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 Et PAF ! Ça fait des Chocapics ! (ft. James Alistair)

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Isidore Hood
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MessageSujet: Et PAF ! Ça fait des Chocapics ! (ft. James Alistair) Sam 1 Oct - 1:43


Allongé sous un cerisier en fleurs, Isidore soupirait d’aise, profitant d’un soleil printanier inondant son visage pâle et frêle. Voilà un moment de paix auquel il avait très rarement l’occasion de goûter ces temps-ci. Paix ? N’étions-nous pas en guerre ? Non ?... Non, évidemment ! C’était il y a longtemps tout ça, pensait le jeune homme tandis que son sourire d’enfant s’étirait jusqu’à ses oreilles. Le vent soufflait tout doucement, l’herbe sous ses mains était douce comme d’innombrables rubans de soie et il sentait quelques pétales de fleurs lui caresser le visage dans leur chute depuis le ciel. Le couturier entrouvrait légèrement les yeux et le voilà qui était entouré de beaux et mystérieux Adonis en toge et de Vénus couronnées de roses. On se croyait dans le tableau « Les Roses d'Héliogabale ». Oh quelle chic idée de fête ! pensa Hood en contemplant les invités s’ébattre sous des cascades soyeuses et rose en écoutant des nymphettes jouer de la flûte.

Un rictus dubitatif perturba sa mine réjouit : qui était donc l’organisateur de cette petite sauterie ? C’est lui qui devrait organiser une fête aussi grandiose ! La curiosité affûtée et énergique comme un diable il se releva dans un palais de marbre en cherchant du regard son propriétaire. Il allait lui faire passer un sale quart d’heure ! Depuis quand vole-t-on les meilleures idées des autres hein ? Quel toupet ! S’il trouvait une écharpe en soie avec lui : le crime serait parfait ! Fendant la foule avec la rapidité et la souplesse d’une anguille (Il était si mince, pensez-vous !), voilà qu’il se retrouve nez-à-nez avec un… ma foi ! Un charmant roux vêtu d’une toge émeraude, des tresses dans les cheveux avec une barbiche finement taillée…

-James ? S’étonna Isidore de voir son meilleur ami/amant dans cette tenue, lui qui rechignait tant à se déguiser.

La seule réponse qui sortit de la bouche du reporter fût…

TOC TOC TOC !

Une langue de bois ?

TOC TOC TOC !
     
-Isi’ ??? fit la voix française la plus raffinée de Maida Vale à travers la porte de sa chambre. Tout va bien ?

Non… C’était une gueule de bois, réalisa le crâne très douloureux du jeune homme.

-Hummmmm grumph phhhhh gh, pouvait-on entendre dans l’empêtrement de draps, d’oreillers et de couette qui gisait comme une montagne centenaire au milieu du lit.

-Oh oui je sais mon chéri, fit pleine de compassion la mère Hood derrière la porte. Je sais que tu es rentré tard hier soir. Ne t’inquiète pas je te monte le petit-déjeuner dans 5 minutes.

-Merfiiiiiiiii
, fit le fils à l’agonie, la tête dans l’oreiller en levant une main lourde mais reconnaissante avant de retomber dans l’abîme... et de faire un claquement sec très inhabituel !

Mais... ?! Malgré le poids immense de sa tête, Isidore osa jeter un œil sur ce qui… tournait tout à fait rond dans son lit : les fesses d’un James nu comme un ver et profondément endormi entre les bras de Morphée, sa tignasse de feu en bataille sur ses taches de rousseur. Frisson d’effroi ! Certes, la vue n’était pas déplaisante... Mais la situation très inconfortable !

Quelle idée de l’avoir ramené ici ??? Merde ! D’habitude, ils allaient chez James ou dans l’appartement d’Isidore qu’il utilisait parfois au-dessus des ateliers et de la boutique. La maison familiale ?! Merde !!!  Sa mère allait revenir et rentrer en reine de revue du Moulin Rouge d’un instant à l’autre !!! Merde ! Merde ! Merde ! Merde ! Meeeeeerde !!! Encore groggy par le sommeil et prisonnier de son lit, c’est avec un corps complètement ankylosé qu’Isidore (littéralement animé par la panique) essaya de s’extirper des draps, de la couette et des vêtements à moitié enlevés. Il y parvint en s’écroulant de tout son long sur le plancher de la chambre en emportant avec lui tout (ou presque) ce qui constituait sa literie. Voilà qu’il ne restait plus que James, nu comme un cupidon, servit en pâture sur le matelas aux yeux de Liane que son fils imaginait déjà outrée. Bon dieu ! Mais quel enfer !!!

« Jaaaaaames ??? gémit de douleur Isidore en se triturant dans tous les sens pour se libérer de sa camisole improvisée. Réveille-toi par pitié ! Ma mère arrive ! Lève-toi ! criait-il en sourdine.
     
Déjà les talons maternels se faisaient entendre dans le couloir. MAIS BORDEL ?! jurait intérieurement le Hood qui se retenait de hurler. Sa mère vivait elle en permanence sur un décalage horaire ? Cinq minutes anglaises en fond trois en France et personne ne le lui a jamais dit ???

-James !!! Couvre toi ! Vite !

-Isi’ ? Interpella Liane en continuant de s’approcher dangereusement de la porte. James est là ? J’ai cru t’entendre lui parler.

-Je… euuuuh…


C’était la fin du monde et Isidore n’avait même pas eu le temps de fumer une cigarette, pensa le couturier en se relevant pas plus habillé que son compagnon... Dans un dernier geste héroïque / pathétique, il jeta un oreiller à la tête de James et s’enveloppa à la hâte dans une couverture. Le bouton de porte tourna sur lui-même et le panneau de la porte pivota bien vite pour révéler une madame Hood toujours plus pimpante, les bras chargés d’un plateau repas.

Elle s’arrêta net sur le seuil de la porte, les yeux écarquillés, sa bouche formant un minuscule « O ».

-Oh ! Mais… Qu’est-ce qui s’est passé ici ? Vous vous êtes couchés avec une bombe ? demanda-t-elle stupéfaite.

Liane Hood avait un très grand sens de l’humour, le plus souvent à son insu. Fallait-il lui dire que la bombe était sexuelle ? Isidore échangea un regard avec James. Mais qu’allaient-ils bien pouvoir lui dire ?

Ils étaient dans de beaux draps...

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Chemises d'organdi, chaussures de zébu
Cravate d'Italie et un méchant complet vermoulu...


Spoiler:
 


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James Alistair
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MessageSujet: Re: Et PAF ! Ça fait des Chocapics ! (ft. James Alistair) Dim 30 Oct - 9:40

JAMES & ISIDORE

Vous savez quel est le meilleur somnifère ? L'alcool. Et quand James avait pris une bonne murge la veille, il ne valait mieux pas essayer de le réveiller, ni qu'il ait un gros travail ! Et alors que la matinée s'avançait, le voici avachi, endormi profondément, sans vraiment chercher à savoir où il était, tant qu'il s'agissait d'un lit confortable pour le laisser décuver et lambiner tranquillement. Il était bien loin de se douter de ce qui se tramait dans la réalité, loin des bras de Morphée. Vaguement, il avait entendu son nom, sans même y réagir et bouger. Pourtant, dans son sommeil, il sentait que quelque chose n'allait pas. Tout d'abord le froid, puis un bruit sourd, lointain dans son esprit brumeux. A force de boire du gin, souvent mauvais, on se déshabitue des bonnes bouteilles et la cuite ne se fait que violente. Pourtant, il sentait le froid sur sa peau de roux, bougea légèrement et tâtonna s'il n'y avait pas un droit dans les dix centimètres environnants, voilà ses seuls mouvements. Mais déjà il se réveillait légèrement, on insistait sur son prénom. Une voix familière, où il n'arrivait pas à mettre un nom tout d'abord … Isidore … Évidemment, ils avaient passé la soirée ensemble, ce qui arrivait de moins en moins souvent où chacun devait courir partout dans leurs jobs respectifs, avec l'obligation de se cacher pour ne pas être démasqués, et accessoirement être jetés en prison. Il entrouvrait les yeux, avec difficulté, la gueule de bois pesait sur ses paupières. Il aurait bien aimé s'étirer, émerger en douceur, avant de se tourner vers son amant.
Raté.
En guise de réveil, un oreiller atterrit sur sa tête, le faisant sursauter et légèrement se relever, l'air totalement hagard, encore sous l'effet de l'alcool de la veille. Il était prêt à répliquer qu'on ne réveillait pas les gens comme ça, mais lorsqu'il tourna la tête vers Isidore, il comprit quelque chose n'allait pas. Sans tout comprendre, il vit la porte s'ouvrir. Oh merde … Par réflexe, il tira un drap sur ses jambes, et serra l'oreiller contre lui, le tout cachant à la va-vite sa nudité. Mais qui entrait dans la chambre ? D'ailleurs, ils étaient où ? Son cerveau ankylosé paniquait et il était incapable d'avoir une pensée sensée. Puis la silhouette se révéla, Mrs Hood fit son entrée dans toute sa non modestie, un plateau dans les mains. Un instant, James crut que le petit-déjeuner allait se fracasser sur le sol, vu sa tête interloquée. Il y avait de quoi : son fils et un homme, tous deux nus, dans un lit complètement défaits. Dans un sursaut de lucidité, le journaliste comprit : ils avaient fini leur soirée dans la demeure familiale des Hood ! Que c'était stupide ! Et voilà comment on se retrouve dans la pire situation qu'ils auraient pu vivre.


« Oh ! Mais… Qu’est-ce qui s’est passé ici ? Vous vous êtes couchés avec une bombe ? »

James aurait été tenté de dire oui, mais pas sûr que ce serait passé. Les deux hommes se regardèrent, aussi paniqués l'un que l'autre. La scène était assez éloquente, fallait-il rajouter de pitoyables mensonges par-dessus ? Et comme Isidore ne semblait pas vouloir parler, le rouquin allait devoir le faire.

« Bonjour … Liliane. Je peux essayer d'expliquer … Pfiou, je me sens comme un vieillard cacochyme … J'ai emmené Isidore boire un verre, ou plutôt dix je pense …
Ça explique vos têtes ! Lança Liliane, toujours stupéfaite.
C'est ça. Ça, et aussi la peur panique d'être surpris au lit mais il n'allait pas lui dire. Non, mais j'avais besoin de fêter … une promotion ! Absolument pas, qui a des promotions durant la guerre ? Et vous savez, un verre en entraînant un autre, ça monte vite à la tête. Dis lui, Isi. »

James avait besoin qu'on l'aide dans son mensonge, mais il n'avait pas l'air motivé. James essayait de trouver une histoire qui tenait debout mais il avait du mal. Pourtant, il avait des années d'entraînement en mensonges pour cacher ses tendances et sa vie parallèle, dans un monde où il était considéré comme un malade … Mais là, ils ne seraient pas trop de deux pour monter un truc abracadabrant à faire avaler à Mrs Hood. Isidore tentait de faire un bout d'histoire, ça allait devenir n'importe quoi, à coup sûr. Surtout que James rebondissait dessus, on se croirait dans le jeu du cadavre exquis.

« Et puis on a fait la fête. Et il y avait une … une fille, il m'a fallu du courage pour lui parler, je suis un grand timide. Encore un verre … Je pense qu'il était là, le verre de trop. Mais ça n'a pas marché … le verre du dépit. Heureusement que je n'ai pas l'alcool triste … »

Non mais il l'avait absurde. Et Liliane regardait toujours les deux jeunes hommes lui monter une histoire sous ses yeux, à continuer l'histoire sans queue ni tête sous ses yeux, cherchant à tout prix à se justifier, incriminer l'alcool de cette scène, qui n'arrivait évidemment jamais d'habitude. Eux nus dans un lit … non jamais voyons. James dessoûlait petit à petit, sans doute un instinct de survie pour ne pas se compromettre, il écoutait Isidore pour tenter de rebondir dés qu'il aurait un trou, il fallait s'entraider. Pourtant, un instant, le silence se fit et Liliane était prête à poser une question. Alors il reprit, pour essayer de terminer ce récit débile.

« Et pour finir, on s'est fait houspiller car on était dehors pendant le couvre-feu, qu'il fallait s'abscondre … On était pas loin d'ici et on n'a pas réfléchi, hein ? Il cherchait l'approbation d'Isidore. Puis j'avais mal à ma jambe, alors on a dû venir ici … Il était tard, on n'allait pas vous réveiller donc on a … on s'est couché. On ne voulait pas vous faire peur … »

Ce récit était pathétique, s'il l'avait rédigé, son éditeur lui aurait fait bouffé page par page. Il espérait que Liliane serait meilleur public et n'y verrait que du feu. Les quelques secondes de silence laissèrent planer le doute, puis la mère secoua la tête et haussa les épaules.

« Vous auriez dû, je t'aurais fait une chambre d'amis James ! Tu sais bien que tu es le bienvenu, je vous aurais laissé dormir. Non mais n'importe quoi … vous devriez voir vos têtes ! Bon, je vais mettre ça en bas, vous descendrez quand vous voulez pour manger. »

Et elle referma la porte, remportant le plateau. Elle y avait cru ! James n'en revenait pas ! Il poussa un soupir de soulagement et se laissa tomber sur le lit. Ils l'avaient échappé belle. Le jeune homme se passa la main sur le visage puis dans ses cheveux et après autant dit de la merde, il n'avait plus les mots pour s'exprimer sur quoi que ce soit. Ses yeux verts tournés vers son amant, les deux ne s'attendaient pas à cette réaction là.

« Nous sommes les grands gagnants pour le xyloglotte, des menteurs de l'extrême. Tu penses qu'elle a vraiment cru à cette histoire ? Il se redressa pour s'asseoir sur le lit, se remettant de ses émotions. Mais qu'est ce qu'on fout là ? Pourquoi on est venu chez toi ? »

Trop de questions au lever après une bonne cuite la veille, et une nuit de folie vu leurs tenues d'Adam. Il ne fallait peut être pas chercher plus loin que la bêtise humaine et les réactions sans queue ni tête … James passa la main avec douceur dans les cheveux de son amant, puis s'approcha de lui pour l'embrasser. Sa mère n'allait pas venir pile à ce moment là quand même ! Une frayeur mais pas deux. Puis, il s'étira, le réveil avait été trop brusque pour lui …

« Bon allez, j'enfile un slip et on passe à table ! Malgré son élan de motivation, il ne bougeait pas d'un iota. Quoique … elle a dit qu'on descendait quand on voulait … »

Puis finalement, il se rallongea sur le lit ...


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
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