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 TOPIC COMMUN ♫ Concert caritatif

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Ashna Kranti Piyali
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ♫ Concert caritatif Jeu 19 Nov - 9:40

Je courais presque dans les rues de la ville, un sourire accroché à mes lèvres.
Je devais être de service ce soir là, mais la soirée était très calme et mon supérieur m'avait finalement donnée l'autorisation de partir plus tôt. Il savait qu'il y avait un grand concert caritatif et que tous les jeunes officiers et sous officiers avaient envie d'y aller.

J'étais donc repassée brièvement à ma chambre pour me rafraîchir, avant de repartir. J'avais hâte de retrouver Victoria et de pouvoir m'amuser.
Après tout, c'était mon premier bal en tant que caporal, et je comptais bien en profiter !
Au plaisir de passer une bonne soirée s'ajoutait le plaisir coupable de la transgression, car je savais fort bien que mes parents n'auraient pas accepté ma présence en ce lieu, qui allaient rassembler tant de gens, et pas forcément du meilleur monde.

Je passais un coin de rue et commençais à entendre la musique. J'étais arrivée, je ralentis alors mon pas pour ne pas arriver complètement essoufflée.
Il semblait y avoir beaucoup de monde et j'espérais pouvoir retrouver rapidement Victoria dans la foule.

Malheureusement, plus j'avançais dans la salle et plus la foule augmentait.
J'essayais de scruter la foule pour trouver un visage connu, sans succès.
La soirée s'annonçait moins bien que je ne l'espérais...

Finalement, je finis par me rapprocher d'une table pour prendre un rafraîchissement.
Je regardais de loin les danseurs évoluer sur la piste, avec envie.

Mais je ne connaissais pas encore assez de monde à Londres, et je n'étais pas assez téméraire pour me présenter à quelqu'un...

m'éloignant du bar, je m’appuyais alors contre un mur, pour simplement profiter de la musique...
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Karol Tomasz
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ♫ Concert caritatif Lun 23 Nov - 23:50

Pour Karol, tout semblait se passer au mieux. Il venait d'embrasser avec une infinie tendresse celle qui, depuis le début faisait battre son coeur. Il ignorait tout un tas de choses sur elle, notamment le fait qu'elle soit fiancée, promise à un autre. Cela l'aurait-il arrêté s'il avait su ? Non, probablement pas... car le polonais n'était pas du genre à garder les choses en dedans, au bout d'un moment il fallait qu'il extériorise et en général, cela intervenait très rapidement. Ce soir, les choses s'enchaînaient sans qu'il ne puisse avoir le recul nécessaire pour comprendre. Ils dansaient, dans une complicité qui présageait d'une attirance mutuelle assez forte. Ils se regardaient, en douce, trahissant leur intérêt mutuel l'un pour l'autre. Alors, lorsqu'ils se retrouvèrent un peu plus au calme, sans véritablement l'avoir cherché, le pilote n'avait pas trouvé mieux que de l'embrasser. Il en ressentit des choses à cet instant ! Il sentait une douce vague de chaleur le détendre, comme si le plus dur était derrière lui. Ce baiser, il en apprécia chaque instant, chaque détail, du parfum légèrement fruité, sans doute à cause du thé, de la belle, à ce toucher à la fois charnel, sensuel, soyeux... Il ponctua cette parenthèse qui, il l'espérait au fond de lui, allait changer plein de choses. Et il lui fit un compliment, avec tendresse, sans la quitter des yeux. La musique continuait et Karol se sentait comme le plus heureux des hommes.

Tout bascula soudain sans qu'il ne comprenne comment ni pourquoi... Il vit Victoria blêmir à tel point qu'il pensa qu'elle allait tomber dans les pommes et qu'il se prépara à la rattraper. Pourquoi regardait-elle tout autour avec cet air paniqué ? Craignait-elle qu'on lui fasse une remarque ? Karol se voyait déjà péter le nez du premier qui oserait se montrer désobligeant. Oh oui, il était polonais et n'avait pas la galanterie anglaise. Il ne fallait pas trop l'asticoter, parce qu'il se montrait extrêmement virulent ensuite, tant pis si ça choquait ! De toute façon, Victoria avait l'habitude... Il allait lui dire de ne pas s'inquiéter, que si c'était mal vu de se montrer avec un étranger, il ne laisserait personne l'en blâmer, mais la jeune femme lui échappa sans qu'il ne puisse rien y faire. Elle lui glissa littéralement entre les mains, traversant la foule d'un pas pressé. Cette fois, Karol ne comprenait plus. Quelle mouche l'avait piquée ? Il se lança à sa suite, pour obtenir des explications mais sa progression fut ralentie par les autres invités, qu'il bouscula, sans s'excuser. Embrassait-il mal ? Peut-être qu'il n'était pas son genre ? Il fut assailli par tout un tas de questions. Très rapidement, il la perdit de vue, regardant tout autour de lui pour essayer de l'apercevoir... Enfuie, échappée, envolée... Karol baissa les yeux pour regarder ses chaussures, légèrement hagard. Il ne comprenait pas... Avait-il fait quelque chose de mal ? Pourquoi cette froideur soudaine ? Pas un mot, pas une excuse... rien...

Dans cette salle où tout le monde semblait s'amuser, il se sentit soudain extrêmement seul... Des souvenirs de la Pologne revinrent... les engueulades avec ses parents qui le voyaient avocat, la complicité avec sa petite soeur... les rires avec ses amis, les concours de bar, les avions... tout cela fut balayé par la guerre... Des brides de son exil en Roumanie et en France arrivèrent. Le bruit des bombes et des mitraillettes effaça les rires, les chants innocents. Rien ne serait plus pareil. Le voilà dans un pays qu'il ne connaissait pas, et dont il avait du mal à comprendre la culture. Le concert de ce soir n'était-il pas une pure hypocrisie ? Après avoir laissé la France tomber, après être devenue le dernier rempart de la liberté, voilà que l'Angleterre dansait... quel monde... et surtout quelle solitude... Il ne pouvait même pas décoller pour se changer les idées ! Tous ici le considéraient comme un espion... lui ! Un énorme sentiment de dépit traversa Karol. La vérité lui sautait au yeux. En dépit de ses états de service et des efforts qu'ils pourraient envisager, il ne serait jamais des leurs... la preuve, même Victoria était partie, trop honteuse sans doute de s'afficher avec lui. Il serra la mâchoire et les poings. Il aurait du rester en France. Là-bas, il se murmurait que des groupuscules menaient une guerre interne aux nazis... sabotant et détruisant des points stratégiques. Certes, les opérations à terre, ça n'était guère son fort, mais au moins, il servirait à quelque chose.

Comme animé par un électro-choc, Karol s'élança à travers la foule, essayant de repérer Victoria. Il se dirigea vers la sortie, ne prit même pas la peine de remercier qui que ce soit et quitta le bâtiment. Non, il n'allait pas renoncer, pas pour si peu. Dans la rue, il appela Victoria plusieurs fois, cherchant si la jeune femme était partie à pied ou non. Il questionna deux personnes qui lui indiquèrent une rue. Il se mit à courir. Bientôt, il aperçut une femme, au loin, qui avançait d'un pas pressé. Il accéléra. De dos, elle ressemblait au Caporal. Il lui prit le bras et l'inconnue se retourna, choquée. Karol fut surpris de voir qu'il ne s'agissait pas d'elle. Il reçut un coup de sac dans les côtes complètement inattendu et qui lui coupa le souffle. La demoiselle prit la fuite. Tomasz s'assit sur un muret reprenant son souffle rapidement. Et c'est en voulant revenir sur ses pas qu'il se rendit compte qu'il était... perdu... Il ne se rappelait plus le chemin qu'il avait emprunté. Et les rues restaient sombres... Il marcha, dans la direction contraire à celle qu'il devait prendre pour espérer croiser Victoria... pendant de longues minutes. Après une heure passée à tourner en rond, il mit sa fierté de côté et demanda son chemin à une patrouille militaire. Celle-ci se montra très aimable en proposant de le ramener dans l'un des fourgons qu'ils utilisaient. Karol resta silencieux tout le long du retour. Il se contenta de respirer ses mains, pour humer les effluves de Victoria. Cela rendait sa fuite moins douloureuse...

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

   
Keep silent and fight !
- J'ai une nouvelle formalité à vous...
- Dégage !


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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ♫ Concert caritatif Dim 29 Nov - 13:49

La voix de la chanteuse Ava Masters résonnait dans la salle tandis que Susan et Andrew poursuivaient leur discussion. Réellement satisfait de la réussite de la soirée (c'était avec Susan qu'il avait fait ses premières armes à la Chambre des communes et était ravi de chacune de ses réussites), Andrew espérait que tout se passerait bien jusqu'à la fin. D'où sa volonté de ne pas faire de remous et de ne pas provoquer de dispute.

Vous êtes trop aimable, comme toujours, Andrew. Pour ce qui est de nos estimés collègues, je ne comprends pas moi-même toutes leurs réactions… Mais vous y avez peut-être été un peu fort cette fois, ne croyez-vous pas ?

Andrew reconnut bien là la sagesse de sa collègue. Parce qu'elle était une femme, elle avait dû se battre pour se faire accepter dans un monde d'hommes, tout comme Andrew avait dû travailler dur pour être pris au sérieux. Mais idéaliste et exalté, ne sachant pas se taire quand il n'était pas d'accord, le jeune Malow s'était fait bien des ennemis qu'il aimait provoquer avec la fougue de sa jeunesse.  

Sûrement, Susan, fut-il obligé de reconnaître. J'ai un certain goût pour la provocation, mais il faudrait que j'apprenne à me canaliser. Je ferai un effort, et ce dès aujourd'hui !

-Je prends note de votre politesse, mon ami. Votre respect de nos soldats, ainsi que de mes efforts, me touche plus que je ne saurais vous le dire ! Prenez soin toutefois de vous amuser, quand même, au risque de déplaire à nos râleurs préférés”.

Andrew suivit des yeux le regard qu'elle lança vers trois parlementaires au milieu de la salle et ne put retenir un rire amusé. “Mais c'est tout naturel de respecter tous ces efforts de la société britannique, et les vôtres, ma chère Susan. Je compte bien profiter de cette très belle réception que vous nous offrez, même si je vous avoue que je ne compte pas rester très longtemps, j'ai quelques dossiers importants à traiter.” Puis, voyant arriver une personne qui souhaitait de toute évidence s'entretenir avec l'organisatrice de la soirée, Andrew s'éclipsa, non sans avoir renouvelé ses compliments à l'attention de Susan.

S'emparant d'une nouvelle coupe de champagne (il n'en restait plus beaucoup, il fallait en profiter !), Andrew déambula dans la salle, lançant quelques phrases à des personnes, voguant de connaissances en connaissances. Un coup d’œil lancé à sa montre lui indiqua que la soirée était déjà bien avancée. Il comptait finir sa coupe de champagne avant de se diriger vers la sortie. Il devait lire les propositions d'un député qui seraient discutées dès le lendemain à la Chambre. Son bras s'apprêtait à approcher la coupe de sa bouche lorsque quelqu'un lui fonça dedans. Il faillit en lâcher la coupe mais parvint à éviter l'incident.

Pardon… désolée…

Ce n'est que lorsqu'il entendit sa voix que le jeune homme reconnut Victoria Irvin, la meilleure amie de son épouse décédée. Il avait une grande affection pour la jeune femme avec qui il s'était bien entendu dès leur première rencontre.

Victoria ? Tu as failli me faire renverser mon champagne ! Quelle idée, un breuvage si précieux !" Ce n'est qu'alors qu'il remarqua l'air complètement affolé et perdu de la jeune femme, ainsi que ses joues rouges. Il n'avait jamais vu son amie dans cet état, elle qui incarnait avec perfection la retenue britannique. Inquiet, il la tint par les épaules de peur qu'elle ne se sauve sans demander son reste.
Ça n'a pas l'air d'aller. Que se passe-t-il ?” Il parcourut l'assemblée du regard pour voir si quelqu'un suivait Victoria mais ne remarqua personne. “Tu veux que j'aille te chercher quelque chose à boire ? Un verre d'eau ?
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Victoria Irvin
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ♫ Concert caritatif Lun 30 Nov - 21:24

Victoria était perdue et déboussolée. Que venait-elle de faire ? Elle était fiancée, à un garçon charmant, qu’elle aimait beaucoup, et que ses parents adoraient – oui, tous les quatre, bien que ce soit sa mère qu’il l’ait choisie -, ils formaient l’un des couples les plus prometteurs de l’aristocratie britannique, tout ce que le pays avait de traditions et d’habitudes, et s’ils ne se plaisaient pas au sens où les romans d’amours l’entendaient, ils étaient pourtant néanmoins très à l’aise l’un avec l’autre, et se connaissaient depuis l’enfance. Et arrivait Karol, aux antipodes de Teddy, qui venait tout remettre en question. Il n’avait rien en commun avec le guidé britannique. Un coup de folie ? Une envie de nouveauté ?  Ce n’était pourtant pas le genre de Victoria. Et il avait pourtant fallut que cela arrive au milieu d’un événement où elle connaissait énormément de monde : des collègues, des amis de ses parents, des amis à elle aussi. Si quelqu’un les avait vus… Elle n’osait pas y penser. Il ne valait mieux pas, d’ailleurs, ou elle aurait eut envie de mourir de honte. Et en même temps, ce baiser, elle l’avait apprécié, et bien plus qu’elle n’aurait dut. Il n’y avait eut que le rappel brutal à la réalité pour l’empêcher de le lui rendre – alors qu’il n’était que le deuxième homme qu’elle embrassait, c’était pour dire l’effet que le capitaine polonais lui faisait.

Alors que, dans la foule, elle tentait d’atteindre la sortie – elle avait grand besoin d’air, d’air frais, quelque chose qui lui ramènerait les pieds sur terre et l’empêcherait d’être aussi bouleversée, elle avait butée dans quelqu’un. S’excusant rapidement, elle s’apprêtait à continuer, mais la personne l’en empêcha, en l’appelant par son prénom. La jeune femme pâlit un peu plus :

-Victoria ? Tu as failli me faire renverser mon champagne ! Quelle idée, un breuvage si précieux !

Andrew… Andrew Malow, l’époux de sa meilleure amie Sybil, aujourd’hui défunte. Pourtant, les deux jeunes gens continuaient à s’entendre à merveille, et la jeune femme était même la marraine de leur petite fille. Elle bafouilla quelque chose d’inintelligible, qu’Andrew ne sembla même pas comprendre, puisqu’il n’y avait de toute façon rien à comprendre. Alors qu’elle allait reprendre son chemin, Andrew la retint par les épaules, et la poussa légèrement à l’écart de la foule.

-Ça n'a pas l'air d'aller. Que se passe-t-il ?

-R… rien… Il faut que… je dois…


Victoria tenta d’inspirer profondément, pour se calmer un tant soit peu. Andrew, toujours aussi concerné, tenta une autre approche :

-Tu veux que j'aille te chercher quelque chose à boire ? Un verre d'eau ?

Il regarda dans la foule par dessus la tête de la jeune femme, et elle fut soudain tétanisée à l’idée que Karol ne la rattrape et lui demande des explications. En plus de devoir lui avouer la vérité – qu’elle n’avait jamais vraiment cherchée à cacher, mais qu’elle n’avait pas non plus révélé au premier abord – cela ferait un scandale, scandale que sa mère ne lui pardonnerait jamais. Et que dirait Teddy ? Mais heureusement, Andrew ne sembla rien voir, et cela permit à Victoria de se calmer un tant soit peu, assez du moins pour offrir une réponse correcte.

-Andrew, je t’en prie, ne pose pas de question. Fais-moi sortir d’ici, et ramène moi à mon dortoir. Mon dortoir, oui, insista-t-elle, il était hors de question qu’elle aille chez son père, ou pire, chez sa mère. S’il te plait…

Victoria avait de toute façon décidé de rentrer au dortoir, et qu’Andrew l’y aide ou pas, c’était ce qu’elle allait faire. Ca serait juste plus rapide si le jeune homme, qui était surement venu en voiture en tant que député – ou qui saurait comment s’en procurer une plus rapidement que si elle prenait les transports – la déposait directement.

Heureusement, Andrew ne fit pas le difficile. Victoria savait qu'elle pouvait lui faire confiance. Ils en reparleraient plus tard. Il prit la jeune femme chamboulée par l'épaule et la guida à travers la foule. Rien que sortir de la National Gallery, Victoria se senti respirer à nouveau. Tout irait mieux demain, du moins l'espérait-elle.

[FIN POUR VICKY]

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬


'Careless talk costs more than life'
"Was it a marriage made in heaven ? Was it a gift from god above ? Do you belive the things you told me or was it simply careless love ? You told me once when we were dreaming through life together we would walk. Those words of love seemed said in star light but now it seems like careless talk."




Dernière édition par Victoria Irvin le Lun 8 Fév - 9:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ♫ Concert caritatif Dim 6 Déc - 12:54

Federika s’était fait un nom dans le milieu des échecs, c’était indéniable. Par contre, être reconnue en public dans un milieu qui n’avait que peu ou prou à voir avec sa discipline, elle n’y était guère habituée – le joueur d’échecs typique n’était pas un coutumier des soirées mondaines et était plutôt du genre solitaire et isolé. Un peu comme elle. Henry McAllister devait être une exception à la règle, en quelque sorte. Elle les connaissait aussi, les gens comme lui : les éclectiques qui s’intéressaient à tout un tas de choses, des plus communes aux plus obscures, de la littérature russe aux arcanes indéchiffrables d’un échiquier – il était probablement l’un de ces amateurs (dans le sens appréciable du terme) qui venaient assister à des matchs sans en saisir toutes les subtilités, mais aimaient s’imprégner de la drôle d’ambiance qui régnait dans ces moments-là. Fedrika aimait bien ces ‘touristes’ de passage qui venaient effleurer son monde du doigt et se contentaient de rester en retrait, respectueux et fascinés.

Un monde qui était bien éloigné de celui d’Ava Masters, à n’en pas douter. Federika ne connaissait pas grand-chose du monde lointain et onirique de la chanson et de la célébrité (la vraie, pas la sienne, toute relative), mais elle se doutait qu’il était bien différent de celui, obscur et austère, des champions d’échecs. Federika sentait poindre la curiosité – c’était la première fois qu’elle se trouvait en présence d’une célébrité britannique, et si elle avait à l’époque fréquenté quelques noms connus de la littérature ou de la philosophie germanophone, le monde du divertissement et des arts lui était bien plus inconnu. Federika s’amusait de voir qu’Ava correspondait plus ou moins à l’idée qu’elle se faisait d’une vedette de la chanson. Belle à tomber, l’air confiante, entourée d’admirateurs comme Henry. Et bien sûr, talentueuse. Federika se promit de demander à Anna si elle avait en sa possession un disque d’Ava Masters – ou d’écouter plus souvent la radio.

« -Je vous remercie. Mais pardonnez-moi, Henry connaît tant de monde que je passe parfois pour une inculte. Je crains ne pas connaître votre nom, ni même la nature de vos matches ! Êtes-vous une sportive de renom, venue en Angleterre pour disputer une importante coupe? »

Federika eut un sourire en s’imaginant en grande sportive, et dissipa bien vite cette drôle d’image pour rassurer la chanteuse.

« Oh non, ‘de renom’ serait très exagéré. Dans ma discipline peut-être à la rigueur – je suis championne d’échecs de profession, et la curiosité d’Henry pour tout un tas de sujets obscurs est probablement la seule raison pour laquelle il me connaît. » répondit-elle dans son anglais encore un peu maladroit malgré ses tentatives pour le rendre fluide et élégant. Ne pas être capable d’exprimer très exactement ce qu’elle avait en tête était l’une de ses plus grandes frustrations en tant que non-anglophone de naissance. « Je suis effectivement venue disputer une compétition il y a deux ans et… » Federika s’interrompit une brève seconde, cherchant ses mots, sans trop en dire. Elle fixa son verre une demi-seconde avant de relever ses yeux sombres sur Ava, un demi-sourire aux lèvres. « Et je ne suis jamais repartie. Malheureusement la guerre a interrompu toutes les compétitions internationales, et j’ai bien peur de devoir prendre une retraite anticipée. »

Henry protesta, arguant que la guerre ne durerait pas, que bientôt les nazis réaliseraient qu’ils n’avaient aucune chance face aux efforts de la Grande-Bretagne. Federika sourit poliment, songeant qu’Henry était ou bien un incorrigible optimiste, ou bien un menteur bien intentionné, ou bien plus naïf qu’elle ne l’avait imaginé. Elle était bien placée pour suivre les progrès de l’armée allemande et leurs plans, et elle savait que la guerre était loin d’être finie. C’était le problème quand on travaillait dans un endroit comme Bletchley Park : ce qu’on y apprenait laissait peu de place aux douces illusions de paix.

Henry McAllister repéra une autre de ses connaissances dans la foule, et s’excusa auprès des deux jeunes femmes, promettant de revenir sitôt qu’il aurait salué un de ses partenaires d’affaires – les obligations diplomatiques, ajouta-t-il avec un clin d’œil, avant de disparaître, laissant seules la chanteuse et la joueuse d’échecs. Il y eu un bref moment de flottement, jusqu’à ce que Federika ne remarque elle aussi quelqu’un dans la foule – mais pas quelqu’un qu’elle connaissait.

« Je ne voudrais pas vous inquiéter miss Masters, mais il y a un homme à quelques mètres de nous, à côté de Susan Palmer, qui vous fixe depuis tout à l’heure. Il n’a pas l’air très heureux. » lui glissa-t-elle sans se douter qu’il s’agissait là de l’imprésario de la chanteuse, qui s’impatientait. Soudain, l’homme échangea quelques mots avec Susan Palmer, fit un geste d’excuse, et se détacha de son groupe pour marcher vers elles. « Oh-oh. Il vient vers nous, à présent. Souhaitez-vous que je vous laisse ? » demanda-t-elle, soucieuse de ne pas s’imposer dans un échange privé – mais soucieuse aussi de ne pas abandonner l’artiste avec un importun s’il s’agissait bien de ça.
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Susan Plumer
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ♫ Concert caritatif Mar 22 Déc - 21:18

Concert à la National Gallery
When the music goes around, everybody goes to town

Plus la soirée avance et plus Susan sourit. Oh, ce n'est pas à cause du champagne, rassurez-vous, elle n'en a bu qu'un verre (après tout, les bonnes choses se font rares cs derniers temps)...  Non, c'est plutôt parce que cette soirée est une réussite totale. Aucun visage insatisfait ne se fait jour dans la foule, si l'on excepte les perpétuels grincheux de la House Of Lords ; la célèbre chanteuse Ava Masters, malgré son inimitié pour Susan (qui est d'ailleurs tout à fait réciproque), a fait le déplacement jusqu'à la National Gallery ; que pourrait-on demander de plus ? Ah oui, que la guerre s'arrête...
Mais la députée travailliste a pour habitude de ne jamais demander ce qu'elle peut obtenir d'une autre façon, et puis la guerre est encore lointaine...

Malgré l'heure tardive, les invités ne se décident pas à quitter les lieux : ça discute dans tous les coins, et particulièrement autour des deux organisatrices de la soirée... Susan, bien entourée, ne peut cependant pas s'empêcher de remarquer du coin de l’œil la fille du Marquis de Conway prenant la fuite. De quoi s'éloigne-t-elle donc aussi précipitamment ? Une question qu'elle traitera sans doute plus tard : Andrew est en train de prendre congé, lui rappelant par la même occasion que plusieurs dépêches encore fermées gisent sur son bureau de Bloomsbury.

Il va falloir qu'elle s'en aille également... Toutes les soirées ont une fin, et la députée ne peut plus se permettre de rester jusqu'aux petites heures du matin, comme elle le faisait à vingt ans, lorsqu'elle n'était pas encore Lady Plumer. Enfin, officiellement, elle pourrait, mais il est presque certain que Mrs Matthewsen désapprouverait fortement cette attitude, songe-t-elle, une étincelle espiègle au fond de ses yeux bleu acier.
En parlant du loup, il faut qu'elle en voie la queue : la travailliste prend congé des dernières personnes encore présentes autour d'elle, puis se dirige vers la co-organisatrice de l'évènement d'un pas qui ne marque pas la fatigue pointant doucement.

Ma chère, je crois que nous avons fait ici un excellent travail : toutes mes félicitations à vous ! Et, en bonne politicienne, elle ajoute aussitôt : J'espère que nous aurons le plaisir de collaborer à nouveau, ce fut une expérience des plus agréables : en tout cas, ma porte vous est ouverte ! Je vais malheureusement devoir vous laisser ici, très chère, mais à très bientôt !

Saluant de la main quelques connaissances sur le chemin de la sortie, l'élégante brune s'empresse de retrouver un chauffeur parmi la cohorte de ceux mis à disposition par le Parlement, et s'assied dans la voiture tandis que les dernières étoiles apparaissent. Nul doute, on reparlera de cette soirée !

Fin du RP pour Susan

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Those who stand for nothing fall for anything
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ♫ Concert caritatif Dim 17 Jan - 17:29

-Joueuse d'échec ! Ca par exemple, s'étonna Ava, qui n'imaginait pas, derrière cette créature douce et si féminine, une personnalité capable de tenir tête à des hommes aguerris. Elle eu un large sourire à cette pensée. Pour un Seymour qui pensait qu'une bonne femme était tout à fait l'incarnation d'Ava Masters – belle, muette, utile – voilà qui lui couperait la voix !
Elle écoutait les explications de la jeune femme, malgré son fort accent allemand, et lorsque celle-ci se tu un court instant, compris, par le silence, que son séjour prolongé en Angleterre n'avait pas uniquement la guerre pour raison. La situation allemande était parfaitement connue et contrairement à ce que le public pouvait penser d'elle, Ava était bien assez informée des évolutions politiques. Elle ressentit pour la jeune femme une étonnante compassion, quand bien même son imagination l'aurait poussée bien plus loin que la vérité !

-Allons, reprit-elle à la suite d'Henry. Trop d'optimisme n'a jamais fait de bien à la politique. Mais ne soyez pas si défaitiste ma chère, je suis sûre qu'il y a des clubs d'échec à Londres ; il n'y a pas de retraite tant qu'il y a de la vie.

Elle-même était assez bien placée pour le savoir. Après son séjour à Paris, elle avait compris que malgré tous les événements et la mort qui se pointait sur leur passage, tant qu'elle était en vie, elle pouvait continuer à vivre et à profiter de son existence. Nul n'était mort tant que l'on n'était oublié.
Henry les quitta pour retrouver une de ses accointances, et ne s'éloigna pas sans avoir adressé un petit clin d'oeil amusé à Ava. Un jeu que pratiquait de nombreux hommes espérant un jour recevoir quelques faveurs de la diva. Un jeu qu'elle ne rompait jamais…n'était-elle pas payée pour vendre du rêve ?!

-Je ne voudrais pas vous inquiéter miss Masters, mais il y a un homme à quelques mètres de nous, à côté de Susan Palmer, qui vous fixe depuis tout à l’heure. Il n’a pas l’air très heureux, reprit Federika après le départ d'Henry.
Fronçant le sourcil, Ava tourna la tête pour reconnaître le visage de Daniel Seymour. Qu'avait-il encore ? Se plaignait-il de ne pas la voir minauder auprès d'hommes influents qui financeraient un prochain gala ?
-Oh non, pas lui, soupira-t-elle en terminant son verre de champagne !
-Oh-oh. Il vient vers nous, à présent. Souhaitez-vous que je vous laisse ?
-Non, surtout pas, répondit Ava d'une voix presque désespérée ! Si j'avais pu m'enfuir, je l'aurais fait ! Elle ne se douta pas un instant que Federika pu imaginer n'importe quel scénario au sujet de l'homme, mais absorbée par cette visite inopinée, ne songea pas à le lui présenter rapidement. Daniel était exaspérant. Si vous restez le temps de sa présence, je ferai n'importe quoi pour vous, je vous le promets, ajouta-t-elle furtivement alors que Seymour arrivait à leur hauteur.

La chanteuse attrapa un verre de champagne qu'elle tendit à sa compagne, en pris un pour elle-même et adressa un sourire forcé à l'homme avant de boire une nouvelle gorgée.
-Mesdames, salua Seymour. Ava, ma chère, Mrs Plumer et moi vous attendions. Comptez-vous nous faire part de votre présence, ou vous obstinez-vous à bouder notre compagnie ?
-Vous êtes bien assez capables de faire vos œuvres ensemble, répondit Ava d'une voix onctueuse, avant de se tourner vers Federika. Par ailleurs, les hommes devant respecter la galanterie et ne parler affaire devant ces dames, laissez-moi couper court et vous présenter Miss Federika Stein. Une championne reconnue, installée à Londres depuis peu. Miss Stein, fit-elle, Daniel Seymour, mon impresario et maître de cérémonie de ma vie quotidienne, de mon petit lever à mon coucher !

La voix était bien trop amère pour que Federika ne comprenne le sous-entendu à peine couvé.
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ♫ Concert caritatif Lun 7 Mar - 19:22

Alors que la conversation continuait, James continuait de garder un œil sur Alfred, en espérant que celui-ci ne s'aperçoive pas que sa chère amie se tenait dans la même pièce que lui. James ne savait pas vraiment ce qu’il s’était passé entre eux dans leur « folle jeunesse » comme ils disaient d’un air complice, mais étrangement, il n’avait pas du tout envie de savoir. Si son père avait batifolé avec la mère de son amant, il y aurait de quoi faire une comédie de boulevard comme les français savaient si bien faire ! Sauf qu’évidemment, ça ne paraîtrait pas à Londres, on ne pouvait pas concevoir deux hommes ensemble sans les prendre pour des malades et les enfermer. Bref, revenons à cette petite soirée où la surveillance du paternelle devenait la trame principale du journaliste. Il s’excusa auprès des gens de sa conversation pour le suivre un instant, avant de le perdre de vue. Forcément, pile à ce moment, on vint le chercher pour l’interview tant attendue avec Mrs Mathewsen. Il aurait bien remis cela à plus tard mais on ne faisait pas attendre la grande dame.

Tout en restant admiratif devant cette femme si ambitieuse, mais en même temps si spirituelle, ambitieuse et souriante à la fois, James ne pouvait s’empêcher d’observer la salle du coin de l’œil voir si Alfred ne rôdait pas trop autour de sa grande amie. Ainsi, il prenait des notes, écoutait la grande dame et regardait partout, quelle polyvalence ! Alors que les questions venaient à leur fin, Mrs Mathewsen prenait soin de ses invités en s’intéressant à eux.

« Et vous mister Alistair, où en est votre nouveau roman ? Je sais que la guerre est prioritaire mais pouvez vous au moins m’en dire le thème.
A dire vrai miss, j’ai plusieurs débuts chez moi sans savoir lequel me décider à poursuivre. Voilà que je me suis imaginé les mésaventures d’une princesse italienne dans le Grand Siècle, tiraillée entre le désir de se venger et d’aimer l’homme qui lui a fait du mal.
Cela a l’air palpitant, et romanesque ! »

Après quelques échanges, l’hôtesse de la soirée s’en alla papillonner vers d’autres groupes, laissant libre court à James de recommencer sa traque, tout en commençant vaguement rédiger son article. Il ne ferait pas la une de toute façon, une page tout au plus avec deux ou trois colonnes, et les photos prendront de la place, tout comme la parole de la femme de la soirée. Alors qu’il décrivait l’ambiance détendue, une silhouette passa devant lui à toute allure. Oh mon dieu ! Sans attendre, James se dépêcha de rejoindre Isidore, et le tirer de ses badineries.

« La poule va se jeter dans la gueule du renard. Il faut empêcher ce carnage. »

Ainsi, le journaliste et le styliste fendirent la foule pour rechercher leur parent respectif. Mais trop tard, Alfred et Mrs Hood riaient déjà de bon cœur ensemble, l’escroc notoire racontant une cocasse anecdote durant son voyage en Amérique, où il fallait rappeler qu’il escroquait des gens pour s’en mettre pleins les poches.

« Oh tiens, les gamins sont là, toujours ensemble ! Isidore, j’allais raconter à ta mère la fois où tu as joué le galant en accompagnant ma fille me voir en maison de repos.
Ca s’appelle une prison, rétorqua James.
Quel vilain mot, je préfère le mien. Donc … Mais déjà James n’écoutait plus et se pencha à l'oreille de son ami pour une messe basse.
Je te propose de m’accompagner au Times que je finisse mon article puis après … on verra ? »

Voici une proposition de soirée plutôt alléchante, difficile de refuser. Surtout face au spectacle devant eux. Ainsi ils s’éclipsèrent discrètement. Dans la voiture, James finissait d’écrire son article, comptant sans cesse les mots pour que tout rentre, dessinant machinalement une grossière mise en page, rarement respectée par la rédaction. Dans les bureaux, il ne restait pas grand monde, deux correctrices et un sous-chef, la maquette serait envoyée d’ici quelques heures à l’impression. Sortant des locaux, le sentiment du travail bien fait, la nuit leur appartenait.

« Je ne sais pas toi, mais j’ai un chouette appartement à quelques pas de là … »

Les sourires complices trahissaient leur relation bien plus qu’amicale, et c’est à pied qu’ils rejoignirent la garçonnière de James. Quant à l’article, en page 5 après les nouvelles du front et la diabolisation d’Hitler, on pouvait voir une magnifique photographie de Mrs Mathewsen, la prestation d’Ava Masters et quelques moments captés par la photographe. Comme toujours l’article signé James Alistait ne tarissait pas d’éloge et soulignait le pouvoir de la fête en cette période si morne.

Fin pour James.

FIN DE L’INTRIGUE

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