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 When Maggie met Winnie ~ Margaret feat. Winifred

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MessageSujet: When Maggie met Winnie ~ Margaret feat. Winifred Lun 13 Aoû - 2:47



When Maggie met Winnie

"Tous ces siècles, les femmes ont servi de miroirs, dotés du pouvoir magique et délicieux de refléter la figure de l'homme en doublant ses dimensions naturelles." Virginia Woolf



Le bénévolat était une des choses qui comptaient le plus dans ma vie, une des choses qui m’avaient le plus changée, le plus fait grandir.
Il s’était imposé à moi lorsque Lady Wallace m’avait proposé, trois ans plus tôt, de l’aider dans la création de ce qui deviendrait le Women’s Voluntary Service. Le projet ? Un organisme de femmes bénévoles œuvrant dans le but de venir en aide aux personnes dans le besoin ; voici, dans les grandes lignes, l’objectif qu’entendait suivre le WVS. Plus particulièrement, en cette période de tensions internationales qui augurait un risque plus ou moins imminent de guerre – nous étions alors en 1938 –, il s’était agi principalement de sensibiliser la population aux raids aériens, au travers de campagnes de prévention destinées à montrer aux civils comment se protéger en cas d’attaques.
Aussi, après que Maud m’eut vendu son projet, mon temps de réflexion n’avait pas été bien long avant d’accepter sa proposition et ainsi de l’épauler dans la création de l’organisme, devenant son véritable bras droit. À vrai dire, refuser l’idée qu’elle m’avait soumise aurait été bien plus étonnant. Pour cause, j’avais été l’une des premières à appréhender – si ce n’est à prédire – l’arrivée de la guerre. L’article que j’avais écrit dès mai 1936 dans le Guardian en était la preuve. Ce fameux article, qui m’avait tout à coup rendue célèbre, n’avait eu nul autre but que d’alerter l’opinion sur son avenir et sur les conséquences désastreuses – devrais-je dire destructrices – que risquaient d’engendrer un certain nombre d’événements qui avaient eu lieu dans le monde au cours des années précédentes, en particulier en Allemagne, qui avait particulièrement été bouleversée. D’abord, tout le monde savait que l’Allemagne avait eu du mal à encaisser les divers accords de paix, en particulier le traité de Versailles, qui imposait au pays de céder ses colonies, de payer des indemnités de guerre, de perdre des territoires... Le bilan avait été lourd pour l’Allemagne, le tout au profit des pays vainqueurs qui avaient dictés leurs conditions. Cela, ajouté à la crise économique de 1929, avait laissé un goût amer au peuple allemand, le poussant à se rapprocher des extrêmes politiques – les nationaux-socialistes –, menant ainsi à l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933. Dès lors, le IIIème Reich – comme avait été désigné l’Etat allemand nazi – avait commencé à prendre, petit à petit, un certain nombre de mesures qui, à mon sens et avec un certain recul, menaçaient non seulement les Allemands, mais aussi le reste du monde. En effet, si l’Allemagne, dès la prise de pouvoir d’Hitler, s’était retirée de la Société des Nations – montrant, par là même, son rejet des autres pays –, elle s’était aussi mise à violer, peu à peu, dispositions après dispositions, les accords imposés par le traité de Versailles : en 1934, elle avait décidé de ne plus payer les dommages dus à la France et à la Belgique ; en 1935, elle avait rétabli le service militaire obligatoire ; en même temps, elle avait créé la Wehrmacht, une nouvelle armée indépendante, non contrôlée par la Société des Nations – comme l’avait pourtant imposé le traité. La remilitarisation de la Rhénanie en mars 1936 avait été pour moi la goutte d’eau : celle qui m’avait poussée à véritablement m’inquiéter et à faire ce fameux bilan de tous les événements, menant à la publication de mon article quelques jours plus tard.
D’abord, toutes ces atteintes aux accords de Versailles avaient été, pour moi, un symbole fort de la part de l’Allemagne qui avait montré, par ce biais, son désaccord – voire son conflit – clair et net envers les autres nations du monde et ce qu’elles cherchaient à lui imposer. Par ailleurs, le réarmement et la remilitarisation progressifs de l’Allemagne n’avaient, dès ce moment-là, rien laissé présager de bon selon moi. Difficile d’imaginer d’ailleurs, aujourd’hui, comment le reste de l’Europe avaient pu se laisser berner par les assurances pacifiques du Troisième Reich, alors que l’évidence était juste là devant leurs yeux : l’Allemagne avait montré depuis des années sa rancœur envers le traité de Versailles et ses signataires, et elle réarmait, en plus, son territoire ; comment avait-on pu être si aveugle pour ne pas imaginer ce qui allait se passer ensuite ?
Ainsi, après avoir appris cette dernière nouvelle – la remilitarisation de la Rhénanie – et fait cet état des lieux de toutes les mesures prises par le régime hitlérien, j’avais décidé de m’intéresser d’un peu plus près à la problématique, comme je le faisais toujours lorsque je ne maîtrisais pas suffisamment un sujet ; je m’étais décidée alors à me pencher sur le fondement même de la pensée d’Hitler, en lisant ce fameux livre, manifeste de sa vision politique du monde : Mein Kampf. Après une lecture difficile au vu de son style très maladroit, l’évidence m’était néanmoins apparue et mon étonnement avait été d’autant plus grand devant la naïveté des dirigeants européens, et ce fut une des raisons, sans doute, qui m’avait poussée à écrire mon article. En effet, dans ce bouquin était exposée toute l’ampleur de la pensée hitlérienne et la vision expansionniste et revanchiste de cet homme qui, gardant la rancœur des accords imposés par les vainqueurs de la Première Guerre mondiale, nourrissait le souhait de récupérer les territoires allemands perdus, de réunifier les populations germaniques et de s’assurer un espace vital en conquérant le reste de l’Europe. Devant ces propos, la situation m’avait paru alarmante ; les conséquences évidentes, sans doute imminentes, de tous ces éléments m’avaient semblé catastrophiques. Aussi, il ne m’avait fallu que quelques jours pour rédiger un article de plusieurs pages et le publier dans le Guardian ; j’y avais alors exposé tout mon raisonnement, mon analyse de la situation et surtout les risques qui pesaient, selon moi, sur le Royaume-Uni et l’Europe.
Mais cet article, à défaut d’être un simple état des lieux froid et objectif du monde dans lequel nous vivions, avait été avant tout une alerte, un cri d’alarme. Si la conclusion de mon texte avait été plutôt pessimiste – la guerre est inévitable –, laissant peu de place à une possible échappatoire, mon but avait été, avant tout, de faire réagir. En écrivant cet article, j’avais eu l’espoir, à vrai dire, qu’il fît bouger l’opinion publique, voire qu’il parvînt aux oreilles de l’Etat. En effet, j’avais l’impression que beaucoup, pas même nos dirigeants, n’avaient conscience de la menace qui se préparait. Or, il était encore temps, selon moi, d’échapper à cette guerre ; cela devait passer par la neutralisation – tant qu’il en était encore temps – d’Hitler et de son régime, en faisant pour cela appel au droit international et à la Société des Nations. Pourtant, cet article, s’il avait déchainé la société pendant des semaines, n’avait finalement pas eu l’effet escompté ; le seul bénéfice qu’il avait pu avoir n’avait été qu’à titre personnel, mais n’avait malheureusement pas sauvé le pays : la guerre avait finalement frappé. J’avais été déçu, bien entendu, mais pourtant pas étonné : dans ce genre de situations, une forme d’effet d’autohandicap se met en place j’imagine, qui pousse la population à nier la réalité trop dure à encaisser, préférant rester attentiste, laissant les événements s’écouler et faisant confiance à leurs dirigeants, espérant qu’ils sachent gérer la situation – oubliant la précédente guerre vers laquelle leurs fameux dirigeants l’avaient envoyée. Quoiqu’il en soit, même si mon objectif n’avait pas été atteint, j’avais eu au moins l’avantage, la guerre arrivée, d’avoir la conscience tranquille ; j’avais fait ce que j’avais à faire.
Pour en revenir à la création du WVS, il allait donc de soi qu’un programme de sensibilisation aux risques d’attaques aériennes n’avait pu que m’intéresser, moi qui avait appréhendé depuis plusieurs années déjà l’arrivée d’une guerre ; il m’avait ainsi paru naturel d’aider les populations à s’y préparer d’une manière ou d’une autre, comme j’avais tenté de le faire en écrivant dans le Guardian.

Le WVS, d’abord relativement discret, avait rapidement pris une certaine importance dans la société britannique lorsque la guerre avait commencé à déchirer l’Europe, devenant ainsi un acteur à part entière dans ce conflit en tentant de diminuer de mille façons les dégâts infligés par l’ennemi. En outre, nos activités, par conséquent, s’étaient peu à peu diversifiées : d’un simple travail de prévention, nous étions passées à des actions de terrain, à des missions variées d’aide aux civils ; nous étions ainsi chargées d’évacuer les populations des villes à risques vers des zones rurales, de collecter des vêtements pour les nécessiteux ayant tout perdu dans les bombardements, d’héberger les familles ayant vu leurs maisons détruites, ou encore de distribuer nourriture et boissons, nos cantines mobiles déambulant les rues après chaque chute de bombes afin de requinquer les survivants, mais aussi les pompiers luttant contre les incendies provoqués par les explosions. Si nos actions s’étaient multipliées au fur et à mesure que la guerre avait pris de l’ampleur, ce fut pendant le Blitz – paroxysme de la guerre en Angleterre –, bien entendu, que le WVS avait joué son plus grand rôle, nous impliquant plus que jamais, mettant sans cesse nos vies en danger.
Le danger, en effet, avait été bien présent tout au long de cette période. Certes, ce sentiment de mettre sa vie en péril me semblait déjà lointain, maintenant qu’une certaine paix, qu’un certain calme avait regagné les rues de Londres, mais pourtant, en cette période constante de bombardements qu’avait été le Blitz, nos vies ne tenaient quotidiennement qu’à un fil – ou, devrais-je dire, qu’à une bombe. Par ailleurs, si la sensation même du danger avait pu être quelque peu oubliée ces derniers mois, ne restant qu’au stade de souvenir, le manque de nos sœurs qui avaient payé de leur vie leur bienveillance, lui, était toujours aussi vif. Effectivement, sur le terrain tout juste après les bombardements, un certain nombre de nos femmes avaient péri : dans un incendie, sous une bâtisse effondrée, ou sous le coup d’une bombe qui avait été oubliée. Si proches de l’action, tandis que la quasi-totalité de la population allait se réfugier dans des abris, la mort, sans cesse, nous attendait.
La période du Blitz avait également été le moment à partir duquel je m’étais, personnellement, le plus impliqué dans l’organisation. Comme toutes les autres femmes, je m’étais mobilisée parce que la population avait plus que jamais besoin de nous, mais, avec le recul, je pense que d’autres raisons, beaucoup plus personnelles, y étaient dues. En effet, trois mois seulement après la mort de mon mari, le WVS s’était sans doute révélé être une bonne échappatoire pour moi. À partir de ce moment-là, mon volontariat était alors devenu un véritable travail : je commençais très tôt le matin, finissais très tard le soir, m’impliquais dans un maximum de missions et ne me consacrais que quelques journées de repos. En fait, j’avais trouvé en ces actions le moyen de m’échapper à ma douleur, à mon deuil. J’avais eu le choix entre rester à la maison – cette maison que nous avions toujours partagée, moi et Thomas – à me morfondre en ressassant les souvenirs de mon défunt mari, ou me rendre active et me changer les idées, tout en aidant des gens dans le besoin ; mon choix s’était naturellement porté sur la seconde option. Ainsi, la surcharge de travail m’avait dès lors amenée à ne pas plier, en me permettant ne pas affronter ma peine. J’avais préféré vivre dans l’action, plutôt que dans l’émotion.
Mais s’il s’agissait effectivement d’un moyen de refouler ma douleur, aider les rescapés des bombardements avait aussi dès lors constitué pour moi, sans doute, un moyen de combattre la guerre. Finalement, il s’agissait d’un moyen de venger mon mari et de l’honorer, lui qui avait payé de sa vie son engagement contre l’Allemagne. Le volontariat allait ainsi dans le sens d’une résistance de ma part ; il s’agissait de dire vous pouvez bombarder autant que vous le souhaitez, détruire autant de foyers que vous le voulez, meurtrir autant de familles que vous le désirez, je serai toujours là, moi, pour secourir les rescapés, les reloger, les consoler. Ils avaient pris mon mari, oui, mais je restais toujours debout, engagée, opposée à leurs tentatives de nous soumettre. Ainsi, il s’agissait avant tout de résister, à l’image de tous ces Londoniens, malgré tous les coups que les Allemands tentaient de nous infliger. Je me devais de résister, en l’honneur de mon mari, en signe de vengeance, en quelque sorte.
Mais si le Blitz m’avait amenée à m’impliquer plus que jamais dans l’organisation, encore aujourd’hui, malgré une certaine accalmie qui avait repris possession de Londres, le WVS prenait toujours une part importante – si ce n’était indispensable – dans ma vie ; une part essentielle pour mon équilibre, qui me permettait, toujours, de ne pas sombrer.

13 juin 1941, 7h30. J’émergeai doucement de mon sommeil, un sourire béat sur mon visage, témoin, sans doute, d’un rêve agréable. Tournée en direction de la fenêtre, mon regard, une fois mes yeux grands ouverts, se posa instantanément sur l’oreiller sur lequel reposait autrefois le visage de mon mari, aujourd’hui vide. Mon sourire disparut. Je me retournai de l’autre côté. Je me redressai, m’assis sur le bord du lit, me levai et me dirigeai vers la salle de bain.
Pour le WVS, je devais ce jour-là me rendre dans une de ces pouponnières qui accueillaient des enfants orphelins ayant perdu leurs parents dans des bombardements. Notre mission consistait alors à fabriquer des jouets pour ces enfants, à partir de bois et de tissus. Il était prévu aujourd’hui que je fasse équipe avec Winifred. La fameuse Winifred Wallace. Fille de Lady Maud Wallace, sa réputation dans l’organisation n’était plus à faire : un caractère bien trempé, il paraissait ; elle n’aimait pas les ordres, était un peu trop franche et ne semblait pas tellement impliquée dans le WVS. Les rumeurs disaient même que son entrée dans l’organisation avait seulement été due à sa mère, qui l’avait poussée à la rejoindre afin de l’avoir auprès d’elle. Par ailleurs, beaucoup n’osaient pas répliquer face à elle, de peur de brusquer la fille de la patronne ; en fait, il y avait quelque chose d’intouchable chez elle, ce qu’elle avait sans doute bien compris et ce dont, naturellement, elle profitait. Je ne l’avais encore jamais rencontrée pour ma part ; ce serait aujourd’hui la première fois. Néanmoins, si elle pensait pouvoir agir avec moi comme elle semblait le faire habituellement, elle se trompait. Je n’avais pas pour habitude de me laisser faire ; je pense que tout le monde dans l’organisation aurait été d’accord pour dire que j’étais quelqu’un d’autoritaire s’il le fallait, qui ne se laissait pas marcher dessus et qui appréciait les choses bien faites. Dû à mon attachement particulier pour le WVS, je ne voulais pas que ses volontaires fissent n’importe quoi. J’avais ainsi une certaine exigence envers notre travail. Nous avions beau être bénévoles, nous faisions des choses importantes pour lesquelles des vies, des existences étaient en jeu. Il s’agissait de familles ayant perdu des proches, des biens, des années de souvenirs, ayant vécu des choses horribles. Nous ne pouvions pas faire n’importe quoi, nous n’étions pas là pour jouer, pour passer ; nous nous devions de fournir  un travail correct afin de rendre à ces miséreux l’épreuve plus supportable. Aussi, peut-être que Winifred n’en avait que faire du WVS, mais il s’agissait de quelque chose qui me tenait, à moi, absolument à cœur ; alors je ne me gênerais pas pour exercer mon autorité sur elle. Par ailleurs, si l’on partait du principe qu’elle était la fille de Maud, j’étais, moi, l’amie de la patronne ; nous étions intouchables l’une autant que l’autre.  Alors je ne prendrais sûrement pas de gants sous prétexte qu’elle était la fille de la fondatrice, dans la mesure où j’avais, moi aussi, mon importance dans l’organisme.
Une fois ma toilette terminée, j’enfilai mon uniforme : chemisette, jupe, chaussures, chapeau. Un coup de rouge à lèvres, un peu de fard, et je sortis de chez moi. Je pris le bus jusqu’à la gare de Marylebone. Après avoir acheté mon billet, je montai dans le train en direction de Rickmansworth, dans le comté de Herts, juste au nord de Londres. Après quelques dizaines de minutes de trajet, le train arriva à quai ; j’en descendis, sortis de la gare, puis me dirigeai à pieds jusqu’à la pouponnière du quartier de Croxley Green, devant laquelle j’arrivai peu avant huit heures trente.
Dès mon arrivée, je me mis immédiatement en place. Une grande partie du matériel était déjà en place ; seule pour le moment, je ramenai encore un certain nombre de planches de bois de la réserve vers la pièce dans laquelle était établi notre poste de travail. Dix minutes plus tard, je commençai, armée de scies, de marteaux et de tournevis, à fabriquer les jouets, suivant des plans plus ou moins précis établis par le WVS.
Winifred n’arriva qu’à neuf heures moins le quart. Terminant d’enfoncer un clou, je lâchai mon marteau et m’approchai d’elle.
« Margaret, me présentai-je en lui tendant la main. C’était à huit heures et demie, lui fis-je remarquer d’un ton neutre, presque froid. »
J’enchaînai immédiatement, retournant derrière l’établi :
« Viens avec moi. As-tu déjà participé à la fabrication des jouets ? Ici, tu as tout le matériel – planches, tissus… – ; là tu as les plans. (Je pointai du doigt, tour à tour, les matériaux disposés face à nous et le livret posé sur un coin de la table.) Tu les regardes et tu suis les étapes. Sinon, tu observes comment je fais et tu fais pareil. »
Très directive, j’avais tout dit d’une traite, lui laissant peu de mots à placer.


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MessageSujet: Re: When Maggie met Winnie ~ Margaret feat. Winifred Lun 13 Aoû - 18:09


When Maggie met Winnie
“Vous n’aurez jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression.”
Au bruit du réveil lui vrillant élégamment les oreilles, Winifred Wallace commença à ouvrir les yeux en papillonnant et se mis en position assise, emmitouflée dans les draps de soie de son lit. Baillant comme il n'irait pas de le faire en public quand on était une demoiselle de bonnes familles, Winnie éteignit son réveil.
Elle l'avait mis de bonnes heures pour ce matin vu qu'elle devait se rendre dans un comté du nord de Londres et ne tenait pas à être en retard pour éviter d'avoir à piquer un sprint. Elle se tapota les joues pour se réveiller avant de prendre une petite cloche sur sa table de chevet pour la faire tenté, prévenant les domestiques qu'elle les attendait pour l'aider à s'apprêter.

Deux jeunes servantes entrèrent pile au moment où Winifred s'extirpa de ses couettes. Une servante sorti son uniforme de WVS et l'autre l'aida dans sa toilette. Bientôt, Winifred se retrouva à faire son noeud papillon avec le foulard réglementaire tandis qu'une des jeunes femmes s'affairait à lui faire un chignon tressé tout simple avant de lui passer son chapeau ainsi qu'une épingle.

Aussitôt prête, elle descendit rapidement les escaliers pour se rendre dans la salle à manger pour grignoter où son père prenait son petit-déjeuner. Winifred le salua, surprise. Bien qu'elle ne se plaignait pas de le voir, elle se demanda ce qu'il faisait encore dans la demeure familiale, le croyant parti au ministère beaucoup plus tôt.
Winifred commença à manger calmement jusqu'au moment où son père déclara qu'il n'était pas rassuré à l'idée qu'elle prenne le train. Soupirant, la jeune femme répondit que si Mère l'avait désignée sur cette mission, c'est qu'il n'y avait aucun risque! Evidemment, il surenchérit et Winifred perdu plusieurs minutes à argumenter si bien qu'elle rata le premier train une fois à la gare.

Ce n'est donc pas dans une humeur bien idéale que la fille de Maud Wallace et du ministre de la marine arriva à Rickmansworth dans la pouponnière qu'on lui avait désigné. Heureusement, elle trouva assez rapidement sa partenaire du jour. « Margaret, se présenta t'elle en lui tendant la main que Winnie serra.Winifred, mais vous pouvez m'appeler WinnieC’était à huit heures et demie lui répliqua-t'elle d'un ton glacial comme la neige. Winnie préféra ne rien dire...Déjà qu'elle était de mauvaise humeur, elle n'avait pas envie que Margaret s'en mêle. Aussi bien, elle s'excusa et écouta sa "mentor" et se mit au travail.
Prenant, un peu au pif il faut l'admettre, une feuille de papier expliquant comme fabriquer un jouet, Winifred commença à rassembler les outils divers dont elle aurait besoin pour ne pas avoir à se lever toutes les cinq minutes et, avec un perfectionnisme qu'elle ne se serait pas cru capable, elle se mit à coudre des petites poupées de chiffons qu'elle plaça, une fois terminées, dans une caisse en bois.

Se massant les doigts, s'étant piquée quelques fois avec l'aiguille, elle dit: Margaret! J'ai fini les poupées, je vais les amener aux gardiennes. Elle souleva la caisse qui n'était pas bien lourde - dans les faits, elle n'était remplie que de chiffons et se dirigea vers sa destination. La gardienne en chef la remercia chaleureusement et elle pu prendre congé pour rejoindre l'atelier aux jouets... Cependant, et à sa frustration, elle se fit arrêter par un monsieur se présentant comme étant le directeur de l'établissement tout en lui faisant la cours. Aimablement, elle ne pouvait guère l'envoyer promener avec son aplomb habituel, elle "le pria de l'excuser car elle avait encore beaucoup de travail et qu'il ne fallait pas qu'elle soit en retard". Elle revint donc auprès de sa partenaire à qui elle dit: Les gardiennes aiment beaucoup.
©️ nightgaunt

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Rien ne vaut une amie. Sinon une sœur.
- I Love You Vicky
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