AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Elizabeth ┼ Stand my Ground

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: Elizabeth ┼ Stand my Ground Sam 10 Oct - 21:42

Elizabeth (Mary) Collins
Nul n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume d'Orange.


Je suis née à Glasgow en 1913. Mon arrivée à Londres a eu lieu en 1931, alors que mon oncle m'y avait amenée, officiellement pour me trouver un mari, histoire de rassurer ma mère. J'en ai surtout profité pour mener la belle vie. Cette ville me plait car elle est la mienne depuis presque dix ans, elle bouillonne de vie même en temps de guerre, et nargue allègrement les armées allemandes tout en travaillant à la victoire. Depuis le début de la guerre, ma vie a changé, je suis désormais Dangerous Politics, what else ?, car dans la vie je suis la secrétaire attitrée de cette (parfois) sympathique brute de Charles Matthewsen, le chef du MI-5. Côté amours, je suis divorcée, célibataire et libre comme l'air, que voulez-vous, c'est ainsi. Ma tête ? Il s'agit de Katie McGrath par Tumblr et Stolen Paradise (avatar).

Depuis son début, la guerre a-t-elle affecté ta vie directement ?

La guerre a affecté le quotidien de tous les britanniques, du monde entier devrais-je sans doute dire, et je ne fais pas exception à la règle. Certes, elle m'a moins affectée que d'autres, au sens où je n'ai perdu personne au combat pour l'heure. Mes beaux-frères sont toujours de ce monde, mon ex-mari aussi - et je ne serais pas assez vile pour lâcher un hélas ! - mon père et mon oncle trop vieux pour être mobilisés. Comparée à ceux qui ont fui le continent, qui l'Allemagne, qui la France, qui tout pays tombé sous le joug nazi, je n'ai pas à me plaindre - d'ailleurs, je ne me plains pas. Mais la vie de tout le monde est bouleversée : nous sommes en guerre. Tout le monde participe, à plus ou moins grande échelle, à l'effort que fait le pays entier, seul contre le reste de l'Europe. Au lieu du ministère de la Défense, comme c'était le cas avant 1940, c'est au MI-5 que je travaille à présent. A longueur de journée, je vois passer sous mes yeux des informations qui ne doivent tomber dans les mains de personne hormis mon patron, le Premier Ministre et moi-même. C'est quelque peu effrayant, n'est-ce pas ?

Es-tu pour la victoire de la Grande Bretagne, ou préfèrerais-tu voir ce conflit s'arrêter au plus vite, avant qu'il ne s'aggrave, quitte à voir la Grande Bretagne y perdre beaucoup ?

Je suis pour la victoire, évidemment. Le Royaume-Uni y perdra quoi qu'il advienne, même si nous sortons vainqueurs de ce conflit qui s'annonce d'ores et déjà acharné, ce ne sera pas sans avoir payé le prix du sang. Combien de nos hommes périront sous les coups de l'Allemagne nazie ? Beaucoup, beaucoup trop, et pourtant je reste convaincue qu'il nous faut continuer à résister jusqu'au bout, à nous battre tant qu'il nous reste encore des forces, même si outre-Manche, Pétain s'est rendu, même si outre-Atlantique, Roosevelt fait la sourde oreille. Ne pas laisser Hitler et sa troupe d’immondices en uniforme nous damer le pion. Je me considère comme apolitique, mais je ne puis tolérer l'idée que la barbarie nazie remporte la victoire finale. C'est peut-être facile, dans ma position de jeune femme qui ne sera jamais envoyée au front, d'avoir ces idées énergiques... Mais mon père s'est battu pour le Royaume-Uni, contre l'Allemagne, lors du dernier conflit mondial, et m'a enseigné une chose que je ne saurais jamais oublier, que je savais avant même que Churchill la dise aux Communes : sans victoire, pas de survie.

Quel est ton but dans la vie? Pourquoi es-tu à Londres ?

Mon travail et la guerre, dirais-je, pour l'heure ce sont mes priorités. Mon but dans la vie, peut-être pas, mais temps de guerre oblige, les aspirations personnelles sont à mettre de côté. Quand tout ceci sera derrière nous, je m'autoriserais peut-être à penser à moi, à espérer un avenir radieux, mais pour l'heure seul compte mon travail. C'est bien pratique, remarquez, ça m'oblige à avoir des journées remplies jusqu'à la panse, donc à ne jamais m'appesantir sur ma situation de célibataire de vingt-sept ans. Autrement, j'en connais un qui ne serait pas en reste pour se payer généreusement ma tête ! Point de rêverie donc, l'heure n'y est pas, même si je cède parfois à la tentation... Quant à Londres, j'y suis depuis neuf ans, et je compte bien y rester encore longtemps : ma vie est ici, mon travail est ici, j'aime cette ville bien plus que j'ai aimé Glasgow dans ma prime jeunesse, au grand dam de ma mère d'ailleurs. Je n'envisage pas de quitter un jour la capitale, même après la guerre - car cette guerre aura bien une fin, non ? Je suis ici chez moi, et j'y resterais. De toute façon, en l'état actuel des choses, il n'est pas question d'envisager ne serait-ce que de m'éloigner pour deux jours. Je l'ai dit, mon travail passe avant tout.




Derrière l'écran


Je m'appelle Clarence et j'ai 19 ans. Je suis en L2 de Droit et je me connecterais sans doute tous les deux jours hors exception, mais les RPs arriveront plutôt le week-end. J'ai trouvé le forum via PRD. D'ailleurs je le trouve super génial mais rien à part que tout est beau ? *.*. A bientôt en RP!


Dernière édition par Elizabeth Collins le Mar 13 Oct - 19:04, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: Re: Elizabeth ┼ Stand my Ground Sam 10 Oct - 21:43

stand my ground
10 février 1913


 
Lorsque Elizabeth naquit, à l'aube du mois de févier 1913, les verts paysages de l’Écosse étaient devenus blancs, neigeux et glacés, et la belle ville de Glasgow n'en paraissait que plus grise, au-dessus des toits enneigés de la célèbre université, dont les origines médiévales se reconnaissaient immédiatement à l'architecture caractéristique du XVème siècle. Dans le ciel clair s'élevaient les lourdes volutes de fumée des industries, et malgré les températures négatives, les rues s'agitaient aux passages effrénés des citadins, rythmées par les grèves des ouvriers, les luttes avec leurs patrons respectifs, et tout ce qui faisait que ces villes du nord de l'île d'Albion, si fortement touchées par la révolution industrielle, se distinguaient de cette campagne que l'on disait paisible et même paresseuse, dans le sud. Les Collins n'étaient pas une famille titrée, ni même d'origine particulièrement fortunée, mais ils étaient de ceux qui avaient profité de l'industrialisation commencée au XVIIIème, poursuivie tout au long du XIXème siècle pour investir dans les manufactures de textile où, spéculation aidant, partis de peu, ils avaient gagné beaucoup. C'était une philosophie bien particulière qui baignait l'atmosphère dans laquelle furent élevés tous les enfants Collins, de génération en génération : celle du travail et de la persévérance, du goût de l'effort et du libéralisme, imprégnée de l'idée que chacun était maître de son destin à condition de s'en donner les moyens. Nul n'a rien sans rien, il fallait se donner du mal, travailler plus que les autres, mieux que les autres, ne jamais baisser les bras, envisager toutes les possibilités, savoir prendre les bonnes décisions dans les situations d'urgence et ne jamais oublier d'où on venait. Même sans en avoir conscience, c'était dans ce monde là que les parents d'Elizabeth, issus tous deux de cette bourgeoisie anglicane, prospère et influente dans ces régions où le monde industriel gagnait toujours plus de terrain, élevèrent leurs enfants.

Loin d'être la première, celle que l'on surnommerait bientôt Lizzy fut précédée par Alexandra, Margaret, Charlotte et suivie d'une petite Anne-Louise. Point de fils pour reprendre les rênes de l'entreprise, mais cinq filles pour Nicholas Collins et son épouse Helen. Qu'à cela ne tienne : il trouverait bien de moyen de marier au moins l'aînée à un jeune industriel comme lui, et de nommer le jeune couple héritier de ce patrimoine dont il était si fier. Elizabeth ressemblait terriblement à ses soeurs, avec qui elle grandit et dont elle était plutôt proche, avec ses longs cheveux noirs et épais, son teint d'albâtre qui au lieu de brunir au soleil d'été, virait à l'écarlate, ses yeux bleu foncé en amande. Une jolie fillette, disait-on, mais qui ne détonnait guère au milieu de cette fratrie exclusivement féminine, exclusivement brune aux yeux clairs et à la peau de neige. Élevées dans une atmosphère plutôt douce et feutrée, qui avait plus tendance à parler spéculations boursières et nouvelles machineries que politique, les fillettes voyaient assez peu leur père, toujours accaparé par ses affaires même s'il ne les oubliait pas pour autant, mais pouvaient compter sur la présence de leur mère, toujours attentive à son foyer et à sa progéniture. Elizabeth eut le parcours classique incombé à sa classe sociale et à son sexe : une gouvernante pour elle et ses soeurs, plusieurs domestiques, et à l'âge de six ans, l'école. Un institut privé et n'accueillant que des filles, où sa grand-mère, sa mère et sa tante avaient été scolarisées, où ses aînées étaient scolarisées et où sa cadette le serait bientôt. Le nom de Collins faisait presque partie du paysage, et si jamais elle n'eut à se plaindre d'un manque d'amour ou d'attention, elle pestait régulièrement après le manque de reconnaissance de ses parents. Avec cinq filles se suivant en âge, physiquement semblables, rien ne la faisait sortir du lot. Et cela faisait enrager la fillette, agacée de se voir sans cesse confondue par le tout-un-chacun avec l'une ou l'autre de ses soeurs. Élève modestement douée au départ, elle fit rapidement sien le credo de la famille, et trouva finalement le moyen de se distinguer de sa parfois étouffante fratrie : le travail, et le résultat qui en découlait. Alors qu'aucune de ses soeurs était dénuée d'intelligence, elle était douée d'une capacité de travail que les autres n'avaient pas, et encouragée par ses parents, mit tout en oeuvre pour se hisser aux sommets. Cela commença en classe : les notes tantôt moyennes, tantôt bonnes devinrent excellentes, le niveau plutôt correct devint juste reflet des notes, et à douze ans, la fillette avait l'assurance que personne à l'école ou dans la famille ne pouvait la confondre avec l'une de ses soeurs. Elle s'éloigna progressivement du cercle de sa mère pour se rapprocher de son père, apprendre à son contact les mystères et les secrets de l'industrie textile à laquelle il avait voué sa vie.
La Grande Guerre, survenue entre temps, avait fait des ravages dans toute l'Europe, épuisé les forces vives de tous les pays, traumatisé une génération complète. Le miracle fut que Nicholas Collins et son frère cadet, Maxwell, survécurent au massacre. Ce ne fut pas le cas de bon nombre de leurs amis ou membres éloignés de la famille, et cette chance inouïe ne fit que redoubler l'ardeur au travail de Nicholas. Alors que son frère s'en allait vers la capitale anglaise, le père d'Elizabeth semblait plus que jamais déterminé à asseoir toujours plus avant la position de son entreprise. A ses filles, il ne parlait jamais du front, et sans doute n'en parlait-il que peu à sa femme. Les noms de Verdun, de la Somme, du Chemin des Dames, Lizzy les apprit au contact des instituteurs et des professeurs, mais ne les entendit jamais dans la bouche de son père. En revanche, il avait retenu de ses années de guerre une leçon qui s'ajouta aux devises et principes familiaux : ne jamais baisser les bras, ne jamais s'avouer vaincu, ne jamais viser autre chose que la victoire.

Car sans victoire, il n'y a pas de survie.

A peine quelques mois après son treizième anniversaire, les voeux du père Collins se réalisèrent enfin : l'aînée de la fratrie, Alexandra, vingt-deux ans, épousa un jeune homme à peine plus vieux qu'elle, héritier d'un autre entreprise de textile de Glasgow, avec qui les Collins étaient dans une compétition acharnée, quoique teintée de respect et parfois d'entraide, depuis de nombreuses années déjà. Ce mariage, outre le fait qu'il mit fin à toute sorte de rivalité entre les puissants industriels, consacra la famille de Nicholas au rang de celles qui comptaient au sein de la bourgeoisie écossaise, voire britannique : bientôt les affaires familiales ne se cantonnèrent plus au nord du mur d'Hadrien, mais commencèrent à grignoter des parts de marché au-delà, alors que les machines tournaient toujours plus vite, que les fumées semblaient toujours plus haut. Ce mariage fut le premier d'une longue série, car après l'aînée vint la seconde, après la seconde, la troisième. Sous ses yeux d'adolescente, Elizabeth voyait défiler ses soeurs dans leurs belles robes blanches, quitter la maison pour fonder leur propre maison, devenir mères, alors que leurs époux trouvaient une place de choix dans les affaires toujours plus florissantes du père Collins. C'était ensuite avec une pointe d'envie que la jeune fille accompagnait sa mère lorsqu'elle rendait visite aux aînées, qui vivaient dans le voisinage. Toujours souriantes, toujours heureuses, elle-même se demandait si son tour viendrait un jour, si elle connaitrait, elle aussi, un bonheur semblable au leur.
Mais en attendant ce jour, son instruction ne cessait de progresser, et ces rêves furent vite supplantés par d'autres. Plus Elizabeth avançait en âge et moins elle supportait, à son grand étonnement parfois, l'univers confiné dans lequel elle avait grandi. Certes, elle était proche des siens, mais comprenait de moins en moins l'absence de curiosité de ses parents et ses soeurs, leur désintérêt total de tout ce qui ne touchait pas les affaires familiales. Nicholas Collins ne vivait que pour son entreprise. Sa femme Helen, pour ses filles. Les soeurs d'Elizabeth, leurs maris et bientôt leurs enfants. Leurs fréquentations venaient du même univers, leur territoire se cantonnait aux murs de Glasgow, et encore ! Glasgow en elle-même n'intéressait personne, seuls comptaient les industries pour ces messieurs, les maisons des unes et des autres pour ces dames. Progressivement, le rêve du mari idéal et des nombreux enfants s'émoussa, laissant place à un  désir vivace de sortir de ce carcan, d'explorer le monde. Quitter Glasgow, l’Écosse, voyager, découvrir, étudier, travailler, voilà ce qui motivait Elizabeth plus que tout. Ses parents ne comprenaient pas ce soudain revirement, mais c'est cette période-là que choisit son oncle paternel, Maxwell Collins, pour revenir passer quelques temps dans sa ville natale. Plus que n'importe qui d'autre, ce fut lui qui bouleversa la vie d'Elizabeth.
Elle venait de fêter ses dix-huit ans, et était devenue une belle jeune fille pleine de vie et de gaieté, énergique et batailleuse, incapable de rester en place dans ce monde corseté dont elle ne voulait plus. En cela, elle ressemblait finalement davantage à son oncle qu'à son père : lui était l'un des rares à avoir tourné le dos aux industries et à l’Écosse pour faire des études de droit à Edimbourg puis en Angleterre, avant de voyager dans à peu près toute l'Europe, pour poser ses valises à Londres et obtenir un poste influent au ministère de la Défense. Sans jamais l'avoir vu, Lizzy était fascinée par le peu qu'elle savait de lui, et l'appréciait avant même de l'avoir rencontré. Quant à lui, il reconnut immédiatement en sa nièce le jeune homme qu'il avait été. Quelques semaines suffirent à voir se nouer entre eux une belle complicité doublée d'une entente solide, et lorsque Elizabeth fit part de ses rêves à son oncle, celui-ci lui promit de l'aider à les réaliser.

Et il tint parole : Helen Collins, la mère d'Elizabeth, désespérait du tempérament enflammé de sa quatrième enfant, et se faisait un sang d'encre à l'idée qu'elle puisse finir vieille fille. Arguant que les londoniens préféraient les forts caractères, et que nouer des contacts dans la capitale britannique serait de bon aloi pour l'entreprise du père Collins, Maxwell parvint à convaincre son frère et sa belle-soeur de laisser Elizabeth partir avec lui pour Londres. A l'été 1931, la jeune fille plia ses bagages, embrassa père et mère, soeurs et beaux-frères, neveux, nièces, amis, connaissances, distribua ses adieux sans le moindre regret, et quitta enfin la ville de son enfance, bien déterminée à mener à Londres la belle vie que son oncle lui avait décrite - et promis.
A peine arrivée à Londres, c'est une nouvelle vie qui s'ouvrit pour la demoiselle. Son oncle, dont la secrétaire était partie suivre son époux dans le Yorkshire, profita de l'aubaine pour confiée le poste à sa jeune nièce, inexpérimentée mais brillante, pleine d'entrain et débordante d'envie d'apprendre, et elle découvrit avec bonheur les multiples facettes de la vie londonienne. De jour comme de nuit, la capitale la fascinait. Tout était si différent du cercle fermé qu'elle connaissait à Glasgow ! Ici, personne ne risquait de la confondre avec ses soeurs. Ici, elle pouvait circuler dans les rues sans que quiconque l'interpelle avec un 'miss Collins, ne devriez-vous pas être rentrée, à cette heure ? Votre père n'est sûrement pas homme à vous laisser sortir jusqu'à si tard !' plutôt agaçant. C'était immense, tentaculaire même, à tel point que s'en était presque effrayant. Mais elle n'était pas sujette à la crainte, et s'habitua vite à l'effervescence quotidienne de Londres, au point qu'elle n'eut jamais à regretter ni son pays, ni son ancien mode de vie. A peine quelques mois après son arrivée, elle était déjà convaincue que dorénavant, sa vie serait ici. Bien que son oncle ne cessât de lui répéter qu'avec la Grande Dépression, Londres gagnait peu à peu en morosité, la jeune fille ne pouvait que voir combien la ville où elle était arrivée différait de celle d'où elle était partie. La Grande Dépression, elle ne la voyait pas, ou ne voulait pas la voir, et se contentait de se dire qu'elle se limitait à une rumeur déplaisante pour mieux lui tourner ostensiblement le dos. Fermement déterminée à ne pas décevoir Maxwell après tout ce qu'il avait fait pour elle, Elizabeth s'appliqua à faire son métier du mieux possible, et assimila assez vite les qualités requises et les compétences exigées. A ces parents, elle écrivait régulièrement, sans jamais faire de promesse de retour. Se sentant enfin libre de ses mouvements et de ses actes, sous la protection d'un parent bienveillant qui ne mettait que de rares freins à son énergie débordante et son entrain à toute épreuve, faire correctement son travail le jour ne l'empêcha aucunement de profiter de ses soirées pour sortir, danser, s'amuser. Des jeunesses semblables à celle-ci, aucune de ses soeurs, à Glasgow, n'en avait vécue. Pour la brune, c'était comme se sentir pousser des ailes : à ses yeux, elle n'aurait pu être plus libre si on lui avait appris à voler.
Les mois filèrent aussi vite que les jours, et elle entrait bientôt dans sa dix-neuvième année sans sans être une seule fois rentrée en Écosse, sans avoir vu passer le temps non plus, tant elle avait l'impression de mener grand train. Ce fut à un de ces bals où elle se rendait régulièrement avec des amis ou des collègues de travail qu'elle fit la connaissance de l'autre homme qui allait changer sa vie : Warren Deacon, anglo-américain de 21 ans, spécialisé dans la mécanique et sur le point de s'engager dans la Royal Navy. Parler de coup de foudre serait sans doute un peu fort, mais il est certain que le flambant jeune homme lui fit de l'effet dès le soir de leur rencontre, même si aujourd'hui elle préférerait se tirer une balle dans le pied plutôt que de l'admettre. Cependant, elle ne peut nier que quelques mois après ce fameux bal, elle était pleinement sous le charme de Warren, qui alliait mieux que personne le flegme britannique et l'ambition américaine. La réciproque semblait d'ailleurs bien vraie : les invitations au restaurant, les cadeaux, les soirées où ils dansaient jusqu'à une heure parfois bien avancée de la nuit... Plus que jamais, Elizabeth avait l'impression d'évoluer en plein rêve éveillé. Pour la première fois depuis bien longtemps, l'idée de mariage était dépourvue de l'odeur quelque peu surannée qui pouvait régner chez ses soeurs, et ses rêves de petite fille ressortaient, plus vivaces et colorés encore qu'autrefois. Aucune fille de sa fratrie ne pouvait se vanter d'épouser un homme comme Warren : toutes étaient désormais au bras d'industriels textiles si semblables leur père, mais elle, l'écossaise devenue londonienne, s'imaginait déjà en Mrs Deacon, épouse d'un ingénieur de la Royal Navy qui avait connu Boston et Londres, autre chose que le monde clos de la bourgeoisie de Glasgow. D'ailleurs, ses soeurs aimaient-elles leurs maris comme Elizabeth aimait Warren ? Elle-même était persuadée que non. Il ne fallut pas longtemps aux jeunes amoureux pour se fiancer, et à l'automne 1932, ils célébrèrent finalement leur mariage. Elizabeth n'avait pas vingt ans, et se disait déjà la plus heureuse des femmes.


Dernière édition par Elizabeth Collins le Mar 13 Oct - 19:42, édité 13 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Victoria Irvin
is my name and only mine
Voir le profil de l'utilisateur
Informations☎Messages : 531
☎Avatar & crédits : Laura Spencer by me
☎Age du perso : 24 ans
Féminin
Passeport
Carnet
☎Mon coeur, mon amour: Fiancée par défaut, mais attirée par un certain as polonais
☎Politiquement vôtre: La politique, c'est de famille
☎En Pagaille:

MessageSujet: Re: Elizabeth ┼ Stand my Ground Sam 10 Oct - 21:49

Hellooo, bienvenue à toi ** Excellent choix de PV, j'ai hâte de lire ce que tu vas en faire!! Si tu as la moindre question, n'hésite pas, James et moi sommes là pour y répondre :D

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
'Careless talk costs more than life'
"Was it a marriage made in heaven ? Was it a gift from god above ? Do you belive the things you told me or was it simply careless love ? You told me once when we were dreaming through life together we would walk. Those words of love seemed said in star light but now it seems like careless talk."


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://visagedupasse.tumblr.com/
avatar
Invité
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: Re: Elizabeth ┼ Stand my Ground Sam 10 Oct - 21:55

Merci beaucoup Victoria ! squee
Effectivement, ce PV est génial, je n'ai pas été longue à craquer :3 Promis, je vous fait signe au premier couac :3
Revenir en haut Aller en bas
avatar
James Alistair
is my name and only mine
Voir le profil de l'utilisateur
Informations☎Messages : 327
☎Avatar & crédits : Perso & Tumblr
☎Age du perso : 30 ans
Féminin
Passeport
Carnet
☎Mon coeur, mon amour: A caser, selon mes soeurs
☎Politiquement vôtre: Travailliste
☎En Pagaille:

MessageSujet: Re: Elizabeth ┼ Stand my Ground Dim 25 Oct - 19:57

Bonsoir cher membre Yeah !

Cela fait 2 semaines que tu as posté ta fiche, et le temps imparti pour la rédaction s'est écoulée Snif Si tu as besoin d'un délai, il n'y a pas de souci mais sache que si d'ici une semaine tu n'as pas donné de nouvelles, nous serons obligés de te supprimer Snif

A très vite j'espère ! lost

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Victoria Irvin
is my name and only mine
Voir le profil de l'utilisateur
Informations☎Messages : 531
☎Avatar & crédits : Laura Spencer by me
☎Age du perso : 24 ans
Féminin
Passeport
Carnet
☎Mon coeur, mon amour: Fiancée par défaut, mais attirée par un certain as polonais
☎Politiquement vôtre: La politique, c'est de famille
☎En Pagaille:

MessageSujet: Re: Elizabeth ┼ Stand my Ground Jeu 5 Nov - 14:48

Bonjour, bonjour!

Ceci est le dernier message avant archivage de ta fiche et suppression de ton compte :/ reviens-nous vite!

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
'Careless talk costs more than life'
"Was it a marriage made in heaven ? Was it a gift from god above ? Do you belive the things you told me or was it simply careless love ? You told me once when we were dreaming through life together we would walk. Those words of love seemed said in star light but now it seems like careless talk."


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://visagedupasse.tumblr.com/
Contenu sponsorisé
is my name and only mine
Informations
Passeport

MessageSujet: Re: Elizabeth ┼ Stand my Ground

Revenir en haut Aller en bas
 
Elizabeth ┼ Stand my Ground
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Phoenix Ellsworth - “You don't run, not when you're with us. You stand your ground and fight.”
» [Stand] Fruti Apple ~
» [Stand] Salon de thé
» I will stand by your side... [ pv ]
» [Stand] Stand Informatique

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Keep Calm and Carry On ::  :: Archives-
Sauter vers: