AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 FEDERIKA - échec et mat

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: FEDERIKA - échec et mat Jeu 8 Oct - 20:19

Federicka Stein
BE THE CHESS PLAYER, NOT THE CHESS PIECE


Je suis né-e à Berlin en 1911. Mon arrivée à Londres a eu lieu en 1938, alors que la montée fulgurante du NSDAP et de l’antisémitisme menaçait directement la sécurité de ma famille et nos vies. Je suis malheureusement la seule à avoir pu sortir d’Allemagne, et je n’ai pratiquement aucune nouvelle d’eux. Cette ville m’est indifférente car si Londres est sûrement belle en temps de paix, tout ici me rappelle mon statut de réfugiée, l’absence de mes proches, et la guerre qui fait rage. Ici ou ailleurs, pour moi, c’est le même combat : aller au bout cette guerre et faire payer à l'Allemagne ce qu'elle a fait subir à sa famille. Depuis le début de la guerre, ma vie a changé, je suis désormais In the Army, et bien décidée à en découdre, nom d'une pipe. Côté amours, je suis célibataire, que voulez-vous, c'est ainsi. Ma tête ? Il s'agit de Hayley Atwell par crédit

Depuis son début, la guerre a-t-elle affecté ta vie directement ?

Si c'est une plaisanterie, elle est de mauvais goût. Je suis une exilée, une juive en cavale depuis son pays où l'on menaçait de me pendre sur la place publique après m'avoir lynchée, je travaille pour le gouvernement britannique en me retournant contre ma propre patrie, dans un pays que je connais à peine, et vous me demandez si la guerre a affecté ma vie directement ? Ce n'est pas comme si c'était un secret après tout, mon accent allemand me trahit et faire savoir à mes collègues mon appartenance religieuse était le seul moyen d'éviter les regards soupçonneux. Tout le monde à Bletchley Park sait qu'ils comptent dans leurs rangs une réfugiée, une malheureuse victime de la barbarie nazie, et leur condescendance envers moi m'agace au plus haut point. Je ne suis pas une petite chose fragile malmenée par une mauvaise politique et une tragédie diplomatique. J'ai été chassée de mon pays, je transite dans celui-ci en attendant de pouvoir reprendre le contrôle de ma vie, et le premier qui m'en empêchera aura un aperçu du caractère Stein.

Es-tu pour la victoire de la Grande Bretagne, ou préfèrerais-tu voir ce conflit s'arrêter au plus vite, avant qu'il ne s'aggrave, quitte à voir la Grande Bretagne y perdre beaucoup ?

Si la Grande-Bretagne avait réagi plus vite contre Hitler, on n'en serait pas là aujourd'hui. Je travaille dans le camp des britanniques, mais ce n'est pas pour autant que j'approuve toutes les politiques menées par Churchill et son gouvernement. Si j'ai accepté ce poste, c'est parce que comme tout le monde j'ai besoin de manger, et parce que c'était le seul travail qui me permettrait de ne pas perdre la tête à tourner en rond toute la journée dans un bureau à me noyer dans la paperasse. Il a fallu que je m'impose au sein de mes collègues masculins, mais je fais maintenant partie de ces gens qui craquent les codes allemands et coulent leurs U-Boot, sans le moindre scrupule je l'avoue. Je joue ma part dans cette guerre, et j'espère qu'on en finira le plus vite possible pour éviter plus de dégâts. Mais pas avant d'avoir fait mordre la poussière à l'armée allemande et au gouvernement nazi. Tant pis si on y passe plus de temps, je ne serai satisfaite que le jour où je les verrai signer l'armistice avec les conditions les plus humiliantes possibles.

Quel est ton but dans la vie? Pourquoi es-tu à Londres ?

Avant d'arriver à Londres, j'étais en pleine ascension dans ma carrière de championne d'échecs - on commençait enfin à me prendre au sérieux, à connaître mon nom, à arrêter de me traiter comme la débutante que j'étais à l'âge de dix-huit ans lors de mon premier tournoi international. Carrière interrompue en plein vol. Je continue à jouer ici, mais les compétitions internationales sont interrompues et je reporte ma frustration dans mon travail. Mon but à long terme ? Je n'en sais rien. Echapper aux bombardements, je suppose. Rester à Londres ? Peut-être. En arrivant dans ce pays, j'étais complètement perdue, déboussolée, déracinée, littéralement. Bletchley Park m'a permis de retrouver un cadre, une direction, un "but" à suivre faute de mieux. J'aurais pu plus mal tomber, et si après la guerre (si tant est qu'elle finisse un jour) je ne peux pas reprendre ma carrière de joueuse d'échecs, la cryptographie commence à m'apparaître comme une option viable.




Derrière l'écran


Je m'appelle Zabolac/Charline et j'ai 21 ans. Je suis en Master de cinéma et en passe de devenir une Time Lady. J'ai trouvé le forum via des comploteuses de choc What a Face . D'ailleurs je le trouve super génial mais beaucoup trop d'amour pour vous. A bientôt en RP!


Dernière édition par Federika Stein le Ven 9 Oct - 16:18, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Jeu 8 Oct - 20:19

Ta Biographie
11 Mars 1911

   
1938.


« Fraulein Stein ? » Les yeux du soldat croisèrent ceux de Federika, qui soutint son regard sans ciller, essayant d’ignorer son cœur qui semblait sur le point de faire éclater sa cage thoracique tant il battait contre ses côtes. Sa petite valise sagement posée à ses côtés, elle n’était plus qu’à un poste de contrôle de l’avion qui décollerait ensuite pour Londres. Un des derniers, probablement, au vu de la situation politique qui se dégradait à vitesse grand V.
« Raison de votre voyage ? » demanda le soldat en gardant son passeport en main.
« Tournoi d’échecs. Tenez, j’ai la lettre d’invitation et une lettre de recommandation des organisateurs et de mon maître d’échecs à Hambourg. » répliqua-t-elle en lui tendant les deux feuilles de papiers. Les deux lettres qui étaient probablement ce qu’elle avait de plus précieux au monde à cet instant même. Elle retint son souffle pendant que l’homme déchiffrait l’écriture de Carl Ahues, grand maître d’échecs allemand qui confirmait sa recommandation de Federika pour le championnat d’échecs qui allait se dérouler à Londres quelques semaines plus tard, arguant de son arrivée à la troisième place lors des championnats mondiaux d’échecs féminins en 1930 alors qu’elle n’avait que dix-neuf ans, derrière la tchèque Vera Menchik et l’autrichienne Paula Wolf-Kalmar. Federika Stein, affirmait-il, allait défendre les couleurs de l’Allemagne face aux britanniques, et rendrait grand service au pays en continuant de redorer son blason en ces temps politiques troubles. Le soldat lut la lettre une seconde fois, relut l’invitation de la fédération britannique d’échecs, et enfin, tamponna les papiers et lui indiqua d’un mouvement de tête de passer. Conservant son air impassible, elle hocha la tête pour le remercier, récupéra ses précieux papiers, et franchit la douane. Quelques mètres plus loin, elle ne put s’empêcher de se retourner pour croiser le regard de son frère Samuel, qui lui dédia un sourire qu’elle devinait forcé.

Dans la salle d’attente, elle s’assit sur l’un des bancs disponibles, ses doigts serrant et desserrant la sangle de son sac à main. Son sang battait à ses tempes et elle ne pouvait s’empêcher de sursauter au moindre geste un peu brusque de ses voisins. Ca semblait trop facile. Elle était morte d’angoisse. L’embarquement n’était plus qu’à quelques minutes, et une fois dans les airs, elle n’aurait plus rien à craindre – pas d’arrestation, pas de persécutions. La liberté. Mais si le soldat changeait d’avis et cherchait malgré tout à l’empêcher de partir ? Federika ferma les yeux, cherchant à tout prix à faire taire le monologue incessant de ses pensées anxiogènes. Elle se figura un échiquier, mit toutes les pièces en place, avança le premier pion, les blancs évidemment. Et sa famille, qu’allait-il leur arriver ? Quand pourraient-ils la rejoindre ? Que ferait-elle, une fois arrivée à Londres ? Tais-toi cerveau, tais-toi Federika, il ne sert à rien de paniquer si près du b…

« Federika Stein ? »

Federika sursauta, voyant déjà défiler sa fin sous ses yeux – mais son regard croisa celui d’un homme qui avait facilement l’âge de son père et la considérait d’un air soucieux. Aussitôt, sa reodutable mémoire mit un nom sur le visage de cet homme dont elle avait déjà vu la photo dans des journaux spécialisés.

« Harold Saunders ? » prononça-t-elle, incrédule. « Que faites-vous à Berlin ? »
« Mon vieil ami Carl m’a écrit pour me dire que sa chère élève prendrait l’avion pour Londres aujourd’hui, et il a laissé entendre que vous pourriez avoir besoin d’un chaperon pour passer plus inaperçue. J’étais de passage à Munich, je me suis dit que je pouvais bien faire un détour sur le retour. » répondit le maître d’échecs dans un allemand impeccable.

Brave Carl, songea Federika avec un soulagement palpable. En temps normal elle aurait sûrement été impressionnée de se trouver en présence d’un champion d’échecs de sa renommée, mais dans ce contexte précis, elle était surtout terriblement soulagée de ne pas avoir à voyager seule et d’avoir un alibi plus tangible que les lettres qu’elle tenait encore dans sa main légèrement tremblante. Elle s’apprêtait à dire quelque chose quand les haut-parleurs annoncèrent le début de l’embarquement. Harold offrit son bras à Federika.

« C’est l’heure. Il faut y aller maintenant. »

La gorge nouée, Federika fut incapable de répondre ou même de le remercier. Raide, elle se leva et le suivit, sentant à peine son bras dans le sien. Comme dans un rêve, c’est complètement détachée qu’elle présenta son billet au contrôleur, assorti de son passeport, et ils sortirent ensemble braver le froid pour les quelques mètres qui les séparaient de l’avion.

« Il y a des soldats. Gardez la tête baissée. Pensez  à votre dernière victoire aux échecs et ne laissez rien paraître. » l’avertit Harold avec un flegme tout britannique. Federika obtempéra, le cœur battant à tout rompre. Son sang se glaça dans ses veines lorsqu’elle entendit les militaires annoncer qu’ils voulaient effectuer un nouveau contrôle. Mais ils contrôlèrent la couple avant eux, et les ignorèrent, se fiant sans doute au manuel d’échecs en anglais que Harold avait calé sous son bras. Quelques instants plus tard, qui lui parurent une éternité, Federika monta avec Harold et les autres passagers dans l’avion. Assise à sa place, elle regarda par le hublot, avisa les soldats qui discutaient encore, jetèrent un dernier coup d’œil à l’avion, et enfin s’en allèrent. Ce n’est que lorsque les moteurs se mirent en marche et que l’avion se mit en mouvement qu’elle réalisa qu’elle avait pratiquement oublié de respirer pendant tout ce temps et que tout son corps lui faisait mal tellement elle était tendue.

« Ca y est, nous décollons. Vous êtes en sécurité maintenant, miss Stein. » lui dit doucement Harold en posant une main sur son bras.

Federika ouvrit la bouche pour le remercier. Elle la referma en sentant les larmes rouler le long de ses joues.

1925.

- La porte était fermée et la chaînette mise à l'intérieur, répéta Poirot. Ne s'agirait-il point d'un
suicide ?
Le docteur grec fit entendre un rire sarcastique.
- Un homme se suicide-t-il en se donnant des coups de couteau en dix ou douze endroits ?


Federika fronça les sourcils, sous l’œil amusé de sa mère qui venait d’entrer dans le salon pour surprendre sa fille allongée sur le canapé, le nez plongé dans un énième roman policier. Une lumière tamisée éclairait le beau salon du grand appartement berlinois des Stein, et à cette heure-ci comme de coutume, on s’occupait principalement à lire ou à écouter de la musique. Frau Sosannah Stein reprenait son ouvrage de broderie, alors que son fils aîné Gabriel parcourait le journal. Federika achevait son livre, et le patriarche de la famille, Jacob Stein, le père de Sosannah et grand-père des enfants, venait de sortir l’échiquier et triait consciencieusement les pièces. Tout était paisible dans la pièce meublée à l’ancienne, avec goût, où l’on écoutait présentement la sonate au clair de lune de Beethoven. Le modèle idéal de la famille de la bourgeoisie juive-allemande de cette première moitié du XXème siècle. A la différence près qu’il manquait un père : Samuel Stein avait été tué dans les tranchées, et son souvenir perdurait dans les portraits qui subsistaient de lui dans tout l’appartement, ainsi que dans la mémoire de ceux qui l’avaient connu. C’est-à-dire toute la famille, sauf Federika, qui n’avait que trois ans lorsque la guerre avait éclaté, et cinq lorsqu’un obus avait emporté Samuel.

« Federika. Viens donc faire une partie d’échecs avec ton vieux grand-père. M’est avis que ton grand frère se préoccupe bien plus du cours de la bourse – à vingt ans, seigneur, a-t-on idée de s’inquiéter de ces bêtises. » bougonna Jacob.
« De toute façon je suis meilleure que lui. » affirma Federika du haut de ses quatorze ans en quittant le canapé pour aller s’installer en face de son grand-père, s’octroyant d’autorité les blancs. Elle ne mentait même pas, qui plus est. Entraînée par son grand-père depuis qu’elle avait neuf ans, la jeune fille avait toujours fait preuve d’intérêt pour ce jeu qui paraissait fichtrement ennuyeux à son aîné – ce qui désespérait leur grand-père, engoncé dans sa vision du monde un peu passée, qui n’aurait jamais imaginé disputer des parties aussi endiablées avec sa petite fille. Mais force lui était de reconnaître que malgré son jeune âge, Federika était forte. Très forte, même. Extrêmement performante dans toutes les matières scientifiques à l’école, surtout en mathématiques, elle l’impressionnait par son jeu très réfléchi et pourtant rapide. Il devinait qu’elle essayait, littéralement, de calculer les coups les uns après les autres. Elle n’avait pas encore la maturité pour ça, mais en la poussant dans la bonne direction, qui savait…

Federika avait toujours été une enfant calme, mais solitaire et butée. Peu bavarde, elle préférait largement la compagnie de ses livres et de ses cahiers à celle des autres enfants de son âge, préférant passer du temps à comprendre comment fonctionner le monde qu’à essayer de comprendre les règles de cache-cache. Seul son grand frère, de six ans plus âgé, arrivait à la faire sortir de ses chers bouquins pour l’emmener se promener en ville, au musée, ou au cinéma. Elle n’était pas une gamine facile : toujours à poser mille questions, à tempêter si l’on avait le malheur de ne pas avoir la réponse (si bien qu’il arrivait à Gabriel d’inventer les réponses, et elle lui en avait longtemps voulu de lui avoir fait croire jusqu’à ses douze ans que les arcs en ciel étaient créés par des lutins posant leurs trésors au sol), à bouder pour un oui ou pour un non, à ne pas tenir en place plus de cinq minutes.

Elle avait quinze ans la première fois que son grand-père l’avait emmenée à une véritable association d’échecs,  la prestigieuse Deutscher Schachbund, où il avait de nombreux amis – étant lui-même un amateur depuis plusieurs décennies. Point de femmes dans cette institution, mais on avait bien voulu la laisser assister à quelques matchs – par la suite elle avait elle-même cherché d’autres clubs moins officiels mais ouverts au sexe faible et s’y rendait quotidiennement disputer des parties pendant des heures après l’école, parfois au détriment de son travail scolaire qui en pâtissait légèrement. Joueuse la plus jeune à commencer à jouer en compétition, elle attira l’attention grandissante de championnes et des champions qui, amusés ou curieux, venaient lui prodiguer quelques conseils et lui faisaient parfois l’honneur de disputer une partie avec elle. Une vraie petite mascotte, qu’on hésitait à prendre au sérieux. Jusqu’au jour où son grand-père la présenta à Carl Ahues, un de ses plus vieux amis et maître d’échecs, lors du tournoi de Duisburg en 1929. Federika avait dix-huit ans, le port de tête fier, le regard inflexible, et selon son grand-père jouait aux échecs avec l’acharnement et la détermination d’un roquet. Il n’en fallut pas plus pour éveiller l’intérêt du maître, qui profita de son prochain passage à Berlin pour aller voir Federika jouer.

Quelques semaines plus tard, elle recevait sa toute première convocation à une compétition officielle. La première d’une solide série, même si sa carrière tout juste émergente était destinée à être interrompue en plein vol…

Poussée par sa famille à poursuivre des études, Federika ne renonça pas aux échecs pour autant, tentant de concilier sa carrière toute fraîche et prometteuse avec des études de mathématiques à l’université d’Innsbrück – de nombreux trajets en train, de nombreuses nuits blanches, une vie sociale considérablement réduite, Federika gagna vite la réputation d’un petit génie socialement inadapté. Regardée comme une bête curieuse par certains, avec indulgence par d’autres, elle ne parut jamais s’apercevoir de ce décalage entre elle et ses confrères, trop absorbée dans ses parties d’échecs mentales et ses livres sur la théorie des anneaux. Elle sortit diplômée avec distinction de l’université à vingt-et-un ans, en 1932. Sa carrière de joueuse d’échecs paraissait plus florissante que jamais, avec ses victoires qui commençaient sérieusement à s’accumuler, mais ses succès s’estompaient quelque peu dans le brouhaha inquiétant de l’Allemagne qu’elle retrouva en pleine ascension du nazisme, sa famille et elle-même espérant que ce n’était que beaucoup de bruit pour rien, mais ne pouvant s’empêcher de songer que les manifestations et les violences commençaient à devenir sérieusement inquiétantes…

1940.

« Hé, Stein ! On va boire un verre, tu nous accompagnes ? »
« Pas maintenant Clark, je travaille. »
« Tu vas finir par endommager ce joli cerveau, ce serait dommage. »

Un regard noir répondit à Liam Clark, qui adressa un sourire à sa collègue bien aimée et la laissa à ses équations pour suivre leurs autres confrères de la hutte dehors, en direction du pub stationné non loin de Bletchley Park. Imperturbable, elle retourna à ses calculs, une cigarette pratiquement éteinte coincée entre les doigts. Liam Clark lui tapait sur le système. Un don juan comme tant d’autres, qu’elle s’était fait un plaisir de remettre à sa place à la première occasion – il devait lui en vouloir, puisqu’il ne cessait de la provoquer, depuis. Leurs chamailleries assuraient à leurs collègues un spectacle quotidien (elle avait même entendu dire qu’on leur avait trouvé un surnom, mais elle n’avait jamais réussi à découvrir lequel et n’en avait cure), et elle ne se doutait pas une seule seconde que Liam aussi riait bien de la situation. Elle était bien trop occupée à résoudre ses codes pour remarquer quoi que ce soit ou faire un effort de psychologie. Ca n’avait jamais été son fort. Les codes et les équations étaient tellement plus faciles à résoudre : eux au moins obéissaient à une logique irréprochable. Contrairement aux Hommes. Ou à Liam Clark. Ecrasant sa cigarette dans le cendrier, elle referma le dossier ultra-confidentiel et en tira un autre de la pile, parcourut les premières pages, et commença aussitôt à apposer des annotations et composer des schémas sans queue ni tête pour l’amateur qui s’aventurerait dans ses dossiers. Turing travaillait encore sur sa machine et sur Enigma, mais en attendant, les autres codes ne se craqueraient pas tous seuls. Et le cerveau humain restait encore une belle machine pour trouver les clés qui leur permettraient de déchiffrer ces algorithmes.

Elle allait encore rentrer tard. Anna ne se poserait pas de question : elle était persuadée que sa colocataire travaillait comme dactylo pour un département obscur du gouvernement et que ses patrons la retenaient souvent tard pour des réunions de dernière minute dues aux développements des combats sur le continent. Brave Anna. Federika ne savait pas ce qu’elle aurait fait sans elle et sa générosité. Brièvement, ses pensées s’égarèrent, la ramenant des années en arrière.

1933, Hitler devenu chancelier allemand, le NSDAP est le premier parti au pouvoir. Federika se souvenait très bien du silence pesant qui avait régné dans le salon après l’annonce à la radio. Jacob avait essayé de les rassurer, de leur dire que rien ne pourrait leur arriver, qu’ils étaient une famille bien intégrée, respectée de la société berlinoise. Mais Federika n’avait pu s’empêcher de remarquer son air sombre, et de le prendre comme une prémonition. Les années avaient passé, un an, deux ans, trois ans, avec des violences et des menaces grandissantes envers leur communauté. De lointains cousins en Suisse les imploraient de les rejoindre avant qu’il ne soit trop tard. Mais les frontières s’étaient refermées devant eux, et les Stein s’étaient retrouvés piégés dans leur propre appartement, à se demander dans combien de temps on viendrait frapper à leurs portes, les polices et milices secrètes d’Hitler gagnant en pouvoir d’heure en heure… Un matin de 1936, c’était le chien qu’ils avaient retrouvé égorgé sur le pas de la porte. Federika avait laissé échapper un cri, Gabriel avait blêmi, Jacob avait laissé échapper un juron, et Sosannah avait aussitôt sauté sur le téléphone pour essayer de trouver un moyen de faire sortir sa famille du pays. La menace était très claire. Sauf pour Federika. Pour elle, tout était obscur, flou, incompréhensible. La haine n’était pas logique, elle ne rentrait pas dans les cases bien définies selon lesquelles elle organisait sa vision du monde. La haine était trop passionnelle, trop irréfléchie, trop irraisonnée, trop absurde. Elle ne comprenait plus rien. Et c’était le sentiment le plus décourageant, le plus angoissant qu’elle ait connu de sa vie.

C’était sa mère et Carl Ahues, son mentor depuis sa première compétition en 1929, qui avaient trouvé la solution pour elle. Un tournoi d’échecs tenu à Londres, où elle pourrait participer grâce à la détermination de sa mère et aux contacts de Carl. Ils avaient bien essayé de faire partir Gabriel aussi, qui connaissait l’anglais et refusait d’abandonner sa sœur. Hélas, l’administration n’avait accepté de laisser partir que la participante, et pour la première fois, Gabriel regretta de ne pas avoir été plus assidu dans ses leçons d’échecs… Lorsque l’autorisation était arrivée, elle avait fait ses bagages dans l’heure qui avait suivi : quelques vêtements, des affaires de toilettes, et une photo de sa famille. Officiellement, elle ne partait que quelques jours, quelques semaines à la rigueur. L’administration n’avait pas besoin de savoir qu’elle n’avait aucunement l’intention de revenir. Quatre heures à peine après avoir reçu la recommandation, elle était dans l’avion aux côtés d’Harold Sanders, ses pensées encore tournées vers sa famille à laquelle elle avait à peine eu le temps de dire adieu, et qu’elle ignorait si elle la reverrait un jour.

L’arrivée à Londres avait été rude. Les premiers jours, elle avait comme convenu été logée à l’hôtel prévu par la compétition d’échecs. Si elle avait à peine la tête à jouer, elle se reprit à la dernière minute, écrasant son adversaire autrichienne. Une bien maigre revanche qui lui avait valu la seconde place, mais la victoire avait un goût amer. Elle loupa évidemment son avion de retour, et se retrouva larguée à Londres, sans autre contact quelques autres joueurs d’échecs, sans aucune maîtrise de la langue, sans travail et sans toit. Des amis de sa famille l’hébergèrent quelques temps, le temps que le réseau de solidarité se mette en place. Ces quelques mois avaient été difficiles pour Federika, qui se nourrissait à peine et ne pouvait rien faire toute seule à cause de la barrière de la langue. L’inquiétude, l’angoisse même, la dévoraient de l’intérieur. Jusqu’au jour où Anna Jordens s’était présentée à sa porte, avec son sourire mutin, pour lui dire de faire ses bagages et qu’une chambre l’attendait. Federika l’avait suivie, incapable de protester, trop résignée pour réfléchir. Sans savoir qu’Anna et sa générosité allaient lui sauver la vie et lui permettre d’en commencer une autre. Colocataire, chaperon, professeure d’anglais, soutien, Anna avait tout été pour Federika alors qu’elle acceptait petit à petit son irrémédiable destin. Anna la présenta à une foule de personnes, des réfugiés juifs venus d’Allemagne, des Pays-Bas, d’Autriche, de Pologne, et d’ailleurs, des expatriés de longue date qui aidaient les nouveaux venus à effectuer la transition le plus sûrement possible, des amis à elle venus de cercles plus différents les uns que les autres. C’est par cette communauté qu’elle apprit que sa famille avait quitté Berlin en catastrophe 1939, espérant trouver plus de tranquillité à la campagne, et personne n’eut plus de nouvelles par la suite. C’est aussi par cette communauté qu’elle trouva quelques emplois comme professeure d’allemand, un travail qui ne lui plaisait pas mais grâce auquel elle avait retrouvé un semblant de stabilité et progressait en anglais. Ses soirées avec Anna et ses après-midi au club d’échecs étaient ses seuls instants de relative tranquillité. Les mois s’écoulèrent, lentement, tristement.  Federika était bien entourée, mais elle ne s’était jamais sentie aussi seule et déracinée.

Février 1940. La famille Caraway l’avait invitée à dîner pour la remercier des progrès que leur fils avait fait en allemand et avaient aussi invité un de leurs amis, Paul McAllister, qui travaillait pour le gouvernement. Apparemment, les Caraway avaient chanté les louanges de Federika à Paul, puisque celui-ci n’avait de cesse de l’interroger sur ses talents aux échecs – lui-même avait l’air de remarquablement bien s’y connaître et l’entretint également de mathématiques. A la fin du dîner, il lui avait laissé sa carte, l’invitant à lui rendre visite à son bureau en vue d’un éventuel emploi. Elle ne s’attendait pas, en s’y rendant, à passer un test écrit à base d’équations, de mots croisés, et de cryptiques qu’elle avait déchiffrés les uns après les autres. Un mois plus tard, elle franchissait les portes de Bletchley Park, assignée au service de décryptage en temps réel de documents allemands ultra-secrets, avec interdiction formelle de parler de ses nouvelles fonctions à qui que ce soit, y compris Anna. Federika avait eu du mal à croire à ce qui lui arrivait. Mais malgré des collègues comme Liam Clark ou le fait qu’elle soit la seule femme dans la hutte (les autres étant trop souvent reléguées au rôle de simples secrétaires à son goût), Federika s’absorba très vite et intégralement dans ce nouveau travail qui lui avait donné une nouvelle raison d’espérer : l’espoir qu’un  de ses déchiffrements permettrait de contribuer à la victoire sur l’Allemagne et les forces de l’Axe, et de voir enfin Hitler capituler. Cet espoir lui permettait de se redresser, de retrouver la détermination et l’entêtement qui avaient fait sa renommée dans les échecs et désespérait famille, amis et collègues.

Lors de ses moments libres, elle allait entre autres  donner un coup de mains au centre d’accueil londonien des réfugiés juifs, espérant y voir débarquer au moins Gabriel dont elle connaissait l’entêtement quand il avait une idée en tête. Mais les mois passaient, et toujours pas de trace de sa famille, ni même de qui que ce soit qui aurait pu avoir de leurs nouvelles. Le seul visage familier qu’elle avait croisé était celui de Denys Hammond, son ancien professeur de littérature allemande lorsqu’elle avait essayé de reprendre des études à Innsbrück en 1938 dans l’espoir d’être invitée à une conférence à l’étranger – une autre tactique à laquelle sa mère avait pensé, mais la compétition d’échecs était survenue plus tôt et elle avait abandonné les lettres sans regret. De bien tristes retrouvailles, mais Federika avait gardé de bons souvenirs de l’université, et de ses débats sans fin avec le professeur Hammond, qui s’était retrouvé avec l’élève la moins littéraire possible dans sa classe… Des retrouvailles impromptues qui auraient pu être amusantes, si ce n’était dans de pareilles circonstances. La guerre réussissait décidément à tout gâcher.

L’horloge murale sonna dix heures. Déjà. Federika soupira, referma ses innombrables dossiers, et se massa le visage des deux mains. Anna serait sûrement couchée quand elle arriverait à l’appartement. Avec un peu de chance elle la verrait au petit-déjeuner, mais rien n’était moins sûr. L’emploi du temps de Federika n’avait ni queue ni tête avec ce travail. Prenant ses affaires, elle quitta la hutte qu’elle referma derrière elle, et mit le cap vers l’arrêt où le dernier bus devait passer d’ici quelques minutes. Le lendemain, elle se lèverait à nouveau à six heures, reviendrait à Bletchley Park, retrouverait Clark et les autres, disputerait une partie d’échecs ou deux à la pause déjeuner avec un des nombreux autres joueurs d’échecs de l’établissement. Avec un peu de chance ils contreraient une attaque allemande et l’enthousiasme pour leur mission secrète repartirait de plus belle. C’était un cycle. Une boucle parfaite.

Et un jour, peut-être, la boucle n’aurait plus de raison d’être.





Dernière édition par Federika Stein le Mer 21 Oct - 14:48, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
James Alistair
is my name and only mine
Voir le profil de l'utilisateur
Informations☎Messages : 327
☎Avatar & crédits : Perso & Tumblr
☎Age du perso : 30 ans
Féminin
Passeport
Carnet
☎Mon coeur, mon amour: A caser, selon mes soeurs
☎Politiquement vôtre: Travailliste
☎En Pagaille:

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Jeu 8 Oct - 20:49

La première fiche de KC, moment d'émotion heart heart

Bienvenue officiellement parmi nous, j'ai hâte de lire ce que tu as fait de Federika !
A très vite ... OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! happy

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Victoria Irvin
is my name and only mine
Voir le profil de l'utilisateur
Informations☎Messages : 532
☎Avatar & crédits : Laura Spencer by me
☎Age du perso : 24 ans
Féminin
Passeport
Carnet
☎Mon coeur, mon amour: Fiancée par défaut, mais attirée par un certain as polonais
☎Politiquement vôtre: La politique, c'est de famille
☎En Pagaille:

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Jeu 8 Oct - 20:55

BIENVENUUUUUUUUE **


J'ai TEEELLLEEEEMMMEEEEENNNTT(oui tout ça) hâte de lire ta fiche si tu savais **

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


'Careless talk costs more than life'
"Was it a marriage made in heaven ? Was it a gift from god above ? Do you belive the things you told me or was it simply careless love ? You told me once when we were dreaming through life together we would walk. Those words of love seemed said in star light but now it seems like careless talk."


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://visagedupasse.tumblr.com/
avatar
Invité
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Sam 10 Oct - 16:45

Vous savez que je vous aime très très très trèèèèèès fort ? please please *.* *.* *.*

Vous avez tellement géré les filles, je suis trop heureuse de voir KC ouvert, vos personnages rockent, tout le forum dépote, c'est que du bonheur et c'est grâce à vous please

Promis je finis aussi vite que possible pour vous rejoindre et COMPLOTEEER :D

MERCI POUR VOTRE ACCUEIL *.*
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Lun 12 Oct - 22:35

Hey vous bg

Vile personne qui m'avait attiré sur ce forum What a Face

Tu sais qu'un lien est non negociable, j'espere? What a Face
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Dim 18 Oct - 14:36

Salut faible What a Face

Je sais bien et j'espère bien tiens : british Je finis mon taf pour aujourd'hui et je reprends ma fiche, j'arrive What a Face
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Mar 20 Oct - 23:45

FINIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII lost

J'ai réussi, je suis fière, heureuse, et y a probablement des erreurs vu mon état de fatigue, lynchez-moi Snif Bon courage et merci d'avance PTDR heart heart heart
Revenir en haut Aller en bas
avatar
James Alistair
is my name and only mine
Voir le profil de l'utilisateur
Informations☎Messages : 327
☎Avatar & crédits : Perso & Tumblr
☎Age du perso : 30 ans
Féminin
Passeport
Carnet
☎Mon coeur, mon amour: A caser, selon mes soeurs
☎Politiquement vôtre: Travailliste
☎En Pagaille:

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Mer 21 Oct - 11:21

Quelle fiche agréable, j'aime beaucoup ce que tu as fait de Federika *.*

Juste un petit truc tout bête : De lointains cousins en Israël les imploraient de les rejoindre avant qu’il ne soit trop tard.
Ils sont forts les cousins, Israël n'existe pas avant 1948 PTDR A moins qu'ils soient un peu suicidaires vu les occupants de l'époque ... Sait on jamais PTDR Ils peuvent aller en Suisse par exemple ou les USA.
Et Anna c'est Jordens et non Jorgens.

Bref c'est surtout le point sur Israël qui me fait tiquer mais une fois changé, tu seras enfin validée *.*

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Mer 21 Oct - 14:50

Je savais bien que j'allais laisser passer un truc crétin PTDR Retour vers le Futur m'est monté à la tête, les cousins en questions sont Marty et Doc PTDR J'ai donc modifié pour la Suisse, et j'ai modifié le nom d'Anna (pourtant j'ai vérifié mais mon cerveau a des hallucinations Snif) pardon pour ces âneries Snif

En tout cas je suis très heureuse que le reste t'ait plu, ça a été un plaisir à écrire *.* (oui les six pages d'hier sont venues toutes seules PTDR )
Revenir en haut Aller en bas
avatar
James Alistair
is my name and only mine
Voir le profil de l'utilisateur
Informations☎Messages : 327
☎Avatar & crédits : Perso & Tumblr
☎Age du perso : 30 ans
Féminin
Passeport
Carnet
☎Mon coeur, mon amour: A caser, selon mes soeurs
☎Politiquement vôtre: Travailliste
☎En Pagaille:

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Mer 21 Oct - 15:27

Bravo, tu es validé-e
Bienvenue à Londres


#BackToTheFutureDay powaaaa ! Supermaaaan

Hé bien avec cette correction effectuée, tout est très bien squee J'aime beaucoup comment tu as construit son histoire et je pense que tu as grande matière à faire avec Federika, surtout que nous avons un petit inventé à Bletchley, vous allez remplir cette section PTDR

Bref, amuse toi bien petite schizo, et à très vite dans une prochaine validation perv perv

Te voilà officiellement parmi nous! Tu peux donc commencer par aller réserver ton avatar. Une fois cela fait, rends-toi dans la section mon passeport où tu pourras ouvrir tes liens ainsi que tes RPs. Tu y trouveras des codages (liens, fiche de RP, gestion de RP) déjà tout fait si tu ne sais pas trop où chercher, et ensuite, commencer à écrire. Dans cette partie, à partir de 100 messages, tu pourras aussi demander un logement, elle est pas chouette la vie?

Mais attend, ce n'est pas tout! Tu peux également pointer le bout de ton nez dans le flood et venir partager tes connaissances sur la Grande-Bretagne, le Royaume Uni et Londres pendant le conflit, on aime toujours apprendre des nouveautés c'est cool!

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter un bon jeu, bienvenue à Londres!

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Maud Wallace
is my name and only mine
Voir le profil de l'utilisateur
Informations☎Messages : 84
☎Avatar & crédits : Maquizz
Féminin
Passeport
Carnet
☎Mon coeur, mon amour: Il se cache derrière une retenue toute victorienne mais trois trésors y ont gravé leur nom de façon indélébile, Victoria, Winifred et George.
☎Politiquement vôtre: Le parti conservateur, what else ?
☎En Pagaille:

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Ven 23 Oct - 19:10

Bienvenuuuuue !!! Ta Federika est sublime et tellement top ! *.*

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Femme de devoir
Ask not what your country can do for you
Ask what you can do for your country...



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Karol Tomasz
is my name and only mine
Voir le profil de l'utilisateur
Informations☎Messages : 190
☎Avatar & crédits : Swan
Masculin
Passeport
Carnet
☎Mon coeur, mon amour: Une certaine Victoria suscite en moi la fascination...
☎Politiquement vôtre: Politiquement incorrect et je t'emmerde. Peu importe les idées, on ne renonce pas à son pays et à ses engagements.
☎En Pagaille:

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat Sam 24 Oct - 15:29

Yeaaaah ! Bienvenue officiellement ! :D

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

   
Keep silent and fight !
- J'ai une nouvelle formalité à vous...
- Dégage !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: Re: FEDERIKA - échec et mat

Revenir en haut Aller en bas
 
FEDERIKA - échec et mat
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Quelques enseignements tirés de l’échec d’un combat moral
» Nuage de Souris ♂ - La chute n'est pas un échec, l'échec c'est de rester là où l'on est tombé.
» [Activité] Partie d'échec géante !
» L'échec d'Haïti, c'est l'échec de tous.
» Yulian ✿ l'échec ce n'est pas de tomber, mais de rester là où tu es tombé.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Keep Calm and Carry On ::  :: Can I see your ID ? :: Congratulations-
Sauter vers: