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 Just a dance, right ?

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MessageSujet: Just a dance, right ?   Jeu 15 Mar - 16:20

Dig in the dancing queen
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Chaque jour, Olivia avait envie de claquer la porte du ministère de la marine pour reprendre son habit de mécanicienne et retourner sur les bords de la Manche à risquer sa vie, car si elle ne le faisait pas, elle finirait par mettre le feu au ministère. Elle n'était pas une potiche, pas une secrétaire, pas une fille bien rangée. Elle n'aimait pas taper sur une machine, tamponner des dossiers et prendre des notes aux réunions. Son jumeau Warren la gardait sous son cocon de cet emploi. Dire qu'il lui avait dit qu'ils travailleraient ensemble … quelle idiote de s'être imaginée que ce serait au même poste. Non, lui créait des plans de sous marins et elle était sa secrétaire, même pas son assistante. Alorso oui, elle corrigeait quelques plans, annotait de son écriture pour que Warren comprenait qu'il gâchait son talent en la laissant à cette place. Mais à part un merci ou une mention rapide dans une réunion, Olivia n'avait pas avancé d'un iota.

Et humiliation suprême, elle jouait la coursière. Alors qu'elle quittait son poste pour rentrer chez elle avant la soirée prévue entre WREN, Warren l'avait interpellée, lui avait confié des courriers importants à envoyer aux Etats Unis via l'ambassade. Elle ne savait pas si c'était vraiment légal ou logique, mais Warren trouvait plus simple que ses courriers soient envoyés par l'ambassade aux USA. Elle avait refusé mais il avait insisté, car leur grand-mère ne vivait pas bien loin, un petit détour n'était rien. Détour de quinze minutes mais après avoir longuement soupiré, elle avait fourré les lettres dans son sac et remis son chapeau sur la tête. Elle était toujours en rage, talons claquant sur les trottoirs alors qu'elle arrivait devant l'ambassade. On ne laissait pas entrer n'importe qui et si elle pouvait y pénétrer, c'est qu'elle avait un passeport américain et qu'elle connaissait quelqu'un à l'intérieur. On la conduisit au bureau d'Eliott Armstrong, chargé militaire de l'ambassade, ami d'enfance de Warren et ancien crush d'Olivia. Si l'américain était vraiment beau garçon, elle avait cotoyé assez d'américains pour préférer les british. Elle lui remit les lettres, et fit la commission.

« Warren t'attendra avec votre bande habituel au QG habituel. Apparemment, appeler ou envoyer un messager lui coûte trop cher … »

A ce moment là, un homme entra dans le bureau, des papiers à la main. Elle jeta un oeil à l'homme, qui n'avait rien d'américain et le salua poliment de la tête avec un sourire amusé.

« L'ambassade devient une vraie auberge espagnole. Des slaves, des britanniques, je me demande pourquoi on me demande mon passeport américain. Bon, je vous laisse travailler, j'ai encore à faire pour la soirée entre WREN. Si tu préfères t'amuser avec des filles de la marine, Eliott, nous allons au Jazz Club de Portobello. Vous êtes le bienvenu aussi monsieur. »

Et elle partit d'un pas pressé, il fallait encore rentrer, passer tout de même un peu de temps avec sa grand-mère avant de se préparer. Il lui restait 1h30, il ne fallait juste pas traîner. Et son planning se respectait à la lettre, un petit tour au salon avec sa grand-mère pour une tasse de thé et discuter, puis elle quitta sa tenue militaire pour une robe plus habillée, rouge, tout comme son rouge à lèvres. Elle lâcha ses cheveux blonds de leur chignon un peu strict pour une coiffure un peu plus glamour, prit un petit sac et une veste avant de faire son défilé devant la vieille dame qui approuvait. Si elle était aussi laxiste avec sa petite-fille, c'est parce qu'elle espérait qu'elle se dégote un soldat (ou même un civil) sympathique pour la marier. Et autant dire qu'Olivia en profitait pour sortir, mais évitait de faire des rencontres, surtout avec des soldats. S'attacher pour qu'il meurt au combat, ce n'était pas pour elle … Après un petit trajet en bus, la voici à retrouver certaines amies. Une grande partie venait du ministère mais Olivia n'avait pas le temps de les voir au quotidien, et ce bâtiment était tellement immense. Loin de la marine, du travail et de la guerre, on pouvait ici s'amuser, danser et rire. Depuis que les bombardements intensifs avaient cessé, Londres revivait, même si la ville n'avait jamais baissé les bras. La jeune femme s'amusait, dansait, riait avec ses amies, sans penser à sa journée pourrie du jour ni celle qui le sera demain. Alors qu'elle discutait, une autre WREN lui fit signe qu'il y avait quelqu'un pour elle. Et quand elle se retourna, elle reconnut l'homme de l'ambassade, ce qui la fit rire.

« Bonsoir ! Je ne pensais pas que vous viendriez, cela me fait plaisir ! »

Elle lui fit un large sourire avant de reprendre.

« Cela vous paraître étrange alors que nous nous connaissons pas, mais je pense que plus nous sommes de fous, plus nous nous amusons. Je m'appelle Olivia Deacon et vous êtes tombées au milieu des meilleures, les WREN sont les plus fun. »

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Just a dance, right ?   Ven 23 Mar - 19:46

L'intégration de Denys s'était faite sans trop de mal à l'ambassade américaine. Une fois les papiers en règle, son autorisation d'entrée toujours en poche, il avait presque l'air d'un homme respectable. Presque, car les informations qu'il devait récupérer n'étaient pour l'instant pas faciles à trouver. On ne lui faisait pas encore assez confiance, ce qui était normal, mais ses supérieurs au SOE auraient voulu avoir les informations avant même qu'il ne soit embauché. A vouloir aller plus vite que la musique, il était presque certain de se faire repérer... Pour l'instant, ce n'était que petits documents sans importance, lettres de remerciement,  banalités, annonces en tout genre... dont il notait pourtant les noms, autant des destinataires que des expéditeurs, on ne savait jamais. Un nom qui pouvait lui paraître complètement commun pouvait avoir une importance énorme pour ses supérieurs. Bref, ces premières semaines se passaient pour le moment assez bien, si ce n'était les charmantes - non - employées d'Europe de l'Est qui ressemblaient toujours autant à des portes de prisons et ne le rassuraient pas du tout. Rien d'insurmontable, en somme, juste apprendre à arrêter de sursauter à chaque fois que l'une d'entre elle apparaissait sans qu'il ne l'ait vue venir. Cela ne semblait d'ailleurs déranger que lui dans l'ambassade. Visiblement une question d'habitude.

Il allait apporter son rapport quotidien de traduction dans un sens ou dans l'autre à Armstrong, la journée touchait à sa fin. Il ramassa ses affaires, par dessus sur le bras, chapeau au bout de la main, et rentrer dans la petite chambre qu'il avait réussie à louer jusque là, Dieu seul savait comment, on n'appréciait pas trop les recalés de l'armée de nos jours, mais il avait eut l'heureux avantage de pouvoir payer avec les quelques économies qu'il avait ramenées d'Autriche, et tout le monde ne payait pas comptant en ces temps troublés. Il traversa le couloir d'un pas tranquille, ni trop rapide, ni trop lent, mais regardait à droite et à gauche, histoire de grappiller des informations ici et là. Un détail, une habitude... Quelque chose qui lui permettrait un jour de se glisser dans l'un de ces bureaux auxquels il n'avait pas encore accès et de fouiner sans se faire remarquer. Si bien sûr on le lâchait d'une semelle. Il était presque sûr que s'il se retournait, il verrait l'espèce d'armoire à glace le fixer d'un oeil suspicieux. Il tourna au bout du couloir, allait frapper à la porte du bureau d'Armstrong quand il réalisa que la porte était entre ouverte. Une voix de femme provenait de l'intérieur.

-...Apparemment, appeler ou envoyer un messager lui coûte trop cher …  

Aucune idée de quoi ils parlaient. Prenant son air le plus innocent et sympathique du monde, Denys poussa la porte et passa sa tête par le battant.

-Excusez-moi, je dérange peut être?

Armstrong lui fit signe d'entrer. Il portant son regard sur la femme. Une jolie, très jolie blonde. En uniforme de WREN. Qui semblait visiblement contrariée. Mais son visage se détendit à la vue de Denys, elle se fendit même d'un sourire qu'il ne se fit pas vraiment prier pour lui rendre.

- L'ambassade devient une vraie auberge espagnole. Des slaves, des britanniques, je me demande pourquoi on me demande mon passeport américain. Bon, je vous laisse travailler, j'ai encore à faire pour la soirée entre WREN.

Une WREN américaine? Eh bien... On aura tout vu. Cela attisa cependant la curiosité de Denys. Sa formation d'apprenti espion lui revint à l'esprit. Tous les moyens sont bons pour trouver des renseignements... Mais il n'avait vraiment jamais été du genre Don Juan et ses relations s'étaient toutes soldées par des échecs, il aimait bien plus la littérature que les femmes...

-Si tu préfères t'amuser avec des filles de la marine, Eliott, nous allons au Jazz Club de Portobello. Vous êtes le bienvenu aussi monsieur.

Elle le salua d'un signe de tête, avant de sortir, sans que Denys ait eut le temps de dire quoi que ce soit. Quand il disait que l'amour n'était pas son truc... Tout en tendant la chemise en carton à Armstrong, il tourna la tête pour voir la jolie blonde s'en aller, avant de reporter un regard interrogateur à l'attaché militaire.

-Mmh? Oh, Olivia Deacon, la soeur d'un ami. Et un fichu caractère.

Il avait ajouté cette dernière phrase avec un petit sourire, qui fit un instant penser à Denys qu'il se passait quelque chose entre son recruteur et l'inconnue.

-Ah non! S'exclama soudain Armstrong, semblant faire le rapprochement, un rien horrifié.

Bon. Denys hésita à poser plus de questions, puis tourna les talons. On lui demandait de rapporter des informations, mais pas de précisions sur le comment du pourquoi. Et puis depuis qu'il était à Londres, ses seules sorties impliquaient de courir d'un refuge d'immigrés à l'autre à la recherche de gens qu'il pourrait potentiellement connaître. Depuis le début de la guerre, ces recherches se faisaient plus rares... Alors pourquoi ne pas se changer les idées. Visiblement il n'était pas le seul employé de l'ambassade à s'y rendre et outre la jolie blonde, se lier à d'autres collègues ne pourrait que lui être bénéfique. Une fois chez lui il changea de costume - il n'en possédait que trois, avec cinq chemises et le même nombre de cravates, le tout dans une déclinaison de gris, sauf les chemises qui étaient bien évidemment blanches. Son uniforme? Caché sous la latte bancale du plancher, bien emballé. Rien de bien extraordinaire, donc. Il prit l'une des chemises propres et un autre costume. L'arrivée du printemps lui permettait de sortir uniquement avec un imperméable et un chapeau. Il fallait qu'il se dépêche s'il voulait arriver au Jazz Club avant le début du couvre feu.

Une fois sur place, il ne lui fallut pas très longtemps pour repérer l'inconnue, au bar, avec d'autres jeunes femmes. Certains employés de l'ambassade étaient là eux aussi. Il laissa chapeau et imperméable au vestiaire et se fraya un chemin dans la foule jusqu'au bar. Etre un espion était se forger une nouvelle identité, et il fallait faire en sorte que ce Denys là soit à l'aise avec les femmes.

-Bonsoir.

La jeune femme se retourna.

-Bonsoir ! Je ne pensais pas que vous viendriez, cela me fait plaisir !

-Le plaisir est partagé.

-Cela vous paraître étrange alors que nous nous connaissons pas, mais je pense que plus nous sommes de fous, plus nous nous amusons. Je m'appelle Olivia Deacon et vous êtes tombées au milieu des meilleures, les WREN sont les plus fun.

-Eh bien vous avez le bénéfice de la primeur, n'ayant jamais passé de soirée en compagnie de WAAFs ou d'ATAs, je ne peux donc pas vous contredire,
tenta-t-il.

A l'aise, et un peu plus volubile, s'assena-t-il mentalement.

-Un verre? proposa le jeune homme.

Il se commanda un scotch et ce que la jeune femme voudrait, avant de réaliser qu'il ne s'était pas présenté.

-Denys Hammond, jeune recrue de l'ambassade. Je ne suis pas britannique, mais écossais. Certains d'entre nous ne sont pas encore très friand de l'union.

Il tentait bien sûr de plaisanter, mais sans savoir si son humour était intelligible, ou juste complètement stupide. Mieux valait orienter la conversation différemment.

-Américaine, et WREN? Comment? Par quel miracle?

Celui qui ne parle pas mais sait orienter la conversation peut avoir des informations, et si elle avait ses entrées à l'ambassade, connaissait Armstrong et était américaine, une petite soirée en sa compagnie ne pouvait absolument pas lui nuire.

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MessageSujet: Re: Just a dance, right ?   Dim 10 Juin - 18:08

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Un couvre feu servait à quelque chose théoriquement, avec les gens sagement dans leurs lits, et non pas à traîner dans les clubs, et encore moins quand on fait parti de l'armée. Mais il fallait bien s'amuser un petit peu, la vie est tellement triste en ce moment avec cette guerre, si on ne peut plus danser ou rire, autant s'arrêter de vivre ! Olivia pensait comme cela, elle avait besoin de divertissements, son quotidien était bien assez ennuyeux de la sorte. La plupart du temps, elle rentrait bien sagement chez sa grand-mère et passait une soirée normale, mais elle ne disait jamais non à une fête. Tant que ses parents n'étaient pas au courant … et sa grand-mère la couvrait, elle espérait tellement que sa petite-fille se trouve un homme charmant. Au Jazz Club, on pouvait croiser tout un tas de jeunes femmes de la Marine, venant pour la plupart du ministère, celles restées dans les ports se trouvaient bien trop loin, mais savaient aussi s'amuser. Chacune avait invité des gens de leur entourage, sans compter tous les inconnus venus aussi s'amuser. Oui, il y avait foule ce soir là !

Olivia connaissait du monde, entre ceux de son travail, les quelques personnes de l'ambassade qu'elle avait invité aussi et des amis d'amis, il y avait de quoi ne pas se perdre dans la foule. Il y avait aussi ce nouveau venu de l'ambassade, celui qui était entré dans le bureau d'Eliott, d'ailleurs qui n'était pas venu. Elle ne savait pas son nom, mais rien que d'avoir répondu à l'invitation le rendait sympathique, c'est pour cela qu'elle vint le saluer pour le présenter, histoire qu'il se sente moins seul.

« Un verre ?
Avec plaisir ! »


Tous deux s'approchèrent du bar et se firent une petite place au comptoir et se commander tous les deux quelque chose : scotch pour monsieur, bourbon pour madame. Ici, il n'y avait pas autant de choix, on se contentait du stock du patron.

« Denys Hammond, jeune recrue de l'ambassade. Je ne suis pas britannique, mais écossais. Certains d'entre nous ne sont pas encore très friand de l'union.
Après trois siècles, vous avez la rancune tenace !
Elle se moqua gentiment puis se présenta. Olivia Deacon, WREN sans réelle fonction !
Américaine, et WREN ? Comment ? Par quel miracle ?
Je vais vous confier mon secret. Je ne suis pas totalement américaine. Mes parents ont quitté Londres pour essayer de faire fortune aux États-Unis où je suis née. Je possède la double casquette et chacune me sert en temps utile. Pas de miracle malheureusement, juste les aléas de la bureaucratie ! »


Leurs verres arrivèrent à ce moment là, et Oliva trinqua avec sa nouvelle connaissance. Denys ne semblait pas vraiment à l'aise en société, mais il était sympathique et, on ne va pas se mentir, plutôt joli garçon.

« Et un écossais à l'ambassade américaine, peut-on en parler ? »

Elle avait aussi le droit de lui poser la question, sur un ton un peu humoristique. Dire qu'elle avait voulu y travailler et que son père lui avait dit qu'ils la trouveraient trop britannique … Quel humour. Bien sûr, elle avait la délicatesse de ne pas lui poser la question cruciale : pourquoi n'est-il pas sur le front ? Elle était curieuse mais sans doute cela ne se demandait pas dans les cinq premières minutes de conversation.

« Nous aurons l'occasion de nous croiser. Depuis que l'on m'a affectée au ministère, j'y dépose le courrier de mon frère et joue les coursières comme vous l'avez vu. Je ne me suis pas engagée pour cela, mais le choix ne m'appartient pas ! »


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MessageSujet: Re: Just a dance, right ?   Dim 24 Juin - 21:23

Dans tout bon roman d'espionnage qui se respecte, il faut toujours que l'espion séduise quelqu'un et se serve d'elle - ou de lui, ne soyons pas sexiste - pour parvenir à son but. C'était un cas d'école, quelque chose d'habituel, presque d'attendu. Cela avait toujours existé. Denys le savait bien car en plus des recueils de lettres classiques qu'il avait ingurgité dans sa vie autant en Anglais qu'en Allemand, il avait aussi eut beaucoup de lectures de loisir, et rien ne valait une bonne histoire d'espionnage pour vous divertir après une dure journée. On avait aussi rapidement abordé la chose pendant sa formation. Pourtant Denys ne se sentait pas pour autant très à l'aise à cette idée. Même si elle lui avait traversé l'idée quand il avait vu la jeune Olivia débarquer à l'ambassade avec ses airs d'entrer en terre conquise et attendre que tout le monde - enfin surtout Armstrong - lui obéisse d'un claquement de doigts. Mais il n'y avait pas que cela. Il aurait pu prendre - presque, n'exagérons pas, il y avait des exceptions qui ne pourraient pas convenir, un frisson parcouru le dos de Denys au souvenir de l'armoire à glace Roumaine qui lui avait servi de chaperon pendant sa première visite - n'importe quelle secrétaire de l'ambassade, il y en avait des jolies. Mais le caractère d'Olivia lui avait paru  bien différent de celui des autres. Aussi, lui si casanier et qui n'était pas un grand séducteur, loin de là, s'était rendu à cette demie invitation.

Il avait hésité, se demandant si c'était vraiment une bonne idée, pensant le pour et le contre, y allait-il pour lui, pour la Patrie...? Oh et puis, il avait bien mérité une soirée amusante! En ce moment, quand il sortait dans les bars, c'était avant tout pour le travail, comme lorsqu'il se rendait dans ce club étrange pour tenter de convaincre son propriétaire de coopérer avec lui et le SOE. Même s'il liait clairement son véritable travail et la soirée de ce soir, celle-ci avait un goût bien différent. Il ne savait plus depuis quand il ne s'était pas amusé. Peut être l'Autriche... Il avait presque le coeur léger ce soir. Presque. Le club était animé, mais pas plein à craquer, la musique était encore assez basse, on pouvait s'entendre discuter... Cela risquait de ne pas durer, alors autant en profiter! Il avait un instant hésité, en se disant qu'elle avait sans doute lancé l'invitation juste comme ça, et qu'il ferait tâche entre les américains et les WRENs, mais on ne réussissait jamais une mission en tergiversant, disait son instructeur. A un moment il fallait y aller. Heureusement Olivia et son amie ne furent pas difficiles à trouver et elle accepta rapidement le verre que proposa Denys avec une vraie présentation cette fois-ci. Mieux valait reprendre les bases et avoir un peu de tenue.

-Après trois siècles, vous avez la rancune tenace !

La blague avait l'air d'avoir fait mouche, Denys soupira intérieurement et lui offrit un petit rire.  

-Olivia Deacon, WREN sans réelle fonction !


Denys fronça les sourcils à l'information qu'il retint. Aucun détail n'est jamais à négliger! Il enchaîna d'ailleurs sur le sujet, auquel elle répondit sans se faire prier:

-Je vais vous confier mon secret. Je ne suis pas totalement américaine. Mes parents ont quitté Londres pour essayer de faire fortune aux États-Unis où je suis née. Je possède la double casquette et chacune me sert en temps utile. Pas de miracle malheureusement, juste les aléas de la bureaucratie !

En gentleman britannique, il paya les deux verres que le patron leur mit sur le plateau de bar et trinqua avec la jeune femme avant de boire une gorgée. Ce whisky n'était pas mauvais, à se demander où le patron faisait ses stocks en cette période un rien compliquée.

-Il faut bien que cela soit utile! Bien que d’autres à votre place auraient - et ont surement - pris le premier vole pour les Etats-Unis. Il faut pas mal de courage pour rester ici surtout quand on a une porte de sortie.

Il songea qu'il avait profité de ce genre de "double casquette" dans une dimension différente, en son temps.

-Et un écossais à l'ambassade américaine, peut-on en parler.

-Ha...! Longue histoire! Mais pour la faire courte, j'ai fais des choix d'études qui n'ont pas vraiment plu à un gouvernement en guerre contre l'Allemagne et l'Autriche, du coup quand on ne peut pas servir son propre pays il faut bien aller gagner sa vie ailleurs.


Inutile d'en dire trop, il connaissait la réaction qu'on avait en ce moment à ses choix de vie des dix dernières années, bien avant qu'aucune guerre ne se profile. Une fois de plus, intérieurement, il pesta contre les autorités qui même en lui donnant une fonction, le faisait toujours apparaître comme un planqué et presque un traitre à la face du monde.

-Nous aurons l'occasion de nous croiser. Depuis que l'on m'a affectée au ministère, j'y dépose le courrier de mon frère et joue les coursières comme vous l'avez vu. Je ne me suis pas engagée pour cela, mais le choix ne m'appartient pas !


-Oui je vous ai entendu le mentionner tout à l'heure. Eh bien je suis désolé que ce choix ne vous plaise guère, mais si cela me donne l'occasion de vous croiser, il me ravit.

Il esquissa un sourire, un bref instant. Ce n'était vraiment pas sa tasse de thé, il espérait bien faire illusion. Alors qu'ils buvaient leur verre, la musique s'intensifia un peu plus. Denys décida, tout en retenant les informations pour y revenir plus tard, de tenter une autre approche. Il finit son verre d'une traite, autant pour ne pas le laisser là que pour se donner du courage, avant d'oser demander:

-Vous dansez?

Il désigna l'amie d'Olivia ne semblait pas avoir attendu pour accepter une invitation de la part d'un jeune homme en uniforme, avant de lui tendre la main. Quitte ou double.

La musique en question

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MessageSujet: Re: Just a dance, right ?   

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