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 EVENT N°3 - Blitz is over

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MessageSujet: EVENT N°3 - Blitz is over   Jeu 21 Juin - 16:02

Intrigue

Last night



10 mai 1941.

Comme presque toutes les nuits depuis plusieurs mois, la peur règne. Les gens dorment d'un œil, prêts à bondir – certains encore habillés – pour courir à la cave ou l'abri le plus proche. Les allemands travaillent les britanniques au corps avec ces bombardements nocturnes, Londres ressemble à un champ de ruines mais personne ne plie. Et les allemands ont compris que cette campagne s'avère vaine …

Ce soir-là, personne ne le sait encore, mais il s'agit du dernier de ce qu'on appelle le Blitz. Dernière nuit d'horreur de bombardements incessants nuit après nuit. Les allemands décident de donner le tout pour le tout, la dernière d'une tournée où le clou du spectacle se doit être spectaculaire. Encore plus d'avions, de bombes et de dangers. Attention londonien, cette nuit va être dangereuse et meurtrière, alors cache toi vite si tu tiens à la vie !


------

South Bank est certes un quartier d'affaires mais entre le journal, l'hôpital militaire, les salles de concert, certains postes militaires, quelques bars ... Tout le monde aura une raison de s'y trouver je vous faire confiance ! Bien sûr, vous pouvez vous trouvez ailleurs, et pour faciliter l'action, vous pouvez utiliser ce code au début de vos postes pour préciser votre localisation.

Quartier de Londres - Avec tel personnage (si vous savez déjà avec qui vous allez RP)

Code:
[i]Quartier de Londres - Avec tel personnage (si vous savez déjà avec qui vous allez RP)[/i]

Prenez garde à vous...




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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - Blitz is over   Jeu 21 Juin - 22:14

Environs du Times - libre comme l'air, viendez donc.

La première bombe avait fait trembler les murs du Times, faisant perceptiblement vibrer le bureau de Sebastian et la lampe à laquelle il s'éclairait encore à cette heure tardive pour finir sa dernière chronique. L'arrachant à son travail, la détonation lui avait promptement fait lever la tête, tous sens en alerte alors que dans l'air, perçant enfin l'atmosphère feutrée du bureau, vrombissaient les avions allemands qu'il connaissait si bien. Très vite une deuxième explosion, précédée d'un sifflement trop familier, secoua le bâtiment, renversant quelques ouvrages de leur perchoir et signifiant à Sebastian que les heures supplémentaires étaient terminées. Et qu'elles le seraient de façon permanente s'il ne se dépêchait pas de sortir de là.

Ramassant ses papiers à la va-vite et les fourrant dans la poche intérieure de son veston, Sebastian se hâta de prendre le chemin de la sortie, le pas pressé et nerveux mais le regard résolu, presque résigné de ceux qui ont déjà vécu trop de fois le même scénario et en connaissent les tenants et aboutissants jusqu'à la lassitude. Un autre fichu bombardement - une autre nuit à se demander quand, enfin, ils le réduiraient en poussière, lui le traître, lui le criminel de guerre. Ils avaient rêvé de le faire pendre ou de le fusiller au clou, et voilà qu'ils allaient le réduire en charpie sans même s'en apercevoir, ces gredins. Ce serait bien sa veine.

Alors qu'il dévalait les escaliers, une troisième bombe secoua le quartier général du Times. Sebastian perdit l'équilibre, se rattrapant de justesse au mur qu'il sentit rugir d'agonie sous la paume de sa main - ça se rapproche. La mâchoire contractée, Sebastian murmura une bordée de jurons sous sa barbe et reprit sa course, se hâtant vers la sortie. Par tous les diables, son appartement était-il seulement encore debout ? Il lui semblaient que les bombes se rapprochaient de plus en plus - à ce rythme Southwark allait bientôt être réduit en débris. Un soupir de frustration siffla entre ses dents. Comme le disaient si bien les anglais : bloody Germans.

Sebastian poussa la porte du journal à la volée et ne fit pas trois pas dans la rue qu'un autre citadin, pressé tout autant que lui de fuir les bombes, manqua de peu de lui rentrer dedans. Par réflexe, Sebastian lui attrapa le bras sans prêter attention à son visage et, levant des yeux aussi clairs qu'alertes et nerveux vers le ciel, déclara sans prendre grand peine de dissimuler son accent :

"Pas par là, les avions viennent de ce côté. Mieux vaut filer vers la Tamise. A moins d'être de parfaits incompétents, ils viseront les bâtiments plutôt que les quais et fleuve."

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - Blitz is over   Dim 24 Juin - 21:19

The Blitz is over
The object of war is not to die for your country but to make the other bastard die for his

Environs du Times- Avec Sebastian Ebert

There'll always be an England, and England shall be free... If England means as much to you, as England means to meeeee...

Les dernières notes résonnent encore aux oreilles de la jeune ouvreuse, qui vient de quitter l'imposante bâtisse du Royal Albert Concert Hall. Elle sourit en faisant signe de la main à ses collègues qui courent pour attraper le dernier bus. Elle a choisi de rentrer à pied, ce soir: la nuit est magnifique, et elle esquisse même un rapide pas de danse sur le trottoir sombre. Les lampes des rues sont éteintes: personne ne veut augmenter les chances de perdre sa maison aux bombes qui tombent du ciel. Mais la lune et les étoiles sont bien assez lumineuses pour guider la jeune fille qui, après tout, a grandi dans les rues étroites et malfamées des docks de Belfast.

Bluebiiiiirds over the whiiite cliffs of Dover... Just you wait and seeee...

Pour peu, ces concerts caritatifs rendraient patriotique une Irlandaise nationaliste, pense-t-elle. Non qu'elle fasse partie de ces illuminés, merci bien, très peu pour elle. Irlandaise oui, Britannique à la rigueur, mais nationaliste... jamais ! Elle ne se rappelle que trop bien les visions sanglantes de Belfast, meurtri par les bombes artisanales. Autre chose que les bombes allemandes, les bombes irlandaises. Plus petites, certes, mais plus précises. En près d'un an de pilonnage nocturne, les Boches n'ont même pas atteint Big Ben, devant lequel la brune passe en ce moment même. "Deutsche Qualität", on repassera...

Au moment où lui reviennent à l'esprit les premières notes de la chanson If I Only Had Wings, la jeune fille est soudainement rappelée à la réalité par une sonnerie stridente, plaintive, reconnaissable entre mille. A peine quelques secondes plus tard, alors qu'elle traverse le Westminster Bridge, elle aperçoit devant elle un éclat de lumière. Elle voit d'abord, ressent ensuite la secousse, encore mineure. Les flammes ne tardent pas à s'allumer, mais au lieu de retourner sur ses pas, elle ne peut plus penser qu'à une chose, une chose irrationnelle mais si réelle: la photographie de sa mère, la seule qu'elle ait jamais eue, encadrée soigneusement sur le mur au-dessus de son lit, dans sa chambre de bonne. Chambre située de l'autre côté de ce pont, sur la rive Sud de la Tamise. Il faut qu'elle la récupère, elle doit la récupérer.

Et elle se met à courir, direction Southwark. Un second impact, plus lointain celui-là... Plus proche de la petite chambre qui contient toutes ses possessions. Elle court, plus vite, sans prêter attention aux gens qui, autour d'elle, sortent de leurs maisons en robe de chambre et se dirigent vers l'abri le plus proche. Ils s'imaginent sans doute qu'elle fait de même. Une troisième bombe touche le sol, quelques rues plus loin. Elle y est presque, plus que deux stations de métro... Elle les a comptés à son arrivée, les stations. Elle n'en avait jamais vu autant, elle la petite émigrée venue des faubourgs d'Irlande du Nord, où le tram n'est arrivé qu'après son départ.

La rue dans laquelle elle passe maintenant est encombrée. Les gens se pressent autour d'elle, et elle cesse de regarder ses pieds pour lever les yeux. Elle évite une femme enceinte, un vieillard qui, dans la panique générale, a oublié sa canne mais ne semble plus en avoir besoin. Mais elle ne parvient pas à éviter le malotru qui lui saisit le bras et commence à l'entraîner dans la direction opposée.

Pas par là, les avions viennent de ce côté.

Sans blague. J'avais pas remarqué. Même dans ces circonstances, le sarcasme ne quitte pas l'Irlandaise. Mais elle garde ses pensées pour elle, et tente de lutter contre la force qui la tire vers là d'où elle vient. Peine perdue.

A moins d'être de parfaits incompétents, ils viseront les bâtiments plutôt que les quais et fleuve.

Entraînée contre son gré, elle ne peut s'empêcher de penser : il n'y a quand même que moi pour me faire sauver des bombes par un Boche... Car son sauveteur a un clair accent allemand. Un accent qu'il ferait probablement mieux de cacher, au pire de gommer, comme elle le fait pour son accent irlandais. Ce genre de phrasé peut vous attirer les foudres des commerçants et des voisins, elle l'a vite compris après son arrivée en plein conflit anglo-irlandais.

Mais lâchez-moi ! Je ne vous ai rien demandé, dites !

Elle crie, mais le bruit ambiant l'empêche de se faire entendre clairement. Elle se laisse finalement tirer par le bras, tandis qu'une larme solitaire coule sur sa joue droite. Elle ne s'en rend pas compte, elle ne l'essuie pas. Elle court sans voir ni entendre ce qui se joue autour d'elle, toute à la pensée de la photographie de sa mère. Probablement réduite en cendres maintenant.
L'Allemand l'entraîne toujours plus loin, jusqu'à atteindre un pont. Aucune idée duquel, elle a perdu tout sens de l'orientation. Elle parvient finalement à lui faire lâcher prise, mais elle ne court plus. Ses jambes s'effondrent sous elle, et elle tombe de manière peu gracieuse sur le pavé londonien. Lorsqu'elle relève les yeux, elle ne reconnaît pas tout de suite le visage qui la regarde de haut. Puis la mémoire lui revient.

Vous ?! Vous !!

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


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AND FREEDOM IS JUST ANOTHER WORD FOR "NOTHING LEFT TO LOSE"
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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - Blitz is over   Lun 2 Juil - 17:03

Walworth, Londres Sud, à 20 minutes de l'ambassade américaine - Avec Eliott

Victoria jeta un coup d'oeil dans son rétroviseur. Eliott s'était à moitié endormi sur la banquette arrière. Après une telle journée, cela n'avait rien de surprenant. Il s'était amusé comme un fou sur la piste de pilotage. Elle avait réussi tant bien que mal à le faire s'installer à l'arrière et non à l'avant à côté d'elle comme à l'aller, pour qu'il puisse se reposer. Elle avait reprit le volant sans trop de difficulté, la voiture était agréable à conduire. Et elle adorait ça, cela la détendait, lui permettait de réfléchir, dans le silence de la route, le seul bruit récurant était le bruissement des pneus sur le bitume. Il y avait très peu de trafic sur la route, la pénurie d'essence - pour ne pas dire la pénurie de tout - empêchant les quelques propriétaires de se servir de leurs véhicules. Cela rendait Londres particulièrement infernal. Bien que la jeune femme conduise plutôt facilement, avant guerre, son statut faisait qu'il était rare qu'elle conduise elle-même une voiture mais le fait qu'elle sache le faire s'était avéré utile, très peu de femmes, tout milieu confondu, avaient cette capacité.

Cela lui permettait de prendre l'air. Mais ils arrivaient dans la capitale. Victoria avait mit un peu de temps à comprendre les méandre de Londres et à reconnaître tous les trajets, surtout depuis que les panneaux avaient été passés à la peinture pour éviter d'aider les allemands en cas de débarquement, elle s'y retrouvait maintenant comme un poisson dans l'eau. Elle était plutôt sereine, l'après-midi était agréable, son uniforme n'était pas parfait, elle avait laissé la veste ouverte et quelques mèches s'échappaient maintenant de son chignon toujours maintenu par son calot. Il allait falloir réveiller Eliott d'un instant à l'autre.

Ils passèrent les contrôles d'entrée dans la ville sans problème avec leurs papiers. Au ralentissement, Eliott s'éveilla de lui-même.

-Nous sommes presque arrivés, lui déclara-t-elle avec un petit sourire.

Elle s'engagea dans les rues sinueuses de ce quartier de la ville, le plus court en temps normal pour rejoindre l'ambassade, plutôt que de longer le fleuve toujours engorgé. Alors qu'elle tournait, ils se retrouvèrent bloqués avec la voiture de fonction derrière une charrette énormes qui transportait Dieu seul savait quoi. Victoria soupira, surtout que d'autres véhicules à moteur ou tirés par des animaux les bloquaient maintenant vers l'arrière, l'empêchant de faire demi-tour. Cette ville...
Elle se sentait maintenant beaucoup moins sereine. Le soleil allait se coucher et elle savait que comme presque chaque nuit, les avions allemands allaient arriver. Ils avaient cependant encore le temps. Au moment où cette pensée lui traversa l'esprit, comme pour la faire mentir, les sirènes se mirent à retentir. Le sang de Victoria se glaça, elle se tourna vers Eliott, blême. Ils ouvrirent les portières, sortant de la voiture, le nez vers le ciel, bousculés par les gens paniqués, courant dans tous les sens, pour observer d'où venaient les avions et où ils allaient frappés. Ils se concentraient d'habitude sur l'East End... Mais bien sûr, pas ce soir. Ils fonçaient droit sur eux.

-Il faut qu'on parte d'ici!
S'exclama la jeune femme.

Dans un geste complètement irrationnel, poussé par la panique - sa dernière rencontre avec des avions allemands, bien que plus très récente, ne lui laissait pas vraiment un bon souvenir - elle se précipita vers la voiture, qui était pourtant coincée, ne pouvant aller nulle part.

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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - Blitz is over   Sam 21 Juil - 12:10

Middle Temple Gardens, le long de la tamise - Avec Rose

Plutôt que de prendre le métro pour rentrer de l'ambassade américaine, Denys avait décidé de prendre le bus. Quelle idée! Avec les bombardements, même s'ils se faisaient moins courant, tous les débris n'avaient pas encore été évacués des rues de la capitale, créants bouchons, circulation alternée et détours. Au bout de trente minutes, alors que le bus avait à peine parcouru un quart du chemin, Denys en eut assez. Il attendit que le pont sur la Tamise fut traversé pour descendre au premier arrêt. Ca lui apprendra, à vouloir prendre l'air. Quelle idée, visiblement... Il commença à marcher. L'été et sa luminosité permettait de profiter un peu plus des parcs. Plutôt que de longer les rues grouillantes de voitures, il décida d'entrer dans le Middle Temple Gardens, pour rejoindre la station de métro la plus proche. Il eut l'impression de changer d'univers et un bref instant, il respira. Décidant de se laisser aller, il s'assit sur un banc et sortir un livre de sa serviette de cuir pour prendre un peu de temps pour lui. Il se laissa complètement happé par l'aventure, au point que ce fut au moins une bonne heure plus tard que le gardien ne vint lui dire que l'on fermait et qu'il lui fallait quitter les lieux.

Denys, arraché à son histoire, mit quelques instants avant de reprendre pied avec la réalité. Alors qu'il remettait son livre dans son sac, un bruit tant redouté des londoniens se fit entendre. Les sirènes d'alerte... Un raid était en train d'avoir lieu. Plus le temps de trainasser. Denys se leva d'un bond et se dirigea vers la station de métro, une boule au ventre: les stations de métros proche Tamise étaient utilisées pour se protéger des bombardements bien qu'elles ne soient pas totalement sécurisés. L'une d'entre elles avait vu la paroi séparant la station de la rivière s'écrouler et tous les réfugiés s'étaient noyés. Alors que comme tous le quartier, il prenait la direction qu'il aurait du prendre dès le début, une voiture déboula à toute vitesse et manqua de renverser une toute jeune fille qui eut heureusement le réflexe de reculer juste à temps. La voiture disparu dans les rues du quartier. Denys, qui était le plus proche, s'approcha d'elle:

-Tout va bien? Venez, il ne faut pas rester là.

Il lui tendit la main pour l'aider à se relever. Les sirènes s'étaient arrêtées et maintenant les spots balayaient le ciel. Cela lui rappelait une certaine nuit sortie tout droit d'un cauchemar. Il n'avait absolument pas envie de réitérer l'expérience.

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selkies mood
the sirens were dangerous creatures, who lured nearby sailors with their enchanting music and voices to shipwreck on the rocky coast of their island



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MessageSujet: Re: EVENT N°3 - Blitz is over   Mer 3 Oct - 18:45

JAMES & ISIDORE

South Bank, près de l’hôpital – avec Isidore

James avait traîné au Times ce jour-là, non pas pour boucler certains articles mais car il ne supportait plus de rester dans son appartement à souffrir le martyr. Sa jambe le lançait depuis quelques jours, il essayait d’ignorer la douleur mais celle-ci le relançait à tout moment. Et sans dose de morphine à l’appartement, il se sentait incapable de faire quoi que ce soit. Soit disant malade, il avait demandé à un gamin du voisinage de sortir Loulou, son cavalier Kig Charles, car il ne pouvait pas descendre de chez lui. Hier soir, il avait trouvé un reste de seringue déjà utilisée. Pour l’hygiène, on repassera mais aux grands maux, les grands remèdes, cela l’avait quelque peu soulagé. Le journaliste repoussait l’échéance, il ne voulait plus être l’esclave d’une drogue, mais force est de constater qu’il n’y arrivait pas, et qu’il avait besoin d’aide, et pas la meilleure.

Hier soir, il avait envoyé un mot au Claridge’s par le biais de son voisin. Dans un mot très succinct, James demandait à son père de l’aider. Alfred avait trouvé le pire moyen de se rapprocher de son fils, il lui fournissait le moyen de se procurer sa dope. James n’avait qu’à se rendre au Queen’s Alexandera Hospital, où le docteur O’Neill lui donnait quelques doses en échange d’autres produits dont il avait besoin. Comment Alfred se procurait du matériel médical ? James ne voulait pas savoir et sa douleur l’empêchait la moindre éthique. Ce soir, il allait récupérer ce dont il avait besoin, allait fixer sa dose pour se sentir mieux, et retrouverait Isidore plus tard, passer une soirée ensemble. Voici pourquoi il se trouvait au Times, juste pour se poser plus près de l’hôpital. Il avait rendu un article d’un style déplorable, son rédacteur en chef lui trouvait une mine affreuse, pâle comme un linge, et était resté là, jusqu’au plus tard possible. Le docteur O’Neill lui avait dit pas avant 20h, cela laissait le temps de laisser agir une petite dose de morphine sans besoin de dormir. Le lendemain, il se donnerait le reste et voici James Alistair frais comme un gardon !

Autant dire que le journaliste était à l’heure, sur le qui-vive. Qu’est ce qui était pire : voler de la morphine à des soldats dans le besoin ou se montrer trop égoïste pour en avoir quelque chose à faire ? L’affaire dans le sac, James sortit, le sac et la laisse de Loulou dans l’une, sa canne dans l’autre. Comme un junkie, il connaissait une ruelle où se faire sa dose avant de repartir, il avait trop mal pour faire quelques pas de plus. Mais d’un coup l’alarme retentit. « Damn it » il fallait que les allemands fassent leur raid maintenant. Il lui fallait se dépêcher pour se rendre à l’abri le plus proche, mais entre sa douleur, son chien, le sac, il avait bien du mal à accélérer le pas. Pas un chat dans la rue à part lui et une silhouette fondant sur lui. Toujours élégant malgré l’apocalypse de ce soir, Isidore venait au secours de son amant.

« Oh god ! Il faut que tu m’aides, j’ai du mal à marcher. »

Et fait exceptionnel, il lui tendit la laisse de son chien. Hors de question de lui laisser son bien précieux, il connaissait la pensée d’Isi sur cette addiction ….


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.
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EVENT N°3 - Blitz is over
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