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 Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...

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MessageSujet: Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...    Sam 23 Juin - 0:41


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Margot Burnett


There is one thing the photogaph must contain, the humanity of the moment. - Robert Frank



Je suis née à Boston en 1911. Mon arrivée à Londres a eu lieu en 1940, alors que le retour à Paris où j'habitais auparavant m'est devenu impossible, en raison de l'occupation nazie. Cette ville me plait car c'est pour moi une opportunité de passer de la photographie de mode à la photographie de journalisme, en représentant la vie quotdienne à Londres au temps de la guerre. Depuis le début de la guerre, ma vie a changé, je suis désormais civile, car dans la vie je suis photographe pour Vogue US. Côté amours, je suis célibataire, que voulez-vous, c'est ainsi. Ma tête ? Il s'agit de Emilia Clarke par Angie

Depuis son début, la guerre a-t-elle affecté ta vie directement ?

Mais bien sûr! J'ai pu obtenir une opportunité que j'aurais eu autrement bien du mal à obtenir. J'aurais probablement continué à être photographe de mode, mais j'ignore combien de temps j'aurais continué, comme j'avoue que ce n'est plus vraiment le sujet qui me passionne le plus. Peut-être que je me serais mariée, que j'aurais fondé une famille, comme le désirent mes parents. Je compte bien le faire un jour - mais pas tout de suite. Pas lorsque je dispose d'une telle liberté et que je peux découvrir le monde par mes propres yeux, et immortaliser ce que je vois par la photographie. J'ai pu convaincre, par la suite d'événements qui se sont produits à Londres au cours des dernières années, que je peux me tailler une place de choix dans le monde de la photographie, mais je n'ai pas l'intention d'en rester là, croyez-moi!

Es-tu pour la victoire de la Grande Bretagne, ou préfèrerais-tu voir ce conflit s'arrêter au plus vite, avant qu'il ne s'aggrave, quitte à voir la Grande Bretagne y perdre beaucoup ?

Je suis une aspirante correspondante de guerre: si le conflit me donner l'opportunité de me prouver, il ne faut pas penser que j'exploite le malheur des autres pour mon propre profit. J'ai pu voir au premier plan l'horreur et la misère à laquelle certains Londoniens peuvent faire face. Ce que je veux offrir, c'est un témoignage, pour tous ceux qui vivent à des centaines de miles de Londres, pour qu'ils puissent voir par mes propres yeux, par l'intermédiaire de mes photos, ce qu'est la guerre. Il va sans dire que, bien sûr, je veux que ces hommes et ces femmes gagnent la bataille, comme je me suis quelque peu attachés à eux et au courage dont ils font preuve en ces temps difficiles et ce, au quotidien. Je ne peux qu'espérer qu'après tout ce conflit, d'autres portes s'ouvriront plutôt que de se fermer, et que je pourrai continuer à aller de l'avant. Mais je ne me suis jamais inquiétée pour le futur: ce qui compte, c'est le moment présent, et advienne que viendra!

Quel est ton but dans la vie? Pourquoi es-tu à Londres ?

Je dois dire que je suis à Londres un peu par hasard. J'habitais auparavant à Paris, mais je dois dire qu'avec l'occupation allemande, je suis bien contente de ne plus y être! Comme la mode, si vous me permettez de parler ainsi, n'est plus vraiment une priorité pour la plupart des gens, vu la guerre, j'ai une excellente excuse pour ne pas me limiter à ça! Londres est sans l'ombre d'un doute le seul endroit en Europe où je peux connaître une certaine émancipation, et voir ma carrière ainsi que mon art évoluer. Jusqu'à maintenant, la chance m'a souri, et malgré la guerre qui se déroule autour de moi, je reste optimiste. Je ne suis pas du genre à baisser les bras, comme tous les Londoniens qui m'entourent: comme ils sont mes sujets principaux, à présent, j'ai bien l'intention et même le devoir de leur faire honneur!




DERRIERE L'ECRAN

coucou c'est moi!!

pseudo RPG

Bonjour à tous!! Je suis Wild Concerto/Irina, et j'ai 22 ans. Je suis étudiante en traduction et rédaction. J'ai trouvé le forum via la piste laissée par d'anciens complotteurs. Et puis Re-bonjour les loulous!!! Rodeo Sushi




Dernière édition par Margot Burnett le Dim 8 Juil - 15:41, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...    Sam 23 Juin - 0:42





HISTOIRE


Click.

Sous les traits d’Elaine de Shalott, Violet paraissait bien plus ennuyée que paisible et sereine dans son sommeil éternel. Bien sûr, les traits de pinceau d’Ursula, dans l’esquisse venant de la même séance, la physionomie de Violet avait été tout autre.

Chez les Burnett, si Violet était la plus théâtrale des quatre enfants, ils se donnaient à cœur joie de jouer tel ou tel personnage de temps fort lointains pour les esquisses d’Ursula. Margot, pour sa part, trouvait Tennyson d’un ennui mortel : mais la grâce des personnages esquissés par sa mère, Élaine, Béatrice, Lancelot, Viviane, Guenièvre, les plis gracieux de leurs vêtements, leurs poses élégantes et leurs regards perçants avaient une personnalité et une vie propre.

Par la suite, Ursula Burnett, née Caine, avait créé des peintures à l’huile à partir des esquisses de ses enfants, imitant le style des peintres préraphaélites qu’elle admirait tant et qui avaient été son inspiration pour son art. Henry avait été un Dante pensif, pendant que Josephine – Josie pour les intimes – était Miranda : Margot, quant à elle, avait été peinte sous les traits de Viviane.

Elle n’avait pas voulu être ni la Dame Sans Merci, ni la vertueuse pucelle, ni la jeune fille soumise à son père. Dans l’esquisse d’Ursula, Margot, sous les traits de Viviane, n’était pas Dame du Lac veillant sur Lancelot : elle était l’enchanteresse en quête de pouvoir et de liberté, endormant Merlin à jamais pour fuir son emprise. Ce rôle lui seyait d’ailleurs plutôt bien, à en croire ce que disait Ursula : depuis qu’elle était toute enfant, Margot était une enfant rieuse et espiègle, qui avait le diable au corps, montrant déjà des signes de la future globe-trotter qu’elle serait un jour.

Click.

Une dizaine d’adolescentes en uniforme se tenaient en rang, la mine sérieuse – Violet, quelques filles de la troupe de théâtre dont elle faisait partie, Margot, ainsi que quelques filles de sa classe. C’était à l’époque où Margot, Violet et Josie fréquentaient la Presentation Academy, à Louisville, dans le Kentucky. Pendant que Leander finissait ses études en médecine, Ursula avait enseigné à la Presentation Academy pour, bien sûr, tout abandonner à son mariage. Mais elle sa passion pour l’art était restée, bien que cachée entre les quatre murs de la maison des Burnett.

Une bonne éducation pour les trois filles, bien sûr, était essentielle : une bonne mère de famille, après tout, se devait d’être instruite et capable afin de pouvoir élever ses enfants et les préparer à leur tour à faire face au monde. Du moins, autant que c’était possible : Margot, après tout, se rappelait que trop bien de ces nombreux soirs passés en retenue, pour avoir jouer des tours aux enseignantes – rien de très grave, comparativement à ce qu’elle aurait pu imaginer d’autres. Mais ces dames n’avaient absolument aucun sens de l’humour!

Si Ursula ne regrettait rien, avec un époux qu’elle aimait et lui de même, et ses quatre enfants, ce n’était pas ce que voulait Margot.

Click.

Margot, en toge de graduation, se trouvait encadrée de ses deux parents et de Josie, qui avait elle-même obtenu son diplôme en musique du Welesley College de Boston, l’année précédente, et arborait à présent une bague de fiançailles.

Il était difficile de croire, à regarder ce cliché, que la crise économique avait touché la famille Burnett si durement.

Henry, suivant les traces de son père, avait commencé des études en médecine un an après le début de la crise. Les Burnett se trouvaient heureux d’avoir fait des économies pour les études de leurs enfants, comme la pratique de Leander se trouvait extrêmement diminuée, faute de patients en mesure de payer. Henry ne pouvait qu’espérer que l’économie se redresserait une fois qu’il serait diplômé. Et, pour ce qui était des filles, Margot ne pouvait que sentir la pression de ses parents pour un bon mariage, pour elle, et aussi pour Violet.

Violet venait de compléter sa première année en littérature anglaise, elle aussi à Welesley. Elle s’apprêtait cependant à quitter pour Yale, pour poursuivre ses études, cette fois-ci en art dramatique. Ce que Violet visait, c’était Broadway, même si ses parents ne le savaient pas encore l’époque. Margot était alors dans le secret, et se gardait bien de dire quoi que ce soit : après la crise économique, les deux jeunes femmes savaient que, plus que jamais, leurs parents s’inquiétaient pour leur avenir.

Déjà, Margot savait qu’elle ne voulait pas devenir mère, au moins, pas tout de suite : les États-Unis et la société sortant de plus en plus des conventions victoriennes étaient encore trop conservateurs pour qu’elle s’épanouisse réellement, malgré les soirées folles qu’elle passait avec des amis à Boston.

Elle s’était montrée plutôt douée en peinture, avec un talent similaire à celui de sa mère. Margot ne pouvait pas affirmer, cependant, que cela la passionnait particulièrement. Non, ce qui la fascinait, davantage que ses aquarelles, c’était l’appareil photographique que lui avait prêté une de ses amies, un jour, qui l’avait par la suite emmenée à garder toutes ses économies chèrement gagnées pour s’en payer un. Mais malgré tout, c’était l’achat qu’elle regrettait le moins de toute sa vie.

Davantage que la peinture, la photographie était le moyen parfait pour obtenir une image éphémère, que même la mémoire humaine pouvait oublier. Ce moment fugitif, grâce à l’appareil, devenait immortalisé à jamais. Et Margot pouvait en être la créatrice.

Non, elle devait quitter Boston. Et peut-être même suivre Violet à New York, sous le prétexte de prendre soin de sa petite sœur : cela ne ferait que rassurer ses parents, après tout.

Click.

Violet apparaissait resplendissante en Hope Harcourt, son premier grand rôle dans la comédie musicale Anything Goes. La vie, auparavant, n’avait pas été facile ni pour elle, ni pour Margot. Mais les filles Burnett, tout comme leur mère, étaient des artistes dans l’âme, et n’abandonnaient jamais, saisissant toujours le moment présent – et on pouvait dire, si vous voulez bien excuser le jeu de mots, que Margot était la sœur qui l’avait le plus suivi à la lettre. Violet aurait, plus tard, l’opportunité de reprendre son rôle de Hope Harcourt au West End, à Londres, et d’éventuellement s’y installer.

Pour payer les factures de leurs folles soirées, remplies de cigarettes et d’alcool qu’elles se gardaient bien de mentionner à leurs parents, les deux jeunes filles avaient posé comme modèles pour différentes photographies. Bon, en réalité, c’était Violet qui parvenait à obtenir des séances pour Margot, comme c’était elle qui avait des contacts, de par son travail.

Margot, heureusement, n’était pas timide : demander quelques conseils ça et là à des photographes qui ne semblaient pas trop snobinards n’était pour elle qu’une excellente opportunité pour améliorer ses talents de photographe amatrice, tout en se pratiquant dans le Times Square.

C’était un processus lent et évolutif, mais qui avait porté ses fruits. Elle avait fini par obtenir assez de soutien pour ouvrir son propre atelier, et poster quelques annonces dans le journal. New York était, heureusement, l’endroit parfait pour développer son art. Elle caressait parfois même l’idée de déménager à Los Angeles, l’industrie cinématographique ayant certainement du travail à lui offrir. Mais c’était alors la mode, dont New York était le centre aux États-Unis, qui l’intéressait, car les plis gracieux des robes des modèles lui rappelaient, avec nostalgie, les peintures de style préraphaélite de sa mère.


Click.

Une magnifique jeune femme blonde, revêtue d’une robe de style Renaissance, regardait directement l’objectif. Déjà, elle ne semblait pas être une de ces dames inaccessibles si souvent représentées : de son regard perçant, elle mettait son interlocuteur au défi.

Olivia Deacon avait été l’une de ces quelques personnes qui avaient répondu aux diverses annonces de journal postées par Margot. Cette cliente, parmi les premières, était devenue une véritable amie. Avec leur désir de liberté, après tout, les deux jeunes femmes étaient faites pour s’entendre. Olivia avait même gardé, une décennie plus tard, l’album qu’elles s’étaient toutes deux montées avec les clichés de Margot, au plus grand dam de cette dernière : ça non, décidément, un acte de sentimentalité ne justifiait pas qu’elle voit ses horribles erreurs de débutante!

La gêne de Margot n’était, bien sûr, qu’une plaisanterie : Olivia était réellement quelqu’un sur qui elle pouvait toujours compter, et qui, même aujourd’hui, continuait à l’aider, même à Londres. Et Margot se savait prête à lui rendre la pareille, peu importe la demande.

Click.

Souriant à l’objectif, Margot tournait le dos à l’Océan Atlantique, le port de New York se déployant derrière elle.

C’était cette journée-là que, pour la première fois, Margot disait au revoir à l’Amérique pour fouler le sol du Vieux Continent. C’était loin d’être un exil pour elle, bien au contraire : enfin, elle pourrait voir d’autres horizons que l’Amérique, et l’Europe, à cet instant-là, lui avait presque paru sans frontières.

Son travail sans relâche, malgré toutes les tribulations, lui avait enfin porté fruit : le célèbre magazine Vogue US l’avait remarquée, et lui avait présenté une offre d’emploi : soit devenir leur photographe free-lance en Europe, et voyager où bon leur semblait pour certains shootings.

Pendant longtemps, Margot disait souvent en plaisanterie qu’elle était surprise de ne pas avoir percé le plafond tant elle sautait haut. La nervosité avait été à son comble lorsqu’elle avait écrit à ses parents pour leur annoncer la nouvelle : après Violet, bien sûr, il fallait se demander comment Leander et Ursula réagiraient en apprenant qu’une autre de leurs filles n’était pas près de fonder son propre foyer. Mais leur réaction avait été la plus belle récompense de toutes : après ces années passées dans l’inquiétude pour l’avenir de Margot, les parents Burnett reconnaissaient, enfin, que leur fille avait de l’avenir dans le monde de la photographie. Et Margot ne pouvait que se féliciter que, pour l’instant, elle semblait avoir enfin obtenu tout ce qu’elle voulait, sans avoir rien perdu en retour.

L’avenir, cependant, avec la guerre, lui prouverait peut-être le contraire. Mais, grisée par la pensée qu’elle habiterait à Paris, la célèbre Ville lumière, c’était bien la dernière pensée traversant l’imagination de Margot durant la traversée de l’Atlantique.

Click.

Un jeune homme souriait à l’objectif, son sourire timide malgré sa bouche un peu large. À côté de lui, son bras autour de ses épaules, Margot compensait énormément par son sourire éclatant.

C’était James Allistair, un jeune Britannique dont Margot avait fait la connaissance lors de sa première année en tant que photographe free-lance, à Paris. Lorsqu’elle l’avait vu pour la première fois, elle avait cru rencontrer Puck lui-même. Toujours aussi sans-gêne qu’à son habitude, elle l’avait approché et lui avait demandé s’il pouvait lui servir de modèle. C’était le genre d’entreprise qu’une grand-mère très collet monté aurait désapprouvé – une jeune fille de bonne famille ne sautait pas au cou d’un homme ainsi! Mais Margot, en se souvenant que James avait réellement cru qu’elle essayait de le draguer, avait bien du mal à s’empêcher de rire aux éclats.

Les deux jeunes gens, malgré tout, s’étaient bien entendus dès le début. Elle avait fait quelques portraits plus sérieux, que James avait apprécié au point qu’il lui avait promis qu’elle serait sa photographe personnelle, lorsque ses livres le rendraient célèbre. Puis, il y avait la séance où Margot avait enfin convaincu James de poser en Puck – une séance qui, finalement, n’avait jamais eu lieu, comme Margot n’arrêtait pas de hurler de rire en voyant l’air dépité du très British James en collants verts.

Si elle avait pu choisir une ville où vivre le restant de ses jours, Margot aurait sans doute choisi Paris, avec ses illustres maisons de mode et son élégance. Mais ses patrons de Vogue US et le cours de l’histoire en décideraient autrement.

Click.

Souriant à l’objectif, une robe claire et un foulard autour de la tête, le Sphinx de Gizeh dressait sa fière silhouette derrière Margot. Touristes comme archéologues s’affairaient derrière elle, témoignant de l’engouement pour l’Égypte ancienne qui ne s’était pas démenti au fil des années.

La prochaine destination que lui avait désignée Vogue US, et sans doute la plus exotique, était de se rendre au Caire, en Égypte. Elle n’y avait passé que deux mois : son milieu de travail principal demeurait Paris, mais il arrivait souvent qu’elle soit envoyée à Rome, dans le sud de la France, ou encore aux Pays-Bas.

Margot ne s’était pas lassée de photographier non seulement les commandes de Vogue US, mais aussi plusieurs clichés pour son propre compte. La petite exposition qu’elle avait présentée à Paris, par la suite, avait été très appréciée par le mouvement surréaliste qui y était présent. Même, une de ses photographies, représentant le désert près de Siwa, avait servi d’inspiration pour un peintre du nom de René Magritte, intitulé « Le Baiser ».


C’était là la belle époque. Mais elle prendrait très vite fin.

Click. Click. Click. Click.

Diverses photographies représentant Londres bombardée se succédaient, dont une avec une silhouette de femme seule au milieu des débris. Malgré le danger qui semblait presque imminent, elle se tenait bien droite, tendant les mains vers le ciel en signe d’espoir. Un autre représentait le crieur de journaux du Times que Margot croisait quotidiennement, Edmund Robert, la mine terrorisée à la suite d’un bombardement.



En effet, c’était sans doute un signe du Ciel que Margot se soit retrouvée à Londres, en 1940, lorsque la France avait tombé aux mains des Nazis et que Paris se trouvait occupée. Il était bien sûr hors de question qu’elle y retourne : ainsi donc, elle se retrouvait coincée en cette ville. Ce n’était pas pour lui déplaire, bien au contraire…

Au fil des années, la photographie de mode l’intéressait de moins en moins. Cela ne lui faisait rien pour remplir les trous et payer les factures, non : mais à force de voyager, un futur en tant que reporter et photographe de guerre lui semblait une alternative très attrayante, vu la situation présente et l’industrie de la mode connaissant un ralenti pour des raisons assez évidentes. C’était un sujet beaucoup moins glamour que ce qu’elle avait représenté jusqu’alors, et Vogue US ainsi que ses parents lui signalaient, dans leur lettre, qu’il était préférable qu’elle retourne aux États-Unis au plus vite.

Mais Margot n’était pas femme à se baisser les bras, fidèle à son caractère. Sans relâche, elle envoyait ses clichés de Londres en Amérique, déterminée à montrer à ses compatriotes la vie en temps de guerre. Qui sait? Peut-être un jour, aussi, obtiendrait-elle cette interview avec la princesse Ashna Kranti Pyali que tous les journalistes de Londres convoitaient tant mais ne pouvaient obtenir, en raison de la discrétion de la jeune femme depuis son enrôlement en tant que WAAF. Elle aussi se ferait soldate à sa manière.

En attendant, il y avait sa sœur Violet, qui s’était installée dans le West End, et il y avait James et Olivia aussi, également à Londres, l’un comme journaliste, l’autre comme mécanicienne. Elle n’avait tout simplement pas le temps de s’ennuyer et, malgré la guerre, son optimisme ne faiblissait pas : c’était là, sans doute, son arme la plus puissante.





Dernière édition par Margot Burnett le Sam 7 Juil - 0:17, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...    Sam 23 Juin - 10:12

L'été, c'est la migration des rpgistes ? :3 green

Contente de te revoir et bienvenue sur ce forum *.*
Si tu as des questions sur le PV, Vicky l'a rédigé donc n'hésite pas à lui envoyer un MP. Je suis dispo pour notre lien ^^ Tu as de liens pris, n'oublie pas de faire un tour sur les fiches histoire de t'inspirer. Enfin, tu connais comment on fonctionne Yeah !

Bon courage pour ta fiche !

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MessageSujet: Re: Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...    Sam 23 Juin - 22:07

Han, merci *.* T'inquiète, je me renseignerai bien sur les fiches en question et je m'empresse de finir ma prez au plus vite! :D
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MessageSujet: Re: Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...    Dim 24 Juin - 8:21

Bienvenuuuuuuue !!!! squee

Je suis ravie de voir enfin Margot tentée ! Comme dit James tu hésites pas à me MP s'il y a quoi que ce soit excited

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MessageSujet: Re: Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...    Jeu 28 Juin - 10:12

Bienvenue parmi nous ! clap

J'espère croiser cet intéressant personnage très bientôt en RP ! ange

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MessageSujet: Re: Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...    Mer 4 Juil - 18:52

Merci à vous toutes!

Je passe très rapidement pour m'excuser du délai, mais je me donne comme objectif de compléter ma fiche et d'apporter quelques petites corrections pour demain! :D
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MessageSujet: Re: Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...    Dim 8 Juil - 15:01

Bravo, tu es validé-e
Bienvenue à Londres


Tu as super bien cerné le personnage et Emilia lui va très bien donc c'est parfait!

Fait juste attention il y a pas mal de petites fautes (surtout dans le premier post de ta fiche)

Tous tes liens sont bien présents, c'est le top  clap bienvenue parmi nous  squee


Te voilà officiellement parmi nous! Tu peux donc commencer par aller réserver ton avatar. Une fois cela fait, rends-toi dans la section mon passeport où tu pourras ouvrir tes liens ainsi que tes RPs. Tu y trouveras des codages (liens, fiche de RP, gestion de RP) déjà tout fait si tu ne sais pas trop où chercher, et ensuite, commencer à écrire. Dans cette partie, à partir de 100 messages, tu pourras aussi demander un logement, elle est pas chouette la vie?

Mais attend, ce n'est pas tout! Tu peux également pointer le bout de ton nez dans le flood et venir partager tes connaissances sur la Grande-Bretagne, le Royaume Uni et Londres pendant le conflit, on aime toujours apprendre des nouveautés c'est cool!

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter un bon jeu, bienvenue à Londres!

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MessageSujet: Re: Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...    Dim 8 Juil - 15:38

Je viens de voir les fautes, j'étais sur mobile quand j'ai écrit cette partie-là PTDR Je me corrige tout de suite, j'ai honte, là PTDR

Sinon, merci! Je vais de ce pas préparer les différentes fichettes ;)
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MessageSujet: Re: Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...    

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Margot Burnett | A picture is worth a thousand words...
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