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 the infamous foreigner and the spy [PV Denys]

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MessageSujet: the infamous foreigner and the spy [PV Denys]   Lun 14 Mai - 18:11

Devant le miroir de ma chambre-loge, j’en étais à retoucher le blanc de mon maquillage d’une main experte. Vingt ans dans ce métier faisait que j’étais passé maître dans l’art de me transformer pour prendre la place du personnage qui me dominait probablement un peu plus que ce que je voulais bien admettre. Si mes filles, elles, abordaient le rouge si populaire de l’époque auprès des jeunes femmes (et que je ne tolérais pas de leur part de ne pas se conformer au standard de beauté de l’époque), je ne me permettais pas moins que la perfection face à mon style personnel.

Le rôle de maître de cérémonie était en lui-même effacé et intemporel. J’avais appris à dissimuler le passage des années, la tristesse latente à grand coup de maquillage appliqué comme un maître. Sept soirs par semaine, mon humble domaine devenait le lieu de refuge de ceux qui voulaient se rincer l’œil sans nécessairement convenir qu’un bordel était votre endroit. Mes filles (et mes garçons) le faisaient par plaisir et jamais en échange d’une quelconque rémunération (même si je scandais bien fort leur virginité sur scène.

Peu n’importe l’état dans lequel je me trouvais une heure avant le spectacle, je savais très bien qu’il fallait que je regroupe, que je réunisse assez d’énergie vitale pour me retrouver à prendre ma place sur scène. C’était probablement le moment dans la journée où je me retrouvais le plus sobre possible et le moins triste quelque soit mon état. Lèvres peintes en rouge sang, sourcils épaissi par le biais du maquillage noir, fard à paupière bleu, j’enfilais la paire de pantalons habilement choisi selon mon humeur (noir uni ou ligné de gris), l’ensemble précis de suspenseur pour mes pantalon, le nœud papillon noir, mes chaussures fraichement ciré et finalement le manteau de cuir si vaillamment entretenu au courant des dernières années.

Quand me sentant prêt et convenable, je poussais la porte de ma loge, je m’attendais à voir l’ensemble de ma troupe, debout à leur place en coulisse. Voilà qu’une de mes filles manquaient à l’appel. Chantonnant à travers les coulisses d’une salle que je savais pleine (nous vendions ce que peu offraient), je cherchais mon Elisa.

« Five foot two, eyes of blue
But oh, what those five foot could do
Has anybody seen my girl?
Turned up nose, turned down hose
Never had no other beaus
Has anybody seen my girl?
»

L’agrippant dans un coin des coulisses alors qu’elle courrait pour rejoindre mon rang pour le petit rappel de ce qui était entendu, elle me confia en rapidité avoir été distraite par un homme à l’extérieur ce qui lui valu un regard de réprimande assez sévère. Je ne voulais simplement pas qu’aucun homme ne brise le cœur d’aucune des miennes. Bien que j’avais probablement eu d’avantage l’âge d’être leur père que celui d’être leur amant (ce qui était parfois le cas malgré tout dans cette curieuse famille que je m’étais construit.

Les quatre-vingt-dix minutes du spectacle filèrent à toute allure comme à tous les soirs. Sur scène commençant seul pour y être rejoint par mes filles légèrement vêtues tout comme mes garçons dans un spectacle juste assez provocateur pour amener bonheur et tentation dans un pays beaucoup trop coincé (plus que mon Berlin natal ou que mon Paris d’adoption qui avait achevé toutes perversion que j’avais et qui m’habitait tout entier). Lignes de cancan suivait des scènes un peu plus explicites où les corps se frôlaient mais sans jamais se dévêtir jusqu’à se retrouver d’Adam et d’Ève (non pas que j’eus cru en ses balivernes).

Dans les coulisses, je la retrouvais gloussante, il était en salle (et aurait tôt fait de se faire aborder avant que je ne puisse vérifier qu’il ne présentait pas nécessairement un danger pour l’une de mes princesses de la nuit. La sobriété m’avait assez fait et je n’en avais pas nécessairement la patience de la prévenir du danger. Je demandais donc qu’elle me désigne l’homme qui était au cœur de ce potentiel scandale. Grand bien me fasse, ce dernier était accoudé au bar – justement l’endroit où je finirais tôt ou tard par arriver (et nécessairement plus tôt que tard). Je m’aventurais donc d’un pas plein d’assurance vers mon bar (mais de mon côté plein de contrôle). J’étais maître en ces terres. Elles étaient miennes.

Pour être honnête, cet homme ne semblait rien n’avoir à faire sur mon territoire : je voyais passer des hommes plus conventionnels sur mes terres venus pour découvrir des pêchers que les épouses n’offraient pas sur cette terre. Mais il ne semblait pas avoir la bague au droit et ressemblait trop droit pour ne pas être au minimum un soldat gradé. De mon côté du bar, je saisis une bouteille de whiskey et en servir une rasade qui devait être le triple de la portion normale mais qui ne m’enverrait pas pour autant au tapis. Dans un anglais impeccable, j’abordais l’homme : « Il est dangereux de faire tourner la tête à mes danseuses. Quel est votre nom? »
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MessageSujet: Re: the infamous foreigner and the spy [PV Denys]   Ven 25 Mai - 20:02

Dire que Denys était mal à l'aise aurait été in euphémisme. Le long des rues londoniennes de ce quartier, il ne se sentait pas à sa place. Il n'était pas le parfait fils de bonne famille venu s'encanailler. Même en Autriche, il n'avait jamais vraiment fait parti de ceux allant en maisons closes le soir, d'une part parce qu'il y aurait certainement croisé ses étudiants fortunés, d'autre part parce que ce n'était tout simplement pas dans son caractère ou son éducation de fils de pasteur. A ce genre d'endroits, il préférait un bon restaurant ou un café, un pub sympathique comme on savait en faire dans son Ecosse natale. Alors un cabaret... Au milieu d'hommes de son âge en uniforme pendant qu'il était toujours habillé en civil... Cela allait faire du plus mauvais effet. Mais on ne lui avait pas vraiment laissé le choix, l'ordre avait été plutôt clair, et il fallait s'y conforter même s'il n'était pas officiellement militaire. Certains jours il se demandait pourquoi il avait accepté la proposition du SOE. Même si les bombardements avaient cessés, il fallait être honnête, il ne dormait pas beaucoup plus, voir même moins maintenant que la plupart des nuits étaient à peu près sûres. Et le jour, il faisait bonne figure à l'ambassade américaine où il n'avait rien apprit de fondamental si ce n'était que les yankees avaient l'air de bien s'en tenir à ce qu'ils avaient dit: un statut quo, ce qui n'arrangeait pas du tout les britanniques.

Il n'aurait plus manqué qu'on lui mette le MI5 et le MI6 entre les pattes et il n'aurait pas trouvé cette période plus délicate. Voilà où en était notre apprenti espion alors qu'il fumait sa cigarette sur le trottoir d'en face du cabaret où il avait été assigné pour le soir, dans le quartier de SoHo où se croisaient fêtards de différents horizons, uniformes ivres, hommes commes femmes, petits airs de musiques, et le tout dans le noir le plus complet, le black out continuant sans relâche. Nerveusement, Denys tirait sur la tige blanche pourtant déjà rare en temps de guerre. Il savait qu'il aurait dut économiser ses rations de tabacs mais il tenait principalement à ça ces dernières semaines. On lui avait remit un rapport sur le propriétaire des lieux, un certain Ecmee Circus. Un pseudo, à n'en pas douter. Tous les détails n'avaient pas été remis à Denys, car "classifiés secret défense", et il n'était qu'un petit maillon de la chaîne, mais il avait apprit l'essentiel; il se faisait passer pour français, mais il était allemand. Et même en tant que réfugié juif, ùetre allemand ou autrichien n'était pas la meilleure nationalité à Londres ces derniers temps. Mais le SOE était déterminé à continuer la construction à peine commencée d'une section germanique pour pouvoir s'introduire au plus loin des pays occupés. Ou même occupant, dans le cas de l'Allemagne et de l'Autriche.

Il n'était toujours pas entré dans l'établissement, se contentant de le regarder. Mais il savait bien qu'à un mioment où à un autre, il allait bien falloir avancer, se décider. Il cherchait simplement la bonne approche, le bon angle pour ne pas se faire jeter. Mais il savait aussi qu'à force de chercher il n'allait jamais passer à l'action et ses supérieurs n'allaient pas vraiment apprécier. Alors pourquoi pas ce soir plutôt qu'un autre? Chaque nuit se ressemblait tout en étant peut être la dernière. Alors il laissa tomber son mégot à terre et il l'écrasa du bout de sa chaussure avant de traverser la rue et d'entrer dans le bâtiment.

L'ambiance était tout ce qu'il s'était toujours imaginé et lui rappelait un peu ce qu'il avait pu connaître les rares fois où il était sorti, mais une chose était sûre, il ne se sentait pas à sa place. Il se fraya un chemin comme il pouvait à travers la petite foule, à la recherche d'une table, se faisant un rien bousculer. En reculant pour éviter un saoulard, il percuta quelqu'un. Se retournant il s'exclama:

-Oh! Excusez-moi!

Il s'attendait à tout sauf à une jeune fille, maquillée, en tenue de scène, qui pouffa en entendant l'accent bien mit du jeune homme.

-J'ai connu pire. Mais je ne vous ai jamais vu ici, première fois?

Il n'eut pas le temps de répondre qu'elle enchaîna:

-Oui, c'est obligé! Il ne faut pas que vous manquiez le show!

Et sans lui laisser le temps de respirer, elle lui prit le bras et l'entraina vers une petite table avec deux chaises, dans la fausse, pile en face de la scène. Lui qui voulait une petite table tranquille, dans un coin à l'ombre pour observer l'endroit, il était servit. Elle le fit s'assoir et prit la seconde chaise en commençant à babiller de choses et d'autres. Elle fit même signe à un de ses collègues, en tenue tout aussi suggestive, qui leur apporta deux verres. Denys se sentait un peu perdu mais ne doutait pas que les verres n'étaient pas offerts par la maison.

-Oh zut! Je vais être en retard. Tu ne bouges pas, mon chou, je reviens vite.

Et elle avait disparut avant qu'il ait eut le temps de dire ouf. Où était-il tombé? Il prit le verre qu'on lui avait servit et le but d'une traite. Whisky, et du bon. Il se demanda comment l'endroit pouvait se fournir, on manquait de tout ces derniers temps. Il était là depuis vingt minutes, ayant repéré la jeune danseuse sur scène qui lui faisait des oeillades aguicheuses, le spectacle venait de se finir, non sans une oeillade langoureuse de la jeune femme, quand un homme  haut en couleurs, c'est à dire encore plus que tous ceux qu'il avait vu jusque là, l'aborda sans trop de manières:

-Il est dangereux de faire tourner la tête à mes danseuses. Quel est votre nom?

Denys se tourna vers lui, de taille moyenne, brun, encore plus maquillé que les autres... "Ses" danseuses. Pas de doute, le maître des lieux. Il hésita un instant sur sa stratégie à laquelle il n'avait pas vraiment eut le temps de réfléchir, avant de répondre sobrement, décidant de garder ses cartes pour plus tard.

-Hammond... Denys Hammond. A qui ai-je l'honneur?

Il le savait très bien, ou plutôt s'en doutait, mais mieux valait ménager le suspens.

Spoiler:
 

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
selkies mood
the sirens were dangerous creatures, who lured nearby sailors with their enchanting music and voices to shipwreck on the rocky coast of their island



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