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 My name is Maud, lady Maud !

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Maud Wallace
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MessageSujet: My name is Maud, lady Maud ! Jeu 8 Oct - 21:12

Maud Wallace
Se battre pour une cause juste est déjà une victoire.


Je suis née au Caire, à l’ombre des grandes pyramides (qui n’étaient hélas ni un rempart contre le soleil et encore moins contre l’humidité) en 1892, le jour même de l’avènement du dernier Khédive d’Egypte. Mon arrivée à Londres a eu lieu en automne 1905, le 29 septembre très précisément, je l’ai noté dans mon journal intime comme date où mes maux de dos ont commencé à disparaître , alors que mon père venait de mettre un terme à plusieurs années de fouilles archéologiques pour reprendre ses fonctions à l’université d’Oxford en tant que professeur d’histoire. Cette ville m’est chère, lorsque je la quitte pour quelques jours seulement, je me sens déjà bien trop dépaysée car c’est ici que je me sens le plus utile, c’est ici que les grandes décisions se prennent et enfin c’est ici que se trouvent à la fois  le cœur palpitant du pays ainsi que ses poumons. L’histoire s’y écrit et s’y écrira bien plus qu’ailleurs et à cette heure, je veux pouvoir dire : j’y étais ! Depuis le début de la guerre, ma vie a changé, je suis désormais une civile engagée pour venir en aide autant que possible aux autres sujets du royaume, car dans la vie je suis fondatrice du WVS . Côté amours, je suis mariée  à l’homme le plus charismatique du royaume. , que voulez-vous, c'est ainsi. Ma tête ? Il s'agit de Essie Davis par Maquizz

Depuis son début, la guerre a-t-elle affecté ta vie directement ?

Lorsqu’on subit une première guerre à l’échelle mondiale, lorsqu’on assiste par radio à la prise de fonctions à d’un revanchard tyrannique en Allemagne, on sait, on sent qu’un prochain affrontement n’est jamais bien loin. Intuition féminine ou pressentiment, appelez ça comme vous voulez, toujours est-il que pour moi cela fait déjà des années que la simple idée d’une guerre affecte directement sur ma vie. C’est pourquoi dès 1938, avant même le début des conflits, j’ai fondé l’organisme des Women’s Voluntary Service afin que les futurs combats impactent le moins possible sur la vie des autres, en particulier sur celle des civils.  Si le chaos est depuis malheureusement bien présent, la chaleur humaine, le réconfort le sont aussi ! Et si mes journées sont toutes plus épuisantes les unes que les autres, rien ne me met plus en joie que descendre ne serait-ce qu’une heure dans les rues pour servir un repas chaud ou quelques boissons. Pour donner l’exemple bien sûr mais aussi parce que ça me tient à cœur. Je suis fière de ce que j’aie crée et je le dis sans modestie car mon action est un moteur d’espoir, enfin notre action, car je suis surtout fière de toutes les bénévoles que je côtoie. Je sais d’avance que je ne ressortirais pas de cette guerre indemne, ni elles d’ailleurs car à force de côtoyer la détresse et le danger, comment pourrions nous ne pas être blessées, néanmoins ma vie, notre vie aura eu un sens, non ?
Es-tu pour la victoire de la Grande Bretagne, ou préfèrerais-tu voir ce conflit s'arrêter au plus vite, avant qu'il ne s'aggrave, quitte à voir la Grande Bretagne y perdre beaucoup ?

Cruel dilemme que voilà ! Mon cœur balance avec ma raison toute entière ! Il est bien entendu évident que je n’ai qu’un souhait, qu’un vœu, voir le Royaume Uni l’emporter sur l’ennemi et ce avec tous les lauriers possibles … Je prie tous les jours pour ça ! Cependant, si la souffrance du pays venait encore plus à s’étendre, si les familles continuaient encore à être séparées et que la misère s’installait davantage, j’aspirerais à la paix, même si elle est peut-être honteuse pour nous …  Après soyons clairs, vous m’avez entendue dire tout ça entre mes dents, car je pense à cette solution si l’affreuse nécessité le réclame un jour ! Il faudrait que l’on soit à la pire extrémité en somme … Il est encore heureux que je sois persuadée de la victoire de la Grande Bretagne, quelle piètre soutien politique pour mon mari je ferai sinon car forcément lui aussi en est convaincu !  Si depuis 1066, Bonaparte et d’autres tyrans ont mordu la poussière en voulant nous envahir, ce n’est pas un autre mégalomane aussi dangereux soit-il qui y parviendra ! J’espère que nous sommes d’accord avec ça, sinon nous aurons une conversation assez peu cordiale autour d’une tasse de thé, je ne vous le cache pas !
Quel est ton but dans la vie ? Pourquoi es-tu à Londres ?

Outre mon crédo : agir car rester les bras croisés me tuerait, qu’est ce qui compte réellement ? En tout premier lieu, mes filles bien sûr ! Les voir s’épanouir, les voir s’établir est ce à quoi j'aspire le plus ! S'il y a une certaine distance entre nous, si les frontières de l’éducation stricte sont bien présentes, je les aime,  maladroitement je vous le concède, mais je les aime et il m’est impossible de ne me pas me mêler de leur existence puisque elles sont toute ma vie. Elles comprendront sans doute quand elles-mêmes deviendront mères.  En second lieu, être l'épaule sur laquelle se repose mon mari est d'une importance capitale pour moi. Il doit pouvoir savoir à tout moment, que je suis là pour lui et si je peux l'aider de mes conseils pour qu'il atteigne encore plus les sommets, je le ferai sans hésiter. C'est l'une des raisons pour lesquelles je reste également à Londres. Où il est, je reste ! N'est ce pas la base même d'un couple uni ?  



Derrière l'écran


Je m'appelle Lisa ou si vous aimez bien le verlan, vous pouvez aussi m’appeler Zalie et j'ai l’âge de prendre des infusions avec un plaid sur les épaules tous les soirs. :P . Je suis assez souvent en recherche active de travail et tout ça va recommencer dans une dizaine de jours et je suis assez présente généralement . J'ai trouvé le forum via ses deux fondatrices et certains membres ici présents au cours d’une une réunion starbuck au sommet :face : . D'ailleurs je le trouve super génial mais il manque encore peut-être quelques schyzos par ici, il va falloir recruter. What a Face On vous y aidera !  angel A bientôt en RP!  heart   cheer

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Femme de devoir
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Dernière édition par Maud Wallace le Mer 21 Oct - 20:21, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: My name is Maud, lady Maud ! Jeu 8 Oct - 21:12

Ta Biographie
8 janvier 1892


A mes filles,

C’est pour vous mes chers enfants que je prends le temps d’écrire ces Mémoires, ici ne se trouveront pas de détails glorieux, d’autres livres pourront vous les faire connaître si je passe à la postérité pour les actions dans lesquelles je me distingue. En effet, j’ai pensé qu’un récit simple écrit par votre mère vous inspirerait un sentiment plus filial et peut-être nous rapprocherait, lorsque dans quelques années, je vous le ferai lire. A travers ces lignes, je veux me livrer toute entière pour que vous me connaissiez mieux … enfin !


Ma naissance a comblé mes parents de bonheur. Après plusieurs années de mariage, ils n’espéraient presque plus avoir un enfant. D’ailleurs, des dizaines de fois, durant le long  et fatiguant voyage de l’Angleterre jusqu’à l’Egypte, ma mère avait craint de me perdre. Mais à croire que comme aujourd’hui, j’étais déjà bien déterminée. Je suis même venue au monde avec quelques semaines d’avance sur le terme de la grossesse, et c’est pour cette « force » innée, qu’ils m’ont appelé Maud.  Une force qu’ils n’avaient peut-être pas soupçonnée concernant mes cris de nouveau né, j’en ai même couvert quelques heures plus tard, le feu d’artifice que l’on tirait du Caire pour célébrer l’avènement d’Abbas II Hilmi.

Souvent mes parents m’ont raconté cette anecdote, persuadés que j’étais donc destinée à un brillant avenir.

Je riais jaune tout aussi souvent du fond de mon lit. Ce lit où je suis restée clouée des semaines, des mois même car debout je ne tenais que bossue et ce même avec mon corset de fer ! Une vraie fée carabosse ! Ce n’est pas comme ça, que j’allais faire quelque chose de grand ! Même certaines de mes prières étaient petites. Bien sûr, en règle générale, je ne souhaitais que du succès à mon père dans ces recherches archéologiques mais dans les pires moments de douleur, je n’avais plus qu’une envie : qu’il échoue ! Ainsi, l’on pourrait regagner l’Angleterre que je ne connaissais pas encore, mais qui me semblait sur les cartes de ma chambre, un cadre de vie tellement plus agréable ! Sans doute que là bas, même si  l’on souffrait des temps pluvieux, l’humidité n’était pas si affreuse !

En attendant de pouvoir m’y rendre, l’affreuse je l’avoue, c’était moi. Ne pouvant me lever, je ne cessais de demander, négocier voire même d’exiger certaines choses jusqu’à avoir une demoiselle de compagnie pour moins m’ennuyer et ce même pendant les cours donnés par mes tuteurs personnels.

Mrs Sullivan et monsieur Gilliard ont eu une patience inouïe avec moi. Le regard toujours perdu dans le vague de ma fenêtre, je rêvassais beaucoup et n’écoutais que très peu. Heureusement que ma fidèle Ivy – cette fameuse demoiselle de compagnie - me répétait à sa façon tout ce que j’étais censée avoir appris durant les heures de la journée. Pourtant, je la traitais assez mal elle aussi, me montrant autoritaire et capricieuse lorsque venait l’heure de me quitter. En revanche, je n’ai jamais manqué de politesse envers quiconque, ma mère tenait aux convenances comme à la prunelle de ses yeux. Issue d’une famille de diplomates, les comtes de Whitworth, il ne pouvait en être autrement j’imagine ! D’ailleurs, elle avait bien de la peine de ne pas pouvoir me placer dans une institution à cause de mes maux de dos. Elle craignait que mon éducation ne soit trop peu stricte.

Je crois qu’elle avait raison mais mon caractère était déjà forgé.
Le rappel de mon père par Oxford et notre déménagement à Londres devait malgré tout la rassurer à ce sujet. Changement de climat, changement d’éducation.

Nous étions alors en 1905, je venais de fêter mes treize ans. Ce jour là j’aurai béni cette lettre quand je l’ai tenue dans mes mains. Cette dernière demandait à l’imminent professeur d’histoire Lawrence Palmer après les succès de ces différentes recherches sur les tombeaux de la reine Nerfatari II et de Amonherkhépeshef  de réintégrer son poste, l’université ayant plus que jamais besoin de ses compétences.

Père était flatté et à la fois attristé. Il aimait l’Egypte contrairement à moi. Je m’en suis assez voulu durant tout le voyage d’afficher un sourire presque indécent tandis que lui arpentait le pont, l’âme en peine. Ce sentiment de culpabilité ne m’a pas empêché cela dit lorsque j’ai débarqué d’embrasser l’herbe à la façon des papes baisant les sols des pays qu’ils visitent. Adieu le sable, les animaux venimeux, les marchands criant à tue tête sous les fenêtres et bien entendu adieu à l’humidité !

Je passais dès ce 29 septembre des journées idéales où enfin libérée de mon carcan et de mon calvaire, j’appréciais tout. Même de me rendre à d'innombrables boutiques pour prendre par exemple les mesures de mon futur uniforme de pensionnaire. En effet, quelques semaines seulement après notre arrivée, j’intégrais  la maison de l’Honorable Mrs McLean.  La rigueur, la discipline, l’excellence en était la devise parfaite et la barre était haute ! Je m’y accoutumais sans trop de difficultés et même m’y plaisais, passer par ce genre d’établissements est une étape obligatoire et normale pour achever une éducation après tout. Et qui dit éducation mondaine signifie l’apprentissage des bonnes manières, de l’art du langage, de la danse, de l’histoire ou de la géographie. En somme, j’y appris tout ce qui allait faire de moi une lady accomplie et à dix huit ans, lors de ma rentrée officielle dans le monde, je l’étais devenue.

J’étais également devenue un bon parti et je ne l’ignorais pas. Je ne cherchais pas d’ailleurs à me soustraire au mariage, l’idée était plutôt agréable. Aussi, j’étais presque excitée lorsque nous sortions, mes parents et moi à diverses soirées. L’une d’entre elle allait d’ailleurs marquer ma vie à tout jamais presque deux ans plus tard. En effet, chez Dorothy et Matthew Irvin des propriétaires terriens gallois, j’avais également rendez-vous avec le destin.

Edward leur fils, bien fait de sa personne, élégant et en tout point irréprochable me fit dès notre rencontre une très bonne impression. Ce fut réciproque, si bien que nous ne cessions de nous croiser durant les jours qui suivirent. Parfois par hasard, parfois moins. Un compliment en entraînant un autre, mon galant commença auprès de moi une cour assidue bien que convenable. Je n’y étais pas insensible. Comment aurais je pu l’être, il était décidément charmant. Une stature bien proportionnée,  des cheveux parfaitement gominés, des yeux de persan et un timbre de voix si particulier. A la fois doux et ferme. On sentait qu’il s’agissait d’un homme qui savait ce qu’il voulait à sa seule façon de s’exprimer. Ce trait de caractère ne me laissait pas indifférente non plus ! L’ambition est un sentiment noble tant qu’il est mesuré et j’en avais moi-même.

Lorsque quelques semaines après notre départ, il vint à Londres trouver mon père pour lui demander ma main, nous n’hésitions pas lui et moi une seule seconde. J’acceptais bien sûr avec joie d’être sa femme. Nous nous ne connaissions pas vraiment mais le temps des fiançailles, en règle générale un an pour organiser comme il se doit un événement de cette importance pour des gens de la bonne société, aurait dû nous le permettre. Hélas la distance, ses fonctions, et les préparatifs ne rendirent pas cela possible. Nous nous écrivions mais nous n’étions ni l’un ni l’autre d’un tempérament à nous livrer, à nous confier. Une certaine retenue régnait naturellement entre nous.

A l’automne 1913, nous échangions pourtant bel et bien nos vœux dans une cérémonie de la plus belle élégance britannique. Le cœur gonflé d’espoir pour cette nouvelle vie qui s’offrait à moi, je ne pensais même plus en me rendant dans ce qui allait être ma nouvelle maison, à l’humidité du pays de Galles aussi mauvaise pour moi que celle d’Egypte.

Mes nouvelles fonctions de maîtresse de maison m’accaparant, les saisons défilèrent … Nous en arrivèrent ainsi à la date fatidique du 28 juin 1914. L’attentat de Sarajevo semblait vouloir embraser toute l’Europe. Début août, ce que nous avions tous craint se produisit. Le glas venait de retentir. Les hommes étaient mobilisés, Edward devait partir. Si beau dans son uniforme d’officier de cavalerie flambant neuf, il nous fit ses adieux sur le perron de notre immense demeure. Dorothy versa une larme qu’elle chassa dignement, le père et le fils se donnèrent l’accolade et moi je suis restée l’estomac serré par la peur sans pouvoir rien dire. Allais-je devenir veuve ? Nous commencions tout juste à nous habituer l’un à l’autre !  

Cependant, bien qu’inquiète, je m’efforçais de ne pas laisser cette question empoisonner ma vie. Pour cela, je devais tuer l’ennui, me rendre utile. Dorothy et Matthew ouvrirent une aile de leur propriété pour en faire un hôpital pour officiers. De mon côté, je me rendais dans les usines de la région pour y rencontrer ces femmes courageuses qui fabriquaient des obus. Les écouter, leur offrir de quoi se restaurer ou les aider à écrire pour leurs proches était apparemment déjà beaucoup mais je savais que je ne pourrais pas me contenter de ça bien longtemps. Cela faisait déjà trop longtemps : dix huit longs mois. Je  m’intéressais alors au mouvement dont presque toute la bonne société parlait avec effroi à cause de leurs différentes actions de force : les suffragettes.  Leurs discours me touchaient profondément. Leur courage et leur détermination aussi. Je me sentais porter par leurs idéaux, je voulais les rejoindre à tout prix.

Mais les aléas de la vie peuvent tout changer. Je dus remettre toute cette volonté de côté lorsqu’Edward revint du front démobilisé car blessé. Bien entendu, je m’occupais de lui avec tout le zèle possible, comme je m’y étais engagée en me mariant. Nous nous n’étions pas éloignés mais malgré tout ce fut une période d’intense rapprochement. Il en porta même des fruits inattendus. Je tombais enceinte et j’attendis les neuf mois qui me séparaient de mon enfant avec une grande impatience. Lorsqu’en 1916, ma petite fille vint au monde, nous la nommions d’un commun accord Victoria en souvenir de ma mère. Edward et moi étions les parents les plus heureux du monde. Là aussi, nous ne le montrions pas par des effusions, des câlins, ce n’était pas notre genre, nous étions même très maladroits voire peu présents pour elle puisque nous la confions à des nurses, mais le sentiment était fort et sincère.  D’ailleurs nos instants privilégiés étaient là, quand elle fit par exemple ses premiers pas et put monter sur un poney, Edward et moi-même nous nous fîmes un devoir de lui faire parcourir la propriété  tous les dimanches. Je sais qu’aujourd’hui, elle ne doit ne se souvenir que des promenades avec son père. Elle n’avait que quatre-cinq ans lorsque j'ai quitté définitivement le domaine.

Il faut bien avouer que je ne supportais plus vraiment Edward, être une femme effacée, soumise n’était plus possible. J’avais changé, j’avais continué à rencontrer les suffragettes malgré la naissance de Victoria et les soins que je donnais à mon mari. Cette profonde envie d’agir s’était confirmée au point de devenir nécessaire à la fin du conflit. Les hommes regagnaient leurs foyers et attendaient de leurs épouses que le quotidien d’avant-guerre soit de mise. C’était insupportable. Ces dernières avaient fait le travail de leurs époux, frères ou pères pendant plus de quatre ans, comment pouvait-on à nouveau les reléguer derrière les fourneaux, ou en ce qui me concerne, me considérer comme simple élément de décoration à exhiber dans les salons. Un fossé s’était creusé entre Edward sa famille et moi. Ce jour où il m’ordonna comme on le fait avec une servante de savoir rester à ma place fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Je fis venir le coiffeur et lui réclamais la coupe à la garçonne qui commençait à être en vogue. Cette provocation fut un tournant décisif dans notre relation.

Sèchement et froidement, il m’annonça qu’une séparation était la meilleure solution. J’acquiesçais et proposais pour garder un semblant d’apparence sauve, d’aménager dans la maison des Conways à Londres.  Pour la première fois depuis des mois, nous tombions d’accord. Je ne luttais pas même pour la garde de Victoria, à quoi bon, je savais qu’en tant qu’héritière du domaine et du titre et puisqu’il était homme, il obtiendrait tout droit sur elle sans difficultés. Je lui demandais simplement de ne pas chercher à me rabaisser aux yeux de ma fille et de pouvoir lui écrire toutes les semaines. Il accepta. Le lendemain mes bagages étaient prêts et je quittais le pays de Galles pour de bon !

Je retrouvais avec joie la capitale de l’Angleterre ainsi que mes parents. Ceux-ci désapprouvaient cette situation mais ne me le faisais que rarement savoir. Je leur en étais reconnaissante. Aussi, je passais les années qui suivirent dans un certain bien être, poursuivant mes actions au sein des suffragettes et me rendant le plus possible aux évènements mondains. J’y faisais toujours d’étonnantes rencontres et débattais avec passion avec quelques politiciens qui ô surprise m’écoutaient, peut-être parce que je savais me montrer ni trop virulente, ni trop sotte.  C’est lors d’une de ses soirées que fis la connaissance de l’un d’entre eux, George Wallace, un membre de la Chambre des Communes et surtout l’assistant du Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères.

Un homme très intéressant dont les vues politiques me plaisaient bien qu’elles soient un peu trop libérales. De conversations en conversations, de rencontres en rencontres, une amitié solide est née entre nous. Ce n’est que bien plus tard, plusieurs années après mon installation que notre relation a évolué. Mrs Matthewson n’y a pas été étrangère d’ailleurs. Lors d’un dîner, elle me souffla à l’oreille certaines confidences de George et surtout tous les bruits qui couraient dans la bonne société à notre sujet. Ces rumeurs ne pouvaient me laisser indifférentes contrairement à d’autres, aussi je me décidais à prendre les choses en main. J’étais toujours mariée bien que séparée, or est-ce qu’il n’était pas temps de mettre un terme à cette comédie de façade ? J’écrivais dès le lendemain une longue lettre à Edward, osant jouer franc jeu avec lui concernant ma volonté de refaire éventuellement ma vie avec un autre. Je reçus une réponse de sa part quelques jours plus tard. Il me confiait que lui-même ayant rencontré une jeune femme, il ne souhaitait que cela,  ajoutant qu’il était donc ravi puisque notre divorce allait apparemment se passer dans les meilleurs termes qui soient. Ce fut en effet le cas, deux mois plus tard, nous nous mettions d’accord au sujet du pensionnat qu’intègrerait Victoria et signions les papiers officiels. Après nous être souhaité beaucoup de bonheur, nous partîmes chacun sur notre chemin.

Ce chemin me conduisit directement chez George Wallace que je n’avais plus revu avant que mon passé ne soit enterré.  A détour de notre conversation, je lui appris ma nouvelle situation. Peut-être se déciderait-il dans quelques temps de me faire sa demande. Si j’avais bien tout saisi des propos de Mrs Matthewson, c’est ce qu’il espérait depuis des semaines. Sa déclaration se fit par écrit tant il avait de retenue. Il y parlait d’un grand attachement, c’est exactement ce que je ressentais aussi pour lui. Aussi j’y répondis positivement. Cette fois-ci, tout était différent, j’en savais beaucoup sur mon fiancé, comme il en savait autant sur moi. Nous étions au diapason sur notre ambition, notre conception de l’avenir. Il n’y aurait aucune mauvaise surprise lorsque nous convolerions et le 17 juin 1924, c’était d’ailleurs chose faite. La cérémonie avait été à la fois élégante et parfaite, de plus j’y avais retrouvé ma fille que je ne voyais donc que rarement. A présent que toutes les tensions s’étaient amoindries avec son père, j’espérais l’avoir plus souvent avec moi. Pour certaines fêtes de Noël par exemple, l’amener faire les boutiques et la sortir au théâtre. Faire toute sorte de choses avec elles, ces petits riens dont je m'étais peut-être moi même privée en n'insistant pas sur le fait de la garder avec moi. Mais cette fois, quitte à insister, mes résolutions étaient prises. Ma fille me manquait trop.

Est-ce que Dieu m’entendit dire ça tout haut ? Est-ce pour combler un vide, que dès l’année suivante, j’accouchais d’une autre fille ? Nous lui donnions un prénom peu commun : Winifred que nous avons très rapidement surnommé Winnie. Elle me rappelait parfois l’enfant que j’avais été, assez autoritaire avec ses nurses et gouvernantes. En revanche, je ne soupçonnais pas son côté possessif. Lorsque je reçus enfin Victoria pour les festivités de fin d’année l’année de ses quinze ans et que toutes les deux se rencontrèrent, Winnie, fit plusieurs crises de colère. Elle franchit d’ailleurs les limites de ma patience le jour où je désirais conduire Victoria au champ de course. C’est finalement mon aînée qui sut la calmer en lui promettant de jouer à la dînette dès notre retour. Nous pûmes ainsi nous rendre à Steeple-chase et comme je l’avais espéré, je fis connaître Victoria à certains de mes amis influents. Edward et sa nouvelle épouse Jane ne s’occupaient pas vraiment de cet aspect pratique. Il fallait que j’y remédie. Se faire des relations ne pourrait qu’aider Victoria à asseoir sa position de lady dans quelques années. Je pensais évidemment à une relation en particulier, celle de Teddy, fils de mon cher ami Théodore III Joliffe, baron Hylton, un garçon bien sous tous rapports. Hélas, celui-ci étant souffrant n’avait pas pu être présent. Je ne m’inquiétais pas, il y aurait bien d’autres occasions pour les présenter l’un à l’autre en espérant que peut-être un sentiment naîtrait entre eux … En effet, le baron et moi n’avions plus qu’une idée depuis des années voire depuis leur naissance, les marier ! D’ailleurs, nous l’avons encore en tête ce grand projet à l’heure où j’écris le début de mes  mémoires.  Je souhaite de tout cœur être exaucée, malgré les lubies actuelles de Victoria.

Car en effet, les années passant, j’eus mon lot de joie et de contrariétés.

Ma première grande joie fut le droit des votes des femmes enfin accordé en toute égalité en 1928. C’était la finalité d’un long combat.  La seconde, fut bien entendu de constater le pouvoir croissant de Georges et son intégration au parti conservateur. Je lui faisais alors rencontrer Churchill et la facilité avec laquelle, il monta les échelons ne pouvait que me combler de bonheur.

Plus personnellement, ma plus grande joie a été bien entendu la création du Women Voluntary Service. Ce 16 mai 1938 est gravé dans ma mémoire comme celle d’un véritable tournant. Certes, je l’avais fondé dans l’optique d’une guerre ce qui était loin de m’enchanter, mais je ne m’étais jamais sentie plus utile de toute vie. De tous les recoins de Londres, des bénévoles se présentaient, voulaient se donner à cœur de participer à ce mouvement et assurer la défense la défense civile. Voir tant d’exaltation et de courage ne pouvaient qu’en donner. Nous nous rendions ainsi dans les différents foyers de la capitale pour expliquer ce que signifiait une attaque aérienne et ainsi donner aux habitants tous les moyens possibles pour se protéger. Par la suite, mes responsabilités étaient tellement importantes, que je ne pouvais que plus rarement me déplacer, chose que je regrettais, j’aimais le terrain.  Aussi je déléguais, après tout la confiance est la base même de notre organisation. De plus, la machine était rôdée.

Lorsque l’heure ne fut plus à la prévention mais à davantage d’action, autrement dit lorsque la guerre s’est déclarée, je ne cache pas qu’une chape de plomb s’est abattue littéralement sur mes épaules. Soit la pression m’abattait, soit elle me relevait. Elle m’a donné des ailes et ce fut tant mieux. Dès les premiers jours de septembre 1939, nous décidions d’aider à l’évacuation d’une majorité de personnes et en particulier enfants, vieillards et femmes enceintes dans des zones moins dangereuses. Pour cela, il fallait non seulement identifier les zones sûres et les meilleurs cantonnements mais aussi mener à bien leur déplacement. Les trains ne nous y aidaient pas toujours et nous avons eu plusieurs fois le cas d’une mauvaise destination. Une telle gestion nous réclamait à toutes tant de présence que nous n’en dormions pas de plusieurs nuits, heureusement que dans ces conditions, je pus compter sous le soutien sans faille de lady Margaret Bradford, une véritable perle rare ! D’une organisation et d’une intelligence sans failles, dès qu’elle m’a approchée pour intégrer la WVS, je ne pouvais qu’en faire mon bras droit.  Je ne fus pas déçue de mon choix et ne le suis toujours pas, elle se donne tout autant que moi dans notre action, voire même plus. J’en arrive à avoir l’impression qu’elle ne vit plus que pour ça depuis la mort de son mari. Je m’en inquiète d’ailleurs, jusqu’à quand ses nerfs d’aciers tiendront-ils ? Peut-être faudrait-il que j’agisse et lui ordonne un peu de repos pour le bien de l’organisation et le sien.  Mais d’un autre côté, il m’est difficile de me passer d’elle.  Elle est un élément indispensable, n’avons-nous pas eu l’idée de la collecte de vêtements ensemble ? Comment la poursuivre sans sa participation ? Cruel dilemme … alors en attendant de pouvoir prendre cette décision, je viens de mettre en place avec d’autres unités des points de recherches où les personnes cherchent à se renseigner sur leurs proches disparus ou encore la gestion des cantines mobiles.

Dans toute cette précipitation et ces contrariétés, j’eus quand même la grande satisfaction d’apprendre que Victoria avait accepté la demande de Teddy. J’espérais qu’elle oublierait ainsi ses rêves de devenir pilote et qu’elle rejoindrait mon mouvement mais ça n’est malheureusement pas le cas.  Je suis fière de son patriotisme qui est aussi le mien, mais je crains pour sa vie et ne peux m’empêcher de la sermonner. Pourquoi ne s’intéresse t-elle pas plus à l’organisation de ses noces ? J’adore m’occuper des préparatifs avec le baron, mais elle semble si détachée pour une future mariée …

Pourtant, même si la tâche semble difficile, je ne désespère toujours pas de la faire changer de comportement. A cette minute, l’avenir est tellement incertain après tout.

Je suspends d’ailleurs mon écriture car mes obligations me rappellent et je prie tous les soirs de pouvoir les achever un jour.


Dernière édition par Maud Wallace le Jeu 22 Oct - 19:15, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: My name is Maud, lady Maud ! Jeu 8 Oct - 21:26

Bienvenue, Maman What a Face hâte de lire ta fiche ** (mais Victoria a pas du tout hâte d'avoir sa mère sur le dos XD)

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MessageSujet: Re: My name is Maud, lady Maud ! Jeu 8 Oct - 22:18

Lady Maud green
Il paraît qu'il faut que je souhaite la bienvenue alors me voici !

Vivement ta fiche ma chère co-admin d'un autre forum green

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I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.
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MessageSujet: Re: My name is Maud, lady Maud ! Lun 19 Oct - 18:13

Merciiiiiiiii !  lèche

Sinon je prends bien conscience du petit TIC TAC derrière moi ! green Pardon de mettre du temps.  cache

Mais quitte à ne pas dormir (ou à mettre un somnifère dans le café de mon chef au boulot pour qu'il me laisse écrire) j'aurai fini ma fiche d'ici jeudi 21h12 ! *insérer ici le smiley de superman*

(Par contre, gentilles admins, si vous pouviez me faire un vava digne de ce nom pour célébrer ma future validation What a Face Siouplé ) please (Bah oui, je compte bien être validée ! green  What a Face  )

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MessageSujet: Re: My name is Maud, lady Maud ! Lun 19 Oct - 22:00

21h12 exactement, après on bloque ton IP :3
Pour les vavas c'est prévu, j'ai Crimson Peak à finir (2 sets) et après je t'en fais, promis :D

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MessageSujet: Re: My name is Maud, lady Maud ! Jeu 22 Oct - 22:38

Bravo, tu es validé-e
Bienvenue à Londres


 
Non, alors non  green
Allez hop, force rose  Supermaaaan
Tu avais peur pour tes mémoires, mais finalement j'ai trouvé le ton fluide et agréable, il se prête bien à l'histoire. Par contre tu as raison, tu as quelques fautes par-ci par-là, si tu voudras le corriger, t'en prives pas  green
Vicky a aussi donné son accord donc lady Wallace peut faire son entrée dans le monde merveilleux de KC ! J'espère qu'on aura un George un de ces 4, ce couple a juste trop la classe  lost

Au fait, pour fêter ta validation, tu as un cadeau qui t'attend Supermaaaan

En tout cas bienvenue parmi nous, on va bien s'amuser !

Te voilà officiellement parmi nous! Tu peux donc commencer par aller réserver ton avatar. Une fois cela fait, rends-toi dans la section mon passeport où tu pourras ouvrir tes liens ainsi que tes RPs. Tu y trouveras des codages (liens, fiche de RP, gestion de RP) déjà tout fait si tu ne sais pas trop où chercher, et ensuite, commencer à écrire. Dans cette partie, à partir de 100 messages, tu pourras aussi demander un logement, elle est pas chouette la vie?

Mais attend, ce n'est pas tout! Tu peux également pointer le bout de ton nez dans le flood et venir partager tes connaissances sur la Grande-Bretagne, le Royaume Uni et Londres pendant le conflit, on aime toujours apprendre des nouveautés c'est cool!

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter un bon jeu, bienvenue à Londres!

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MessageSujet: Re: My name is Maud, lady Maud ! Ven 23 Oct - 1:12

Trooooooooooooop cool, je suis officiellement force rose ! squee Supermaaaan

Je suis contente que ça n'ait pas été trop lourd alors le format Mémoires, j'avais un peu peur. green

Je corrige mes petites fautes demain promis. ^^ Enfin tout à l'heure quoi vu l'heure. ^^

Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii pour tes sublimes vavas !!! *.*

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MessageSujet: Re: My name is Maud, lady Maud ! Ven 23 Oct - 20:36

Quel bon choix d'avatar, et quel personnage :3 Bravo pour avoir réussi à finir avant 21:12, et bienvenue à la maison ! PTDR
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MessageSujet: Re: My name is Maud, lady Maud ! Sam 24 Oct - 15:35

Bienvenue belle-maman ! :D

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- Dégage !


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MessageSujet: Re: My name is Maud, lady Maud !

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My name is Maud, lady Maud !
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