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 Ava Masters ~ de l'ombre à la lumière

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MessageSujet: Ava Masters ~ de l'ombre à la lumière Jeu 14 Juin - 23:20


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Ava Masters


Maintenant, la chanteuse a vingt ans.  



Je suis née à Notting Hill à Londres en 1913. Cette ville me plaitcar j'y ai là toute ma vie. Le coeur de la vie anglaise, du gouvernement, et du monde dans lequel je navigue. Depuis le début de la guerre, ma vie a changé, je suis désormais Home Front, car dans la vie je suis chanteuse. Côté amours, je suis officieusement célibataires avec des soupirants, mais officiellement en couple, que voulez-vous, c'est ainsi. Ma tête ? Il s'agit d'Amber Heard par Whiskey Lullaby

Depuis son début, la guerre a-t-elle affecté ta vie directement ?

La guerre a bouleversé ma vie, comme elle en a tant bouleversé. J'ai longtemps pensé à ma carrière, mais aujourd'hui, je mets celle-ci à contribution du conflit. Victime des bombardements, ayant perdu celui qui m'a elevée dans les premiers mois du Blitz, j'ai pu me relever, et devenir plus forte, telle qu'on l'a toujours espéré pour mois. Ces événements m'ont mûri, et ont poussé mon engagement dans cette guerre, à mon petit niveau.

Es-tu pour la victoire de la Grande Bretagne, ou préfèrerais-tu voir ce conflit s'arrêter au plus vite, avant qu'il ne s'aggrave, quitte à voir la Grande Bretagne y perdre beaucoup ?

Je suis pour la victoire de notre pays, afin que les dictatures ne prennent le pouvoir. Notre pays en est capable, et ses alliés avec lui. Je suis capable de tout pour soutenir notre Premier Ministre, tant que ses décisions sont cohérentes.
Voir la Grande-Bretagne perdre ce qu'elle a longuement gagné est pour moi impossible. Le sacrifice de la population ? C'est un fait. J'ai eu ma part, et l'aurai encore.

Quel est ton but dans la vie? Pourquoi es-tu à Londres ?

Je reste à Londres car j'aime cette ville dans laquelle j'ai toujours vécu. C'est un coeur battant, une vie qui ne meurt jamais. Mais en dehors de raisons personnelles, c'est aussi le lieu dans lequel j'évoluais avant la guerre, dans laquelle j'ai donné mes premiers concerts.
Aujourd'hui, c'est aussi là que se concentrent les têtes pensantes. Marionnette volontaire dans les mains du gouvernement, il est plus aisé d'être près de lui.
Je voudrai pouvoir aider ceux qui m'entourent, soutenir les soldats sur le front à ma manière, mais également m'engager un peu plus. J'ai des compétences et des qualités que je veux mettre au service de mon pays, en dehors de ma voix !




DERRIERE L'ECRAN

coucou c'est moi!!

Dark Belette

Bonjour à tous!! Je suis Corleone, et j'ai 258ans. Je suis assistante marketing J'ai trouvé le forum via des Belettes. Et puis soyez indulgent, c'est mon grand retour en RPG  Yeah ! PROUT.
Oliver, tu m'aimes, ne dis pas le contraire.


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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ de l'ombre à la lumière Jeu 14 Juin - 23:20





HISTOIRE


Mai 1914.

Le sol était de neige, les pas s’enfonçaient dans la poudre immaculée.
Avançant prudemment, l’homme se faisait traîner par un beagle survolté qui ne cessait de sauter dans la poudreuse, et manqua de glisser avant de se rattraper sur un muret. D’une main il lâcha la laisse tout en se tenant au mur, et de l’autre, il tenait les poignées d’un landau recouvert d’une couverture. Le chien jappa en sautillant autour de lui alors qu’il atteignit enfin les portes de l’orphelinat Saint Martin.

C’était bien mieux ainsi. Ava aurait un toit, le gîte et le couvert. Les temps étaient trop incertains, il serait sûrement mobilisé un jour, et quand bien même….s’il parvenait à s’en occuper aujourd’hui, même difficilement, les contrats et éditeurs fluctuant n’étaient en rien un gage d’avenir. John, comme un bon chien qui se respectait, pouvait toujours voler ou se passer d’une journée de nourriture, mais pas sa fille. Pas elle. Elle était presque plus précieuse que l’était sa mère.

Ava serait bien, ici. Il avait souvent visité l’endroit pour aider les enfants et leur offrir quelques livres lorsque les temps étaient au beau fixe. Il souleva la couverture et observa l’enfant qui dormait paisiblement.
Il y a dix mois, c’était avec inquiétude qu’il l’avait vue naître. Aucune rentrée d’argent, un logis misérable après avoir déménagé, et des dettes qui pointaient. Neuf mois plus tôt, pourtant, l’avenir semblait prometteur, mais un changement d’éditeur, un livre qui ne se vend pas, l’angoisse de la page blanche avaient tout bouleversé. Sonja ne travaillait plus, les jours s’assombrirent.

Sonja.

En observant les petites boucles blondes de l’enfant, Lawrence espéra qu’elle lui ressemblâ plus tard. Que sa fille aie sa blondeur, son élégance, ses yeux bleus. Qu’elle soit digne de ses ascendances princières, déchues ou non, réelles ou non. Il ne regretterait jamais qu’elle hérite de la morgue, de la fierté de Sonja. Et si elle pouvait recevoir un peu de sa rêverie, à lui, cela lui suffirait. L’enfant de l’Angleterre et de la Russie ne pouvait qu’être parfaite.

Son coeur devenait de plus en plus lourd. Abandonner Ava, même quelques semaines ou quelques années, c’était voir mourir Sonja une seconde fois. Depuis son départ, même si Ava était son avenir, il n’y parvenait plus. Ecrire, ni peut-être seulement vivre comme auparavant. Il préférait offrir une toute autre famille à sa chair, plutôt qu’elle soit retrouvée par la police un soir, près de son cadavre, John pour toute baby-sitter. Ou qu’elle ne soit embarquée par un autre orphelinat si la guerre l’embarquait.

Ava aurait une vie, même si elle pouvait s’éloigner de celle qu’il avait espéré pour elle. Sa princesse.
Il retint un dernier geste pour ne pas la réveiller, et d’une main lourde, il frappa à la porte de l’orphelinat.


Mai 1921

La porte s’ouvrit sur une fillette aux cheveux  d’or, vêtue d’une adorable robe blanche, le sourire éclatant. Elle s’arrêta un moment, l’observa, puis, le regard radieux, sauta dans ses bras, manquant de le faire vaciller.
- Oncle Lawrie ! Mamaaaaaan, cria-t-elle en se retournant, c’est oncle Lawrie ! Je t’avais dis qu’il allait venir ! Tu m’as apporté un cadeau pour mon anniversaire ? Regarde, d’ailleurs j’ai la robe que tu m’avais offerte l’an dernier… Je suis un peu petite pour mon âge dit Daddy, alors elle me va parfaitement maintenant ! Il m’a dit que j’étais une vraie princesse, tu ne trouves pas, toi aussi ? Dis, tu as écris un nouveau livre ?

Noyé sous le flot de paroles de l’enfant de 8ans, Lawrence n’eu que le temps d’observer rapidement la mine réjouie de la fillette qu’il l’embarquait dans le petit salon. Salon, cuisine, salle à manger, salle de jeux, bureau… En jetant un oeil aux vieux meubles et à la marmite unique, Lawrie sentit une pointe de culpabilité. Il avait voulu offrir une vie à Ava, et non celle de laquelle il avait tâché de l’éloigner. Il avait espéré un couple bourgeois, elle avait été accueillie par Dennis et Martha, l’un à la santé fragile et l’autre portant une nombreuses famille à bout de bras. Mais pour eux, une famille heureuse, même peu riche et nombreuse, était toujours une famille. Dennis parvenait à nourrir les derniers de cette fratrie, les aînés ayant déjà quitté le foyer, même s’il fallait pour cela sacrifier quelques meubles et un grand logement. Avec 8 frères et soeurs, Ava ne pouvait espérer plus grande famille. Sinon de la sienne, sa véritable.
Il parvint à se convaincre lorsqu’il voyait le sourire de la gamine à chacune de ses visites.

C’était peu conseillé, voire prohibé, mais il avait remué tout Londres pour retrouver Ava à son retour de la guerre, qui l’avait éloigné jusqu’en France. Sans avouer son identité, sans ne rien dire, il avait approché Dennis et Martha, leur avait donné un peu d’aide, et était devenu l’ami de la famille, le parrain des gamins, l’oncle venu des hauts quartiers, et perdu dans Whitechapel.
Ses affaires avaient redémarré à son retour vers 1918, lorsqu’il avait apporté l’inspiration de France. L’argent était rentré en 1919. Aucun retour en arrière n’était possible, ni même imaginable, alors il avait choisi de l’observer, de la suivre, de la soutenir comme il pouvait. Même devenue Polly Gray pour toute la société, elle n’en restait pas moins son Ava.

Il la sortait de Whitechapel, l’emmenait visiter Londres, et pour ne pas faire de jaloux, embarquait avec lui l’un ou l’autre de la fratrie. Toujours accompagné de John (2ème du nom), chacune de ses visites au petit logis était un jour de fête pour la famille.
Lawrence avait aussi découvert que les fées l’avaient exaucé, voire plus. Polly était devenue joyeuse, vive, avec ce petit penchant vers la haute estime qu’elle avait d’elle-même, et ce soupçon de rêverie qu’ont en commun artistes et poètes. Déterminée, gaie, adorable enfant que l’on quittait à regret.

D’ailleurs, celle-ci n’avait pas lâché sa main et cherchait dans ses poches la moindre trace d’un petit paquet, tout en racontant l’école, les amis, et grimpant sur ses genoux non sans lui arracher une grimace de douleur.
- Il n’y a rien cette année, oncle Lawrie, osa-t-elle demander pleine de toupet ?
- Si, mais uniquement si tu descends de mes genoux.
- Alors, c’est quoi, hein ? C’est quoi ?


Mai 1928


- Des cours de chant...Que crois-tu que cela peut leur apporter, oncle Lawrie ?

Polly lui jeta un regard perplexe. Plus elle grandissait, plus sa petite moue ressemblait à celle de Sonja, mais plus elle lui ressemblait, à lui. Un visage tantôt grave, tantôt enfantin, une princesse pleine de rêves. Depuis l’adolescence, il était devenu le confident de la jeune fille, même si cet “Oncle Lawrie” lui pesait de plus en plus.


- Cela peut apporter beaucoup à Fréquence Nord. Ils cherchent toujours des voix, et tu en as une jolie, tu le sais.
- Je vais voir…. Je suis recalée de tous les petits boulots. Trop jeune, trop vieille, trop grande, et même trop jolie ! Les garçons ont leur vie, maintenant, je suis la plus âgée de la famille et ça ne sont pas Henry et Virginia qui vont les aider… Je dois ça à Daddy et Mummy…
La mine déconfite de l’adolescente fit fondre le coeur de l’écrivain, qui passa un bras affectueux autour de ses épaules.
- Te rappelles-tu, lorsque tu étais enfant, je t’appellais “Petite princesse” ? Tu l’es toujours, Polly, et une princesse ne baisse jamais les bras. A 15ans, tu vaux bien plus que moi à ton âge !
- Je suis sûre que non, oncle Lawrie. Toi, tu es allé à la guerre, déjà. Tu t’es battu ! Et tu as voyagé…
- Que tu crois ! J’ai été enrôlé en 1916, comme beaucoup d’autres. J’ai du abandonner John 1er du nom, imagine-tu ? Mon avion s’est écrasé peu de temps après, et j’ai passé la fin de la guerre en France, à me faire dorloter, car mon cas était scellé.
- Tu as rencontré Hemingway !
- Et toi, tu sera un jour une grande diva, Polly.
- Je le suis déjà, répliqua-t-elle dans ce sourire qu’avait Sonja, et qui charmait tout le monde sur son passage. Et peut-être qu’un jour, je voyagerai en France.
- Déjà, va à cet entretien. Il y aura Andrew Palmer, m’as-tu dit. Un jeune homme prometteur, il cherche toujours de nouveaux talents, il saura te remarquer si tu restes toi-même.
- D’accord. Palmer.

Elle se tut longuement, posant la tête sur son épaule. Elle lâcha un long soupir avant de relever les yeux vers lui.
- Tu sais, Daddy m’a toujours beaucoup aidée, il a tout fait pour moi...mais pas comme toi. Toi, tu as toujours les mots que je comprends, tu sais toujours me rassurer. Elle rosit et ajouta dans un balbutiement: parfois, je me dis que...que si ça se trouve, nous avons un lien tous les deux…

Une sensation d’étouffement le prit, comme lorsque chaque crise d’angoisse pointait son nez. Il ne se rendit pas compte qu’il serrait plus fort la jeune fille, sans aucun contrôle sur ses muscles, avec une nausée encombrant sa gorge.
- Oncle Lawrie, murmura-t-elle ? Qu’y-a-t-il ?


Mai 1933


- Il y a que Daisy est totalement aphone et qu’elle ne peut assurer l’émission de ce soir. Je ne vais pas pouvoir dîner avoir toi ce soir, Papa. Je suis désolée. Tu comprends que c’est une énorme chance pour moi ! Finis, peut-être, les petits choeurs, les émissions que personne n’écoute, et surtout, finis les petits travaux à la machine à écrire ! Je pourrais peut-être même gagner plus d’argent… Tu imagines ?!

Bien sûr, que Lawrence imaginait. Sa petite princesse, devenue si belle et sur le chemin pour être celle dont il avait toujours rêvé. Et ce seul “Papa” lui suffisait depuis trois ans. En la voyant là, le jour de ses 20ans, il oubliait qu’il avait manqué de la perdre totalement lorsqu’il lui avait avoué ce conte de princesse du XXème siècle. Pendant une année, elle avait décidé de ne plus le revoir, de digérer, de comprendre, et plus encore, de ne jamais rien dévoiler à quiconque. “Ce sera notre unique secret”, lui avait-elle dit gravement lorsqu’elle était retournée le voir.

En cinq années, elle avait été la petite secrétaire de Fréquence Nord, radio miteuse du Nord de Londres, avant que la London Broadcast Company ne rachète toutes ces haridelles. Elle avait suivi dans les bagages, toujours poussée par Palmer, et plus âgée, dégourdie et efficace, elle avait pu trouver sa place et grimper quelques échelons. Malgré tout, elle n’avait encore pu percer comme elle l’avait rêvé lors du rachat. Renouer avec Lawrence l’avait aidée à passer ces épreuves et à ne cesser de se motiver. Et il savait pertinemment qu’elle ne pouvait payer ses cours de chant, et qu’elle avait besoin de son aide, sans qu’elle ne l’ose le lui avouer. Polly avait une bien trop belle voix pour qu’elle l’abandonne. C’était, il le savait, sa chance de salut.

- Si c’est pour ton avenir, alors laisse-moi et va vite trouver Palmer qui te poussera certainement. Tu ne m’as pas dit qu’il ne te refusait rien ? Je crois qu’il t’apprécies bien plus que pour ta voix, jeune fille…
Polly lui décocha un regard dont Sonja seule était capable. Sa petite princesse devenait une véritable princesse, avec la morgue et l’insolence naturelles de sa mère. Comment ne pas tomber sous ce charme ? Il avait croisé récemment Andrew Palmer qui n’avait pas tari d’éloges sur sa jeune protégée. Amoureux ? Le mot était faible.
Mais Polly le lui avait toujours dit : “Je ne suis pas faite pour ça, Papa. Je suis trop indépendante, je rendrai les hommes malheureux. Maman était comme ça, tu me l’as dit toi-même…”
Sonja, en effet, n’aurait pas mieux dit.

- Tu te rends compte ? Je suis peut-être à deux doigts de mon rêve ! Ce serait tellement beau !
- Et si tu y parviens, que feras-tu ensuite ?


Mai 1940

Un concert. Un vrai.

Dehors, devant le parvis du London Palladium, il allumait sa traditionnelle pipe, observant les spectateurs sortir du théâtre, enthousiastes et enchantés. En les voyant, on ne pouvait imaginer que la guerre sévissait aux portes de l’Angleterre, de l’autre côté de la Manche, dans une patrie qu’il affectionnait particulièrement, au point d’avoir appris le français à Polly. Ou plutôt, Ava.
Elle lui avait raconté qu’elle avait dit à Andrew Palmer, qui lui demandait de choisir un nom plus spectaculaire, que ce serait Ava ou rien. Libre à lui de trouver le reste. Mais Ava elle redeviendrait.

Un murmure se souleva autour de lui et les spectateurs remuèrent en masse pour laisser passer une voiture qui s’arrêta non loin de la porte du théâtre.
Un silhouette élancée apparu dans la lumière des lampadaires, tenant à son bras un jeune homme fringuant, et de l’autres un énorme bouquet de fleurs. Elle ne pouvait être plus élégante qu’à cet instant, lorsqu’elle déposa un baiser léger sur la joue de son cavalier, et tendit son bouquet à l’homme qui apparu derrière elle. Malgré quelques mots à mi-voix, elle avança prestement vers la foule et signa quelques autographes, alors que les photographes éblouissaient la scène de leurs flash.

Une véritable scène de roman, songea Lawrence. Même Sonja n’aurait pu rêver mieux pour sa fille.
Du jour où Daisy avait été portée pâle, tout s’était précipité à une vitesse folle. Elle avait divinement chanté ce soir-là, alors que nul ne l’attendait. Palmer, qui n’en n’avait jamais espéré autant, s’était depuis acharné à la faire connaître, à la faire chanter le plus souvent possible sur les ondes, et les auditeurs en redemandaient.
Le producteur de la radio, Elias Goldberg, avait rejoint l’idée folle de Palmer d’en faire une grande chanteuse. A coup de livres sterling, il avait payé musiciens et auteur pour lui offrir ce qu’il lui fallait de mieux.
En un an, Polly était passé de choriste à chanteuse. Un an auparavant, elle sortait son premier disque, encensé par les critiques et les mélomanes. Et ce soir, vêtue d’une magnifique robe signée Anna Jordens, elle nageait dans un bonheur quasi complet.

Elle s’avançait vers lui et parvenue à sa hauteur, le serra dans ses bras, comme lorsqu’elle était enfant.
- Tu as l’obligation de monter dans ma voiture ! Elias et Andrew en seront aussi jaloux l’un que l’autre, mais cela m’est complètement égal !
- Tu sais que tes désirs ont valeur d’ordre, honey. Jordens te sied toujours aussi bien, continue de travailler avec elle, Ava.
- Je sais, soupira-t-elle une fois dans la voiture, mais elle est vraiment agaçante. Elle a ses idées arrêtées et …. Je sais que je suis têtue, mais elle a l’art de me faire comprendre que je la dérange, qu’elle n’aime pas ce que je fais, ni même qui je suis. Elle n’est pas méchante, mais…
- Cela pourrait mieux se passer, termina-t-il. Et Goldberg et Palmer, tu les fais toujours tourner en bourrique ?  
- Joker, papa. Joker.
- Attends de voir leurs réactions tout à l’heure, il y aura Paul Beauclair, le fameux acteur.
- Oh oui….c’est vrai. Alors je sortirai le grand jeu, papa, dit-elle dans un sourire amusé. Tu sais qu’il est tout à fait mon type d’homme !
- Comment vas-tu t’y prendre, cette fois ? Lui arracher le coeur et le croquer, comme ces deux pauvres hères qui soupirent après toi ?
- Tu es cruel.
- Alors dis-moi.


Mai 1941

- Je le jetterai par la fenêtre, et encore ce serait polluer la ville !
- Ava, ça n’est qu’un torchon, tu le sais, ce canard ne vaut rien.
- Mais bien sûr qu’il vaut quelque chose ! Ca fait plusieurs semaines que le gouvernement se gargarise de son couple star, s’écria Ava dans un mouvement de colère ! Masters et Beauclair ! Moi ! Avec cet imbécile de bellâtre, infichu d’aller lui-même faire la guerre. Et que connaît-il du front, hein ? Que connaît-il ? Eh bien c’est évidemment avec lui que je dois jouer les couples parfaits pour le bien commun...avec lui ! Et toi, pour une fois, tu n’es pas jaloux Andrew...  !

Assis dans un fauteuil dans un coin du salon, Lawrence caressait instinctivement la tête de John III, tout en observant la scène.
Ava avait toujours eu du caractère, mais il ressortait surtout lorsqu’elle bouillonnait, comme ce soir-là. Il ne pouvait que la comprendre, depuis leur première rencontre, tout était explosif entre Beauclair et elle. Trop différents, mais le gouvernement n’avait pas tort: ils allaient hélas parfaitement ensemble sur les photos. Un couple parfait pour l’espoir au sortir d’une période des plus sombres.

Ava avait beaucoup changé, en un an. La guerre les avait prit de plein fouet. D'abord Dennis Gray, son Daddy, celui qui l'avait élevé. Il avait cru qu’elle se laisserait abattre, mais elle se releva comme une lionne, et de même lors du bombardement qui avait ravagé le petit théâtre de campagne où elle se trouvait ce jour-là. Plus forte qu’elle ne l’avait jamais été. Il avait toujours la lettre qu’elle lui avait envoyé après le premier télégramme qui l’avait rassuré. Elle en parlait peu, mais il savait que cela avait marqué le premier jour de son réel engagement. En dehors d’être une jolie diva, elle voulait s’impliquer dans la guerre, quitte à devenir elle-même infirmière. Ava savourait chaque instant auprès des soldats, même s’il fallait pour cela jouer de ses charmes, et prenait à coeur son rôle auprès du gouvernement.

Ignorant la colère entre Palmer et Ava, il reprit les deux lettres qu’elle lui avait donné avant l’arrivée du journal, et qu’il avait posées. La première, du jeune Oliver Ryan, était aussi adorable qu’une lettre d’un enfant au Père Noël. Ce jeune soldat était un bon petit gars, qui lui rappelait lui dans sa jeunesse. Ava lui avait montré ce petit mot, en lui expliquant qu’elle l’avait vu plusieurs fois, et qu’il était son admirateur le plus sincère. Il connaissait beaucoup d'elle, mais il y avait tant de sincérité en lui qu'il en était touchant. Bien différent de l’auteur de la seconde lettre, qu’il relu le sourcil froncé. Sean Peterson était encore l’un de ces soldats, valeureux et qui lui avait sauvé la vie il y avait quelques mois de cela, mais qui depuis, laissait muer son admiration en un semblant d’obsession désagréable et un peu inquiétant aux yeux d’Ava. Il lui semblait qu’il la suivait, mais elle refusait encore de prévenir quiconque.

Quoiqu’avec du recul, demander à Beauclair de la protéger devant les photographes, pouvait être une bonne solution pour mettre un terme à deux soucis d’un seul coup.

- En un mot comme en cent, Drew, je me contenterai de ce que veut le gouvernement, mais plus de ces torchons ! Tu es mon impresario, c’est à toi de t’en occuper !
- Calme-toi, on ne va pas non plus vous demander d’aller vous marier et d’avoir des enfants…
- Très drôle, vraiment. Très spirituel.

Une vraie lionne. Et pourtant, Lawrence savait qu’elle conservait encore toutes les faiblesses de son enfance, de son éducation à Whitechapel, à courir dans la boue avec de vieux souliers, à jouer avec quelques chiens errants ou à recycler de vieux vêtements d’année en année. Elle en était devenue une femme forte, mais restait au fond d’elle une enfant de la rue, proche du peuple, de ceux qui avaient bien moins qu’elle. Une femme qui n’osait se jeter dans la gueule du loup. Victoria Irvine et Elias Goldberg l’y avaient aidé, avant que Goldberg ne disparaisse en France sans laisser de trace. Il venait de la bourgeoisie, de ceux qui avaient toujours reçu, et qui connaissaient tout le gratin. Mais il restait un homme, un soupirant de plus.
Irvine, elle, était bien plus simple et naturelle, de ces pâtes qui font les bonnes amies. Ava lui avait parlé de ce soir-là, alors qu’elle se sentait totalement perdue dans un monde inconnu, et que Miss Irvine l’avait épaulé, lui présentant les bonnes personnes, et jouant le rôle de marraine. Elle faisait partie de ces rares personnes en qui Ava disait avoir réellement confiance.

- Qu’en penses-tu John, marmonna Lawrence Seymour en jouant avec sa canne. La vie d’Ava Masters ferait un bon livre, non ?

En guise de réponse, le chien se contenta de lécher sobrement la main qui le nourrissait.  


~ The Begenning ~

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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ de l'ombre à la lumière Ven 15 Juin - 15:24

Non, alors non... What a Face




Nan j'rigole



Bravo, tu es validé-e
Bienvenue à Londres


 
Ca fait plaisir de te revoir, avec le même perso, du côté des fous  squee re-bienvenue ma twinette  heart  Pour la peine je te mets un gif de ton Tom Paul préféré. Ava va se replaire à Londres et j'aime bien la nouvelle tournure des événements pour elle! Tu connais la maison mais je te remets quand même tous les liens utiles en dessous:


Te voilà officiellement parmi nous! Tu peux donc commencer par aller réserver ton avatar. Une fois cela fait, rends-toi dans la section mon passeport où tu pourras ouvrir tes liens ainsi que tes RPs. Tu y trouveras des codages (liens, fiche de RP, gestion de RP) déjà tout fait si tu ne sais pas trop où chercher, et ensuite, commencer à écrire. Dans cette partie, à partir de 100 messages, tu pourras aussi demander un logement, elle est pas chouette la vie?

Mais attend, ce n'est pas tout! Tu peux également pointer le bout de ton nez dans le flood et venir partager tes connaissances sur la Grande-Bretagne, le Royaume Uni et Londres pendant le conflit, on aime toujours apprendre des nouveautés c'est cool!

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter un bon jeu, bienvenue à Londres!

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It's a quarter past midnight
and the sirens are mending some hearts



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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ de l'ombre à la lumière Ven 15 Juin - 23:07

Mais moi je voulais pas bou
(ce smiley t'es dédicacée xD)




Rebienvenue la belette What a Face

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I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.
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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ de l'ombre à la lumière Dim 17 Juin - 18:06

Merci les filles, je pense avoir assez donné de fil à retordre à Ava pour ne pas qu'elle s'ennuie What a Face


Je valide les "non" et le smiley Yeah !

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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ de l'ombre à la lumière Lun 18 Juin - 21:04

Bienvenue à toi
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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ de l'ombre à la lumière Jeu 21 Juin - 20:49

Rebienvenue *.*

Je suis contente que tu reviennes parmi nous ! Il nous faudra retrouver un lien !

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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ de l'ombre à la lumière Jeu 21 Juin - 23:09

La honte wesh je t'ai même pas souhaité la bienvenue Suspect REBIENVENUE GRANDE PERCHE, je suis contente de te voir faire un come back toi aussi, j'espère qu'on pourra bientôt comploter comme au bon vieux temps What a Face sache en tout cas que j'ai les neurones qui tournent pour trouver un lien avec Ava, je viendrai t'embêter quand j'aurai une bonne idée perv

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Nomore
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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ de l'ombre à la lumière

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Ava Masters ~ de l'ombre à la lumière
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