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 STRANGER ? ☂ Les étrangers à Londres

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MessageSujet: STRANGER ? ☂ Les étrangers à Londres Jeu 3 Sep - 0:31

Être étranger à Londres


Londres, grâce à son immense empire, son histoire et le fait récemment d'être la seule capitale d'Europe à résister à Hitler, est une ville riche en différentes nationalités, toutes venues ici soit pour s'épanouir, soit pour fuir, mais il y a toujours une raison de venir à Londres ! Bien sûr, techniquement il doit y avoir une majorité d'anglais, puis de britanniques en général, sur le forum pour avoir un certain équilibre.

Dans un ordre assez subjectif, nous vous proposons les nationalités qui peuvent se trouver à Londres, des plus faciles à intégrer aux plus difficiles !

Empire britannique

Le Commonwealth fut établi comme une association d'États indépendants et souverains par le traité de Westminster en 1931. On peut distinguer le royaume du Commonwealth, où le roi d'Angleterre est encore le chef d'Etat, au Commonwealth des nations. La réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth a lieu tous les deux ans à Londres. ; à cette occasion, les participants discutent des grandes questions politiques, économiques et sociales, de leur incidence sur leurs pays respectifs et des mesures à adopter, au sein du Commonwealth ou conjointement dans d'autres organes internationaux. Il est donc possible d'avoir eu une réunion au moment de la guerre et qu'ils soient restés en partie à cause du danger des voyages en mer.

Il est possible, peu importe d'où l'on vient de l'empire britannique, de venir s'installer à Londres. Mais vu l'éloignement géographique, il faut avoir une sacrée motivation et beaucoup de moyens (ou alors d'avoir beaucoup économisé). On voyage encore par train ou bateau, les avions commerciaux sont assez peu nombreux. Mais la communauté indienne par exemple, est très présente dans Londres, que ce soit des riches bourgeois voulant vivre à l'européenne ou des personnes plus modestes pour y travailler. Par exemple, les marins indiens, appelés « lascars » étaient plus de 50 000 à travailler dans les navires britanniques ou sur les docks londoniens.

En temps de guerre, les hommes de l'empire britannique peuvent être aussi mobilisés s'il le faut, certains se sont portés volontaires dés le début de la guerre pour ne pas perdre de temps.

Voici les membres du Commonwealth tout confondus :
Royaume du Commonwealth
Commonwealth of Nations
Républiques du Commonwealth
Il est évident qu'au fil du temps, les pays n'étaient pas forcément dans ces catégories là. Par exemple, l'Inde n'a pas toujours été une république …


France

La communauté française ne date pas d'hier. Depuis les guerres de religion en France ou la révocation de l'édit de Nantes, les protestants français ont trouvé refuge à Londres, mais aussi devenir un abri temporaire de grandes personnalités, comme Voltaire, Montesquieu, Napoleon III, Monet.

En 1940, on peut distinguer trois groupes de français :
→ 10.000 français sont des immigrés de longue date, une communauté éclectique d'hommes d'affaires, de journalistes, de commerçants et bien sûr de cuisiniers. Installés en très grande partie dans le quartier de SoHo, ils tiennent la plupart des commerces et restaurants et se sont bien intégrés à la vie londonienne, certains français sont des personnalités connues des cercles mondains.

→ Un second groupe est constitué de tous ceux qui avaient décidé de faire de la capitale anglaise leur quartier général, la plupart partisans de De Gaulle, sans forcément se décider à entrer dans la France Libre. Certains créèrent un journal, La France Libre. Michel Saint-Denis, directeur d'une troupe de théâtre française basée à Londres, animait l'émission de radio de la BBC Les français parlent aux français.

→ un dernier groupe n'est là que temporairement, à Londres. Parmi eux, beaucoup de soldats français, survivants de la campagne de Norvège et évacués de Dunkerque. Bon nombre en 1940 ne voulaient pas continuer à soutenir De Gaulle, demandant le rapatriement en France (assez dangereux puisqu'ils pouvaient être considérés comme des traîtres) ou allant s'exiler aux Etats Unis.

Mais avec les suspicions des anglais vis à vis des français arrivés après la capitulation, le MI5 mit en place un interrogatoire de tout nouvel arrivant, ce qui était assez mal perçu par les français.

Il faut savoir que beaucoup de français ne parlaient pas anglais, certains avaient le droit à des cours de langue, mais la plupart se trouvaient totalement perdus. De plus il fallait apprendre à rouler à gauche, a être patient dans les files d'attente bien ordonnée (bien loin de la France assez anarchique de ce côté), savoir se repérer, la monnaie et la nourriture, même si la plupart courait à travers Londres pour un restaurant français. Beaucoup d'entre eux se réunissaient au Petit Club Français sur Saint-James's Place.

Beaucoup de querelles internes, notamment politiques, divisaient les français, ils n'arrivaient pas à s'entendre entre eux même en exil, un comble tout de même ! Et une source de petites moqueries de la part des anglais, amusés des comportements français.

Juifs

Avant la guerre, plus de 50.000 réfugiés, des juifs à 90%, étaient déjà arrivés en Grande-Bretagne. Depuis 1933, ils fuyaient l'Allemagne nazie, des organismes charitables comme la Society for the Protection of Science and Learning (SPSL) permirent aux universitaires de quitter le pays. Si le gouvernement ne voulait pas prendre en charge les réfugiés, la Nuit de Cristal (9-10 novembre 1938) change la donne, et la société britannique apporta en grande partie leur soutien aux réfugiés.

Pour la plupart, il fallut trouver un emploi et subir un déclassement de leur situation, en acceptant des emplois modestes comme employés de maison ou dans les usines. On avait besoin d'infirmières, de médecins ou encore de dentistes, mais la plupart des personnes durent se montrer flexibles sur leurs capacités à travailler.

La plupart ont décidé de participer à l'effort de guerre, même s'ils n'étaient pas admis comme citoyen à part entier, et donnèrent des concerts dans la National Gallery, participant ainsi à maintenir le moral de la population.

Russie

La plupart des russes ont fui leur patrie durant la révolution de 1917. Les principaux à partir sont les aristocrates et la haute bourgeoisie, des propriétaires terriens pro-tsaristes. Ils ont emmené avec eux une partie de leur fortune, des meubles, bijoux, objets de valeur pour continuer à mener la belle vie loin de chez eux. Ils se sont installés à Paris, New York et aussi Londres où ils sont entrés dans les cercles de la bonne société et ont apporté la culture russe de l'époque des tsars. Ils sont évidemment contre le bolchevisme et déplorent ce qu'il est advenu de leur belle Russie.

Il peut y avoir des russes assez pauvres qui ont pu fuir, cela se pouvait soit avant la révolution russe en économisant pendant des mois pour partir sur un bateau les menant en Europe de l'Ouest ou aux Etats Unis, soit après mais avec les frontières fermées, il était difficile de partir. Le peuple russe était content, du moins pendant un temps, du nouveau gouvernement. Il n'est pas impossible mais il faut une bonne raison et surtout un bon plan d'évasion. N'oubliez pas qu'avec le partage des terres et les restrictions, les russes sont assez pauvre et il est difficile d'avoir des économies.

USA

Avant la guerre, il n'y a pas beaucoup d'américains à Londres. Comme tous, certains sont venus s'installer pour le travail, la diplomatie, faire fortune, … Il s'agit donc de civils voulant vivre à l'européenne, beaucoup sont allés à Paris avant de venir à Londres.

Avec la guerre, on voit arriver quelques soldats venus prêter main forte en se portant volontaire, puisque les USA ne voulaient pas entrer en guerre. Fin 1940, on compte environ un millier d'américains sur le territoire.

Ils arriveront davantage après Pearl Harbor, au printemps 1941 et il y aura plus de 230 000 soldats américains en octobre 1942.

Pays du Nord


Le Danemark, les Pays Bas, la Suède et la Norvège sont des pays prospères et volontairement neutres lors de la Première Guerre Mondiale. Mis à part quelques personnes quittant le pays, chacun restait chez soi. Mais avec la menace nazie, les juifs hollandais ont préféré partir.

Les Pays Bas et la Norvège ont subit une invasion violente puisqu'ils refusaient de quitter leur neutralité. Les souverains de ces deux royaumes, à savoir la reine Wilhelmina des Pays Bas et le roi Haakon VII de Norvège ont quitté leurs terres avec leurs famille, une partie du gouvernement et quelques personnalités pour partir à Londres. Il est possible que d'autres personnes se soient greffés à ce départ forcé.

Le Danemark est envahi lui aussi mais le souverain Christian X reste à Copenhague et maintient son gouvernement malgré la pression nazie, jusqu'en 1943. Quant à la Suède, elle décide de rester neutre, n'accepte que des engagés volontaires contre les russes qui ont envahi la Finlande, et doit faire des concessions à l'Allemagne nazie, acceptant de les laisser utiliser les chemins de fer suédois, même si elle laissait les alliés espionner en Suède.

Allemagne-Autriche-Italie

Durant et après la Première Guerre Mondiale, un fort ressenti anti-germanique se propagea dans le pays. Les allemands et autrichiens installés là durant le siècle dernier furent tout de même enfermés durant un temps dans des camps un peu partout en Grande-Bretagne, et on se méfia d'eux après. Avec la montée du nazisme, certains ont fui l'Allemagne, puis l'Autriche. Mais à la déclaration de guerre, la police avait fiché 71 000 étrangers « ennemis »  et le MI-5 comptait 400 « suspects », en grande partie des ressortissants allemands qui avaient surtout travaillé pour des sociétés allemandes.
Des renseignements ont été réunis sur la communauté italienne aussi, dont la plupart tenaient des fabriques de crème glacée, fish and chips, ou travaillaient dans des restaurants chics. Beaucoup de ces personnes, italiennes, allemandes, autrichiennes (et une minorité tchèque), furent interpellées et internées.

Le MI5 a interpellé toutes sortes de personnes, connues dans les monde des arts et de la culture, des gérants d'usine, des traiteurs, des employés, de cuisiniers … Personne n'était à l'abri et on manqua rapidement de personnel dans les restaurants et hôtels, dont une grande partie étaient des italiens. Mais le 1e juillet 1940, l'Arandor Star, qui transportait des expulsés de ces nationalités, fut victime d'un naufrage qui fit plus de 700 morts. Seulement à partir d'octobre 1940, le gouvernement commencera à relâcher les prisonniers non considérés comme suspects et les faire participer à l'effort de guerre.

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« the king is speaking »
In this grave hour, perhaps the most fateful in our history, I send to every household of my peoples, both at home and overseas, this message, spoken with the same depth of feeling for each one of you as if I were able to cross your threshold and speak to you myself. ©️ .bizzle
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