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 Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas

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MessageSujet: Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas Jeu 8 Oct - 23:34

Ava Masters
"Il dit rappelle-toi tes amours, rappelle-toi puisque c'est ton tour..."


Je suis née à Whitechapel, à Londres en 1913, sous le nom de Polly Gray. Ca n'est pas un des quartiers les plus huppés, mais je suis la preuve que l'on peut toujours aller de l'avant. Cette ville me plait, car c'est la ville de mon enfance, de ma vie. J'y ai connu mes plus belles joies, mes plus grandes frayeurs, rencontrés mes plus beaux amours. Mon public, c'est Londres. Depuis le début de la guerre, ma vie a changé, je suis désormais Home Front, car dans la vie je suis chanteuse réputée et une Force's Sweetheart, comme on m'appelle. Je voyage, je vends du rêve et de la douceur dans ce monde qui sombre. Côté amours, je suis une éternelle amoureuse, d'ailleurs je devrais vivre à Paris! Chaque regard, chaque sourire me fait chavirer. Pourtant, je ne suis pas une de ces femmes à hommes, une femme légère...je tombe amoureuse, que voulez-vous, c'est ainsi. Ma tête ? Il s'agit de la parfaite Amber Heard par Corleone

Depuis son début, la guerre a-t-elle affecté ta vie directement ?

Affecter ma vie? Le terme est un peu fort...Ma vie a été bouleversée depuis bien longtemps, lorsque j’ai quitté Whitechapel, que j’ai été engagée pour l’émission Les Mystères de la nuit. Ma vie a été affectée par mes rencontres, par ces amants qui ont cru en moi, que j’ai tous aimé et que j’aime encore.
La guerre, elle, m’a apporté une autre vision de la vie, une autre manière de faire mon métier. Avant, j’apportais du rêve, maintenant, j’apporte de l’espoir, du bonheur, de la joie dans des coeurs asséchés par des mois de guerre. Je me considère comme utile, pour une fois, utile à mon pays.

Es-tu pour la victoire de la Grande Bretagne, ou préfèrerais-tu voir ce conflit s'arrêter au plus vite, avant qu'il ne s'aggrave, quitte à voir la Grande Bretagne y perdre beaucoup ?

Cruel dilemme! Idéalement, je voudrais que ce conflit s’arrête au plus vite, et que la Grande-Bretagne, ainsi que les pays d’Europe qui lui sont alliés, la remporte. L’Allemagne a changé les règles du jeu de la guerre, nous ne sommes plus à l’épque de la Grande Guerre, où mon père a été blessé. Cette guerre-là est différente, et je crains qu’elle ne bouleverse l’avenir de notre vieux continent.
Je voudrais la voir terminée au plus vite. La Grande-Bretagne est un vieux pays, le roi est à la tête d’un illustre royaume, nous ne pouvons nous effondrer comme un château de cartes! La Grande-Bretagne, même martyre, ne perdra pas tant qu’on l’imagine.

Quel est ton but dans la vie? Pourquoi es-tu à Londres ?

Mon but?! Faire ce métier aussi longtemps que je le pourrais. Ca n’est plus seulement un plaisir, c’est une vocation, une passion, un besoin vital. Je veux poursuivre ma carrière jusqu’à ce que ma voix refuse d’émettre le moindre son. On me parle parfois de l’Amérique, et j’avoue que j’aimerais, lorsque la guerre sera finie, rejoindre le nouveau continent, et me faire connaître outre-Atlantique, j’ai assez confiance en mes capacités! Hollywood? Non, je ne suis pas une vedette de cinéma, je n’en n’ai pas les capacités, même si j’aime jouer mon propre rôle à la perfection.
Pourquoi je reste à Londres? Parce que c’est ma ville, ma vie. J’étais à Paris en 1937, j’ai du partir si rapidement, laisser derrière moi mon mentor, Andrew Palmer...Londres me rassure, malgré tout, je me sens bien uniquement en son giron.




Derrière l'écran


Je m'appelle Corleone et j'ai un âge assez mûr pour squatter ici. Je suis chercheuse à l'ANPE et Ava chante mieux que moi, et nous serons régulièrement présentes toutes les deux. J'ai trouvé le forum via le canapé d'une des fonda. D'ailleurs je le trouve super génial mais il manque un livreur de pizza à domicile. A bientôt en RP!


Dernière édition par Ava Masters le Ven 9 Oct - 16:18, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas Jeu 8 Oct - 23:49

Ava Masters: la diva du front

Ecoutez le chahut qu'il me fait, comme si tout mon passé défilait


1948
   
La porte se referme dans un claquement. Je sens les effluves d’un parfum monter jusqu’à moi. Narcisse Noir. De Caron. Les notes de fleur d’oranger flottent dans la pièce, mêlées à la fumée âcre des Gitane. Je vois la robe de mousseline glisser sur la moquette et levant les yeux, mes yeux croisent les siens. Ces prunelles bleues qui ont fait battre de nombreux coeurs, ce sourire aussi léger que ses gestes raffinés.

-Monsieur Leblanc, je vous ai assez fait attendre, pardonnez-moi,lance-t-elle d’une voix enjouée! Le timbre n’a rien perdu de sa pureté cristalline. Envoûtante même lorsqu’elle raconte la plus banale des anecdotes. Chaque mot devient adorable dans sa bouche et un instant, mon crayon s’arrête sur le carnet posé sur mes genoux.
-Mon impresario a encore oublié de m’envoyer les détails de ma prochaine tournée, mais j’ai bien du mal à lui pardonner, il est d’une patience à toutes épreuve! Enfin dites-moi, monsieur Leblanc...en quoi puis-je vous satisfaire?
-Me...me satisfaire?
-Oui! Je crois que votre carnet attend son encre… Elle me jette un de ces adorables regards, de ceux qui remplissent les pages des journaux. Mais ceux-ci ont bien menti: elle est encore plus parfaite qu’ils le disaient. Ma question déclenche l’un de ses charmants rire et je ne peux m’empêcher de sourire à mon tour.
-Vous êtes bien différente des personnes que je rencontre habituellement, miss. Je ne suis pas encore habitué.
-Oh! Je peux m’adapter, si vous voulez! Elle s’assied dans le sofa, ramenant ses jambes sur les coussins, et se penchant, attrape une bouteille de vin blanc sur la table et sert deux verres. Et n’hésitez pas, boire est important! Alors...par où voulez-vous que je commencer? Mon enfance? Mon adolescence? Comment j’en suis arrivée là?
-Oh ça, je le sais...je lis les journaux, comme tous le monde. Je suis écrivain, miss.
-Alors suis-je votre muse? Ma remarque l’amuse à nouveau et son rire glisse entre ses lèvres réhaussées d’un rouge écarlate.
J’ai toujours rêvé d’être une muse.
-Parfait! Partons ainsi! Mon roman se déroulera ici-même…
-A Paris? Le héros sera donc français?
-Il l’est, en effet. Mais c’est un amoureux. Il pourrait soulever l’Europe pour sauver une femme, si celle-ci se trouvait en danger.
-Comme c’est charmant et excitant! Et son héroïne, dans votre roman?
-Elle sera audacieuse, belle comme le jour, envoûtante, artiste.
-Libre? Vive?
-Oui!
-Gracieuse? Joueuse? Aventurière?
-Exactement!
-Ambitieuse? Débrouillarde?
-Si vous le voulez! Contez-moi son histoire, miss.

Elle bat de ses longs cils noirs, un timide sourire plane sur son visage pâle. Un moment, je lis une longue histoire dans ces yeux. Une histoire loin de ce boudoir aux effluves de Narcisse Noir, de cette ville de Paris au coeur qui bat sans cesse. Mon crayon se suspend au-dessus du papier. La vie d’Ava Masters est là, pendue à ma plume.

Il dit rappelle-toi tes amours...rappelle-toi puisque c’est ton tour.


1937 ~ Paris

Le collier brillait dans les mains de l’homme. Chaque diamant, chaque petite griffe d’argent scintillait devant ses yeux. Ava se retourna, releva ses cheveux blonds, et sentit sur son cou l’empreinte froide des diamants sur sa peau, puis les lèvres chaudes déposer un baiser sur sa nuque.
-Mister Palmer… elle posa ses doigts sur la parure et ferma les yeux. Il est superbe. Je ne peux accepter.
-Il est pour vous, miss Masters. Pour toi seule. Toi seule es digne de le porter. Il est à toi. Garde-le!
La jeune femme pivota, plantant son regard dans les yeux de l’homme. Le parolier Andrew Palmer était trop sentimental, toujours trop. Il ne comprenait pas. Il disait vouloir tout pour elle, mais il ne la connaissait pas.
-Je n’accepte pas ces cadeaux. Aucun bijou, Andrew. Je ne suis pas de celles que l’on achète, car j’appartiens à tous.
Elle ôta la parure qu’elle remis dans les mains de Palmer. Le plus beau cadeau que tu peux me faire est celui d’écrire pour moi. Continue. S’il te plaît, dit-elle dans un accent troublé!

Mais l’homme avait fermé ses doigts sur ceux de la jeune femme. Sans un mot, il se pencha vers elle et embrassa ses lèvres.
-Tais-toi donc, Ava Masters. Je ne t’achètes pas, c’est moi qui suis entièrement à toi.

Sans Andrew Palmer, Ava Masters n’aurait pas été Ava Masters. Il l’avait faite, il l’avait créée, modelé, avant de la laisser voler de ses propres ailes. Puis il l’avait admirée, alors qu’elle prenait sa liberté, et il l’avait aimée. Trop, certainement.
Lorsque les prémices de la guerre grondèrent, lorsque Paris devint une terre hostile, il voulu la retenir, mais Londres l’appelait bien plus fortement. Le coeur d’Ava, comme elle se plaisait à le répéter, appartenait à tous. Elle fuit Paris, laissant l’homme derrière elle.
En 1937, le Daily Mail annonçait le suicide d’Andrew Palmer, d’une balle dans la tempe.


-Tragique, prononçais-je à mi-voix.
-Dramatique, plutôt. Cela n’est-il pas plaisant pour votre roman?
Je tourne mes yeux vers les siens. Une lueur nostalgique brille dans son regard soudainement brillant, et elle détourne la tête pour boire une gorgée de vin.

Et tout ça pour tomber juste au coin d'la rue, sur l'air qui m'a reconnue


1930 - 17ans

-D’où venez-vous, miss Gray?
-De Whitechapel.
-Banlieue de Londres, ça. La moustache de l’homme frémit.
Pourquoi avait-t-elle dit Whitechapel ? C’était signer un arrêt définitif de cet entretien! La jeune femme ose un sourire naturel et laisse échapper un petit rire. Il fallait sortir le grand jeu, à présent. Il fallait cesser de se cacher derrière des bons sentiments d’honnêteté! Le voulait-elle, ce poste? Pourquoi était-elle là, ce soir? Elle inspira doucement et s’enfonçant dans le dossier de sa chaise, croisa ses jambes élancées. Il fallait jouer, maintenant, assez d’honnêteté!
-Si j’étais l’une de ces prositués de mon quartier, mister Fawles, pensez-vous que je serais ici aujourd’hui? A quoi bon abandonner ma machine à écrire, perdre un patron qui attend mes travaux, pour me voir éconduite ici? Pensez-vous, mister Fawles, que j’aurais risqué l’unique métier que ma condition puisse me permettre d’avoir, si je n’avais pas la chance, que dis-je! la moindre petite confiance en mes capacités et en mes compétences? Pensez-vous que j’aurais pris tant de plaisir à gaspiller mon argent dans un ticket de bus, à venir jusqu’ici, si je savais que je n’avais absolument aucun talent? La chance ne vient pas seule, mister Fawles. La chance, elle se provoque. Et je suis provocante.

Sa voix douce et posée se tut, alors que la jeune fille laissait glisser un sourire sur ses lèvres rosies.
-Et je chante, mister Fawles. Ce que ne font pas vos speakerines.
-Je vois. Le ton amusé de l’homme montrait le point gagné par la jeune femme. Polly Gray, fit-il en lisant le nom sur un document… vous êtes normalement secrétaire à Folly’s.
-Une radio locale. J’ai eu la chance d’apprendre à lire et écrire très jeune.
-Une chance inestimable, surtout dans ce quartier. Avez-vous des frères ou des soeurs que je risquerai de voir débarquer ici?
-Six! Mais rassurez-vous, s’amusa la jeune fille, la radio ne les intéresse pas.
-Et qui me dit que vous ferez l’affaire? Nous cherchons une speakerine, pas une chanteuse...et vous n’avez animé qu’une petite émission sur une antenne de proximité.
-J’ai pris des cours de chant, mister Fawles. Je sais parler, m’exprimer, j’ai la mélodie des mots, le public, les auditeurs! Je ne chante jamais pour moi, je chante pour ceux qui m’écoutent!
-Alors pourquoi n’allez-vous pas chanter?
-Car je ne pourrais en vivre.


-Culottée?
-Déterminée, complète la jeune femme dans un sourire.
-Cela me plaît, fis-je en écrivant quelques petites notes.
-Votre héros sera-t-il amoureux de cette femme-là?
-Oh, certainement, à n’en pas douter! L’honnêteté le fait faiblir.
-Elle l’est. Et lui, l’est-il?
-Simplement avec celles qu’il aime.
-Elle aime le danger.
Elle me jette un regard pétillant, et se ressert un verre de vin. Elle ne peut pas être plus élégante que lorsqu’elle est aussi simple et naturelle. Comment peut-on seulement abandonner une telle femme?

Et moi je revois ceux qui restent, mes vingt ans font battre tambour


1932 - 19ans

-Miss Gray! Polly!
La jeune femme se retourne, apercevant le jeune secrétaire de Fawles courir vers elle.
-Stephen? Ne crie pas comme ça dans la rue! Qu’y-a-t’il?
Le jeune homme baissa d’un ton, alors que s’approchait la jeune femme. Dieu qu’elle était belle, même lorsque ses yeux bleus lançaient des éclairs! Sa petite bouche affichait une adorable moue et Stephen pouvait alors y lire toute la sincérité de celle dont il était fier d’appeler sa petite-amie. Polly...si parfaite, si déroutante lorsqu’elle riait d’un rire cristallin, si charmante lorsqu’elle posait trop de questions, si charmeuse lorsqu’elle ne chantait que pour lui. Polly, il l’avait aimé dès le premier jour, comme tous les autres après lui. Il l’aimerait toujours, même si le coeur de Polly battait pour tous les hommes, si elle était susceptible et trop franche.
Il s’empêcha de l’embrasser, sachant qu’elle détestait l’idée qu’on puisse les voir, mais il passa sa main autour de ses doigts, l’entraînant vers les bureaux.
-Fawles veut te voir. Maintenant. Carly est malade ce soir, c’est pour ça qu’elle n’est pas arrivée.

Carly était la speakerine des Mystères de la nuit. L’émission la plus écoutée de la station, celle qui réunissait autour du poste des millions de londoniens. Stephen savait aussi que nulle autre que Polly n’avait la voix assez envoûtante et caressante pour plonger les auditeurs dans les enquêtes mystérieuses de l’inspecteur Davies.

Pour Bartholomew Fawles, Polly Gray était une de ces innombrables jeunes femmes en quête de rêve. Mais contrairement à d’innombrables autres jeunes femmes, Polly avait assez de jugeote pour attendre son heure et se montrer assez intelligente pour ne pas espérer voir ses désirs réalisés d’un claquement de doigts.
C’est pour cette raison qu’il l’avait choisi elle, et non une autre. Elle n’était pas parfaite pour le rôle...encore trop réservée, un brin timide, trop douce….il sentait en elle une volonté de fer, un caractère latent qui ne demandait qu’à s’éveiller, mais rien ne l’y avait jusqu’alors poussé.

-Pourquoi moi, avait-elle demandé de sa voix douce?
-Car je veux vous aider à explorer un peu plus vos capacités: montrez-moi que j’ai bien fait de miser sur vous!
-Ce sont les Mystères de la Nuit, mister Fawles…
-On n’y chante pas, mais c’est toujours un début, n’est-ce pas?
-Je ne sais pas….mais je peux le faire, mister Fawles, fit-elle fermement. Je le ferais, je vous l’assure!

-Le fit-elle?
-Avec brio. Il avait suffit qu’on la pousse un peu, comme souvent dans sa jeunesse.
-Mais dites-moi...notre héroïne n’est pas speakerine, mais chanteuse. Comment en est-elle arrivée là?
-Je sais bien, monsieur Leblanc. Un homme, toujours. Un homme. Votre héros tombe amoureux de chaque femme? Notre héroïne, elle, tombe amoureuse de chaque homme. Mais avec élégance.

Je vois s'entrebattre des gestes, toute la comédie des amours


1933 - 20ans

-...première page du journal! “La présentatrice des Mystères de la Nuit se confie au Times!”...Polly, Polly, Polly! Quelle consécration! Si jeune, tu as l’avenir devant toi.
George Keller serra la jeune femme dans ses bras, avant de l’embrasser. Le froid de l’hiver les glaçait, mais enfoncée dans son épais manteau de fourrure, et dans les bras de l’homme qu’elle aimait alors, Polly ne ressentait plus l’air glacial.
-C’est un peu grâce à toi, dit-elle. Si tu ne connaissais pas ce journaliste…
-Mais tu as fais le reste! Tu es toujours aussi parfaite…
Elle releva la tête, ses cheveux blonds s’échappant de sa toque de fourrure. Pour George, avocat, Polly Gray était un tourbillon de bonheur dans son univers. Chaque matin, il ne pensait qu’à sa silhouette chaloupée, son élégance naturelle, ses gestes mesurés...Elle avait changé, depuis qu’il l’avait connu trois mois auparavant. L’enfant s’était mué en adulte, les traits avaient mûri, l’assurance avait remplacé la réserve naturelle, mais sa voix était resté aussi parfaite et pure. Cette voix qui l’avait séduit.

Il l’emmena dans un petit café d’apparence miteuse, mais dont l’intérieur flamboyait. Les tables étaient encore vides, et la scène surplombait cette arène qui n’attendait que ses spectateurs.

-Nous sommes en avance, fit remarquer Polly dans un sourire. Elle tendit toque et manteau à George, avant qu’il ne la fit monter sur la scène.
-Regarde….tu as un micro, juste là. Tu veux essayer?
-Là? Ici? Polly était encore plus adorable lorsqu’elle plongea son regard incrédule dans les yeux de George.
-Il n’y a personne, encore. Je veux t’entendre. T’entendre pour moi seul.
Polly avait rit doucement, et les joues rosies, s’était approchée du micro qui grésilla. Elle lança un son. Puis un autre, hésitant. Et se lança, les yeux fermés, la tête dans les mots qui s’alignaient sous ses yeux, et qu’elle faisait vivre en les chantant.
-Tu es parfaite, Polly Gray, murmura George.


-Alors voilà, elle se lance? J’imagine qu’un producteur était dans la salle, l’a entendue et l’a faite chanter?
-A peu près, oui. Ecoutez...nous pouvons dire que George lui présenta un de ses clients producteurs, par exemple.
-Cette version me convient. Mais cela fait trop conventionnelle pour notre héroïne, qu’en pensez-vous?
-Oh, hélas, elle l’a parfois été. Elle vient d’un milieu modeste.
Elle? Modeste? Je n’y crois pas, lorsque je la vois lovée sur le sofa, sirotant son petit verre de vin.
Je lisse ma moustache d’un geste naturel, n’osant poser la question qui me vient alors.

-Dites-moi, monsieur Leblanc, quelque chose vous tracasse?
Serait-elle inquiète? Je hausse les épaules et lui adresse un sourire poli.
-Je suis journaliste, vous savez. Alors je me demande comment votre famille a réagit. Vous n’étiez ni mariée, ni même majeure, vous n’aviez pas un travail habituel pour l’époque.

Son regard perd de sa tendresse, et je peux y lire une nostalgie non retenue. J’ai touché un point trop sensible.
-Pardon, j’ai touché un point sensible, pardonnez-moi.
-Non, non! Elle lève sa main en signe d’apaisement et me sourit enfin. Je viens de Whitechapel, mes parents, s’ils n’étaient pauvres et nous ont toujours nourri à notre faim, mes frères, soeurs et moi, n’espéraient rien pour nous, sinon de nous voir quitter Whitechapel, de nous voir nous envoler, avec des promesses d’avenirs radieux. Jamais ils ne nous auraient stoppé s’ils n’avaient su  que notre place se trouvait là où nus le souhaitions. Mes soeurs ont été couturières, l’autre fut infirmière. Mes frères ont été ouvrier, médecin, professeur… nous avons tous quitté Whitechapel, comme nos parents l’ont espéré.
Ses yeux brillent à nouveau, pétillants.
-J’ai toujours voulu chanter. Toujours. Ils m’ont tant aidé que jamais je n’ai pu oublier ma famille. Avant ma majorité, mes revenus étaient pour eux, tout ce que je faisais leur revenait. C’était une manière pour moi de les remercier. Et lorsque j’ai quitté leur domicile, j’ai toujours eu à coeur de les aider autant que je le pouvais.
-Notre héroïne a un grand coeur.

Elle m’adresse un large sourire et hoche la tête, posant son doigt sur ses lèvres.
-Mais ne le dites pas! Elle est à l’Angleterre, elle ne s’appartient pas, elle n’est plus uniquement la fille de ses parents. Polly le reste, pas Ava.

Des "toujours" q'on achète au rabais


1936

Et malgré ça il m’aime encore, et moi je t’aime un peu plus fort...

-Epouse-moi, Polly, je ferai de toi la femme la plus heureuse du monde! Nous partirons en voyage, faire le tour du monde, oublier cette vieille Europe! N’as-tu jamais rêvé de voir l’Amérique?
La jeune femme se dégagea des bras du jeune homme enflammé, remontant le col de son manteau. Malgré la pluie battante, elle recula de quelques pas et posa un long regard tendre sur cet amant, déjà oublié. Elle l’avait aimé, elle en était certaine, mais comme tous les autres, il voulait qu’elle lui appartienne, qu’elle ne soit qu’à lui, sa chose, sa poupée, sa chanteuse. Il l’avait déçu, comme tous les autres.
-C’est fini, Jimmy, je te l’ai dis. Nous n’avons pas d’avenir ensemble! Mon disque vient de sortir, on me réclame déjà, on parle même d’un autre disque, et d’autres encore, et de voyages... Nous ne pouvons pas faire ça ensemble.
-C’est à cause de Palmer? C’est lui qui t’a mis cela dans le crâne?

Il regretta aussitôt ses mots. Polly - ou Ava, puisque tel était son nom de scène! - n’avait rien d’une petite cervelle manipulable, ni d’une demoiselle influençable. Il savait combien elle était fière, combien elle tenait à son indépendance, à ses choix personnels. Il savait aussi qu’en lançant ces quelques mots, il tirait un trait définitif sur leur histoire, car elle ne lui donnerait aucune autre chance. Ava serait une merveilleuse diva, Polly avait préparé le terrain. Elle n’avait jamais de remord, que quelques regrets; elle ne donnait pas de seconde chance, elle passait à autre chose; elle ne pardonnait pas, elle rayait d’un trait tout ce qui pouvait lui rappeler une erreur. Polly était dure, avec elle-même comme avec d’autres, et Ava le serait plus encore.

-Tu vois Jimmy, tu sais qu’en prononçant ces mots, tu mets un terme à notre relation.
Le ton froid est implacable. Sous son parapluie, admirant une dernière fois les cheveux blonds de la jeune femme, détrempés sous la pluie, le jeune homme commençait à l’oublier. Oublier ce caractère emporté et parfois colérique, mais qui, les hommes de sa vie le savaient, cachait une profonde humanité, et un besoin inassouvi de faire ses preuves.

-Ava Masters, tu es née pour cela, j’en suis sûr. Je ne te souhaites que du bonheur.

-AVA!
Sous la pluie, sortant la tête de la porte cochère, Andrew Palmer appelait la jeune femme, qui après un vif coup d’oeil à Jimmy, s’éloigna en courant, avant de s’engouffrer à la suite du parolier.


-C’était là le début de sa carrière?
-Oui, dit-elle rêveuse, un tendre sourire aux lèvres.
-A-t-elle du cotoyer le grand monde?
-Oh oui, excellente idée! Notez qu’elle aurait pu ne pas s’y sentir à l’aise: n’est-elle pas de Whitechapel?

Dans ses yeux, je lis un amusement teinté de nostalgie. Je veux en savoir plus...je veux tout savoir d’elle.

Faut garder du chagrin pour après, j'en ai tout un solfège sur cet air qui bat


1936

-Une fourrure de prix ne fait pas un titre, mademoiselle, ou peut-être simplement celui d’une chanson!

La sentence résonnait encore dans sa tête, lorsqu’enfermée dans les cabinets, la jeune chanteuse se remettait de cette atroce soirée. Pour une première, les invités semblaient peu enclins à l’accueillir! Palmer savait que l’exercice serait difficile, mais cette haute société londonienne se montre impitoyable. Une chanteuse? Des bas-fonds de Londres? Il sait qu’elle en est capable, mais devant ce miroir qui réfléchit un visage défait et des cheveux décoiffés, la chanteuse n’en n’était plus sûre.

La porte s’ouvrit alors sur une frêle silhouette, les cheveux flamboyants et le sourire juvénile. Une de celles qui n’a pas hésité à jeter un regard dédaigneux à la nouvelle venue…”Si ça n’est toi, c’est donc ton frère!”
Mais l’autre sourit, lui adressa quelques mots agréables.

-Tout ça. Je suis née dedans, et pourtant, parfois, les codes semblent encore difficiles à respecter. Mais ne vous en faîtes pas, on s’y fait vite, le tout est d’avoir l’air toujours plus intelligente et méprisante que la personne qui vous parle.

La jeune chanteuse ne put que se forcer à un petit sourire. Les conseils sont toujours bons à prendre. Lady Irvine semble de plus en plus sympathique et la jeune diva se dérida, osant se relever pour saisir la main de cette improbable amie. Elle? Avoir des fan? La chanteuse ne pu retenir un rosissement et fini par accepter le bras de la jeune fille. Un aide venue du ciel, certainement!

-Ava, nous partons!
Palmer posait déjà la fourrure sur les épaules de sa protégée, alors que la jeune femme se tourne vers sa nouvelle amie, formulant un “Merci” de ses lèvres écarlates.

-Notre héroïne et Palmer...sont-ils partis en France, finalement?
-Oui, mais trop peu de temps. Quelques semaines: Paris, Monaco, Cannes...La Côte d’Azur est magnifique, peut-être auront-ils pu y aller en été? Elle y aura chanté, aura fait connaître son nom et celui de Palmer. Elle aura oeuvré à remonter le moral des Français, n’est-ce pas?
-Le début de la gloire.
-Et la fin pour son parolier, qui mit fin à ses jours en France, peu de mois après. Heureusement pour lui, il était juif. Il voulait vivre à Paris.

Le silence se fait dans le petit salon. Il ne s’agit pas de cynisme, mais plutôt d’un réalisme et de ce fatalisme dont on m’a parlé. Le voici donc! Etrange et presque moqueur. Elle n’en reste pas moins parfaite dans ce rôle si contemplatif et détaché.
-Et Ava?
-Elle est rentrée en Angleterre. La guerre l’a saisie, elle aussi.


Des "je t'aime" de quatorze juillet


1940

Les éclats, la boue, la poussière, le sang. Tout flotte autour d’elle, tout est âcre et brouille sa vue. Elle sent le bras puissant sur elle, un bras qui la maintient plaquée au sol. On l’écrase, mais au travers de ses cheveux défaits, elle aperçoit l’agitation qui règne, le chaos, un décors hollywoodien de fin du monde. Etait-ce cela, la fin des temps?

-Ava...miss Masters...ça va?
Déboussolée, désemparée. Le soldat s’était relevé avant elle, et lui tendait une main qu’elle agrippa sans comprendre. Elle tituba, s’appuya sur lui, avant de sombrer sur une chaise. Tout autour d’eux, des poutres noircies, un début d’incendie, l’odeur de la mort et la vue du sang.

-Nous avons été bombardés. Venez, je vais vous amener à l’infirmerie, vous devez être soignée.
La jeune femme hocha la tête, hébétée, et se laissa mener à l’infirmerie.

Pouvait -elle savoir, à cette époque, ce que ce chevalier-servant pouvait devenir? Non, certainement, sans quoi elle n’aurait jamais accepté cette aide. Sean Peterson. Son admirateur, si peu secret et parfois si inquiétant. Elle avait pris le parti de refuser ses cadeaux et ses lettres, mais n’avait pu se douter du caractère de l’homme. Rester loin, c’était le mot d’ordre qu’elle se fixait.
Depuis le départ de Palmer, son plus grand fan l’avait remarqué. Ava Masters n’était plus véritablement la même. Etait-ce ce bombardement, qui l’avait plongé au coeur de la réalité de la guerre, la poussant à s’engager auprès de l’armée? Etait-ce la disparition de Palmer, ce mentor qui ne l’avait jamais quitté?
Oliver Ryan savait tout cela. Il connaissait Ava comme sa propre soeur, comme si elle avait grandi à ses côtés. Il connaissait ses moindres sourires, la signification de chaque regard...du moins le croyait-il. Il était encore jeune, mais comme tous les autres, avait succombé au charme de la jeune chanteuse
Depuis Palmer, Ava Masters se montrait plus diva, montrait un visage d’elle qu’on ne lui connaissait pas encore. Elle cachait ses émotions derrière un masque de petits caprices sur scène, et ne se révélait que lorsqu’elle se retrouvait face à tous ces soldats, frères, maris, amants, pères...qui guettaient la moindre trace de joie, un peu de gaîeté sur le front. Oliver n’avait cessé d’envoyer ces lettres d’admiration à son idole. Elle était certainement touchée, se rassurait-il: elle lui répondait à chaque fois.


-Elle prend soin de ses admirateurs?
-C’est sa profonde nature. Elle a beau être devenue une petite starlette, comme on l’appelle, elle n’en reste pas moins originaire de Whitechapel, elle sait ce qu’est la vie.
-Alors elle répond à ses fans.
-Pas tous. Mais les plus jeunes, les innocents, les innofensifs...elle les aime tous. Elle est là grâce à eux.
Elle sourit. J’ai encore gagné, mais je perds encore un peu de raison lorsqu’elle me jette un regard de biche.

-Tout ceci doit vous convenir, monsieur Leblanc?
-Il me manque une chose.
-Quoi donc? Un nouvel amant? Elle rit à nouveau, me communiquant sa bonne humeur.
-Non...mais une héroïne a souvent une autre femme non loin d'elle. Amie? Ennemie?
-Oh, je vois. Alors voyons...Imaginons une jeune couturière, par exemple. Talentueuse, aux doigts de fées! Mais beaucoup plus réservée…Il nous faut un nom...Anna Jordens?
-Elle pourrait travailler dans une maison de couture, c'est le genre de notre chanteuse que de fréquenter ces milieux, qu'en dites-vous? Quoi de mieux, pour une jeune couturière, que de voir ses créations portées par une artiste qui monte? Elles sauraient travailler ensemble...auraient besoin l'une de l'autre, n'est-ce pas?
-Mais elles seraient forts différentes, au point de ne pas s’entendre, hélas. Pourtant, gardons cette idée de travail ensemble, malgré tout. Cela peut être amusant à l'avenir.
-Si elle vous plaît, alors je la conserve.
-Tout me plaît.

Elle tend à nouveau son bras pour se servir une dernière rasade de vin, m’en proposant une nouvelle, que je refuse. Je veux garder mes esprits, je veux me rappeler ces instants.
-Alors dites-moi, monsieur Leblanc, votre héro tombera-t-il amoureux d’une telle diva?
-Plus que jamais! Il découvrirait le secret des Templiers, pour elle. C’est un aventurier.
-Doit-il lui voler son coeur?
-Si elle n’y prend pas garde, oui, c’est un cambrioleur.
-Mais un gentleman, toujours.
-Monsieur Leblanc, vous êtes parfait!

***



Dernière édition par Ava Masters le Ven 9 Oct - 22:17, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas Ven 9 Oct - 0:12

AVAAAAAAAAAA ** Je suis tellement contente de la voir enfin prendre vie depuis le temps qu'on en parle **

J'ai hâte de lire ta fiche ma twinette chérie squee lost high5

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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas Ven 9 Oct - 18:52

Bienvenue la bizut What a Face

Ava est vraiment chouette, avec plusieurs facettes et vraiment intéressante *.*
Juste, avant vraiment de te valider, j'ai un tout petit truc à te demander : Ton lien avec Anna est à peine balayé, y a même pas son nom, c'est un peu dommage ... Pas évident à caser dans une fiche construite comme la tienne, mais au moins qu'on comprenne qu'elle parle d'Anna. Imagine si la personne fait CTRL+F et trouve pas PTDR (ouais l'argument de choc)
Juste ça et c'est bon !

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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas Ven 9 Oct - 22:20

Voilà voilà, j'ai modifié cette petite partie :D
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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas Sam 10 Oct - 14:11

Citation :
Lady Irvine

Nan je valide pas, il y a pas de -e à Irvin boude



Bravo, tu es validé-e
Bienvenue à Londres



Bon aller, je suis d'humeur magnanime je valide quand même. J'ai bien aimé ta fiche, surtout la fin, avec Maurice Leblanc et Vicky aime bien sa coupine ** Je vois que tu as rajouté le passage avec Anna donc c'est tout bon :)


Te voilà officiellement parmi nous! Tu peux donc commencer par aller [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Une fois cela fait, rends-toi dans la section [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] où tu pourras ouvrir [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ainsi que [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Tu y trouveras des codages (liens, fiche de RP, gestion de RP) déjà tout fait si tu ne sais pas trop où chercher, et ensuite, commencer à écrire. Dans cette partie, à partir de 100 messages, tu pourras aussi demander un logement, elle est pas chouette la vie?

Mais attend, ce n'est pas tout! Tu peux également pointer le bout de ton nez dans le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et venir [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], on aime toujours apprendre des nouveautés c'est cool!

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter un bon jeu, bienvenue à Londres!

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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas Sam 10 Oct - 14:20

C'est parce qu'Ava n'est pas encore tout à fait au fait des codes et tu m'as bien appelée Jean de Bagnes trois fois de suite, NA clap

Merciiiiiii pour cette validation trio
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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas Sam 10 Oct - 18:07

Salut la bizut !

Bienvenue ! :D

Non mais Ava est juste magique. J'adore ta fiche et le personnage.
Il va falloir qu'on discute d'un lien toi et moi ! En tout bien tout honneur, bien sûr.

(Victoria, pas taper... :p)

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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas Ven 23 Oct - 19:11

Ava rime pas avec magique, mais ça devrait tellement ! What a Face

Au plaisir de te croiser en rp (y'a intérêt *.* ) en en attendant welcooooooome ! heart

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MessageSujet: Re: Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas

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Ava Masters ~ Et elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas
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