, franchement... quelle époque laborieuse et déprimante ! Quand il repensait, à ses boutons, à son physique un peu ingrat, il préférait vite oublier ! Au moins, gamin, il était plutôt mignon et pas encore sujet aux boutades des camarades. Il portait un air plutôt affectueux sur son enfance. Et quand on connaissait l'impatience avec laquelle il avait voulu grandir, c'était juste drôle ! Et un peu triste aussi. Comme quoi, à trop vouloir murir trop vite, on finit par sacrifier la plus belle partie de sa vie. Son regard s'anima d'une lueur particulière, alors qu'il commença à raconter. Il expliqua à la jeune femme qui étaient ses parents, leur rôle, leur vie, avant qu'il n'arrive. Il parla de leur métier, de ce papa William, instituteur, passionné de livres et de calligraphie, de cette maman, Elisabeth, employée d'usine, férue de voyages et de hockey. Il lui donna la date de leur mariage, ce fameux 6 mai 1992, à Leeds. Tant de détails pour situer le contexte et raconter l'histoire qui le concernait directement. Parce que le soldat Ryan adorait raconter, il tenait un journal intime depuis qu'il avait 11 ans.

- Maman et papa ont toujours été aimants avec moi. Il faut dire que je n'ai jamais eu de frère ou de soeur, je suis fils unique. Je ne vais pas mentir, des fois je souffrais un peu de cette solitude. J'aurais bien aimé avec quelqu'un avec qui m'amuser à la maison. A l'école, j'avais des amis, mais j'ai été obligé de les laisser tomber. Papa a été muté à Londres, nous avons quitté Leeds... Et une fois là-bas, ça ne s'est pas vraiment arrangé comme je voulais. En fait, je travaillais bien, trop bien... on m'a fait sauter des classes, je n'ai pas aimé ça. Il a fallu que je reparte de zéro et que je sociabilise avec des enfants plus grands. Cela n'a pas été simple. Mais j'ai survécu ! C'est l'essentiel !

Il lâcha un rire amusé. Il ne pensait pas que parler de lui serait aussi facile. Sans doute parce qu'il avait envie qu'elle le connaisse et qu'elle en sache plus à son sujet. Pour une fois qu'il pouvait s'exhiber un peu, psychologiquement parlant, il n'allait pas trainer des pieds. Toujours enthousiaste, il répondit :

- J'ai toujours aimé faire du vélo, c'est mon grand-père maternel qui m'a appris. Avec les copains du quartier, nous nous sommes mis en tête de quadriller Londres, pour rigoler. C'est grâce à ça que je connais la ville par coeur, maintenant. Et je dois dire que même si je ne crois pas au destin, c'est une sacrée coïncidence ! Mon grand-père m'a aussi appris ce que ça avait été la guerre de 14-18. Il l'a faite, il a combattu et il m'a montré ses affaires, son uniforme, son arme. C'était de vieilles reliques, mais ça a fait naître en moi la volonté de servir. J'étais naïf, je pensais que la guerre pouvait se régler comme une montre...

Il cessa de parler. Il avait longtemps pensé que la guerre était une bonne chose, une façon de montrer son courage, sa valeur. Tout ça, c'était avant de la vivre directement. Depuis Dunkerque, d'ailleurs, il se rendait compte qu'il avait eu tort, sur toute la ligne. Il secoua légèrement la tête, pour chasser de son esprit cette source d'angoisse. Il aurait pu parler encore longtemps comme ça. Oliver avait un talent fou pour raconter les histoires et susciter l'intérêt, même des plus récalcitrants. Il s'éclaircit légèrement la gorge et demanda :

- Et toi ? Comment était la jeune Rose ? Tu soignais déjà des gens quand tu étais petite ? Mon père dit toujours que les médecins naisse avec un bistouri dans leur berceau ! Je crois qu'il exagère ! Je me trompe ?

Spoiler:
 

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